Une Tunisienne remporte le concours "Miss monde Muslimah" en Indonésie

 

Fatma Ben Guefrache, le 22 novembre 2014 à Yogyakarta, en Indonésie. Fatma Ben Guefrache, le 22 novembre 2014 à Yogyakarta, en Indonésie. © AFP

Une informaticienne tunisienne, Fatma Ben Guefrache, a remporté vendredi en Indonésie l'élection de "Miss monde Muslimah", présentée comme une riposte aux concours de beauté occidentaux.

"Puisse Allah tout-puissant m'aider dans cette mission et libérer la Palestine, s'il vous plaît, s'il vous plaît, libérez la Palestine et le peuple syrien", a déclaré la gagnante de 25 ans, en pleurs, au moment de recevoir son prix, notamment une montre en or et le petit pèlerinage à La Mecque.

Réciter les versets du Coran

Les 18 finalistes ont défilé en robes scintillantes sur fond de temples anciens labellisés par l'Unesco, dans le plus grand pays musulman au monde. Mais il ne s'agissait pas que d'une affaire de beauté. Elles devaient porter le voile et étaient jugées non seulement sur leur apparence mais aussi sur leur capacité à réciter les versets du Coran et leurs vues sur l'islam dans le monde moderne.

Les épreuves finales étaient organisées près des temples hindouistes de Prambanan, un site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est délibérément que les organisateurs ont choisi un site hindouiste: il s'agit de montrer la tolérance de l'islam envers les autres religions, ont-ils dit.

En 2013, la troisième édition de ce concours avait attiré l'attention de la presse mondiale, lorsque ses promoteurs l'avaient présenté comme un pied de nez à la finale du concours Miss Monde. Celle-ci se tenait à peu près au même moment sur l'île de Bali, au grand dam d'une frange dure d'islamistes qui avaient dénoncé un "concours de prostituées". Dans un souci d'apaisement, les organisateurs avaient d'ailleurs passé par pertes et profits le fameux défilé en bikini.

(AFP)



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Amzat Boukari-Yabara : les trois temps du panafricanisme. (Vidéo)

Africa Unite : le titre de l’ouvrage d’Amzat Boukari-Yabara, historien et docteur de l’EHESS, vient d’une chanson éponyme de Bob Marley qui illustre parfaitement son propos. À savoir l’histoire longue et tortueuse du panafricanisme, ce mouvement intellectuel, politique et culturel né au XVIIIe siècle mais qui s’est affirmé au XXe siècle. La principale caractéristique de ce mouvement fut de s’être déroulé autant sur le continent africain qu’à l’étranger, au sein de la diaspora, ce qui fait que Bob Marley est tout aussi légitime pour s’exprimer sur l’identité africaine que n’importe quel président des 54 États de Tanger au Cap.

En balayant les prémisses de l’idéologie panafricaine, notamment chez les intellectuels nord-américains comme W.E.B. Du Bois ou Marcus Garvey, puis la période charnière de la décolonisation avec Kwame Nkrumah, Amzat Boukari-Yabara pose la question de l’échec politique de cette volonté d’unir l’Afrique, en particulier au regard de ce qu’il nomme la « guerre économique mondiale » du XXIe siècle.

Africa Unite – Une histoire du panafricanisme

d'Amzat Boukari-Yabara.

Éditions La Découverte. 23 euros.

Thomas Cantaloube

Médiapart


Afrique francophone : Et les meilleures business schools en 2014 sont...

 

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Pour la troisième année consécutive l'Esca Casablanca décroche la 1ère place de notre classement. © Esca.ma

Engagées dans une course à la reconnaissance, les écoles de commerce s'internationalisent et se diversifient. "Jeune Afrique" a passé au crible les établissements d'Afrique francophone, analysé leurs stratégies respectives... et distribué les bons points.

Croissance économique du continent, besoins en cadres locaux, indigence de l'enseignement supérieur public : depuis une vingtaine d'années, tout concourt à la multiplication des business schools africaines.

Engouement

À la clé, une offre hétéroclite, dominée par les écoles privées aux frais de scolarité importants : la plupart des masters que nous avons passés à la loupe coûtent entre 8 000 et 20 000 euros pour cinq ans d'études.

Pas de quoi freiner l'engouement pour ces filières : chez les toutes jeunes BGFI Business School (BBS), à Libreville (trop récente pour être classée), et Dauphine-Tunis, les effectifs ont triplé en trois ans.

Découvrez les précédentes éditions de ce classement

- 2013 :  Esca Casablanca (n°1) et BEM Dakar (n°3)
- 2012 : Esca Casablanca (n°1) et MDI ALger (n°2)

Autre signe de bonne santé, ces écoles essaiment dans leurs pays respectifs. L'Institut supérieur de management (ISM) de Dakar a ainsi exporté son modèle sur neuf campus régionaux, doublant ses capacités.

Quant à l'école marocaine des Hautes Études commerciales et informatiques (Heci), outre son campus à Casablanca, elle compte des filières à Rabat, Kenitra, Fès, Meknès, Tanger, Marrakech, Agadir et Oujda.

Cette demande croissante n'a pas échappé aux écoles européennes. Après Bordeaux École de management (BEM), rebaptisée Kedge depuis sa fusion avec Euromed en 2013, l'université Paris-Dauphine avait choisi Tunis pour ouvrir son premier campus à l'international, à la rentrée 2009. C'est aujourd'hui au tour de l'Essec d'envisager de s'implanter en Afrique, à Maurice, où la célèbre école de commerce française propose déjà une offre de formation continue. De quoi aiguillonner davantage la concurrence africaine.

Parcours "grande école"

Pour la sixième édition de son classement, Jeune Afrique a mené l'enquête en se focalisant sur les parcours "grande école" proposés par les différents établissements, chacun offrant des spécialisations qui lui sont propres - de la finance d'entreprise au contrôle de gestion en passant par le marketing.

>>> Au nom de l'élite de demain

Le palmarès à la loupe

Ce classement a été élaboré à partir des réponses apportées à un questionnaire de 42 questions envoyé à quarante écoles de commerce d'Afrique francophone.

Notoriété, ouverture à l'international, recherche, pédagogie, liens avec les entreprises, attractivité : ces six axes ont été retenus, afin de rendre compte des points forts et des marges de progression de ces établissements.

Du profil de l'équipe enseignante à la place accordée à l'anglais, en passant par la durée des stages, les accréditations des écoles partenaires et le nombre d'études de cas réalisées en interne : autant de critères objectifs qui nous ont permis de distinguer douze écoles exemplaires.

Et ceci sans prétendre à l'exhaustivité - d'autant que certaines écoles telles que l'université privée Al Akhawayn et l'Institut des hautes études en management (HEM), au Maroc, ou encore le Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag), au Sénégal, n'ont pas souhaité participer à notre enquête.

Concernant les "filiales" d'écoles françaises, certains critères tels que les accréditations et le réseau d'entreprises partenaires ont été pondérés afin de garantir une compétition équitable.

La plupart proposent par ailleurs des bachelors, MBA et autres PhD, ainsi qu'une offre de formation continue.

Si le Maroc et le Sénégal confirment leur excellence, les axes stratégiques de ce top 12 convergent. Parmi les priorités affichées : l'ouverture à l'international, la promotion de l'entrepreneuriat et la présence renforcée des TIC dans les enseignements.

Il s'agit aussi pour ces écoles de multiplier les partenariats académiques, gages de séjours au sein d'établissements prestigieux et d'une internationalisation du corps enseignant.

La qualité des labels des partenaires revêt toute son importance alors qu'aucun établissement africain ne peut aujourd'hui se prévaloir des accréditations permettant d'intégrer les classements mondiaux.

Partenariats

Autre reflet de cette internationalisation, la proportion d'étrangers. À la Mediterranean School of Business (MSB) de Tunis, 22 nationalités se côtoient.

Quant à l'ISM et Sup de Co, à Dakar, leur proportion d'étudiants étrangers avoisinait l'an dernier 40 % de l'effectif total. Signe des temps, une part croissante des enseignements sont assurés en anglais.

>>> Business Schools : Son Excellence Dakar

Stratégie

Et chacun possède sa propre stratégie pour sortir du lot. L'École supérieure de commerce et des affaires (Esca) de Casablanca ambitionne par exemple de développer la recherche en management et de l'ériger en pôle de différenciation, tout en mettant l'accent sur l'innovation pédagogique grâce à sa plateforme d'apprentissage en ligne, la "E-learning Academy" ou aux business games.

Côté débouchés, les écoles s'emploient à mettre l'accent sur l'entrepreneuriat

D'autres misent sur de nouvelles spécialisations, à l'image de l'Heci, qui propose désormais deux dominantes : "éthique et responsabilité sociale de l'entreprise" et "développement durable".

De son côté, Dauphine-Tunis innove depuis cette rentrée avec son master actuariat. À l'Institut africain de management (IAM) de Dakar, 73 % des études de cas sont conçues en interne, et "certains de nos cas sont enseignés dans les écoles les plus prestigieuses (HEC Montréal, Oxford Saïd Business School, Université Laval...)", souligne Lemira Diallo Sy, responsable du département coopération internationale de l'établissement.

>>> L'ISM, cas d'école de l'enseignement privé

Autre indicateur de l'excellence d'un établissement : le nombre d'enseignants permanents, la proportion de ceux qui détiennent un doctorat, la fréquence et la notoriété de leurs publications et l'origine des professeurs visiteurs.

Pour préparer leurs étudiants aux réalités de la vie active, ces business schools font aussi fréquemment appel à des intervenants professionnels, qui assurent par exemple la moitié des cours du programme master à l'Esca et à BEM Dakar.  Fréquence et durée des stages, cycles de conférences, débats et témoignages de patrons, visites d'entreprises partenaires, tables rondes et autres job days... 

Tout est bon pour ancrer l'enseignement dans la pratique. Et les taux d'embauche, qui dépassent pour la plupart 80 % six mois après l'obtention du diplôme, s'en ressentent.

Spécialisations

Côté débouchés, les écoles s'emploient à mettre l'accent sur l'entrepreneuriat, par le biais d'une spécialisation en master, comme à l'École supérieure algérienne des affaires (Esaa), ou, comme à BEM, par la création ou par l'obligation de présenter un projet entrepreneurial pour obtenir son diplôme programme "grande école".

Ou encore via la chaire Entrepreneuriat et Social Business lancée en juillet 2014 à Sup de Co Dakar, qui se targue que l'un de ses diplômés, Sobel Ngom, soit le seul candidat sénégalais de moins de 25 ans à avoir été sélectionné dans le cadre du programme "Young African Leaders Initiative" du président Obama.

Globalement, cette orientation pédagogique porte ses fruits, 8 % des diplômés de l'Esca et 18 % de ceux de BEM Dakar ayant créé leur propre entreprise.

Last but not least, l'importance accordée au savoir-être des étudiants et l'intégration du champ social à la pédagogie, entre actions associatives et sensibilisation à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). De plus en plus, il s'agit de former les étudiants à être des leaders responsables et bien dans leur peau.

À Madagascar, l'Institut supérieur de la communication, des affaires et du management (Iscam), en plus de proposer des cours de développement personnel en début de cursus, va jusqu'à proposer trois jours de séminaire afin que les étudiants s'approprient les valeurs de l'école.

L'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises de Casablanca (Iscae) tout comme Dauphine ont fait du développement personnel de leurs étudiants l'une de leurs priorités, coaching à l'appui. De quoi, assurent-ils, renforcer leurs capacités en leadership.

Jeune Afrique

Voici la lettre dans laquelle le FBI suggère à Martin Luther King de se suicider

 

 

 

Dans un courrier haineux, le FBI menace de divulguer sa vie privée, notamment ses infidélités.

Le militant des droits civiques Martin Luther King à Paris, le 29 mars 1966. (AFP)

Mis à jour le 14/11/2014 | 08:55 , publié le 14/11/2014 | 08:14

"Tu es fini. Il n'y a plus qu'une issue pour toi. Tu ferais bien de la prendre, avant que ta personnalité obscène, anormale, frauduleuse, soit dévoilée à la nation." C'est sur ces mots que s'achève la lettre haineuse envoyée par le FBI à Martin Luther King, en 1964, quelques mois après le plus célèbre de ses discours, "I have a dream".

"Tu es un diable, une bête anormale"

Cette invitation au suicide anonyme, rendue publique dans son intégralité par une historienne, dans le New York Times (en anglais) et repérée par Slate.fr, jeudi 13 novembre, dénonçait le pasteur comme "un diable, une bête anormale", "un boulet", "un complet imposteur" et menaçait de révéler ses infidélités.

Les termes employés dans le courrier étaient censés faire croire qu'il avait été envoyé par un mouvement des droits civiques hostile au révérend, faisant notamment référence à "nous, les Noirs". A l'époque, Martin Luther King ne s'y trompe pas : il est persuadé que le FBI est à l'origine de la missive, tapée à la machine à écrire, explique le New York Times. Des suspicions confirmées une dizaine d'années plus tard par le Sénat américain.

Pire que "Satan"

L'existence de la missive n'est donc pas une nouveauté, mais seule une version censurée, expurgée de la majeure partie de son contenu, avait été diffusée jusqu'alors. Ce n'est que cet été que Beverly Gage, professeure d'histoire américaine à l'université de Yale, en a retrouvé une version intégrale, conservée aux Archives nationales des Etats-Unis, à l'occasion de recherches pour un livre sur J. Edgar Hoover. Patron du FBI à l'époque, ce dernier était persuadé que Martin Luther King était influencé par les communistes.

"Clairement, tu ne crois en aucun principe moral", peut-on lire dans la missive, qui accuse Martin Luther King et ses proches de se comporter de façon si dépravée que même "Satan" ne pourrait pas faire pire : "Tu ne peux pas croire en Dieu et agir comme tu le fais. (…) Tes diplômes 'honorifiques', ton prix Nobel (quelle sinistre farce) et tes autres récompenses ne te sauveront pas, prévient également l'auteur. King, je te le répète, tu es fini."

"Tes orgies sexuelles ont été enregistrées"

Selon le New York Times, la lettre avait été écrite par un adjoint de Hoover, William Sullivan, et envoyée accompagnée d'un enregistrement audio prouvant que le pasteur avait une liaison extraconjugale. "Ecoute-toi, dégoûtant, animal anormal, enjoint-il à Martin Luther King. Tu as été enregistré, tous tes actes d'adultère, tes orgies sexuelles, depuis longtemps. Ce n'est ici qu'un petit échantillon." Le courrier s'achève en laissant "34 jours" au pasteur avant que ses agissements ne soient révélés au monde. "Tu sais ce qu'il te reste à faire", conclut l'auteur.

Anu Dhillon@adhillonz

Original letter from the FBI demanding MLK kill himself was released today by the NYT. Old one was heavily redacted.

Par Francetv info avec AFP

 

 

 

 

Court métrage. « Ouled Bambara, voilà le destin du pauvre nègre ! »(Extraits)

Le Festival des nouveaux cinémas documentaires se tient du 14 au 23 novembre 2014. Mediapart s'y associe en diffusant plusieurs courts métrages. Aujourd'hui, le film de 12 min de Lassina Koné interroge la place des descendants d’esclaves noirs dans le Maroc d'aujourd'hui.

Un texte ouvre les 12 minutes du film de Lassina Koné : « Ma maîtresse mange de la viande. Mon maître mange de la graisse. Mbara ronge l'os (...). Voilà le destin du pauvre nègre. » Un texte chanté aussi, accompagné d'un guembri (instrument traditionnel que l’on trouve principalement en Afrique du Nord où il a été apporté par les esclaves), comme une plainte éternelle. Ce film qui interroge la place des descendants d’esclaves noirs dans la société marocaine contemporaine a été réalisé dans le cadre de l’École supérieure des arts visuels de Marrakech et sera présenté au Festival des nouveaux cinémas documentaires.

La projection de ce film s'inscrit dans la section Histoires courtes du Festival des nouveaux cinémas documentaires#4 (organisé par Belleville en vues) qui propose, notamment au travers de films d'étudiants, de découvrir « comment le court métrage se réinvente pour explorer des territoires, se réapproprier une histoire ». Ce festival propose, du 14 au 23 novembre, de faire découvrir les nouvelles écritures du cinéma documentaire à travers huit lieux de projection à Paris, Les Lilas, et Phnom Penh. Tout le programme de cette quatrième édition est téléchargeable ici. Mediapart s'y associe et vous proposera jusqu'au 23 novembre une série de courts métrages.

  • Ouled Bambara de Kone Lassina (Maroc, 2011)
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