Médiapart Contrechamp : «Main basse sur la culture»
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- Catégorie : Champ libre pour
- Mis à jour le dimanche 14 décembre 2014 15:50
- Publié le dimanche 14 décembre 2014 15:43
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Mediapart lance dans son studio tout neuf du passage Brulon un nouveau rendez-vous vidéo et long format consacré à la manière dont se fabrique la culture. Réseaux, argent, prébendes, contraintes : Contrechamp dissèque, chaque mois, les conditions de production et les processus de création de ce qui nous est donné à lire, voir et entendre.
À rebours d’un magazine d’actualité culturelle ou d’une émission de critique artistique, Contrechamp vous emmène dans les coulisses d’un monde culturel qui se chiffre en milliards d’euros, se décline en produits dérivés et se trouve au centre d’enjeux politiques nationaux et internationaux.
Comment fonctionnent les turbines de l’industrie culturelle ? Que trouve-t-on dans les tuyaux des institutions et des politiques du même nom ?
Contrechamp part d’un double constat. D’un côté, le monde de l’art et de la culture est aujourd’hui un univers dans lequel les jeux de pouvoir, les prébendes et les conflits d’intérêts importent autant que les processus de création.
De l’autre, ces mécaniques restent souvent invisibles car le journalisme dit culturel est le plus souvent soit prisonnier d’une vision trop segmentée de son champ (cinéma, théâtre, livre, musique…), soit trop dépendant des personnes, des institutions ou des industries dont il parle.
Chaque mois, un acteur ou un observateur de ce champ sera donc interrogé par un journaliste de Mediapart, ainsi qu’Olivier Alexandre, sociologue de la culture et de ses modes de production.
Pour débuter cette série, le premier invité de Contrechamp est Michaël Moreau, coauteur avec Raphaël Porier de Main basse sur la culture – Argent, réseaux, pouvoir, une enquête qui cherche à déterminer qui a pris le pouvoir dans les milieux culturels français et qui sont ceux qui tirent vraiment les ficelles de l'art, au moment où l'argent privé prend le relais des deniers publics. Et ce, alors même que l'industrie culturelle connaît des bouleversements irréversibles de ses modes de production et de diffusion.
Par Joseph Confavreux et Olivier Alexandre
Médiapart
