J-M-G Le Clezio, prix nobel de litterature : « Coexister, c’est comprendre ce qui peut offenser l’autre »

Jean-Marie Gustave Le Clézio, en 2013.

Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008, né à Nice en 1940, est de nationalité française et mauricienne. Il beaucoup voyagé, s’est intéressé aux cultures amérindiennes et a raconté à sa manière la colonisation du Sahara occidental dans Désert (Gallimard, 1980). Dans cet entretien, il nous parle du multiculturalisme, aujourd’hui tant décrié.

Par votre histoire personnelle, vous vous dites multiculturel de naissance, pourriez-vous nous en parler ?

Je suis né en France en 1940 dans une famille d’origine bretonne émigrée à l’île Maurice, en ce sens je suis français, mais sous influence. Mon père, lui, était mauricien, donc britannique à l’époque. Il faut comprendre que l’île Maurice connaissait un curieux état de schizophrénie, du fait qu’elle a été colonisée par la France de 1715 jusqu’en 1810, puis par les Anglais. Nombre de familles mauriciennes furent scindées entre ceux qui soutenaient l’Angleterre et ceux qui faisaient de la résistance, le plus souvent des femmes, qui ne suivaient pas toujours des études, et rechignaient à adopter la langue anglaise. Cela a produit des familles bizarres, avec des hommes plutôt anglophiles et des femmes francophiles. Ma famille n’a pas échappé à cette situation. Ni moi…

Vous étiez donc britannique, mauricien, bilingue tout en vivant en France…

En effet, j’avais la nationalité britannique, tandis que ma mère cultivait l’amour de la France et accusait l’Angleterre des pires méfaits : d’avoir brûlé Jeanne d’Arc, bombardé la flotte française à Mers El-Kébir en 1940, j’en passe. Quand j’ai fait la connaissance de mon père, à 10 ans, il a voulu qu’on lui parle en anglais. Il n’arrêtait pas de critiquer la France, il défendait le colonialisme anglais, qu’il disait plus respectueux des populations que les Français. Il exerçait une discipline de fer à la manière de l’armée britannique, nous dressant mon frère et moi avec sa canne en bois. En même temps, il avait une bonne bibliothèque anglaise où l’on trouvait Shakespeare, Conrad, Dickens. Ma mère, elle, avait hérité de la bibliothèque classique française de ses parents, qui allait de Chateaubriand à Alphonse Daudet. J’ai beaucoup lu dans les deux langues. Le résultat, c’est que j’étais très partagé, avec une identité composite, nourrie de plusieurs cultures…

Cette identité était-elle « malheureuse », pour reprendre le titre d’un essai récent d’Alain Finkielkraut ?

Il me semble que ce livre est l’un des plus inquiétants publiés ces dernières années. Il défend une pensée uniculturelle. A la différence de son auteur, je me suis posé la question d’écrire en français ou en anglais, alors que je vivais en France. Pour plaire à mon père, j’ai commencé par produire des textes en anglais mais, heureusement ou malheureusement, je ne sais pas, ils ont été refusés par les éditeurs anglais. Je suis passé au français, une très belle langue, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier l’anglais. Etudiant, j’ai même pensé à devenir un citoyen britannique à part entière, sans doute encore pour satisfaire mon père. C’était facile, j’avais un passeport britannique, même s’il portait la lettre infamante C, « Consular », qui signifiait que ma naissance avait été déclarée au consulat. Je me suis installé à Bristol, puis à Londres, où j’ai passé quelques années. Puis, j’ai eu envie de revenir en France. En fin de compte, mon identité n’est pas malheureuse mais multiple, comme celle d’énormément de gens…

A l’île Maurice, on peut donc parler d’une société multiculturelle ?

L’île est multiculturelle depuis bien longtemps, puisque des communautés différentes y vivent ensemble depuis le XVIIsiècle, quand les Hollandais l’occupèrent avec des esclaves africains et malgaches. Par la suite, les Français l’ont colonisée, amenant de nouveaux esclaves, puis les Anglais, accompagnés par des Indiens hindouistes et musulmans, sans oublier l’arrivée des Chinois. Cette pluralité s’est traduite, à l’usage, par une certaine tolérance, d’autant que les Anglais ont favorisé le multiculturalisme en instituant des lois qui respectaient les religions et les langues de chaque communauté.

Dans une île où, plusieurs fois par jour, dans un quartier ou l’autre, vous entendez les cloches de l’église sonner, le gong battre dans un temple tamoul, ou l’appel du muezzin, vous êtes préparé, déjà auditivement, à cohabiter avec des gens différents. Ensuite, visuellement, vous découvrez dans les rues des personnes de toutes les teintes de peau, vêtues et coiffées de toutes les manières, avec des façons de se parler changeantes, des règles de vie dissemblables, une cuisine bien à eux. Cela oblige à porter une grande attention à tout le monde. Mais il ne s’agit pas seulement de vivre côte à côte. Coexister dans ces conditions implique une compréhension de ce qui peut offenser l’autre.

Vous avez été très près de faire votre service militaire en Algérie française, alors en pleine guerre coloniale. Comment l’avez-vous vécu ?

Je connaissais le système colonial. A l’île Maurice, une petite élite européenne, surtout d’origine française, a longtemps veillé à conserver ses privilèges, contrôlant toutes les affaires et portant peu d’intérêt aux autres peuples qui vivaient sur cette île, encore moins à leur culture. Je voyais la situation en Algérie comme une extension de celle de Maurice. J’étais très inquiet d’être envoyé là-bas après le lycée. Un de mes condisciples qui avait échoué au bac est mort quatre jours après avoir été enrôlé.

Mon père me disait : « Tu ne peux pas aller te battre contre des gens qui demandent l’indépendance. » Il voulait que je rejette la nationalité française et me faisait lire les journaux anglais, qui ne ménageaient pas la France. J’avais une tante qui travaillait pour la marine nationale au Maroc, elle nous envoyait des documents terribles sur les méfaits de l’armée française. Mon frère et moi, en âge de partir, savions très bien qu’il s’agissait d’une guerre coloniale féroce, avec des villages bombardés, des tortures, alors que de nombreux Français croyaient au rôle civilisateur de la République. Cette guerre reste la maladie infantilisante de la France, cette pathologie qui consiste à croire que certains peuples ne sont pas mûrs pour l’indépendance et qu’ils doivent leur identité et leur essor à la seule puissance coloniale.

Finalement, vous avez fait votre service en voyageant autour du monde, découvrant de nouvelles cultures…

A l’époque de De Gaulle, on pouvait faire son service militaire dans la coopération culturelle. J’ai postulé pour la Chine, mais on m’a envoyé en Thaïlande. Je suis ensuite allé au Mexique. Je remercie la France, son ouverture au monde, de m’avoir offert ces possibilités. Au Mexique, j’ai connu un choc culturel considérable. J’ai rencontré Jean Meyer, un historien, alors un coopérant, qui est devenu un ami très cher. Grâce à lui, je me suis intéressé à l’histoire du Mexique et aux civilisations indigènes. J’ai lu les chroniqueurs espagnols des XVIe, XVIIe et XVIIIsiècles, les colonisateurs et les empathiques comme Bartolomé de las Casas (1484-1566), je me suis intéressé aux mythologies indiennes, aux codex aztèques et mayas, j’ai traduit Les Prophéties de Chilam Balam (Gallimard, 1976). Quand je prenais le métro à Mexico, je retrouvais les mêmes Indiens autour de moi, parlant leur langue, avec des tenues bien à eux. Je comprenais que toutes ces cultures, détruites et méprisées, résistaient, cohabitaient, toujours visibles, faisant du Mexique une société multiculturelle.

Dans les années 1970, vous êtes allé à la rencontre des Indiens Huichols, dont vous avez pris la défense en 2012, dénonçant un projet minier qui menace leurs terres…

Je voulais échanger avec ces peuples, les connaître, alors qu’on les dit retardés, un obstacle au progrès, des inférieurs. J’ai participé aux cérémonies de la Pâque des Huichols de la Sierra Madre, j’ai consommé avec eux de la soupe de peyotl, j’ai assisté à ces rituels où les hommes se percent la langue avec une aiguille de cactus pour verser leur sang sur la terre et la fertiliser. Grâce à eux, j’ai renoué avec une ferveur religieuse que j’avais connue pendant mon enfance, j’ai compris combien toute une part mystique de l’humain a été malmenée dans notre monde occidental. Même les révolutionnaires, les tiers-mondistes méprisaient ces peuples, je pense à Régis Debray, à Che Guevara, qui ne se sont jamais préoccupés de savoir comment vivaient les Indiens, quels étaient leurs mythes, leurs coutumes, les jugeant obscurantistes. Dans Le Rêve mexicain ou la pensée interrompue (Folio, 1988), j’ai tenté d’imaginer l’essor de la civilisation mexica si les Espagnols ne l’avaient pas réduite au silence.

Selon vous, nous avons encore beaucoup à apprendre de ces cultures indiennes…

Au Mexique, je me suis lié d’amitié avec un étudiant en médecine qui part régulièrement étudier chez les guérisseurs, les « brujos », dans le Chiapas. Encouragé par l’université, il étudie leurs recettes de botanique thérapeutique, leurs remèdes, leurs techniques psychologiques fondées sur l’empathie et la persuasion. Voici un exemple d’échange de culture exempt de mépris, où chacun apprend de l’autre, une forme de don et de contre-don. Si Antonin Artaud qui, dans les années 1930, cherchait au Mexique les traces d’une culture envoûtée disparue en Europe, avait su que des jeunes médecins feraient un jour cette démarche, plus de soixante-dix ans après son séjour chez les Tarahumaras, il aurait sûrement été bouleversé. Pour moi, il a été un précurseur de ce qu’on appelle l’interculturalité, l’échange de culture à culture.

Cette interculturalité semble bien difficile à imaginer en France, qu’en dites-vous ?

Plusieurs villes françaises sont multiculturelles, par leur histoire. Quand on regarde les immeubles parisiens, on sait qu’au XIXsiècle, les bonnes et les bougnats vivaient sous les combles, un peu plus bas les provinciaux fraîchement arrivés, et qu’on trouvait aux étages nobles, les deuxièmes à balcon, les gens cossus, souvent propriétaires. Tous vivaient là de conserve, parfois travaillaient ensemble, et si le toit fuyait, on s’entendait pour le faire calfeutrer, même si à cette époque les Bretons ou les Auvergnats du dernier étage étaient considérés par les Parisiens comme des gens ignorants, superstitieux, parlant mal le français.

Cette cohabitation urbaine a cessé de fonctionner au moment de l’ère coloniale, quand les habitants des pays africains et maghrébins ont commencé de venir. Bien des Français, mais aussi les institutions, ont aussitôt établi des barrières avec eux, persuadés qu’il existait une hiérarchie irréductible des races et des cultures, expliquant qu’ils n’étaient pas comme nous. Jusqu’à l’indépendance, les pays colonisés ont été présentés par les gouvernants comme des territoires lointains de la République, dépendant d’elle, où vivaient loin du centre des populations peu cultivées que la France civilisait. Quand ces gens arrivaient en France, ils devaient renier leur histoire, s’assimiler, s’intégrer.

Vous voulez dire que la France n’a jamais considéré les Africains et les Maghrébins comme porteurs d’une véritable culture, avec qui dialoguer ?

De nombreux penseurs français sont les héritiers d’une tradition uniculturelle, au sens où elle se veut universelle, républicaine, fondée sur l’apprentissage du français, l’histoire de France et le respect des droits de l’homme. Pourtant, lorsque la République s’est formée, elle aurait pu opter pour le fédéralisme, le respect des identités régionales, de leurs langues, de leurs traditions, comme cela est arrivé en Espagne. Elle aurait pu imaginer une Constitution plus souple, pluriculturelle. Mais rapidement, le jacobinisme, le centralisme et l’intransigeance républicaine se sont affirmés. C’est cette même volonté universaliste qui a présidé à la colonisation.

Quand on lit les textes de l’époque, on voit qu’il existait le projet d’installer une République civilisatrice. Celle-ci allait apporter nos bienfaits à des sauvages ignorants et enfantins, qui avaient besoin qu’on s’occupe d’eux. Sans renier les apports culturels et scientifiques des Français au Maghreb, il reste que lorsqu’un pays impose par la force ses lois, sa langue, ses coutumes à des peuples, le simple fait de les imposer les rend vains. N’oublions pas les centaines de milliers d’Algériens morts pendant la guerre d’Algérie. Aujourd’hui encore, la France n’a pas digéré cette guerre. Certains Français pensent que tous les immigrés et leurs descendants manquent de culture, ne sont pas éduqués, ou sont des musulmans bornés, et qu’il est difficile de cohabiter avec eux.

Au-delà de ces préjugés, les difficultés de cohabitation ne viennent-elles pas de comportements machistes, d’incivilités ou encore d’actes d’intolérance et de racisme bien souvent liés au fait religieux ou à des traditions dépassées ?

Accepter la culture de l’autre ne signifie pas accepter l’excision, l’intolérance ou le machisme. La France les combat, elle a des lois pour cela, son histoire laïque et humaniste, les droits de l’homme, mais cela ne signifie pas qu’elle doive s’en prendre à tous les descendants des immigrés sous prétexte qu’ils sont musulmans ou que leurs parents le sont. Les religions se réforment, les dogmes s’assouplissent, les cultures d’origine évoluent et s’enrichissent dès lors que les personnes sont confrontées à d’autres valeurs, expérimentent des nouvelles manières de vivre, chez les musulmans y compris. En Tunisie, des intellectuelles et des militantes se sont battues pour imposer la Constitution de janvier 2014 qui reconnaît l’égalité des femmes. C’est un événement historique. Au Maroc, Aïcha Ech-Chenna, qui mérite le prix Nobel de la paix, travaille pour desserrer le terrible carcan masculin et venir en aide aux femmes répudiées.

En France aussi, les nouvelles générations des enfants d’immigrés apprennent à vivre en République, étudient dans des écoles laïques, épousent des non-musulmans, beaucoup veulent réussir, des associations de femmes dénoncent le machisme, des écrivains, des acteurs, des musiciens, des artistes, des entrepreneurs se révèlent, une classe moyenne se forme, et si certains se replient agressivement sur la religion, surtout dans les quartiers déshérités, tous ne le font pas, loin de là.

Comment la République pourrait-elle aménager une société pluriculturelle et multiconfessionnelle qui ne renie pas ses fondements laïcs et le respect des droits de l’homme ?

Je n’ai pas de recette. Peut-être faut-il faire comme en Bolivie, imaginer une sorte de ministère de l’éducation interculturelle plutôt qu’un ministère de l’identité nationale. Le président Evo Morales a modifié la Constitution, reconnu les nations indigènes et officialisé leurs langues jusqu’ici interdites dans les écoles et l’administration. Il défend un état « plurinational » et « plurilingue ». Dans la Bolivie d’aujourd’hui, dès l’école primaire, chaque élève apprend trois langues : l’espagnol, sa langue maternelle – comme l’aymara ou le quechua – et une autre pour s’ouvrir au monde. On voit bien que cette pluralité de langues facilite les échanges « interculturels » entre les différentes communautés, entre les gens des villes et des campagnes, avec les étrangers.

Je préfère cette idée d’une société « interculturelle » plutôt que « multiculturelle ». Elle suppose que nous apprenons les uns des autres, comme cela se fait couramment dans les affaires, le commerce, les arts, en littérature, que nous pouvons nous entendre, nous accepter, débattre, discuter des zones de tension, ou encore nous « accommoder raisonnablement » de nos différences, comme le proposent les Canadiens.

En France, n’assiste-t-on pas plutôt à une exaspération de thèses d’extrême droite, qui rejettent toute forme de multiculturalisme ?

J’ai beaucoup lu ces derniers temps la presse des années 1930. C’est instructif. Vous y voyez monter une obsession de la pureté ethnique et culturelle française, une exaltation des vraies origines, qui passe par les Gaulois et la chrétienté, une dénonciation du déclin, dû à l’ennemi intérieur, aux races non européennes, à la gauche « enjuivée », une remise en valeur de la monarchie et du pouvoir royal, une exaspération du patriotisme et du nationalisme, si bien qu’on comprend comment la guerre devient inévitable.

Ces « vrais Français » sont persuadés qu’il faut se mobiliser en milices, créer des factions, pour conjurer les dangers, et il est inquiétant de voir aujourd’hui l’extrême droite et une partie de la droite reprendre ces arguments de guerre civile. C’est une sorte de venin, aiguisant le sentiment d’une montée des périls, désignant des boucs émissaires. Je trouve cela très inquiétant.

 

Violence – and nonchalance – in shocking Ray Rice video

 

Ray Rice looks so casual. After he hits Janay Palmer, his then-fiancée, now wife, the Baltimore Ravens running back stands over her, and when the elevator door in the Atlantic City casino opens, he drags her limp body halfway out, walks back and forth, then stands around, even chatting with people who come along. He doesn’t seem shocked. He doesn’t check to see how she is. It takes a passer-by to comfort the still-groggy, disheveled Palmer.

TMZ on Monday released more of the video that the public only saw a fraction of in February. It graphically shows the argument, the punch, the fall and the scene outside the elevator – nonchalance from Rice that is almost as sickening as the violence. Now anyone can view the beginning, the middle and what the NFL hoped would be the end of a controversy that is only heating up.

The Ravens have terminated Rice’s contract. What else could the team do? In his media remarks scheduled for Monday night,  Ravens coach John Harbaugh certainly won’t echo his July comments that “there are many sides to every story.” The team is already being criticized for waiting until the video surfaced to take decisive action.

Shortly after the Ravens cut Rice, the NFL announced that it had suspended him indefinitely. The league took sustained and widespread criticism for a puny, two-game suspension for Rice in July. Commissioner Roger Goodell subsequently apologized and reconsidered his actions; he announced more severe punishment for domestic violence offenses — six games for the first and a possible ban for a second offense — and said he “didn’t get it right” in Rice’s case.

With the release of the new video, Goodell’s response looks even more craven. He and the league have been asked if they saw or were aware of the complete video before the suspension. “We requested from law enforcement any and all information about the incident, including the video from inside the elevator,” the league’s lawyerly statement said. “That video was not made available to us and no one in our office has seen it until today.” With the level of trust most have in the league, you can be sure that will be questioned and investigated.

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It’s not exactly the publicity the NFL wants at the beginning of football season, when its gladiators take the field for a more controlled form of combat. The league has been trying to win more female fans – this video won’t make any of those cute ads with women wearing shaped-to-fit team gear.

It was possible for some fans to line up and cheer for their favorite teams, and have a “show’s over, let’s move on” attitude when they knew just a little about what happened that night in Atlantic City and ignored the rest. They chose instead to concentrate on the apologies, the news conference with Rice and his wife sitting far apart but side by side, he pledging to be a better father to their young daughter, “a better husband, a better role model,” and his wife deeply regretting “the role that I played in the incident that night,” a jarring note the team repeated on social media, showing just how much the Ravens did not get it.

At Ravens practice in July, Rice was given a standing ovation and cheered when his image flashed on the big screen. Will fans still cheer? Football’s most devoted followers have shown a great capacity for compartmentalization, enjoying this most popular of spectator sports as past stars struggle with long-term effects of concussions and young stars, such as Rice, act Sunday game violence off the field against far weaker opponents.

That there seemed to be more controversy – and time served – when Michael Vick admitted to abusing dogs is not that surprising. This year, a report from the Black Women’s Roundtable showed black women making progress in business, education and political clout but vulnerable to health problems and violence. It said “black women are especially likely to be a victim of violence in America. In fact, no woman is more likely to be murdered in America today than a Black woman. No woman is more likely to be raped than a Black woman.” What happens next in Rice’s case might show just how much black women are valued.

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Of course, although no one knows what goes on in any relationship, viewers can’t help wondering what is going on in Janay Rice’s mind as she watches endless replays of her body being dragged and ignored by the man she has promised to love and cherish, the father of her daughter, who will one day be asking her parents to explain the video that lives on. Ray and Janay Rice have said that they are moving on, with personal and professional counseling to confront what happened and to make sure it never happens again.

But on that night, it seemed that an unconcerned Ray Rice had already moved on after an act of violence, leaving his love sprawled in a hotel hallway with only a passer-by, maybe a stranger, to care. Now that he’s become the video picture of an abuser, he’s lost his job. I wonder, does he care now?

Mary C. Curtis is an award-winning multimedia journalist in Charlotte, N.C. She has worked at The New York Times, Charlotte Observer and as national correspondent for Politics Daily.
 

Sur le chemin de ronde des poètes Yu Jian et Eugenio De Signoribus

7 septembre 2014

Pour cet ultime volet (4/4) de la série « Le poème, voix des événements », nous présentons deux grandes voix actuelles de la poésie, celles du Chinois Yu Jian et de l’Italien Eugenio De Signoribus, qui, comme l’écrit Claude Mouchard, « vibrent l’une et l’autre avec les ébranlements de ce monde que, fût-ce dans la surdité et l’aveuglement, nous partageons ».

 

Dans le dernier volet de cette série « Le poème, voix des événements », nous avons choisi de donner à lire de larges extraits de deux poètes d’importance, le Chinois Yu Jian (dont Claude Mouchard est un des traducteurs) et l’Italien Eugenio De Signoribus (grâce au concours de Martin Rueff). C’est là notre fil rouge depuis l’entretien initial avec Claude Mouchard que de permettre de retrouver « une voix en route vers un toi qui entende », selon les mots de Paul Celan dans Le Méridien.De la province de Yunnan, où peut se concevoir, écrit Yu Jian, une serrure de la marque Éternité pour renfermer des dossiers de renseignements, au désastre de l'immigration africaine sur les côtes italiennes de l’Adriatique scruté par De Signoribus, ces deux voix nous disent que la poésie peut se faire « historienne à sa manière », comme le souligne Martin Rueff dans un texte consacré à Claude Mouchard (voir en pièce attachée).

Lire aussiClaude Mouchard: «Par le poème, il y a des événements qui ne cessent plus d’arriver»

    • Par Patrice Beray

      Poésie: la ligne sans détour d’Aris Alexandrou

      Par Patrice Beray

      La narration à cœur battant dans la poésie contemporaine française

      Par Patrice Beray

      Il nous revient de mettre au jour les messages ainsi recelés, car « il y a là, précise Martin Rueff, comme un effet symétrique au sentiment de “déjà vu” : le poème crée un présent qui ne fut jamais vécu comme tel dans le présent ». Le poème « fait vivre ce qui ne fut jamais donné à l’expérience présente ».

      Voici ce qu’en dit le poète de Papiers ! pamphlet-poème, Claude Mouchard, au regard de Yu Jian et d’Eugenio De Signoribus.

      Pouvons-nous, même fugitivement, prêter l’oreille à deux fortes et irréfutables voix poétiques d’aujourd’hui ? Ces deux poètes sont aussi éloignés l’un de l’autre qu’il est possible. Et pourtant leurs voix vibrent l’une et l’autre avec les ébranlements de ce monde que, fût-ce dans la surdité ou l’aveuglement, nous partageons.

      Yu Jian est né le 8 août 1954 à Kunming, dans la province de Yunnan, en Chine.

      Sans autre préalable, voici comment s’amorce l’implacable déroulement d’un de ses grands poèmes : Dossier zéro. Toute l’existence d’un individu va s’y trouver vue et dite sous le signe (ou sous le poids) de dossiers qui, au fil du temps, amassent des renseignements sur son compte pour s’entasser dans des placards dès lors inaccessibles :

      Dossier 0
      Salle des Dossiers

      Le cinquième étage d’un bâtiment derrière des serrures et des serrures   dans une pièce interdite celui-là le sien
      Est placé dans une enveloppe officielle il sert de preuve de l’existence d’un homme   deux étages le séparent de l’homme lui-même
      Lui travaille au deuxième étage cette enveloppe est à 50 mètres de couloir de lui   à 30 marches
      Dans une pièce différente des autres 6 murs coulés en béton armé   3 portes successives   pas de fenêtre
      1 néon   4 extincteurs rouges   200 mètres carrés plus de mille serrures
      Des serrures    des serrures encastrées des serrures aux tiroirs   la plus grande est de la marque “Éternité” apposée à l’extérieur
      Monter un étage   à gauche   monter un étage   à droite   encore à gauche   encore à droite   ouvrir une serrure ouvrir une serrure
      À l’aide d’un code s’infiltrer finalement dans la zone interne   armoire à dossiers après armoire à dossiers   celle-ci à côté de celle-là
      Celle-là au-dessus de celle-ci   celle-ci en dessous de celle-là   celle-là devant celle-ci   celle-ci derrière celle-là
      8 rayons 64 rangées   contenant plus d’une tonne de papier blanc   de caractères noirs   de trombones et de colle
      Les 30 années de sa vie   une enveloppe dans un parmi 1800 tiroirs    contrôlée par une clef
      On ne peut pas dire qu’elle soit épaisse   cet homme est encore jeune   seulement un peu plus de 50 pages   plus de 40 000 caractères
      En outre   une dizaine de sceaux   sept ou huit photographies   quelques empreintes digitales    poids net 1000 grammes

      « Se servant de la force du montage poétique contre la violence politique, Yu Jian a mis en évidence l’absurdité d’un discours qui se nourrit de tout, qui domine tout et qui divise la vie individuelle en sections hermétiques », écrivent ses traducteurs Sebastian Veg et Li Jinjia à propos de ce poème.

      Deux autres longs poèmes de Yu Jian sont aujourd’hui traduits en français (à côté d’autres poèmes plus courts) : Un vol (dans une traduction de Sebastian Veg et Li Jinjia) et Petit Bourg (à paraître dans Po&sie 148, dans une traduction de Fu Jie et Claude Mouchard).

      Un vol, comme son titre l’indique, a pour fil conducteur un vol en avion. Voyage dans l’espace (Orient-Occident), bien sûr, mais aussi voyage à travers les temps (et par là donnant voix à des décalages ou dyschronies internes propres à la Chine où vit Yu Jian) :

      Je suis un descendant de l’empereur Gaoyang  un disciple talentueux du vieux Du Fu
      Je suis né le matin du 8 août 1945 dans la province du Yunnan en Chine
      Un plateau en retard sur la Nouvelle Société  là-bas le temps est le ventre flasque des bêtes
      Est le jaune d’un vieil œuf pelé couvé dans le ciel là-bas
      Les hommes et les dieux vivent en voisins vénérables propriétaires terriens         sa vérité est valable dans le monde entier

      Quant à Petit Bourg, c’est l’évocation, toute de fraîcheur et d’ironie, du séjour qu’un Chinois – Yu Jian, bien sûr – a fait aux États-Unis. Le principe du déroulement est double : des souvenirs ou des rémanences de la vie en Chine viennent frôler, voire érafler – jusqu’à la douleur – les instants vécus dans la campagne américaine.

      Par son déroulement même, le poème a, comme si souvent chez Yu Jian, la force (mais aussi la douceur, voire la tendresse) de faire s’ouvrir et s’épanouir à mesure les présences – choses ou gens – qu’il évoque.

      Un petit bourg

      Il se trouve au nord de Boston
      à une heure de route de l’aéroport
      j’arrive mais la ruée vers l’or touche à sa fin
      un corbeau s’enfuit vers une gare en plein ciel
      traînant derrière lui sa valise noire

      un homme atterrit là pareil à une grue au plumage gris
      le voici qui  des jambes bloque sa bicyclette
      un pied posé sur le trottoir
      son lacet s’est défait

      de l’eau bruit en arrière mais de quelle rivière
      le ciel déverse un seau couleur de plomb
      j’écoute je marche sur un sentier depuis longtemps foulé
      avec une confiance primitive mes pas écrasent de plus en plus de feuilles mortes
      qui pourrait avoir tracé ce chemin pour me conduire en un lieu mauvais ?

      j’arrive j’entends
      je porte un invisible appareil auditif
      ici là
      un album de photos anciennes tourne ses pages devant moi
      des fleurs s’épanouissent l’une après l’autre
      d’abord des roses blanches
      et maintenant…des bleuets

      mon passeport est dans la poche contre ma poitrine          j’ai payé l’assurance
      sous mes poumons j’enroule mon océan intérieur
      je me lave les dents mets une cravate là où s’articule l’âge moyen
      j’ai remonté des roues dentées à l’heure de Greenwich
      messieurs me voici
      moi aussi bon citoyen atavique

      sur la montagne de mon patelin gît un vieux pin
      un brave qui fut béni d’une belle mort
      le soleil lui avait bien cuit les épaules
      ses admirateurs escaladent l’Everest

      rien n’avait changé nous n’avions qu’à poster nos manuscrits

      devant moi ma tante étend son linge sous les nuages blancs
      devant moi un oncle joueur de cartes arbore une cravate rouge
      devant moi des toiles d’araignées s’accrochent à des rameaux de pins et de séquoia
      je le sais l’eau de la source est glaciale la brume voile les rochers

      je me souviens
      d’un verre ébréché sous le miroir du lavabo
      et dedans les brosses à dents de toute la famille

      la température baisse des immeubles grisaillent
      une lampe unique éclaire
      dans la cuisine une vieille blonde qui retroussant ses manches
      se met à préparer le dîner ah antique lumière

      il n’y a personne sur le pont
      je suis venu comme en quête de vieux bibelots
      comme un homme qui de retour d’exil
      suit un berger pour retrouver son chemin
      tant d’histoires semblables ont fait partie de mes lectures de jeunesse
      blêmes auteurs mines graves de compassion
      sous un beau ciel ils prédisaient la décadence
      leurs ailes s’abaissaient avec le couchant

      Claude Mouchard et Yu Jian, au château de Meung.

      L’audience de Yu Jian en Chine parmi les poètes et les lecteurs de poésie est désormais l’une des plus importantes. Il est aussi l’auteur de plusieurs courts métrages, qui entretiennent avec sa création poétique une relation des plus singulières. Yu Jian sera en France en octobre prochain, grâce à la Maison de la poésie de Nantes.

Eugenio De Signoribus est né en 1947 à Cupra Marittima, un village des Marches où il vit toujours.

On peut lire en français : Ronde des convers (1999-2004) et Au commencement du jour (1990-1999).

De Signoribus, dans la revue Po&sie, répondait ceci (en 2004) à une question de Martin Rueff :

« Si la poésie a encore un sens pour moi, c'est parce que l’impegno civile [l’engagement civique] lui est inhérent, fût-ce seulement celui de défendre sa langue, d’en conserver la vitalité, de l’alimenter avec des mots nouveaux contre l’invasion de l’homogénéisation… j’ajoute que la réalité du monde nous submerge quotidiennement, et que faire comme si de rien n'était est impossible… c’est une question de conscience… si la poésie, en plus d’un journal intime ou d’une trace mémorielle, est aussi le sentiment de l'époque, elle doit être alors capable d'en anticiper les plis, de l’interroger en profondeur, de fixer sa durée bien au-delà du fait divers… »

Tout, chez De Signoribus, reste en suspens :

manque le temps de la finition
la toile se déchire, se raccommode
et l’œuvre n’est jamais à maturation

Telle est sa manière d’appartenir au monde présent.

Souvent, les poèmes de De Signoribus nous paraissent immergés, voire submergés – et c’est par là qu’ils nous sont évidents : leurs flottements infixables et leurs obscurités les accordent au réel.

D’autres poèmes se tiennent plutôt sur un bord – d’où il leur faut faire rapidement écho à ce qui arrive au loin, hors de portée et qui pourtant les atteint, les blesse, et, par instants, les annule presque... Des poèmes de témoignage d’aujourd’hui ?

Po&sie a publié, il y a quelques de mois, quatre brefs écrits de De Signoribus traduits par Martin Rueff qui les introduisait par les précisions suivantes :

Selon un rapport du vice directeur du département Libertà civili e immigrazione du Ministère de l’intérieur italien, 35 085 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en 2013. Il s’agissait pour l’essentiel de 9 805 Syriens, de 8 443 Erythréens, de 3 140 Somaliens, de 1 050 Maliens, de 879 Afghans. Lors d’une intervention publique le préfet a précisé que dans 73 % des cas (soit 24 000 personnes) ces personnes nécessitent une « protection humanitaire sans condition – senza se e senza ma ». L’immigration sur les côtes de l’Adriatique pose à l’Italie des problèmes considérables : humanitaires, sanitaires, juridiques politiques, sociaux, économiques.

Il s’agit pour certains aspects d’une véritable « traite ».

25 des 35 mille personnes ont été sauvées en mer. Ce ne fut pas le cas de 365 émigrants qui ont péri en mer lors du naufrage dramatique du 3 octobre au large de Lampedusa. Le bateau a pris feu et a coulé à pic.

On connaît le rapport halluciné du poète Eugenio De Signoribus à l’information et aux informations. On trouvera ici une de ses nouvelles « œuvres-témoignages ».

Voici l’un de ces quatre écrits. Si cette vision insomniaque s’est imposée au poète – ou s’est imprimée charnellement en lui –, c’est par les informations et, à n’en pas douter, par la rongeuse luminosité d’images télé :

Si le lieu d’où elles fuient est un enfer de misère et d’abandon, celui où les âmes qui ont survécu abordent est un antipurgatoire. Un long rocher et une rive où elles s’effondrent, les yeux encore tournés vers l’eau écumante. Le regard au loin. Elles attendent une loupiote, une bosse qui oscille, puis, les échines courbées, entassées, immobiles : la forme de la navette corporelle qui s’approche....

À ce moment précis, l’homme de vigie le plus perçant donne l’alarme, c’est-à-dire qu’il indique aux plus résignés, aux plus désespérés l’approche de leurs semblables. Et d’un coup tous se lèvent et scrutent pour comprendre si ce sont des connationaux ou d’autres personnes... Et ils restent debout, ils attendent, ils s’agitent, ils courent vers le môle, ils se démènent....

Dans cet accueil, il y a donc un bonheur évident et bref. Et après quelques heures, un nombre plus grand de corps vivants est là pour regarder l’horizon marin.

On ne lira pas ces lignes sans se rappeler qu’aujourd’hui même des négociations sont en cours pour renforcer les dispositions « Frontex ». J’ai entendu à la radio, il y a quelques jours (fin août 2014), un journaliste, par un lapsus peut-être pas involontaire, parler non pas de « Frontexplus » – dénomination du nouveau dispositif – mais de « Frontexpuls ».

Je reviens enfin – non, certes, pour en finir – à des lignes de Ronde des convers :

mais qui les regarde encore les laissés-pour-compte, quand les vivants ne pèsent pas le même poids que les morts ?
Quand la langue s’enfausse jusqu’à truquer publiquement

Médiapart

 

 

 

Le cinaste Ousmane William MBaye filme une icône noire, sa mère (Interview)

 

Belle contribution à la construction de notre Afrique, toujours à faire et à refaire.  Merci à Ousmane William Mbaye qui est l’un des cinéastes les plus sympathiques d’Afrique. Son sourire apaisant est une oxygène stimulante pour le long chemin qui reste à parcourir.

Posted septembre 8, 2014 by admin & filed under Cinéma, La tribune, Mory Traoré.

Exclusif. Dioncounda Traoré retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'OIF

 

Dioncounda Traoré, le 3 mai 2012 à Dakar. Dioncounda Traoré, le 3 mai 2012 à Dakar. © AFP

D'un commun accord avec IBK, l'ancien président malien par intérim a décidé de se retirer de la course au secrétariat général de l'OIF, afin de ne pas compromettre les autres candidatures maliennes à des postes majeurs au sein d'instances continentales et internationales.

Sa campagne n'avait jamais commencé. Elle n'aura finalement jamais lieu. Jeune Afrique a appris samedi que Dioncounda Traoré avait retiré sa candidature au poste de secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), après s'être entretenu avec le président Ibrahim Boubacar Keïta. Si elle n'est pas encore officielle, l'information a été confirmée par les entourages proches des deux hommes.

Lors de leur entretien, à Bamako, Dioncounda Traoré et IBK ont convenu qu'il fallait abandonner la course au secrétariat général de l'organisation francophone, pour ne pas porter atteinte aux candidatures maliennes à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) et à la direction régionale Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le XVe sommet de l'OIF à Dakar

Dioncounda Traoré s'était officiellement porté candidat à la succession du Sénégalais Abdou Diouf le 31 juillet dernier. Pour le moment, les chefs d'État francophones du continent ne se sont toujours entendus sur une candidature unique face à la Canadienne Michaëlle Jean. Face à l'ancienne gouverneure générale du Canada figurent donc plusieurs candidats africains : le Mauricien Jean Claude de L'Estrac, Henri Lopes, ancien Premier ministre congolais (Brazzaville) et actuel ambassadeur à Paris, et Pierre Buyoya, l'ancien président burundais aujourd'hui haut représentant de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel.

L'élection du nouveau secrétaire général de l'OIF aura lieu les 29 et 30 novembre, lors du XVe sommet de l'organisation francophone à Dakar.

Jeune Afrique