Des œuvres d’art pour lutter contre Ebola

Dans le souci de mieux outiller les artistes guinéens à lutter contre cette épidémie à virus Ébola, l’ambassade de l’Espagne à échanger depuis le mois d’octobre dernier avec quelques artistes venants du cuba, Sénégal et la Guinée sur la façon dont Ébola affecte leurs vies et leurs environnement. Au cours de cette conférence monsieur FRANCISCO DE ASIS BENITEZ SALAS ambassadeur de l’Espagne a mis l’accent sur la bonne collaboration des artistes à lutter tous contre cette épidémie a virus Ébola. Quant aux artistes, ils ont signalé la présence de cette maladie tout en invitant la population a mieux respecter les mesures d’hygiène et de sécurité et demandent aux journalistes de les aider à mieux véhiculer leurs messages.

Il faut signaler que c’est l’entreprise GUICOPRES qui parrainé ce projets ebol’art en partenariat avec la direction du musée national. Ce projet est l’effort des artistes qui sont composées de musicien, photographes et vidéastes, poètes, dramaturges, infographes (illustration/caricature), peintre et assistante-commissaire. Ces différentes œuvres d'arts vont être exposées dans la salle de conférence du musée national de Sandervalia.

Noel GUILAVOGUI

Arts : les Haïtiens charment, même sans vaudou

 

 
"Poste ravine Pintade" (vers 1980), de Fritzner Lamour.

Des artistes haïtiens n’ont été longtemps connus que ceux que l’on s’obstine encore aujourd’hui à appeler « naïfs ». L’enthousiasme éloquent avec lequel André Malraux, après un passage dans l’île en 1975, célébra ce qui s’appelait alors l’école Saint-Soleil ainsi que la confusion entretenue entre cet art principalement lié au vaudou et une production picturale destinée aux touristes y sont pour beaucoup.

Toutes les caractéristiques que l’Occident prête à ce qu’il considère comme « primitif » y étaient réunies : des autodidactes, descendants d’esclaves africains, fidèles de cultes mystérieux, créaient des images dont les significations symboliques n’étaient pas claires et n’en paraissaient que plus exotiques. Ajoutez à cela quelques photographies de cérémonies nocturnes et envoutantes, et le succès était aussi certain que l’incompréhension.

Détruire les stéréotypes

Passé la période Malraux, la vogue « naïve » a faibli. En 1989, dans l’exposition « Les Magiciens de la terre », Haïti était représenté par Gabriel Bien-Aimé, artiste du vaudou certes, mais découpeur et forgeur de fer. C’était déjà un progrès. Dans l’exposition qui se tient au Grand Palais et qui est la première à traiter du sujet, la rupture est bien plus radicale. Il ne s’agit plus de s’écarter des stéréotypes, mais de les détruire : de présenter une histoire de la création sur l’île depuis son indépendance – le 1er janvier 1804 – et la fondation de la première académie de peinture au Cap-Haïtien.

Soit un peu plus de deux siècles, à faire tenir dans une seule galerie, longue sans doute, mais trop courte pour qu’il soit possible de n’être ni incomplet ni elliptique. Plus de cinquante artistes du début du XIXe siècle à nos jours, plus de cent soixante œuvres, tout cela dans un espace d’un seul tenant : on ne peut s’étonner des proximités déconcertantes, des courts-circuits entre générations, des juxtapositions stylistiques incongrues.

Peintures hallucinées

Le parcours se divise en sections – paysages, esprits, grandes figures historiques –, mais les œuvres dérangent ce plan. Le monumental hommage qu’André Eugène rend à la virilité sous la forme d’un assemblage de poutrelles, de sommiers, de débris et de branches domine de toute sa hauteur les œuvres à ses pieds. Les peintures hallucinées et féroces de Mario Benjamin disposées en colonne, font de même de leurs voisines. Or l’art haïtien ne se définit pas plus par un expressionnisme déchaîné que par la supposée « naïveté ». Il a eu jadis ses portraitistes, la plupart formés selon le néoclassicisme, qui ont figuré hommes politiques et dames de la bonne société.

Il a aujourd’hui des créateurs qui vivent en dehors de l’île, n’ignorent rien de l’art actuel, pratiquent installations et vidéos. Jean-Ulrick Désert associe velours rouges et clous de métal à l’effigie de Joséphine Baker pour reconstituer la carte du ciel, au-dessus de Port-au-Prince, le 10 janvier 2012, le jour du séisme catastrophique. Sasha Huber le commémore par une vidéo qui a l’apparence de la sérénité tant que l’on n’a pas perçu le principe de démultiplication des cadavres qui l’anime. Ce sont des œuvres de qualité et l’on regrette qu’elles ne soient pas mieux à leur aise pour se déployer comme il le faudrait. On en dirait autant des bas-reliefs de circuits imprimés et de boutons de David Boyer et des spectres hostiles auxquels Frantz Jacques, dit Guyodo, donne forme en associant des matériaux hétéroclites qu’il unifie en les recouvrant de peinture métallique.

La géographie ne suffit plus

Mais la difficulté principale tient à cette évidence : la géographie ne suffit plus depuis longtemps à définir un art. Parce qu’ils sont nés à Haïti ou de parents haïtiens en dehors de l’île, des artistes sont ici réunis. Leurs formations, leurs itinéraires, leurs références sont cependant extrêmement différents les uns des autres et il ne peut en être autrement. Quoi de commun entre ceux qui, autrefois, fabriquaient des objets de culte pour le vaudou et la franc-maçonnerie et des artistes qui, tel Hervé Télémaque, sont passés par New York dans les années 1950 et ont fait l’essentiel de leur œuvre en France ? Même interrogation à propos de Jacques Gabriel, qui passa lui aussi par ces deux villes. Ou de Jean-Michel Basquiat, qui n’eut de rapport avec Haïti que par père interposé.

Quoi de commun, plus généralement, entre des artistes qui, jusqu’aux années 1960, faisaient toute leur carrière dans l’île et nos contemporains ? Pour ces derniers, la dictature des Duvalier, l’exil politique ou économique, la circulation de plus en plus large et rapide des idées et des œuvres sont autant de données décisives, qu’il n’aurait pas été inutile de rappeler. Quant au vaudou, il paraît être moins aujourd’hui une raison de créer qu’un sujet pour des artistes qui gardent leurs distances et cultivent l’équivoque. Les crânes délicieusement ornés de Dubréus Lhérisson en sont un exemple. Ce sont, est-il affirmé, d’authentiques crânes humains qui sont la matière première de l’artiste. Mais l’usage qu’il en fait est railleur, irrespectueux, tissé de citations, rehaussé d’incongruités : tout sauf « primitif », « magique » ou « naïf ». Et c’est cette complexité qui intéresse.

Par

 

 

 

Court métrage. Le « Voyage vers l'espoir » d'un exilé guinéen

|  Par La rédaction de Mediapart

Le Festival des nouveaux cinémas documentaires se tient jusqu'au 23 novembre 2014. Mediapart s'y associe en diffusant plusieurs courts métrages. Aujourd'hui, le film de 26 min de Thierno Souleymane Diallo cherche l'endroit où un jeune étudiant guinéen peut trouver l'espoir.

Un va-et-vient entre des archives sonores et des récits actuels d'exilés forme la trame de Voyage vers l'espoir. En 1958, la Guinée disait "Non" à la France et portait Ahmed Sékou Touré au pouvoir. Depuis, « cela fait cinquante-cinq ans que sa population attend encore un lendemain meilleur », écrit le réalisateur de ce court métrage Thierno Souleymane Diallo. Alors, « à Saint-Louis du Sénégal, dans une voiture, sur ces routes qui tendent vers l'infini, en faisant escale sur une gare routière, à la gare du train, à l'aéroport… », cet étudiant à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal cherche « le chemin qui mène vers l'espoir ». Et s'arrête auprès d'un exilé guinéen qui pense l'avoir trouvé dans la culture de l'oignon…

 

La projection de ce film s'inscrit dans la section Histoires courtes du Festival des nouveaux cinémas documentaires#4 (organisé par Belleville en vues) qui propose, notamment au travers de films d'étudiants, de découvrir « comment le court métrage se réinvente pour explorer des territoires, se réapproprier une histoire ». Ce festival propose, jusqu'au 23 novembre, de faire découvrir les nouvelles écritures du cinéma documentaire à travers huit lieux de projection à Paris, Les Lilas, et Phnom Penh. Tout le programme de cette quatrième édition est téléchargeable ici. Mediapart s'y associe et vous proposera jusqu'au 23 novembre une série de courts métrages.

  • Voyage vers l'espoir de Thierno Souleymane Diallo (Sénégal/Guinée, 2013)
  • Le programme de la section Histoires courtes (jusqu'au 20 novembre) est ici

 

Médiapart

 

 

 

A l’Olympia, la Sacem salue Obispo et Rokia Traoré

 

 
La chanteuse Rokia Traoré.

Depuis 2003, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) remet ses Grands Prix annuels hors les murs, quittant son siège de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour des salles parisiennes, propices à la commémoration chic.

Les Grands Prix Sacem, ce sont d’abord une fête vouée à l’éloge du droit d’auteur, tel que défini depuis la création de la société civile en 1851. « Les droits d’auteur font vivre ceux qui nous font rêver », répète, ce lundi 24 novembre à l’Olympia, le vice président de la Sacem, l’auteur Richard Seff – charge qu’il partage avec le chanteur et compositeur Alain Chamfort et l’éditrice Caroline Molko. La Sacem, en effet, répartit les droits des paroliers (25 %), des compositeurs (25 %) et de leurs éditeurs (50 %).

Johnny Hallyday, prix spécial

Le président, Alain Petitgirard, compositeur, est absent. Il donne à Sao Paulo une série de concerts consacrés à la musique de film « à la française ». « L’ami de nos vies », Johnny Hallyday, retenu par ailleurs, reçoit un Prix spécial pour l’ensemble de sa carrière. Le farceur et peu inspiré Martin Solveig, honoré d’un Grand Prix des musiques électroniques, explique en vidéo pourquoi il apparaît à son domicile, caméra braquée sur les rayonnages de ses vinyles : il est papa depuis deux jours, dit-il en duplex, la larme à l’œil.

La Sacem, c’est une famille. Une grande famille, poursuit Richard Seff (auteur-compositeur pour Mike Brant, Joe Dassin, Francis Cabrel, Axelle Red…), une famille de créateurs menacée par les contempteurs du droit moral et les défenseurs de l’exploitation libre de l’internet.

Remise à plat

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a inscrit dans la liste de ses dix priorités la remise à plat du droit d’auteur. Au vu des entorses au droit à la rémunération et à celui d’interdire et d’autoriser qui sont l’apanage des artistes, et que souhaitent de nombreux opérateurs de l’internet, il y a de quoi s’inquiéter. La salle – toute la profession, artistes compris – en est convaincue. Or, l’enjeu est important. Fin novembre, la Sacem devrait diffuser une deuxième étude, après celle de novembre 2013, précisant le poids économique de la filière culturelle, qui se situe en troisième position en France, juste après le BTP et l’agroalimentaire.

Les animateurs de la soirée, le musicien André Manoukian et la présentatrice Aïda Touihri, parlent musique, accueillent Ayo, chanteuse d’origine allemande et nigériane, Grand Prix du répertoire Sacem à l’export. Ils papotent sur la flûte à bec, ancestral instrument de torture, avec Oscar Bianchi, Grand Prix de la musique symphonique, section jeune compositeur. La musique est un langage universel, qui ne connaît pas de frontières de genre. C’est un credo.

Pascal Obispo, Grand Prix de la chanson française 2014.
Pascal Obispo, Grand Prix de la chanson française 2014. | DR

Un cadeau pour sa mère

Pascal Obispo est à l’honneur : Grand Prix de la chanson française 2014. Sur la scène de l’Olympia, où La Goulue chanta en 1893 quand le patron voulait installer des montagnes russes dans le music-hall du boulevard des Capucines, Obispo doit interpréter l’une de ses chansons récentes, D’un Ave Maria. Il change au dernier moment le programme, s’installe au piano, annonce qu’il chantera Ce qu’on voit, Allée Rimbaud, écrite par le parolier Etienne Roda-Gil (1941-2004), qui fut un pilier de la Sacem.

On le prend pour un hommage, mais Pascal Obispo explique qu’il a une pharyngite, attrapée après la série de concerts qu’il vient de donner au Zénith de Paris – le registre D’un Ave Maria est trop haut. Il est content du Grand Prix, lui qui, « après vingt-deux ans passés à bosser », n’a jamais eu aucune récompense en France. Agnès Saal, présidente de l’INA, partenaire de la manifestation, lui offre un coffret de cinquante heures d’archives de radio et de télévision sélectionnées depuis les tout débuts de sa carrière en 1986. Il dit qu’il ne les regardera pas, que c’est un cadeau pour sa mère.

 

Chanson de l’année

Ce sont les sociétaires de la Sacem qui votent pour désigner les Grands Prix de la Sacem. On a connu des années plus flamboyantes, où le rap entrouvrait la porte, où les musiques du monde tenaient une place moins convenue (en 2014, l’élue est Rokia Traoré, pour son album Beautiful Africa). Pour la chanson de l’année, Prayer in C, qui succède à Formidable de Stromae en 2013, il a fallu faire preuve d’une imagination internationale, traquer dans le dédale de publicités de luxe pour lequel elle a été utilisée les prémices d’une carrière prometteuse de leurs créateurs, Lily Wood & The Prick (Nili Hadida et Benjamin Cotto).

La chanteuse et le guitariste sont un peu étonnés d’être là, mais quand même assez culottés pour y croire et faire le job.

 

CELEBRITY: List of winners: 2014 American Music Awards

Music's biggest names converged on Los Angeles on Sunday night for the 2014 American Music Awards.

List of nominees and winners (bolded):
Artist of the Year
Iggy Azalea
Beyoncé
Luke Bryan
Eminem
Imagine Dragons
John Legend
Lorde

One Direction
Katy Perry
Pharrell Williams

Favorite Female Artist — Soul/R&B
Jhené Aiko
Beyoncé
Mary J. Blige

Favorite Female Artist — Country
Miranda Lambert
Kacey Musgraves
Carrie Underwood

Favorite Artist — Contemporary Inspirational
Casting Crowns
Hillsong United
Newsboys

Favorite Album — Country
Blame It on My Roots: Five Decades of Influences, Garth Brooks
The Outsiders, Eric Church
Just as I Am, Brantley Gilbert

Favorite Artist — Rap/Hip-Hop
Iggy Azalea
Drake
Eminem

New Artist of the Year
5 Seconds of Summer
Iggy Azalea
Bastille
Sam Smith
Meghan Trainor

Favorite Artist — Alternative Rock
Bastille
Imagine Dragons
Lorde

Favorite Female Artist — Pop/Rock
Iggy Azalea
Lorde
Katy Perry

Favorite Album — Pop/Rock
Pure Heroine, Lorde
Midnight Memories, One Direction
Prism, Katy Perry

Favorite Male Artist — Country
Jason Aldean
Luke Bryan
Blake Shelton

Favorite Male Artist — Pop/Rock
John Legend
Sam Smith
Pharrell Williams

Favorite Artist — Latin
Marc Anthony
Enrique Iglesias
Romeo Santos

Favorite Album — Rap/Hip-Hop
The New Classic, Iggy Azalea
Nothing Was the Same, Drake
The Marshall Mathers LP 2, Eminem

Favorite Band, Duo or Group — Pop/Rock
Imagine Dragons
One Direction
OneRepublic

Single of the Year
Fancy, Iggy Azalea Featuring Charli XCX
All of Me, John Legend
Rude, Magic!
Dark Horse, Katy Perry Featuring Juicy J
Happy, Pharrell Williams

Favorite Band, Duo or Group — Country
Eli Young Band
Florida Georgia Line
Lady Antebellum

Favorite Male Artist — Soul/R&B
Chris Brown
John Legend
Pharrell Williams

Favorite Album — Soul/R&B
Beyoncé, Beyoncé
Love in the Future, John Legend
G I R L, Pharrell Williams

Favorite Artist — Adult Contemporary
Sara Bareilles
OneRepublic
Katy Perry

Favorite Artist — Electronic Dance Music (EDM)
Avicii
Calvin Harris
Zedd

Top Soundtrack
Frozen
The Fault in Our Stars
Guardians of the Galaxy: Awesome Mix, Vol. 1