Désignation de Ramatoulaye BAH à la CENI: Pourquoi la majorité présidentielle s'y oppose?


RASSEMBLEMENT DU PEUPLE DE GUINÉE ARC-EN-CIEL

A Monsieur le Ministre d’Etat,

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Président du Cadre de Dialogue

Objet : Opposition à la candidature d’un commissaire de la CENI

Monsieur le Ministre d’Etat,

En application de l’Accord Politique du 20 août 2015, l ’Opposition a proposé à la rencontre du 03 septembre 2015 au Palais du Peuple, Mesdames Hadja Saran KANDE de l’UFR et Ramatoulaye BAH du PGRP pour être Commissaires de la CENI.

Par la présente, la Majorité Présidentielle vous prie de noter qu’elle s’oppose au choix de Madame Ramatoulaye BAH.

En effet, il est notoirement connu que Madame BAH développe un acharnement, voire une attitude de haine viscérale à l’égard de la Majorité présidentielle. Toutes choses qui ne sont pas de nature à lui permettre d’exerce avec impartialité la haute mission de commissaire nationale ;

Il est à craindre, au delà de l’aspect déontologique, qu’un leader de Parti Politique ne trouve mieux que de désigner son épouse comme commissaire, que celle-ci ne pollue le climat de sérénité dont la CENI a besoin en cette période électorale.

Vous nous permettrez de rappeler que l’accord politique repose tant dans ses conclusions que dans son application sur le consensus.Il est donc important que le choix des postes de commissaires cédés par la Majorité à l’Opposition soit fondé sur des personnalités non conflictuelles et dont l’esprit républicain ne soit pas mis en doute.

En conséquence, nous vous vous serions gré de bien vouloir demander à l’Opposition de reconsidérer sa position quant au choix de l’intéressée et de veiller à ce que les valeurs républicaines et la recherche d’un climat politique apaisé guident toujours son action dans la désignation de ses représentants dans les Institutions de la République.

Dans cet espoir, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre d’Etat, en l’expression de notre considération distinguée.

Conakry le 04 septembre 2015

Pour la Majorité Présidentielle

Le Secrétaire Permanent du RPG-Arc-En Ciel

Saramady TOURE

Agenda des actions africaines en région parisienne de septembre et octobre 2015

Nécrologie : le père du Docteur Fodé Oussou Fofana est décédé ce mercredi

 
Père de Fodé Oussou Fofana

Le papa du Docteur Fodé Oussou Fofana

Il répondait à voix basse au téléphone ces derniers temps, parce qu’il était auprès de son cher papa centenaire et malade. Ce mercredi 02 septembre 2015, le Docteur Fodé Oussou Fofana a perdu son cher papa ! Paix à son âme, amen !

Troisième personnalité du principal parti d’opposition, l’UFDG (après Cellou Dalein Diallo et Bah Oury), Docteur Fodé Oussou Fofana est président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates à l’Assemblée nationale. Entré récemment en politique, le pharmacien et vite devenu l’un des politiciens les plus attachants de Guinée, un des rares responsables politiques qui gardent une amitié d’un journaliste, même après d’acerbes critiques. Pour lui, les critiques des journalistes sur une personnalité publique sont comme les sifflets des policiers pour un automobilistes, ça peut vous énerver en tant qu’humain, mais ne doit JAMAIS vous perturber…

Très affables et sociable, il communique par tous les canaux et a été récemment couronné député le plus connecté de la Guinée par une structure de la jeunesse.

Fodé Oussou Fofana

Docteur Fodé Oussou Fofana

Ancien directeur de campagne de Cellou Dalein Diallo, les rumeurs le reconduisent cette année aussi à ce poste où il avait réussi à placer le candidat de l’UFDG loin devant les 23 autres concurrents de la  présidentielle de 2010 avec plus de 43 pour cent au premier tour.

On apprend que le chef de file de l’opposition guinéenne admire chaque jour davantage la sincérité, la loyauté et surtout l’efficacité avec lesquels son proche collaborateur l’impressionne. Sachant combien son papa comptait pour lui, on attendait donc qu’il se rétablisse un peu plus pour « faire la surprise » à Docteur Fodé Oussou Fofana, en lui annonçant sa reconduction comme Directeur de campagne du candidat de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, disent certains.

C’est donc cette personnalité qui est actuellement en deuil et qui multiplie en ce moment même des prières pour le repos de l’âme de son cher papa.

Mes sincères condoléances, mon très cher frère et ami, Docteur Fodé Oussou Fofana et paix à l’âme de votre respecté papa, amen !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Les autorités guinéennes doivent à l’approche de l’élection présidentielle veiller à ce qu’elles n’usent pas une nouvelle fois d’une force excessive lors d’affrontements avec les manifestants

Les autorités guinéennes doivent contrôler les forces de sécurité à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre et veiller à ce qu’elles n’usent pas une nouvelle fois d’une force excessive lors d’affrontements avec les manifestants, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 3 septembre. Aux mois d’avril et mai, six personnes sont mortes et plus d’une centaine ont été blessées dans le cadre de manifestations.

Dans son rapport intitulé « Guinée. Empêcher le recours excessif à la force et respecter le droit à la liberté de réunion pacifique avant et après les élections de 2015 – Appel à l’action », Amnesty International revient sur les manifestations qui ont eu lieu en avril et mai, et insiste sur le fait que, sans action concertée des autorités, les manifestations prévues en amont du scrutin d’octobre pourraient faire de nouvelles victimes. L’organisation demande la mise en œuvre d’une réforme juridique après les élections, afin d’empêcher de nouvelles violences à l’avenir, de promouvoir le droit à la liberté de réunion pacifique et de garantir l’obligation de rendre des comptes pour toute violation commise.

« Le fait que des manifestants ont été blessés ou tués en avril et mai par les forces de sécurité qui ont recouru à une force excessive et arbitraire démontre qu’il est urgent de prendre des mesures en vue de respecter et de protéger les droits humains durant la période électorale, a déclaré Alioune Tine, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

« Le défi pour les autorités, les candidats et les forces de sécurité consiste à briser le cycle de la méfiance et de la violence. Il faut créer les conditions propices à ce que chaque citoyen en Guinée se sente en sécurité pour exercer ses droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression et participer au processus électoral. »

D’après les éléments recueillis par Amnesty International, au moins six personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, dont des enfants, au cours d’affrontements avec les forces de sécurité, qui dans de nombreux cas, ont recouru à une force arbitraire et excessive. Des centaines de manifestants ont été arrêtés, souvent dans des circonstances s’apparentant à une arrestation arbitraire.

Le 4 avril, un garçon de quatre ans a été touché par une grenade lacrymogène, devant chez lui. Il a été grièvement blessé à la tête et a souffert de difficultés respiratoires. Sa famille n’a pas porté plainte par crainte de représailles.

Le 14 avril, une adolescente de 12 ans a reçu dans le pied gauche une balle tirée par des forces de sécurité qui passaient, alors qu’elle était assise dans une cour à côté de chez elle.

Le 7 mai, Thierno Sadou Diallo, 34 ans, a été abattu par les forces de sécurité. « Un groupe de cinq hommes portant des uniformes de la gendarmerie s’est avancé vers nous. L’un d’eux portait un fusil et s’est mis à nous viser, a raconté à Amnesty International l’un de ses amis. Nous avons entendu deux coups de feu. La première balle a touché le mur, juste devant nous, et la seconde a touché Thierno. » Sa famille a déposé plainte auprès du procureur général le 8 mai, mais personne n’a encore été inculpé.

Selon certaines informations, les forces de sécurité ont eu recours à la force arbitraire contre des journalistes qui couvraient les manifestations. D’après les informations dont dispose Amnesty International, plusieurs journalistes ont été insultés ou frappés par les forces de sécurité.

« Les journalistes et les défenseurs des droits humains doivent pouvoir faire leur travail librement, sans ingérence déplacée », a déclaré Alioune Tine.

« Les personnes qui se rassemblent dans le cadre de manifestations doivent pouvoir le faire tout en sachant que les forces de sécurité respecteront et protégeront leur droit de manifester, mais aussi leur droit à la vie. Tous les cas de recours à la force arbitraire ou excessif doivent faire l’objet d’enquêtes. »

Complément d’information

L’élection présidentielle en Guinée se déroulera le 11 octobre, et la campagne électorale démarrera un mois avant.

Selon les informations recueillies par Amnesty International, au cours des 10 dernières années, au moins 350 personnes sont mortes et plus de 1 750 ont été blessées lors de manifestations. La plupart étaient des manifestants, et parfois des passants, blessés ou tués par les forces de sécurité.

En janvier et février 2007, 135 manifestants ont été tués alors qu’ils réclamaient le départ de feu le président Lansana Conté. Le 28 septembre 2009, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des opposants rassemblés dans un stade de Conakry, faisant plus de 150 morts et au moins 1 500 blessés. A l’approche des élections législatives de 2013, au moins neuf personnes ont été tuées et 40 blessées lors de manifestations organisées par l’opposition.

Ces violations des droits humains n’ont guère donné lieu à des poursuites. Bien que le secteur de la sécurité ait été réformé, le risque est élevé que de nouvelles violations se produisent en 2015, si des mesures ne sont pas prises en vue de faciliter les rassemblements pacifiques, de garantir la liberté de réunion et de prévenir le recours excessif à la force.

AMNESTY INTERNATIONAL

Soirée CORED

INVITATION

Dans une dynamique de sensibilisation de la diaspora africaine et des citoyens français et européens, la CORED en collaboration avec l’artiste franco-camerounaise Helma BAKER organise une soirée de débats et de concerts autour de la question de l’alternance démocratique en Guinée Equatoriale et dans le reste de l’Afrique. Cette soirée sera l’occasion de rencontrer les autres membres de la CORED.

Rappelons que, bien qu’en exil, la CORED est la principale force de l’opposition politique en Guinée Equatoriale, et en tant que tel, elle lutte pour que toutes les élections - notamment les présidentielles qui se tiendront en 2016 - soient libres et transparentes.

Cet événement permettra également de fédérer la diaspora africaine autour des principes primordiaux et universels que sont le respect de la constitution, le respect des libertés fondamentales et la transparence économique. Ces valeurs doivent plus que jamais animer les consciences des africains.

Et pour joindre le plaisir à la réflexion, plusieurs artistes indépendants viendront ajouter une touche musicale et festive au débat. Des rafraîchissements et des plats africains seront proposés à tarif préférentiel.

Nous serions tout à fait honorés de pouvoir compter sur votre présence. L’événement aura lieu le dimanche 6 septembre 2015 de 18h à 0h00 au GARAGE - 129 bd Jean-Jaurès 92110 Clichy. La participation aux frais est libre. Cette soirée étant ouverte à tous, n’hésitez pas à en parler autour de vous, et à le diffuser sur vos réseaux, blogs et émissions radiotélévisées à travers des publications, des tweets ou des articles.

En espérant avoir le plaisir de vous y croiser, nous vous envoyons nos salutations.

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