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Catégorie : Culture
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Mis à jour le mardi 20 mai 2014 01:35
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Publié le mardi 20 mai 2014 01:35
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Écrit par Le Point
C'est le premier choc de la compétition officielle : Timbuktu, du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, raconte comment, au nord du Mali, les islamistes ont pris le contrôle des corps et des esprits. Un scénario inspiré de l'occupation de Tombouctou pendant près d'un an en 2012 par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), avant qu'ils soient délogés par les forces françaises début 2013 via l'opération Serval. Mais les cicatrices sont profondes : amputations, coups de fouet aux couples "illégitimes", aux fumeurs, brimades et humiliations...
Dans les rues de Tombouctou, baignées de la lumière du désert, des djihadistes armés d'AK-47 parlant l'arabe font régner la terreur : cigarettes et musique interdites, plus de football, gants, chaussettes et voile obligatoires pour les femmes, mariages forcés... Pour les habitants, de bons musulmans vivant en paix, le choc est rude. D'autant que les nouvelles règles édictées par ces hommes parlant l'arabe frôlent souvent l'absurde. "Comment veux-tu que j'arrose mes poissons si je porte des gants ?" s'exaspère une commerçante, pas impressionnée.
"Où est Dieu dans tout ça ?"
Dans une autre scène savoureuse, une patrouille de nuit traque de la musique qui s'élève d'un foyer, comme on chercherait un ennemi. Les combattants se rendent finalement compte qu'il s'agit de "louanges à Dieu et son prophète"... "Je les arrête quand même ?" interroge au téléphone une jeune recrue. D'autres, qui parlent entre eux de Zidane et Messi avec passion, condamnent quelques heures plus tard un jeune homme à 20 coups de fouet pour avoir joué au football. Pour les offenses jugées plus graves, c'est la mort. "Où est le pardon, la clémence ? Où est Dieu dans tout ça ?" interpelle en vain l'imam local.
À l'écart de cette folie, sous leur tente en plein désert, Kidane (Ibrahim Ahmed), sa femme Satima (Toulou Kiki) et leur fille Toya vivent heureux en compagnie d'Issan, le petit garçon qui garde leur bétail. Mais leur destin bascule quand un pêcheur voisin tue une des vaches de la famille. Kidane, en colère, commet l'irréparable et tombe entre les mains des djihadistes...
Combat silencieux
Un fait divers survenu au Mali a décidé le réalisateur à écrire Timbuktu, tourné dans la ville-oasis mauritanienne de Oualata, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. "L'élément déclencheur a été la lapidation d'un couple non marié dans un village au nord du Mali (en 2012, NDLR), a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Cannes. Parce qu'on n'en a pas parlé, alors que quand un nouveau téléphone sort, la presse le filme. On devient indifférent à l'horreur si on ne fait pas attention", a-t-il lancé. Évoquant les autres sources d'inspiration de son film, Abderrahmane Sissako a dû s'interrompre un instant, tête entre les mains, voix cassée par l'émotion.
"Je pleure à la place de ceux qui ont vécu cette réelle souffrance", s'est-il justifié. "Le vrai courage, c'est ceux qui ont vécu un combat silencieux. Tombouctou n'a pas été libérée par Serval. La vraie libération, c'est ceux qui chantaient au quotidien dans leur tête une musique qu'on leur avait interdite, ceux qui jouaient au foot sans ballon."
Retrouvez notre dossier spécial Cannes
REGARDEZ - Un extrait de "Timbuktu" :
Consultez notre dossier : Festival de Cannes 2014
Le Point
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Catégorie : Culture
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Mis à jour le mardi 2 décembre 2014 18:45
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Publié le samedi 17 mai 2014 11:27
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Écrit par GUINEEREALITE.COM
Le nouveau Secrétaire général du Ministère de la Culture et du patrimoine Historique, Mohamed Amirou CONTE, a pris fonction. Il succède ainsi à M. Mamadi CONDE appelé à d'autres fonctions.
Peu après sa prise de fonction, Amirou CONTE promet de réhabiliter et de valoriser les symboles culturels nationaux.
Pour lui, la culture guinéenne, riche et variée, synthèse des grandes civilisations de l’Afrique occidentale, peut constituer un puissant levier pour le développement durable et la lutte contre la pauvreté. C’est pour cela, qu'il lance un appel aux cadres du ministère de la Culture à travailler de concert pour développer ce secteur, laissé pour compte par les autorités.
« La culture devient de plus en plus la matière première pour un ensemble de métiers exercés par un nombre significatif de la population. Donc ces métiers peuvent s’avérer comme une importante source de création d’emplois et de richesse », précise-t-il.
Un des éléments qui freine l'émergence de ce secteur est le manque de règlement statuaire de ces métiers, qui fait partir les promoteurs dans l'informel.
« Les activités culturelles sont marginalisées, non répertoriées dans les emplois à encadrer et à promouvoir' ».
Parlant de l'état actuel de la culture, il a indiqué: « bien que la Guinée dispose d’un potentiel pour développer tous les aspects de la culture, elle n’a pas réussi à se hisser au niveau d’un pôle d’excellence».
« Cette situation est dû entre autres, à la faible implication des acteurs culturels non étatiques à la définition et à la mise en œuvre des stratégies d’une part, et par l’insuffisance de responsabilité effective du ministère de la Culture tant dans la préparation des stratégies que dans l’élaboration des budgets-programmes, d’autre part », signale-t-il.
Parlant des difficultés rencontrées, notamment du manque de moyens, le nouveau secrétaire général dit miser sur le document stratégique de la pauvreté qui recommande la promotion de la culture. Il s’agit des fonds d’aide et de soutien à la culture qui devraient être mis en place, de la création d’un cadre juridique incitatif pour les métiers de la culture, la définition d’un statut professionnel des métiers de la culture, la création d’un mécanisme d’appui et d’encadrement des entrepreneurs culturels, l’inventaire général du patrimoine culturel, le renforcement des capacités institutionnelles du ministère de la culture et celles des ressources humaines.
Dans un entretien accordé à notre confrère de l'AGP, Amirou CONTE ajoute que pour sortir la culture guinéenne de sa léthargie, le ministère de la Culture a les yeux résolument tournés vers le budget national et les aides extérieures. « Pour que ce département mette en œuvre son plan d’action, il faut décaisser au budget national et monter une stratégie pour trouver des fonds auprès des partenaires.
Il a mis un accent particulier sur tous les aspects permettant d’attirer des partenaires au développement et des investisseurs étrangers en faveur du développement de la culture guinéenne.
« La tâche est immense, noble et exaltante mais pas impossible. Si nous voulons réussir, nous devons former une équipe qui travaille ensemble. Il ne doit pas y avoir de maillons faibles au sein de cette équipe », a-t-il prévenu, en rappelant à ses collaborateurs la nécessité d’instaurer la rigueur dans l’administration.
S’agissant du point prioritaire de sa feuille de route, Amirou Conté a estimé que l’action de son département devra se pencher sur le recensement du patrimoine culturel, conformément à la lettre de mission adressée au ministre de la Culture.
Pour ce faire, il a promis de se battre pour réhabiliter et valoriser les symboles culturels nationaux, promouvoir la production culturelle et lutter contre la piraterie.
Il entend également promouvoir des quinzaines artistiques et culturelles au plan national, enseigner les valeurs culturelles aux jeunes générations et veiller à l’application de tous les accords et conventions ratifiés par la Guinée pour la promotion de la Culture.
Il faut rappeler que Mohamed Amirou CONTE est l'initiateur du Fstival FESTI-KALOUM.
GUINEEREALITE.COM
Relu par Nouvelle République de Guinée. Le titre est de www.nrgui.com