Mise au point de Saïdou Nour Bokoum
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- Catégorie : Avis et communiqués
- Mis à jour le mercredi 31 décembre 2014 00:03
- Publié le dimanche 14 octobre 2012 16:04
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Jusqu'à ce début d'après-midi dimanche 14 octobre, l’article intitulé « La face cachée de l'ancien Ministre du Contrôle Economique et des Audits… », paru sur le site www.aujourdhui-en-guinee.com, supposait à tort une double signature. J'informe qu'il n’était pas signé Saïdou Nour Bokoum qui n’en est absolument pas l’auteur. Qui "reste et demeure" Ibrahima Sory Sylla que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve. Mes lecteurs attentifs savent d’ailleurs que je signe avec tout mon nom les « papiers » que je « post » chez les confrères. C’est un malentendu total et regrettable dont est responsable l’auteur dudit papier à qui je demande confraternellement de respecter le minimum déontologique auquel nous sommes tenus.
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
LEADERSHIP ET PRINCIPES DIRECTEURS POUR LES PROPRIETAIRES ET GESTIONNAIRES DE MEDIAS EN AFRIQUE
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- Catégorie : Avis et communiqués
- Mis à jour le lundi 8 octobre 2012 23:01
- Publié le lundi 8 octobre 2012 22:56
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
A tous patrons de presse ;
A tous directeurs généraux ;
A tous directeurs de publication ;
A tous fondateurs ou administrateurs de sites d’information ;
Chers collègues,
Une quarantaine de propriétaires et dirigeants de médias venus de 10
pays d’Afrique de l’ouest ont pris part les 23 et 24 Août à un atelier
de 2 jours sur le thème : «Leadership et Bonne Gouvernance dans les
médias en Afrique ». L'atelier, organisé par l'Initiative des Médias
d'Afrique (AMI) et l'Institut pour la Démocratie et l'Education aux
Médias (IDEM), s’est tenu dans la capitale du Burkina Faso -
Ouagadougou.
Les participants ont recommandé qu’une plate-forme se réunisse dans
chacun des pays pour valider le document- cadre qui a fait l’objet de
débat. Un point focal a été désigné par IDEM pour la Guinée en la
personne de monsieur Boubacar Yacine Diallo, administrateur fondateur
de Horizon FM.
C’est dans cette qualité que je me permets de vous adresser le
document- cadre pour vos éventuelles observations et suggestions. Ceux
qui décideront de participer à la coalition devront le signifier au
point focal à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.él 67944697.
Ceux qui souscriront à la démarche se réuniront pour mettre en commun
leurs remarques et propositions en vue de la validation du document
pour la Guinée.
Merci par avance pour l’intérêt que vous accorderez à cette initiative
louable de AMI et IDEM.
Boubacar Yacine Diallo administrateur fondateur Horizon FM, point
focal LGP Guinée
Ci-dessous : document -cadre à adapter au contexte guinéen.
AVANT-PROPOS :
Pourquoi des principes et des orientations
en matière de leadership ?
Le projet de principes directeurs pour l’instauration et l’amélioration d’une culture de l’éthique au sein des échelons supérieurs de la gestion des médias, est une partie intégrante de la mission de AMI, -l’Initiative Africaine pour les Medias- visant à développer une culture de la transparence, de la bonne gouvernance et de l’imputabilité.
Ces Principes Directeurs ont pour objectif est de fournir aux responsables de medias un guide de prise de décisions éthiques, à l’instar des codes de déontologie internes à l’intention de l’ensemble des employés.
Ils visent en outre à servir de modèle aux employés et à illustrer l’engagement de la haute hiérarchie en ce qui concerne le comportement éthique et la prise de décisions.
Ils aident également les propriétaires et opérateurs de médias à mettre l’accent sur les responsabilités éthiques, sociales et environnementales inhérentes à la conduite des affaires.
En somme, pour citer le King’s Report on Corporate Governance 2002[1], la philosophie des principes directeurs repose sur le leadership, la durabilité et la citoyenneté d’entreprise. Ils en appellent à la responsabilité des dirigeants à élaborer des stratégies et des orientations et à se conformer à l’éthique et aux valeurs qui ne manqueront d’influencer les pratiques et comportements au sein de leurs entreprises de presse.
En raison des défis auxquels le secteur médiatique est actuellement confronté non seulement en Afrique, mais également au plan international, un ensemble de principes éthiques largement diffusés, acceptés et appliqués efficacement, déboucherait sur les avantages suivants :
(i) l’affirmation publique de la bonne foi du secteur en tant qu’ensemble d’entreprises médiatiques indépendantes ayant une valeur unique et de grande envergure pour la société ;
(ii) l’assistance dans les opérations d’auto-évaluation ;
(iii) l’institution d’une communauté de pairs en matière de bonnes pratiques ;
(iv) l’augmentation des performances et de la crédibilité ;
(v) l’amélioration de la confiance du public ;
(vi) la protection contre les contraintes illégitimes ;
(vii) un accès accru aux investissements et autres formes d’appuis et de ressources ;
(viii) une plus grande convivialité dans les lieux de travail et une plus grande efficacité de l’entreprise.
PREAMBULE :
Nous propriétaires et opérateurs de medias d’Afrique, adhérant aux idéaux d’éthique et aux statuts et principes de la Charte de l’Initiative Africaine pour les Medias (AMI),
Reconnaissant les communautés auxquelles nous nous adressons et le fait que nous, en tant que leaders, sommes en définitive responsables du rôle, des performances et de la croissance du secteur des médias ;
Considérant l’élargissement de l’espace communicationnel et informationnel, la prolifération d’acteurs qui s’ensuit, et l’impérieuse obligation que nous avons en tant que gardiens traditionnels de cet espace, de différencier et d’améliorer la proposition unique et la valeur de nos plateformes ;
Conscients des problèmes internationaux concernant l’éthique, la gouvernance d’entreprise, et le développement des meilleures pratiques internationales ;
Estimant que la meilleure pratique des propriétaires et opérateurs de medias constitue la meilleure protection contre les attaques visant la liberté de la presse, et aussi la base la plus sûre du développement des médias ;
Conscients des obligations qui nous incombent au titre de la responsabilité sociale des entreprises en vue d’améliorer la qualité de la vie dans nos communautés, notamment en matière d’éducation, de culture, et de bien-être économique et social des populations ;
Fermement convaincus que la première des obligations des entreprises que nous dirigeons est de servir l’intérêt public ;
Acceptant que les medias représentent l’une des institutions les plus puissantes et qui cependant comptent au nombre de celles qui rendent le moins de comptes au monde ;
Conscients de la préoccupation croissante du public face aux probables impacts négatifs de l’environnement non réglementé des medias, tout en étant convaincus de la valeur de l’autorégulation de l’industrie ;
Désireux d’encourager et de développer la confiance du public et la crédibilité de nos activités ;
Convenons d’élaborer les principes et principes directeurs de leadership suivants et déclarons notre engagement plein et entier à favoriser un comportement d’entreprise responsable sur la base des quatre piliers de la bonne gouvernance, l’imputabilité, la transparence et la confiance.
Nous nous efforcerons d’intégrer pleinement ces valeurs particulières dans toutes les étapes de nos activités et de nos relations avec toutes les parties prenantes, y compris les employés.
GOUVERNANCE
Nous nous engageons à fonder nos comportements sur les normes les plus élevées de la gouvernance d’entreprise en :
- Instituant au niveau du Conseil d’administration un mécanisme de revue stratégique et de gestion de nos performances dans notre quête de servir l’intérêt du public tout en poursuivant nos intérêts commerciaux ;
- Évaluant nos objectifs, cibles et performances à l’aune des codes universels (le Code de déontologie de l’Association des Journalistes Professionnels , le Pacte mondial des Nations Unies, les Principes universels de Sullivan, la Déclaration de Windhoek sur l’Indépendance éditoriale, la Charte des Droits de l’homme et des Peuples de l’Union africaine, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies, la Déclaration de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les Principes et Droits fondamentaux au Travail, etc.) et des critères d’investissement socialement responsable en vigueur.
- Encourageant et défendant, en tant que bons propriétaires et gestionnaires, la promotion et la défense des droits humains de nos employés dans l’accomplissement de leurs tâches dans toutes nos plateformes, notamment : la presse écrite, la Radio-TV, les plateformes en lignes et autres plateformes numériques.
- Encourageant activement la promotion de la liberté d’expression, du droit à l’information, de la sécurité des journalistes, et de nos relations avec les décideurs en matière de politiques concernant les médias.
- Prenant l’engagement de remplir nos obligations de responsabilité sociale des entreprises (RSE) pour la promotion des régions et communautés dans lesquelles nous opérons, en permettant aux employés soit de suivre des formations au-delà des besoins particuliers de l’entreprise, soit de prendre des initiatives de nature essentiellement social, environnementale et culturelle, soit en soutenant les activités volontaires des employés, soit en mettant en oeuvre d’autres actions appropriées.
IMPUTABILITE
Nous nous engageons à répondre aux normes les plus élevées d’imputabilité en :
- Respectant les lois, règlements et codes de notre industrie comme le minimum absolu de bonne gouvernance, et en nous engageant à « dépasser les normes standard » à chaque fois que cela nous sera possible ;
- Adoptant et en diffusant largement des codes de conduite éthiques et des déclarations claires de nos valeurs et principes d’entreprises ;
- Echangeant régulièrement avec les principales parties prenantes de notre métier et en veillant à ce que des politiques et processus inclusifs soient adoptés et mis en œuvre par et dans toutes entités de nos entreprises ;
- Divulguant la propriété, les investissements et les sources de revenus en toute transparence ;
- Appuyant et en encourageant l’autorégulation médiatique à travers des financements et autres ressources à chaque fois que possible ;
- Respectant l’intégrité des institutions indépendantes de règulation et en se conformant à leurs décisions ;
- Mettant en place des mécanismes internes (par exemple, la nomination d’un médiateur ou ombudsman) pour la prise en compte des plaintes et réclamations du public ou pour l’octroi de droits de réponse ;
- Etablissant des mécanismes de garantie de l’imputabilité, réactivité, équité et du respect des droits ; de défense et de promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance.
TRANSPARENCE
Nous devons garantir une transparence exceptionnelle dans nos relations avec l’ensemble de nos partenaires et vis-à-vis de la société en général. Sous ce rapport, nous nous engageons à :
- Révéler toute propriété croisée et toute influence ;
- Déclarer toute politique éditoriale, affiliation politique et toutes les situations susceptible de créer un conflit d’intérêts ;
- Faire “preuve d’honnêteté” vis-à-vis de tout financement qui pourrait influer sur l’intégrité éditoriale de nos contenus—y compris de la part de nos plus grand clients en matière de publicité, de nos sponsors, etc. ;
- Signaler régulièrement toute activité de lobbying direct ou indirect entreprise ou subie.
CONFIANCE
Nous nous engageons également à :
- Suivre honnêtement l’esprit et la lettre des lois et des codes de conduite et d’ extirper toutes formes de corruption de nos entreprises médiatiques ;
- Respecter les droits des employés tels que définis dans nos constitutions nationales, contrats de travail et codes du travail universellement reconnus ;
- Faire montre d’intégrité en respectant les engagements pris et les accords signés avec les employés ;
- Veiller de manière consistante à promouvoir l’image d’entreprise citoyenne tout au long de la chaîne de valeur de nos activités professionnelles ;
- Concevoir et mettre en œuvre des systèmes de gestion favorisant la confiance ;
- Promouvoir l’information et la compréhension des politiques de l’entreprise par nos employés.
Nos Produits, plus particulièrement
En tant que propriétaires et gestionnaires, nous reconnaissons l’impact énorme de nos produits sur la société. Sous ce rapport, nous reconnaissons notre devoir et notre rôle tout particuliers dans la promotion du bien commun ; de l’intérêt du public et dans l’encouragement de la participation au débat national à travers les nouvelles, l’information et les opinions que nous diffusons.
Ce devoir couvre la lute contre l’abus des droits humains ; la promotion de la gouvernance démocratique et du développement économique, ainsi que la conformité aux normes internationales de droits humains.
Il nous incombe d’assurer que nos plateformes — presse écrite, sites web et autres plateformes numériques — prennent en compte les sujets sensibles et controversés pour éviter l’utilisation d’informations qui peuvent être interprétées comme étant offensantes ou délibérément publiées pour induire les consommateurs en erreur.
Nous encouragerons et assurerons la promotion la plus large possible du discours civique comme moyen de défense de la démocratie et, à cet égard, couvrir le plus grand nombre d’acteurs sociaux et offrir des canaux de transmission de l’engagement du public — émissions interactives comportant des interventions téléphoniques, des débats, et des contributions de journalistes citoyens.
Obligations Employeur/Employés :
Nos employés constituent la clef du succès de nos entreprises. Nous respectons et accordons une grande valeur à l’individualité et à la diversité que chaque employé apporte à l’entreprise, et nous efforcerons toujours de créer un environnement favorable et ouvert au lieu de travail.
Nous nous engageons à :
- Rémunérer équitablement les employés pour leur permettre de subvenir au moins à leurs besoins primaires et leur donner la chance d’améliorer leurs aptitudes et compétences pour un mieux-être social et économique.
- Promouvoir de bonnes pratiques d’emploi qui intègrent la formation et la formation permanentes des journalistes ;
- Protéger les journalistes contre la pression des annonceurs, des politiciens, d’autres groupes d’intérêt et leurs agents, assurer que les crimes contre les journalistes fassent l’objet de poursuites pénales et qu’il n’y ait aucun climat d’impunité ;
- Élaborer et mettre en œuvre des politiques de protection sanitaire et sécuritaire pour tout le personnel, y compris les salariés temporaires et les pigistes. A cet égard, nous nous engageons à collaborer avec des experts en sécurité et des défenseurs des droits de l’homme pour la formation et le renforcement des capacités des journalistes en vue de les doter des connaissances requises et des outils leur permettant de mieux se sécuriser dans l’exercice de leurs fonctions ou face aux menaces liées à leur travail ;
- Faire tout pour fournir les ressources nécessaires aux journalistes et aux rédacteurs pour l’exécution de leurs tâches ;
- Articuler des politiques et stratégies permettant la gestion constructive des questions de genre tant dans les organisations que dans la production de contenus ;
- Fournir et faciliter la formation des journalistes et des rédacteurs à tous les échelons pour une mise à niveau et l’amélioration de leurs connaissances et aptitudes ;
- Reconnaître, en tant qu’employeurs, les syndicats comme étant des partenaires en matière de négociations concernant les problèmes professionnels et les conditions de travail et pour faciliter les activités des associations de journalistes.
CONDUITE PROFESSIONNELLE :
Notre objectif est de :
- Recruter et promouvoir les employés sur la base de leurs compétences professionnelles sans préjudice ou discrimination et, partant, encourager la diversité sociale à travers de bonnes politiques d’emploi ;
- Promouvoir une culture d’indépendance éditoriale, de liberté de la presse et de responsabilité dans l’intérêt du public, de l’éthique journalistique et des politiques institutionnelles ;
- Travailler dans le cadre de politiques clairement définies plutôt des décisions ponctuelles ;
- Développer une politique de cadeaux et de distribution de freebies pour réduire ou éliminer leur incidence sur les prises de décisions à tous les niveaux d’activités de l’entreprise ;
- Promouvoir la concurrence loyale en faisant montre du respect de la propriété intellectuelle et des autres droits de propriété, et en refusant d’offrir, de payer ou d’accepter des pots-de-vin ;
- Collaborer avec les rédacteurs et journalistes pour la protection de la confidentialité des sources qui, en tout état de cause, doivent être protégées en droit et respectées dans la pratique ;
- Élaborer et appliquer des codes internes de déontologie et de bons guides rédactionnels à distribuer aux journalistes/rédacteurs/correspondants permanents, et les soumettre régulièrement à discussion et à révision ;
- Travailler avec les rédacteurs pour faire respecter l’intégrité éditoriale en signalant clairement la distinction entre le contenu éditorial et le contenu publicitaire ;
- Instituer une politique de transparence intégrale pour éviter des conflits d’intérêts potentiels ou réels ;
- Élaborer des politiques de protection des employés contre les harcèlements sexuels dans le lieu de travail ;
- Élaborer et mettre en place des mécanismes équitables et transparents de résolution des conflits qui aideront à identifier, comprendre et travailler à trouver des solutions aux conflits et tensions entre employés.
Les nouveaux medias et la question du numérique :
Conscients des opportunités qu’elle offre et des défis qu’elle comporte, nous nous engageons dans la révolution numérique.
Au nombre de ces défis, il y a celui de la création de contenus par les utilisateurs eux-mêmes. Tout en admettant l’importance du respect et de la défense de la liberté d’expression des utilisateurs, nous reconnaissons qu’il est parfois nécessaire d’instaurer des limites légitimes en vue de protéger le public ou les communautés contre les discours haineux, la manipulation numérique des contenus, les écoutes téléphoniques et le piratage informatique, le plagiat, etc. En ce qui concerne ces cas, nous mettrons en place un mécanisme d’appel pour la production de contenus par les utilisateurs et ses limites.
Dans la même veine, nous définirons des politiques relatives à l’utilisation des medias sociaux par les utilisateurs.
Droits à la vie privée et à la protection des données
A cet égard, nous nous engageons à respecter, les droits des utilisateurs et du public dans le cadre des lois en vigueur.
Contribution au secteur :
Pour assurer la stabilité et la continuité de leurs activités dans un environnement pleins de défis politiques à relever, les propriétaires et gestionnaires de médias s’engagent à :
- Coopérer dans l’appui et la conduite de plaidoyers en faveur de réformes juridiques/politiques en vue d’assurer des conditions favorables au développement du secteur des médias ;
- Offrir des opportunités d’échanges et de programmes régionaux et internationaux ;
- Encourager la création d’associations de propriétaires et de gestionnaires de médias là où il n’y en a pas ;
- Promouvoir le respect de ces principes par nos partenaires avec qui nous sommes en relation d’affaires;
- Encourager une approche non discriminatoire en ce qui concerne les relations entre les entités publiques et les organes de média privés (notamment par la lutte contre le favoritisme politique dans l’octroi des fonds de publicité sur financement public de la part des autorités et dans l’accès à l’information) ;
- Collaborer au sein du secteur pour la production et diffusion d’études d’audience crédibles et faisant autorité ;
- Encourager les responsables des medias à collaborer avec le secteur des télécommunications et les fournisseurs d’accès à l’Internet afin de développer des projets d’affaires d’intérêt mutuel ;
- Promouvoir les efforts nationaux visant à décourager les concentrations de médias. (sujet à controverse)
- Collaborer en vue de promouvoir l’allocation équitable et indépendante de fréquences de radiodiffusion et d’attribution de licences, et également en ce qui concerne le financement public des medias là où cela existe.
- Mesures d’application
Pour des raisons de clarification, ces principes directeurs ne seront pas juridiquement contraignants et ne comporteront, par conséquent, aucune sanction pénale. Les signataires seront, cependant, tenus de les appliquer du mieux qu’ils pourront.
Mesures à prendre pour la mise en œuvre de ces principes:
- Mettre en place des mécanismes de conformité avec ces principes et de révision.
- Diffuser largement les principes sur toutes les plateformes (liens vers des sites web, etc.)
- Faire parvenir toute réaction à AMI.
- Obtenir pour adoption formelle les obligations appropriées contenues dans les chartes du Conseil d’administration.
- Communiquer et discuter avec les employés, les partenaires, les actionnaires et la société civile.
- Les signataires pourraient mener une analyse des écarts.
Les signataires pourraient s’accorder sur les mécanismes d’application.
[1] Mervyn King S.C., ancien juge à la Haute cour de Justice, a présidé un comité qui a produit ce qui est maintenant connu sous le nom de ‘King Report on Corporate Governance in South Africa (King I)’ qui comprend un code de pratiques et de conduite pour les entreprises. Deux autres rapports ont suivi, notamment King II et King III (publié en 2002).
Déclaration de l'Union Fouta à l’occasion du troisième anniversaire des massacres du 28 septembre 2009
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- Catégorie : Avis et communiqués
- Mis à jour le vendredi 28 septembre 2012 12:43
- Publié le vendredi 28 septembre 2012 11:29
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
A l’occasion du troisième anniversaire des massacres du 28 septembre 2009, l’Union Fouta, s’incline pieusement devant la mémoire des victimes de cette tragédie, ce passé douloureux, que le peuple de Guinée continue toujours de revivre pendant que les principaux auteurs jouissent de l’impunité.
Il était aisé de croire que l’arrivée au pouvoir d’un parti membre des forces vives, organisatrices de la manifestation du 28 septembre 2009 aurait non seulement permis de faire rapidement la lumière sur ces massacres mais également évité au peuple de Guinée de continuer à voir ses enfants tombés régulièrement sous les balles de ceux qui sensés les protéger.
Hélas ! Les tueries du 21 Septembre 2012 à Conakry ainsi que celles du mois d’Aout dernier à Zowota (Nzérékoré) et Siguiri prouvent à suffisance que les nouvelles autorités de Conakry sont loin de satisfaire les attentes du peuple dans ce sens.
L’Union Fouta présente ses condoléances aux familles éplorées et réitère son appel au Président de la république pour qu’il mette fin à ces tueries et au-delà de l’inculpation du Lieutenant-colonel Moussa Tiégboro Camara et du Colonel Abdoulaye Chérif Diaby par la justice Guinéenne, rapidement identifier et traduire en justice tous les responsables de ces événements douloureux qui ont endeuillé tant de familles Guinéennes.
L’Union Fouta reste attachée aux valeurs de paix, de justice et de l’unité nationale.
Vive la Guinée.
UNION FOUTA
MEMORANDUM : massacres du 28 septembre 2009, trois années d'impunité
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- Catégorie : Avis et communiqués
- Mis à jour le samedi 29 septembre 2012 14:25
- Publié le samedi 29 septembre 2012 14:16
- Écrit par Bashir Bah

Il y a trois années de cela, la junte militaire commandita le massacre de manifestants de l'Opposition en Guinée, ciblant particulièrement certaines ethnies. Près de 200 personnes furent sauvagement assassinées et au moins 100 femmes violées en plein jour. Trois années après, nous sommes réunis ici, à la Place des Nations-Unies, une fois de plus. Nous aurions pu lire à haute voix la déclaration publiée l'année dernière, pour marquer le fait qu’aucun progrès n'a été réalisé pour que les accusés de ces crimes rendent compte de leurs actes. Cette absence de progrès est due au climat d'impunité entretenu par le gouvernement d'Alpha Condé.
Des Guinéens et des organisations de droits humains sont surpris du fait que M. Condé protège et récompense des militaires accusés de crimes, en maintenant, notamment, deux des principaux accusés dans son cabinet. Cependant, ni la CEDEAO, ni le gouvernement guinéen n’ont pris de mesures pour entendre le responsable principal du massacre, le capitaine Dadis Camara, qui vit actuellement au Burkina Faso. Il est de plus en plus évident que le gouvernement guinéen est déterminé à ne pas poursuivre les crimes du 28 septembre 2009. Étant donné que la Guinée a clairement démontré qu'il ne veut pas et ne peut poursuivre l'affaire, l'aide de la communauté internationale est nécessaire pour que le dossier soit transféré à la Cour Pénale Internationale le plus rapidement possible. Ce laxisme n’est qu’un déni de justice.
La justice pour les victimes du massacre du 28 septembre est notre principal objectif. En même temps, nous veillerons à ce que ces tragédies cessent en Guinée. Même si M. Alpha Condé n'était pas aux affaires quand les massacres du 28 Septembre eurent lieu, son refus d'enquêter et de poursuivre les personnes responsables n'est qu'un exemple de l'impunité avec laquelle il veut gouverner. Cette impunité, en plus des pratiques dictatoriales et la singularisation ethnique, se traduit par des arrestations massives, des incarcérations illégales et indéfinies, la torture et les exécutions extrajudiciaires. Les dangers posés par Mr. Alpha Condé sont comparables à ceux de la junte militaire qui commit le massacre du 28 septembre 2009.
La menace de génocide en Guinée est palpable. En effet, le génocide ne se fait pas du jour au lendemain. Ses causes s'accumulent sur une longue période, avec l'exclusion sociale, des milices ethniques et des forces paramilitaires, l’impasse politique et la corruption généralisée dans un climat de difficultés économiques. Toutes ces conditions sont à l'œuvre en Guinée, étranglant en silence notre pays. Aucun pays, aucune institution internationale ne pourrait invoquer l'ignorance sur l'avenir inquiétant auquel est confrontée la Guinée. Sans mesures drastiques et proactives, le Guinée s’enfoncera dans le chaos, menaçant dans le processus la stabilité de l'Afrique de l'Ouest.
Nous saisissons cette occasion solennelle pour lancer un avertissement au gouvernement guinéen sur notre volonté d’obtenir la justice pour les victimes et de prévenir d’autres massacres par le maintien de la pression sur M. Alpha Condé et son administration.
Durant les trois dernières années, Pottal-Fii-Bhantal a travaillé sans relâche à cette fin. Dans ce processus, nous avons bénéficié d'un soutien considérable de la part des citoyens guinéens qui, plus que jamais, sont conscients de la nécessité d'éradiquer l'impunité pour permettre à la Guinée de sortir des séquelles de régimes totalitaires et militaires. Nous rappelons à tous les Guinéens qu'il n'y a pas de combat plus noble que l'établissement du respect des lois dans notre pays comme condition préalable à la démocratie. Nous sommes heureux de constater que les citoyens guinéens de tout horizon, de toutes les ethniques et d’opinions politiques diverses, se sont mobilisés pour rendre hommage aux victimes et ont promis de ne jamais abandonner la lutte contre les responsables du massacre du 28 septembre 2009.
Nous avons également bénéficié du soutien bienveillant de militants, de dirigeants de mouvements civiques et des droits l’homme ainsi que de fonctionnaires de gouvernements étrangers ou d’organisations de développement. Au nom des victimes sans voix et de leurs familles en Guinée et dans le monde, nous les remercions du fond du cœur.
Pottal-Fii-Bhantal lance un appel à tous les segments de la population guinéenne à la mobilisation pour prévenir les menaces qui pèsent sur notre pays. Nous encourageons les citoyens guinéens à poursuivre tous les moyens légaux pour s'opposer à l’instauration d’une nouvelle dictature dans notre pays. Nous demandons à la Communauté internationale de ne pas tourner la face, comme elle le fit durant les 54 dernières années. Étant donné l'héritage politique de la Guinée, son implication est cruciale pour que notre pays devienne une véritable «démocratie émergente».
Comme nous l'avons fait l'année dernière, Pottal Fii-Bhantal appelle tous les acteurs sociaux, qui s’intéressent à la justice en tant que fondement d'une véritable démocratie en Guinée, à s'unir autour du programme crucial de la lutte contre l'impunité et de continuer la pression sur les autorités guinéennes.
A nos sœurs et frères qui vivent avec les séquelles des violences, nous leur assurons notre soutien indéfectible. Nous prions que Dieu le Tout Puissant accorde sa miséricorde aux âmes de ceux qui ont perdu leur vie pour l'émergence de la démocratie en Guinée.
La commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon - États-Unis
« La Justice en Guinée maintenant »
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- Catégorie : Avis et communiqués
- Mis à jour le mercredi 26 septembre 2012 21:48
- Publié le mercredi 26 septembre 2012 21:48
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
M. BAH Oury, Vice-président de l’UFDG, invité à la Journée de commémoration des crimes du 28 Septembre 2009 à Paris
Le Vice-président de L’UFDG, M. BAH Oury sera présent à Paris, le samedi 29 Septembre 2012 à la Grande Journée de Commémoration organisée par les Organisations guinéennes de la Société civile en partenariat avec les Associations guinéennes de défense des victimes de répressions à caractère politique.
Lieu de la rencontre :
La Journée de Commémoration se tiendra le samedi 29 Septembre 2012 de 13h à 18h au 6, avenue Maurice Ravel Paris 75012. Quartier : Bercy - Gare de Lyon - Porte de Vincennes
Voiture : Porte de Vincennes Bus : 29, 56, PC2, 351 ; Métro 1 : Arrêt Porte De Vincennes
Le Vice-président de l’UFDG, M. BAH Oury en séjour en France sera présent à la cérémonie de commémoration de l’an 3 des crimes du 28 Septembre 2009 en sa qualité de Président de la Commission d’organisation de la Manifestation du 28 Septembre 2009, donc témoin et victime directe de la barbarie des soldats ce jour avec d’autres leaders (Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo, Mouctar Diallo et autres…)
Il pourra de ce fait apporter un témoignage sur ces événements douloureux, qui continuent à hanter la nuit des Guinéens, et il apportera également son soutien aux nombreuses victimes directes, et familles des victimes qui attendent désespérément justice depuis trois ans.
Cette journée de Commémoration permettra de réveiller la mémoire collective guinéenne, de remettre la question de la justice et la fin de la culture de l’impunité dans le combat pour une Guinée libre, unie et véritablement démocratique.
Tous les Guinéens et amis de la Guinée sont invités à participer à ce grand moment d’émotion et de recueillement à l’hommage des martyrs du 28 Septembre 2009 de Conakry.
La Commission d’organisation de la Journée de Commémoration du massacre du 28 Septembre 2009 en Guinée
Plus d'articles...
- Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme et du citoyen (OGDH) Communiqué de presse
- POUR LA DIGNITÉ DES FEMMES GUINÉENES VILOLÉES ET POUR LE RESPECT DE NOS VICTIMES DU 28 SEPTEMBRE 2009 NOUS DEMANDONS JUSTICE.
- GROUPE DE REFLEXION ET D’APPUI AU DEVELOPPEMENT DE LA GUINEE
- Manifestation devant le palais de justice de Bruxelles