Kolon Kala Son Yé min ?
- Détails
- Catégorie : brouillon
- Mis à jour le samedi 12 septembre 2015 01:58
- Publié le samedi 12 septembre 2015 01:58
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
- Affichages : 277
KOLOKALAN son yémin !
Kolonkalan a koun ti
Pilon où est le voleur
Pilon fends-lui le crâne
C’était une comptine que chantait ma mère
Pendant que mon frère
Me lisait le « Petit chose »
Et j’attendais la page cruelle
Où il disait « Jacques tu es un âne »
Kolonkalan son yé min ?
Kolokalan a koutnti !
C’étaient deux porteurs de pilon
Chasseurs de voleurs, de félons
Ils entraient en transe
Comme des toupies de rhombe
Faisaient le tour des mensonges
Ils dansaient au pas de l’invisible Chaman
Portant la part polaire du qutb zaman
Qui renvoie le tiers-malheur à son Seigneur
Gardant pour soi
Ce que Seul l’Eternel Soi
Acceptait de l’ami
Hallaj, aimé d’Allah
Qui osa « An-nal-Haq ! »
Quoi ? S’indignèrent le Oulémas
« Houwa c’est moi! » déjà au sommet de la croix
Ma dina, ma foi
Ce pays tien, vrai parc de monts
Amant des saints chercheurs de faîtes
Où le NON et le NOM
Sont leur unique provende
Trônant sur des tonnes de fer et d’alu
Ces racines des cieux
Qui retiennent la terre de s’effondrer
Sous les péchés
De ceux qui ont craché sur le Sacramentel
Ces montagnes qu’elles aient nom Simandou
Nimba Kakoulima Gangan
Le dernier-tiers péché tombera
Sur ce pauvre Taga nguél
Les Tianguél qui irriguent nos bowès
Ne sont plus loin de Bowal Siam
Que le martyre guinéen voit à l’horizon
Déjà Akhir zaman ?
Se demandent les martyrs
« Kolokalan, dis-nous
Kolonkola est encore loin de Koumbia ? »
« Que de signes.. »
Madina ici s’arrête ma piste
Ma route s’est fendue comme sa lune
Salam et Salatou sur lui
Mon sentier laissé aux lampistes
D’une gare où le train siffle depuis
Six cent soixante six fois
Mais ces gens de peu de foi
Ont besoin de l’envers de tes belles lances
Rimah qui rime avec Rahma
Salam Maître Madina
Guinè est devenue Jérusalem
Salam, tu es Saladine
Signé : Un pauvre en Allah – Exalté !- Désolé, je ne me corrigerai que quand je sortirai de mon Hal. Qui suis-je, j’en ai oublié mon nom couvert par tant de lumière
NB : Inspiré de Madina Masriah (Saïdou Nour Bokoum). Kolon Kalan Son Yé min ? est extrait de mon roman CHAINE (Denoel, 1974)
