L’artiste Azaya face à la presse

Actualité de Guinée Conakry, 18/04/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Ce mardi 18 avril 2017 à Conakry, l’artiste guinéen, Mamady Kamissoko Alias  AZAYA a animé une conférence de presse à l’occasion de la sortie de son nouvel album.

Deux concerts sont programmés à cet effet. Le premier, qui sera un concert VIP, est prévu le 20 avril dans un hôtel de la place alors que le second, qui sera ouvert au grand public, aura lieu le 22 avril 2017 au palais du peuple.

Difangnya de l’artiste AZAYA est un double album de 16 titres  audio et de 12 clips vidéo. AZAYA assure que la particularité de son œuvre, est que « c’est un album qui va beaucoup surprendre parce qu’il est très riche et varié.  Il y a une nouvelle tendance de musique que nous sommes en train d’imposer, ça s’appelle de l’afro-manding. Aujourd’hui nous voyons dans le monde que c’est de l’afro-beat qui marche beaucoup plus, et nous avons essayé de faire un métissage du folklore manding avec l’afro. Ça va être un nouveau style que vous allez découvrir», assure l’artiste.

Pour la réussite de l’événement, le PDG de Musique sans frontière,  Balla Moussa Condé, soutient que des dispositions sont prises pour assurer la bonne tenue de ces différentes manifestations culturelles. Il promet que ces concerts réussiront dans les bonnes conditions.

Mamadou Barry pour www.nrgui.com

Orange/Khady Diop, le ministre Siaka Barry donne de la voix : « Nous ne laisserons pas que des multinationales viennent étouffer les opérateurs culturels »

Actualité de Guinée Conakry, 15/04/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui .com. Lors d’un point presse sur le Festival International de la Mode Guinéenne, le Ministre en charge de la culture Siaka Barry, nous a accordé une courte interview concernant la décision de la justice dans le conflit entre la chanteuse guinéenne et l’opérateur de téléphonie mobile Orange Guinée.

« Le ministère de la culture suit ce dossier de très prêt, nous n’avons pas d’autre choix, nous savons que nos opérateurs culturels sont souvent fragiles, dans un contexte de difficultés de tous ordres, et donc nous ne laisserons pas que des mastodontes, des multinationales qui ont aujourd’hui abusent de leur énorme capacité financière et viennent étouffer les opérateurs », nous a précisé le ministre en charge de la culture.

Il nuance toutefois. «Nous ministère en charge de la culture, nous sommes solidaire d’abord de la décision de justice parce que c’est une justice indépendante qui a tranché, mais solidaire en plus de nos acteurs culturels qui sont dans le même combat que nous, afin de leur dire que partout où ils sont brimés nous nous trouverons à leur côté ». Répondant à la question de savoir si son département envisage une quelconque action concrète, le ministre répète que « c’est une décision de justice et il faudrait savoir la respecter et ne pas faire trop de tintamarre autour ».

En conclusion, le ministre insiste :« nous veillerons à ce que les intérêts de cette actrice culturelle soient respectés à la lettre comme le veut la décision judiciaire ».

 

Yaya Diallo avec SN Bokoum pourwww.nrgui.com

Kandia Kouyaté, l’hymne à la voix

La diva malienne a retrouvé son public après douze ans d’absence due à un AVC qui l’avait rendue muette. Rencontre avec la maître griotte au rire tonitruant.

 
Kandia Kouyaté (à droite), en compagnie de Mariam Doumbia, au Festival du bout du monde, à Crozon (Finistère), le 16 août 2016.   
Kandia Kouyaté (à droite), en compagnie de Mariam Doumbia, au Festival du bout du monde, à Crozon (Finistère), le 16 août 2016. Crédits : LOIC VENANCE/AFP    

Derrière Kandia Kouyaté, il y a ses légendes. On raconte que la puissance de sa voix et la profondeur de ses paroles sont « dangereuses ». C’est d’ailleurs devenu l’un de ses surnoms. Des gens se seraient évanouis en l’écoutant chanter. Kandia part dans un grand éclat de rire en lançant sa tête en arrière : « Je ne peux pas mentir, je suis n’gara (« maître griotte »). Je chante les vérités. Celles que les gens ne peuvent ou ne veulent pas entendre. »

Griotte d’exception, née en 1959, c’est effectivement l’une des rares n’gara du Mali. Un statut en connexion avec les esprits et dont les envolées musicales transcendent ceux qui les écoutent. « Etre n’gara, ça ne s’invente pas. On naît n’gara et on en devient digne, ou pas », explique Kandia Kouyaté, après avoir longuement cherché ses mots. Assise à ses côtés, Awa Cissé renchérit : « N’gara, c’est un peu sorcier. C’est mystique. On ne peut pas l’atteindre. » Awa Cissé et Kandia Kouyaté se connaissaient « avant d’être nées ». Le grand-père de Kandia était le griot de l’aïeul d’Awa. En toute logique, Kandia est devenue la djeli mousso (griotte) d’Awa et chante les louanges « de sa noble » depuis des années. Même si Awa a cru ne jamais plus l’entendre.

« C’est le chant qui m’a sauvé »

Terrassée par un accident vasculaire cérébral en 2004, personne ne pensait revoir sur scène la lionne du Mali. Elle sera muette pendant six ans. S’ensuivent de longues années de rééducation. « Mon esprit voulait dire des mots que ma bouche ne pouvait prononcer. » Les premières séances d’orthophonie ne sont que syllabes et balbutiements. « C’est le chant qui m’a sauvé », affirme Kandia, avant d’ajouter « et Sylla ». Sa voix s’éteint. Ibrahima Sylla, une autre légende de Kandia Kouyaté.

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A 20 ans, alors que la diva envoûte déjà toute l’Afrique de l’Ouest avec ses chansons mêlant sonorités malinké, khassonké et bambara, le producteur sénégalais la courtise. « Il voulait me faire enregistrer un album, mais j’ai mis longtemps à me décider », se souvient Kandia. Comme tous les griots, les mariages et les fêtes traditionnelles lui assurent un revenu suffisant. Mais Ibrahima veut la propulser sur la scène internationale. En 1999, l’album Kita Kan (« la langue de Kita », sa ville natale dans le sud-ouest du Mali) construit les bases de sa notoriété à l’étranger.

Cadeaux en pagaille

Son chant atteint les plus grands. Le public la vénère et l’éclat de la perle du Mali longtemps restée confidentielle est révélé au grand jour. Kandia raconte « qu’elle a reçu des dizaines de chevaux blancs » en cadeau. Dans la cour de sa petite maison familiale dans la banlieue de Bamako, son Kandiasso, son cheval, broute de la paille fraîche. « Les cadeaux, je les redistribue. Mais Kandiasso, je l’ai acheté. Il reste à mes côtés. »

Envoûté par sa voix, le milliardaire malien Sissoko Babani lui offrira même des voitures et un petit avion. Kandia rigole encore de bon cœur. De son AVC, il ne subsiste qu’une paupière qui peine à se fermer. Mais il a fallu se battre. C’est là que l’on retrouve Ibrahima Sylla. « Il est venu me chercher alors que j’avais perdu tout espoir. Il a réservé un studio et m’a dit : “Il faut chanter.” » Pour guérir.

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Le lendemain, Kandia et Sylla (lui aussi gravement malade, un cancer l’emportera en 2013), se retrouvent à Paris. Nous sommes en 2010, c’est la première fois que Kandia remet les pieds dans un studio. Avec pour seul juge un micro. Et Sylla. « Ma langue était si lourde. Elle ne voulait pas dire ce à quoi je pensais. Alors j’ai pleuré. » Ibrahima Sylla aussi. Pendant de longs mois, Kandia se replonge dans l’écriture. Pour aboutir à l’album Renascence, sorti début mars. Une résurrection. Les chants traditionnels côtoient les arrangements musicaux plus modernes, car « il faut s’adapter à l’oreille de la jeunesse, pour faire valoir la parole des anciens ». Un hymne à la voix qu’elle a d’ores et déjà porté sur les scènes de Bamako et de la Philarmonie de Paris avec les Amazones d’Afrique, le 12 mars. Deux concerts dangereusement ensorceleurs.

A prpos de la Reprise des activités du Comigui : « A ceux-là qui disent que la suspension est levée, c'est à eux d'apporter la preuve de la levée de cette suspension », dixit Siaka Barry

Actualités de Guinée Conakry, 07/04/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Ce vendredi 07 avril 2017, lors de la conférence de presse groupe urbain Deeg j force 3, tenue au Jardin du 2 octobre, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, Siaka Barry, a contre-attaqué contre le Comité Miss Guinée, sur sa récente sortie médiatique annonçant la reprise de ses activités. 

« Il y a une campagne insidieuse, faite de rumeurs dans la cité qui tend à faire croire que Monsieur le ministre en charge de la culture est revenu sur sa décision de suspension de son accord avec le COMIGUI. Je suis révolutionnaire j'assume ce que je fais », lâche Siaka Barry devant les médias.  Il ajoute par suite que : « Quand j'ai pris la décision, je l'ai prise par un arrêté officiel, et je ne suis pas limité à cet arrêté pour montrer à la face du monde  que j'assumais pleinement ma décision ; j'ai doc convoqué une conférence de presse pour dire à tout le monde que je romps en tout cas de façon suspensive ma convention avec le COMIGUI. Par conséquent : « S'il y a une nouvelle décision c'est à moi d'en juger, ce n'est pas un groupe de personnes qui peut se réunir à Conakry pour parler en mon nom et dire la suspension a été levée. Je n'ai pas fait la suspension de façon informelle, je l'ai faite de façon formelle et officielle par un arrêté », insiste le ministre Siaka Barry. 

« A ceux qui disent que la suspension est levée, c'est à eux d'apporter la preuve de la levée de cette suspension, moi ma suspension reste et demeure valable jusqu'à la mise en place encore une fois, d'une commission qui va élaborer un code, fondé sur une éthique pour formaliser ensemble la déontologie qui doit régir les « élections » Miss en Guinée   », conclut le ministre Siaka Barry. 

Il faut rappeler que le Comité Miss Guinée a été suspendu par ministre suite à un défilé des Miss en Bikini lors de la dernière l'élection Miss Guinée. 

Yaya Diallo avec SN Bokoum pour www.nrgui.com

Disparition :hommage à El Hadj Sékou Mouké Yansané ( Par Fodé Mohamed Soumah président de la Géci )

Actualités de Guinée conakry, 15/03/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Mon oncle, mon fils, ton père comme tu aimais m’appeler, puisque je porte le prénom de Fodé Mouké, mon grand père maternel.

En tant que 1er fils de la fratrie, tu as honoré ta sœur, l’ainée de
la famille, ma mère Hadja Maciré, dont l’une de tes filles porte le nom
: Sirey Mouké.

Tu viens de rejoindre « Cette contrée ignorée dont nul voyageur ne revient », comme disait Shakespeare.

Le chagrin m’étreint, tant j’avais encore besoin de ta présence et de tes conseils judicieux.

Tu m’as inspiré et servi de modèle dans la recherche du dépassement
de soi, de la culture des valeurs familiales et universelles, de la
recherche continue de l’excellence...

C’est parce que tu as fait le sacrifice de dernier Mohican resté au
bercail, que la famille a pu se reconstituer après un exil long de
plusieurs décennies.

A nos yeux, c’est cette résilience qui te rendait invincible au vu
de tout ce que tu as traversé pendant cette période douloureuse : la
prison, l’ostracisme, l’injustice... Mais tu as tenu bon.

Partout où je prononçais/entendais ton nom, une phrase revenait en
boucle : Il m’a enseigné... Avec en prime, ton célèbre surnom El Caïdo.

La mort te fauche alors que rien ne nous y préparait. Tu nous as
quittés au moment où l’espoir renaissait, nous laissant émus et emplis
de tristesse.

Il y a tout un pan de l’histoire du pays que tu t’évertuais à me
transmettre sans relâche, et dont je m’abreuvais au fil de nos échanges.

Homme de culture à la recherche d’une perfection jamais égalée, je
mesure davantage le carpe diem de la vie qui ne permet pas de tout
faire.

Ton statut de patriarche est resté intact jusqu’au moment de regagner ta dernière demeure.

Nos prières et nos pensées t’accompagnent pour que ta mémoire reste vivace ici-bas.

J’exhorte Allah, le Tout-puissant, de t’accueillir dans son paradis céleste.

Tu vas nous manquer Tonton.

Président de la GéCi.

source ; leguepard.net