Ouverture du procès d’Hissène Habré : un événement historique pour rendre justice aux victimes

FIDH et ses organisations membres au Tchad et au Sénégal
Association tchadienne pour la promotion des droits de l'Homme (ATPDH)
Ligue sénégalaise des droits de l'Homme (LSDH)
Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH)Dakar, Paris, le 17 juillet 2015
- Le procès de l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré s’ouvre le 20 juillet à Dakar, devant les Chambres africaines extraordinaires, un tribunal à caractère international intégré au sein du système judiciaire sénégalais. Pour la première fois, un ex-chef d’État africain sera jugé par la juridiction d’un autre État africain. Hissène Habré est accusé de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de torture et risque l’emprisonnement à perpétuité s’il est reconnu coupable des charges qui pèsent contre lui. La fin d’une quête de justice de plus de 20 ans pour les victimes et les associations qui les accompagnent.« Ce procès est un événement historique qui doit permettre de rendre justice aux milliers de victimes du régime Habré qui attendent ce moment depuis plus de 20 ans, mais aussi une occasion de démontrer qu’il est possible de poursuivre et juger les plus hauts représentants d’un État pour les crimes qu’ils commettent. C’est un signal fort et très positif en faveur de la lutte contre l’impunité en Afrique », a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.

L’ex-dictateur tchadien, au pouvoir entre 1982 et 1990, sera jugé par les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises (CAE). Ce tribunal ad hoc a été créé par le Sénégal et l’Union Africaine en février 2013 pour poursuivre et juger les principaux responsables des crimes et violations graves du droit international commis sur le territoire tchadien pendant le règne d’Hissène Habré. Il est accusé de milliers d’assassinats politiques, de l’usage systématique de la torture, et d’avoir pillé le trésor public alors qu’il était au pouvoir.L’approche du procès au Sénégal a débloqué la procédure parallèlement engagée au Tchad contre des membres du régime de Hissène Habré. En effet, le 25 mars 2015, la Cour criminelle de N’Djamena a condamné à la réclusion à perpétuité 20 responsables de la sinistre Direction de la documentation et de la sécurité (DDS) pour « assassinats » et « torture », dont l’ancien chef de cette police politique, Saleh Younous.La FIDH et ses organisations membres au Tchad et au Sénégal sont activement mobilisées sur ce dossier, tant au niveau de l’établissement des faits qu’au niveau judiciaire, et accompagnent les victimes.« Après plus de 15 ans de rebondissements, l’ouverture du procès de l’ex-dictateur est le fruit du courage, de la persévérance et de la soif de justice des victimes et des organisations de la société civile qui démontrent que désormais les dictateurs, les chefs de guerre et les criminels seront jugés en Afrique. C’est une avancée importante vers la justice et un message d’espoir à l’endroit de toutes les victimes de crimes en Afrique et dans le monde », a indiqué Me Jacqueline Moudeïna, présidente de l’ATPDH et avocate historique des victimes.

Les organisations membres de la FIDH au Tchad, la LTDH et l’ATPDH, sont à l’origine de la mobilisation et de l’organisation des victimes du régime Habré afin de poursuivre l’ex-dictateur et ses sbires en justice au Tchad, en Belgique et au Sénégal. A la demande des organisations tchadiennes, la FIDH et HRW étaient intervenues conjointement avec d’autres organisations pour mener des missions d’enquête, recueillir les preuves demeurées sur place et accompagner les victimes dans leur quête de justice là où des recours étaient possibles.« Cela fait 20 ans que nous nous battons avec les victimes pour que Habré et les membres de son régime soient jugés. C’est un moment historique pour tous les tchadiens mais également pour tous les africains et tous ceux qui à travers le monde sont victimes de l’oppression de leurs dirigeants. Juger les auteurs des crimes les plus graves est possible, y compris lorsqu’ils ont été présidents. Le temps n’y change plus rien, ils doivent rendre des comptes à leurs victimes : c’est le sens du procès de Dakar » a déclaré Dobian Assingar, président d’Honneur de la LTDH et représentant de la FIDH au sein du Comité international pour le jugement équitable d’Hissène Habré.La FIDH a mis en ligne un document explicatif « Questions – Réponses sur l’affaire Hissène Habré » ainsi qu’une chronologie détaillée du déroulement de l’affaire et se rendra sur place pour l’ouverture du procès qui devrait durer environ 3 mois.La FIDH et ses organisations membres au Tchad et au Sénégal sont membres fondateurs du Comité international pour le jugement équitable d’Hissène Habré (CIJEHH) aux côtés de Human Rights Watch, Agir ensemble pour les droits d’Homme, Amnesty international, Rencontre Africaine pour la Démocratie et les Droits de l’Homme et de dizaines d’organisations africaines et internationales impliquées depuis des années pour le jugement équitable d’Hissène Habré et les membres de son régime.

FIN-Contacts presse :
À Dakar, Florent Geel (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 92 23                         +33 6 48 05 92 23 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
À Paris, Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 +33 6 72 28 42 94 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bangkok, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York, Pretoria et Tunis.

Inculpation de Mr. Daddis Camara - Communiqué de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

L’inculpation de Mr. Daddis Camara pour complicité dans les crimes contre l’humanité de 2009, constitue une étape importante dans la lutte contre l’impunité en Guinée. En effet, de nombreux crimes d’état ont émaillé notre histoire. Mais, c’est la première fois qu’un ancien chef d’état guinéen a été interpellé par la justice.

Cette avancée est le fruit de combats de citoyens guinéens et d’étrangers qui ont fait de l’éradication de l’impunité la priorité de leurs actions militantes. Pottal-Fii-Bhantal saisit la présente occasion pour les remercier. Parmi eux, on peut citer l’avocat, Norman Siegel qui nous a assisté gracieusement dans de nombreuses démarches auprès des autorités américaines, des fonctionnaires de l’ONU et du gouvernement Américain, l’OGDH, le FIDH, de nombreuses organisations internationales des droits de l’homme et les membres de notre organisation dont l’engagement reste exemplaire. Les victimes – à travers leurs associations - ont fait preuve de patience et de détermination, défiant les préjugés, l’isolement, les intimidations et les tentatives de corruption durant les cinq dernières années. C’est l’occasion de les encourager d’avantage et de leur assurer de notre soutien sans faille.

L’inculpation de Mr. Daddis Camara devrait servir de leçons à tous les gouvernants guinéens. Elle ouvre des perspectives pour faire du combat pour la justice - sans compromis et sans arrière-pensées politiciennes - la garantie d’un cheminement vers la démocratie. Elle montre que sous la pression des citoyens, la justice est possible. Le combat pour l’éradication de l’impunité est un devoir citoyen. Il appartient à toutes les forces vives de la nation de le continuer tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon a choisi de faire des crimes de Septembre 2009, un point d’exemple de la lutte pour les droits de l’homme en Guinée. Du fait de l’indignation internationale, de la disponibilité de preuves et des présumés coupables, ces crimes peuvent être élucidés et rompre le cycle de la violence d’état qui a compromis le développement de la nation. En outre, de solides présomptions font des présumés coupables des massacres de 2009, les auteurs des crimes de 2006 et de 2007. Enfin, l’impunité dont ces criminels notoires auront joui est la cause des assassinats de plusieurs dizaines de guinéens pendant la période de transition et après les élections de 2010.

L’inculpation de Mr. Daddis Camara ne doit pas rester lettre morte comme celles de ses comparses. La pression des forces vives doit s’exercer sur le gouvernement guinéen pour qu’il mette fin au déni de justice dans le but de diviser la nation et à sa manipulation à des fins électorales.

Les juges guinéens doivent impérativement ordonner la mise aux arrêts de tous les inculpés dont les membres du gouvernement, Mr. Claude Pivi et Mr. Moussa Thiegboro Camara.

Le ministre de la justice doit procéder à l’inculpation de tous les suspects sur lesquels l’instruction judiciaire a statué. Il doit demander l’extradition immédiate du Mr. Daddis Camara. Il devra lancer un mandat international pour l’arrestation et l’extradition de Mr. Toumba Diakité. Enfin, il doit mettre en place, un calendrier précis pour le début et le déroulement des procès des inculpés, assorti de toutes les diligences judiciaires.

Le garde-des-sceaux a reconnu l’état déliquescent du système judicaire guinéen et a admis que le dossier des crimes du 2009 est «trop lourd», pour être traité sans assistance étrangère. C’est ainsi qu’il a sollicité l’assistance d’une organisation de l’ONU pour la localisation de charniers et d’avocats étrangers dans la conduite des enquêtes. Pour ces mêmes raisons, les procès des inculpés doivent être conduits sous les auspices de la CPI afin de garantir leur transparence. Un procès grossier et à l’emporte-pièce – du genre que les gouvernements guinéens successifs ont pris l’habitude de tenir - serait un discrédit aux conséquences calamiteuses pour l’avenir de la Guinée.

Pottal-Fii-Bhantal lance un appel à la CPI pour la mise en place d’un système d’évaluation de l’exécution et de la transparence de ce processus dans les plus brefs délais. En cas de manquement, la CPI devrait prendre en charge les enquêtes sur le dossier des crimes du 28 Septembre 2009.

Aux citoyens guinéens, il appartient de maintenir les pressions à travers les associations des victimes, les organisations des droits de l’homme en Guinée ainsi que le programme JUSTICE IN GUINEA de Pottal-Fii-Bhantal.

Encore une fois nous assurons toutes les victimes de notre soutien sans faille. Nos prières vont pour le repos des âmes de tous les citoyens morts de la répression dans notre pays.

La commission Centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

Ampliations:

  • ICC
  • Ministre de la justice de la Guinée
  • Ministre des droits de l’homme de la Guinée
  • FIDH
  • OGDH
  • Associations Guinéenne des victimes : AVIPA, AFADIS, AGORA, Camp Boiro
  • Human Right Watch
  • Human Right First
  • GLOBAL JUSTICE STATE DEPARTMENT

« L’UFR prend acte de la suspension momentanée du dialogue.

 

Après cinq jours de discussions sur les questions de fond, aucun accord n’a été encore trouvé. Cet état de fait s’explique essentiellement par un manque de volonté manifeste de la Mouvance de faire évoluer la situation en adoptant une posture d’obstruction systématique.
L’UFR lance un appel à l’ensemble des bonnes volontés, notamment, à la communauté internationale afin de tout mettre en œuvre pour relancer dans les meilleurs délais et de manière plus efficiente le dialogue politique en cours.
L’UFR réitère son attachement au dialogue politique ainsi qu’à tout mécanisme de résolution pacifique des différends ».

Mohamed TALL

Porte-Parole

Dadis inculpé: Human Rights Watch invite l'Etat à protéger les juges, les témoins et les victimes contre toute menace et violence

Dadis inculpé: Human Rights Watch invite l'Etat à protéger les juges, les témoins et les victimes contre toute menace et violence

(Nairobi, le 9 juillet 2015)- Le panel national de juges d’instruction mis en place en Guinée pour enquêter sur le massacre et les viols commis en 2009 dans un stade a pris le 8 juillet 2015 une décision d'une importance majeure pour l'avancement de la justice, en inculpant l'ancien président auto-proclamé du pays, le capitaine Moussa Dadis Camara, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.Le 28 septembre 2009, plusieurs centaines de membres des forces de sécurité guinéennes ont fait irruption dans un stade de la capitale guinéenne, Conakry, et ouvert le feu sur des dizaines de milliers de partisans de l'opposition qui s’y étaient rassemblés pacifiquement.

Au moins 150 personnes sont mortes et des dizaines de femmes ont subi des viols ou d'autres violences sexuelles. Une Commission d'enquête internationale soutenue par les Nations Unies, ainsi que Human Rights Watch et d'autres organisations indépendantes de défense des droits humains, ont estimé que le rôle éventuel de Dadis Camara dans les meurtres, les viols et les autres abus commis ce jour-là, devrait faire l'objet d'une enquête.« Les juges guinéens ont fait faire un grand pas en avant à la cause de la justice dans l'affaire du massacre et des viols de 2009 au stade de Conakry en inculpant Dadis Camara », a déclaré Corinne Dufka, directrice de la division Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch.

« Les victimes de ces crimes atroces cherchent à obtenir justice depuis plus de cinq ans et aujourd'hui, elles sont un peu plus près de connaître la vérité sur ce qu'il s'est réellement passé ce jour-là. L'achèvement de l'enquête ouvrirait la voie à des poursuites en justice attendues depuis longtemps.»

Dadis Camara s'était proclamé président de la Guinée à l'occasion d'un coup d'État, réalisé sans effusion de sang après la mort du président Lansana Conté en décembre 2008. À l'époque du massacre, Dadis Camara était également commandant en chef des forces armées guinéennes.Dadis Camara vit en exil au Burkina Faso depuis décembre 2009. Il a abandonné la présidence après avoir été blessé par balles en Guinée. Une requête introduite en 2011 par le panel national de juges pour l'interroger au Burkina Faso dans le cadre de son enquête, a été satisfaite cette semaine, après de longs retards. Dadis Camara a été interrogé le 8 juillet, selon des informations de presse.

« La nature sensible d'une telle inculpation d'un ancien responsable de haut rang peut comporter des risques accrus », a affirmé Corinne Dufka.

« Les autorités guinéennes devraient s'assurer que les juges, les témoins et les victimes dans cette affaire soient protégés contre toute menace et violence éventuelle. »

Le panel de magistrats a effectué des progrès significatifs dans son enquête, a déclaré Human Rights Watch. Les juges ont interrogé des centaines de victimes et inculpé plus d'une dizaine de personnes, y compris des officiers supérieurs de l'armée. Parmi les autres inculpés, figurent le ministre guinéen chargé de la lutte contre le trafic des stupéfiants et le crime organisé, le colonel Moussa Tiégboro Camara, le lieutenant-colonel Claude « Coplan » Pivi, ministre chargé de la sécurité du président, et le colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la santé à l'époque du massacre.Toutefois, plus de cinq ans après les crimes, l'enquête n'est toujours pas conclue. Certains suspects sont en détention préventive depuis plus de deux ans, soit au-delà de la durée maximale autorisée par la loi guinéenne.

En décembre 2012, Human Rights Watch a identifié plusieurs critères de référence que le gouvernement guinéen devrait satisfaire pour faciliter l'aboutissement de l'enquête effectuée par le panel. Parmi ceux-ci, figuraient la nécessité d'assurer que les juges disposent de ressources adéquates et travaillent dans la sécurité, et de faire aboutir la requête visant à interroger Dadis Camara, alors restée en souffrance.En attente de justiceLa nécessaire traduction devant les tribunaux guinéens des responsables du massacre, des viols et autres exactions perpétrés dans le stade le 28 septembre 2009.Les suspects devraient également être suspendus de leurs postes gouvernementaux – notamment le colonel Camara et le lieutenant-colonel Pivi – là où existent des risques qu'ils s'ingèrent dans l'enquête. Ceci est particulièrement important compte tenu du rôle prééminent joué par les militaires dans la société guinéenne, a déclaré Human Rights Watch.En octobre 2009, le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé que la situation en Guinée faisait l'objet d'un examen préliminaire – mesure qui peut éventuellement mener à l'ouverture d'une enquête. La CPI a observé de près la situation et a joué un rôle essentiel en persuadant le gouvernement de maintenir à son ordre du jour la nécessité de faire rendre des comptes pour le massacre de 2009 et en facilitant les progrès en se rendant régulièrement en visite en Guinée et en s'entretenant avec les médias locaux.« Il est essentiel de traduire en justice de manière équitable tous les responsables des meurtres et des viols de 2009 afin d'assurer réparation pour les victimes et de signaler que de tels crimes ne seront pas tolérés en Guinée », a conclu Corinne Dufka.Source: Human Rights Watch

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT AMBASSADE DE FRANCE EN GUINÉE DÉLÉGATION DE L’UNION EUROPÉENNE EN GUINÉE

 

 PROJET PREPARE : MISE EN PLACE DES EQUIPES OPERATIONNELLES D’ALERTE ET DE RIPOSTE AUX EPIDEMIES A BOKE ET A LABE



COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT

 AMBASSADE DE FRANCE EN GUINÉE

 DÉLÉGATION DE L’UNION EUROPÉENNE EN GUINÉE

 PROJET PREPARE : MISE EN PLACE DES EQUIPES OPERATIONNELLES D’ALERTE ET DE RIPOSTE AUX EPIDEMIES A BOKE ET A LABE

Le jeudi 25 juin, les nouvelles équipes régionales d’alerte et de riposte aux épidémies (équipe ERARE) des régions administratives de Boké et de Labé seront opérationnelles. Les cérémonies officielles, accompagnées de présentations statiques et dynamiques, se dérouleront simultanément à Boké et à Labé, à 13h00, au siège de la direction régionale de la santé en présence des représentants du ministère guinéen de la Santé, de la Coordination nationale de la lutte contre la maladie à virus Ebola (CNLE) ainsi que des autorités administratives.

 La France et l’Union européenne, qui ont financé et appuyé la création de ces équipes, seront représentées à Boké par l’Ambassadeur de France Bertrand COCHERY, le Professeur DELFRAISSY, Coordinateur interministériel de la lutte contre l’épidémie, Christine FAGES, Ambassadrice chargée de la coordination de la task-force interministérielle Ebola, ainsi que pour l’Union européenne par M. l'Ambassadeur, Gerardus GIELEN. A Labé, Didier MAZE, Coordinateur de la cellule Ebola de l’Ambassade de France et Karolina LAGIEWKA  Chargée de programme Santé à l'UE, seront présents aux côtés des autorités guinéennes.

Les équipes ERARE sont composées de 24 professionnels de santé guinéens (médecins, infirmiers, hygiénistes, épidémiologistes, logisticiens) en poste au sein de la direction régionale de la santé (DRS), de la direction préfectorale de la santé (DPS), de l’hôpital régional (HR) et de l’antenne régionale de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG).

 Le projet d’appui à la mise en place de 8 équipes régionales polyvalentes d’alerte et de riposte aux épidémies (PREPARE) consiste à installer dans chacune des 7 régions administratives de Guinée, ainsi qu’à Conakry, une équipe régionale chargée de la détection précoce et du traitement rapide des maladies, avant qu’elles n’atteignent un seuil épidémique. Dans chacune des cinq préfectures qui constituent les régions administratives de Boké et de Labé, les équipes ERARE seront chargées de :

 Former et sensibiliser les personnels soignants et les communautés ;

 Mettre en place un dispositif d’investigation de toute déclaration de phénomène à potentialité épidémique et réaliser les premières prises en charge ;

 Enclencher des mesures de riposte en cas de potentialité épidémique.

 Placé sous la tutelle de la coordination nationale de la lutte contre la maladie à virus Ebola (CNLE) et du ministère de la santé de la république de Guinée, le projet PREPARE est financé à hauteur de 5,8 millions d'euro par l’Union européenne (4,8 millions) et par la France (1 million). PREPARE participe à la stratégie de la lutte contre le virus Ebola en Guinée, mais s’inscrit également dans la perspective de la phase post-crise en préparant la Guinée à lutter contre l’ensemble des maladies à potentiel épidémique (fièvres hémorragiques dont la fièvre Ebola, choléra, rougeole, méningite).

 Dans le cadre du projet PREPARE, géré par Expertise France, les équipes de Boké et de Labé ont bénéficié d’un stage de formation technique de 15 jours au Centre de formation à la lutte anti-épidémies de Manéah, opéré par l’institut Bioforce, suivi d’un stage de 15 jours de formation de 12 formateurs de la Sécurité Civile française.

 Le projet PREPARE manifeste l’engagement continu de la France et de l’Union européenne aux côtés de la Guinée, afin de combattre Ebola, et de préparer le pays à mieux combattre les épidémies futures./.

AMBASSADE DE FRANCE EN GUINÉE