Isto Keira : la Guinée est dans un coma profond

AVERTISSEMENT : en convalescence (soucis de vue), je présente toutes mes excuses pour les coquilles "oubliées" dans les textes que je suis obligé de publier tels quels (SN Bokoum)

Fodéba Isto Keira est opérateur culturel et manager général du label de promotion et d’événementiel Mass Production. Ancien ministre  de la Jeunesse, des Sports et de la promotion de l’Emploi-Jeunes sous la direction de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, ancien ministre des Arts et de la Culture sous la transition dirigée par le général Sékouba Konaté, Isto Keira a également été président du Bureau export de la musique africaine (BEMA).

Aujourd’hui, il est porté à la tête d’un mouvement avec pour leitmotiv, l’offensive de communication et de mobilisation sociale autour d’un idéal ; celui d’œuvrer pour une action devant concourir à favoriser le développement socioéconomique et culturel de la Guinée. C’est du moins la quintessence de l’interview qu’il a accordée à VisionGuinee. Lisez !

VisionGuinee.Info : Vous êtes président d’un nouveau mouvement dénommé ‘‘Génération pour l’unité et la relance de la Guinée’’ (GRUG). Qu’est ce qui a prévalu à la mise en place de cette structure ?

Fodéba Isto Keira : Je voudrais dire que depuis ma sortie du gouvernement en 2010, j’ai pris une période sabbatique qui m’a permis de faire une analyse systématique de la situation politique, économique, sociale et culturelle de notre pays. Et voyant certaines réalités, un constat de vide  à un certain niveau de la vie de la nation, nous avons décidé, certains amis et moi, de créer cette structure appelée  ‘‘Génération pour l’unité et la relance de la Guinée’’. Aujourd’hui, sur le plan social, il n’est un secret pour personne que le tissu social est en lambeau, que le régionalisme, le clientélisme, le mercantilisme ont gangréné la société, donc, l’actuelle gouvernance. Nous sommes face aussi à une opposition qui souvent, tient des discours disparates, des discours qui ne convergent pas. C’est une division qui se fait sentir.

D’abord au niveau de cette opposition, on assiste à un éclatement. Il y a l’opposition parlementaire et l’opposition extra parlementaire. Du coup, il y a une grande majorité de guinéens qui ne savent pas aujourd’hui ce qu’il faut faire face au développement de la Guinée, face au racisme et à tout ce que vous connaissez comme maux qui gangrènent notre société. Mais face aussi à la division de l’opposition et les discours va-t-en guerre qui sont prononcés aux sorties médiatiques de certains leaders politiques de notre pays. Donc, nous estimons aujourd’hui qu’en tant que jeunes cadres et intellectuels de la Guinée, qu’ils soient de l’intérieur comme de l’extérieur, il est important pour nous aujourd’hui de créer une plateforme de cogitation, de réflexion autour de grandes questions de société, par exemple, du secteur de la culture qui est abandonné. Et vous avez remarqué lors de la dernière sortie du Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana pour la présentation de la politique générale de son gouvernement. Aucun accent n’a été mis sur la culture. Elle a été plutôt oubliée. C’est la preuve que la gouvernance actuelle n’accorde aucune valeur à la culture. Alors que quelqu’un qui connait bien l’histoire de notre pays, sait que si la Guinée, en 1958, après le 2 octobre, les 3 mois de salaire des fonctionnaires ont été payés, c’était grâce aux cachets de prestations des célèbres Ballets africains de Keita Fodéba.

Ensuite, ces mêmes Ballets africains ont participé à l’équipement tous les deux ans, de chaque préfecture en instruments de musique. On les appelait les orchestres fédéraux, qui avaient des équipements drainés en Guinée à travers toujours les cachets de prestations des Ballets africains. Un autre exemple, pas des moindres, c’est celui des équipements sportifs de toutes les disciplines confondues. Si on a parlé de Hafia football club, on a parlé du Syli national, les équipements qu’ils utilisaient émanaient des cachets de prestations des Ballets africains, qui étaient transformés en marchandises pour que les Ballets puissent jouer dans certains pays et qu’en contrepartie financière, des équipements soient mis à la disposition de la Guinée afin que celle-ci puisse développer une politique sportive cohérente. Nous, nous connaissons cela. C’est donc pour que ces personnes-là soient réhabilitées dans leurs droits que nous avons décidé de faire appel à toutes les associations d’artistes, à toutes les associations sportives aussi. Vous savez, le Hafia c’est premier club triple champion d’Afrique. Mais aujourd’hui, vous avez vu avec quel rythme effréné les icônes de notre football meurent. Chérif Souleymane a été hué au stade du 28 septembre ici. Alors qu’avant cette date, il avait donné trop de bonheurs à ce pays.

Les journalistes que vous êtes, les intrants que vous utilisez au niveau de vos différents organes de presse ; toute presse confondue, la subvention qui est accordée au secteur de la Communication, c’est 3 milliards. Et vous savez qu’il y souvent des coups de poings en faisant la clé de répartition aux différents médias. Donc, notre champ d’action s’élargit à tous ces secteurs : sport, culture, jeunesse et communication. Parce que nous considérons qu’il n’y a pas de pays stable, ni de pays développé sans une grande et forte communication. C’est pourquoi nous avons estimé que les journalistes aussi ont leur part de vérité ou leur part de contribution à apporter à la réussite de la Génération pour l’unité et la relance de la Guinée. Les mots clés de notre mouvement, c’est l’unité, parce que la Guinée est plus que jamais divisée aujourd’hui. La Guinée est en panne. Nous sommes dans un coma profond. Et je crois qu’avec la conjugaison des efforts, nous pourrons donner le déclic à une nouvelle génération de politiciens. Regardez dans mon bureau la photo des membres du premier gouvernement de la Guinée en 1958. Personne n’avait 40 ans. Le feu président Ahmed Sékou Touré avait 36 ans. Le plus âgé, je crois que c’était Barry Diawandou dont je salue la mémoire ainsi que celles de Lofo Camara, Lansana Béavogui, Keita Fodéba, Barry 3, Fodé Mamoudou Touré et plein d’autres, qui ont été de hauts cadres de ce pays, de grands intellectuels qui avaient l’âge de la fleur, mais qui se sont battus pour la Guinée.

Nous voulons donc faire un sursaut pour permettre à la nouvelle génération, les jeunes que vous êtes, de vous intéresser aux partis politiques, de ne pas accepter d’être instrumentalisés par les leaders. Parce que vous demandez à 10 jeunes aujourd’hui qui se réclament d’un parti politique, ils ne connaissent pas le projet de société de leurs leaders. On soutient un parti parce qu’on est de la même ethnie que son leader ou pour des raisons mercantilistes. Vous pouvez voir un jeune qui a 10 T-shirt de 10 partis politiques. Lorsque ce leader vient, on porte son T-shirt. Et dès qu’il tourne le dos, on le met de côté. Il faut donc que les jeunes sachent que le critère de militantisme et la conviction sont des mots clés pour l’avenir de la Guinée. Nous voulons donc conscientiser au niveau de toutes les communes de Conakry, nous allons mettre des antennes, ainsi que dans les préfectures de l’intérieur du pays. Nous aspirons à faire adhérer à nos idéaux beaucoup de jeunes, qu’ils soient du secteur de la culture, du sport ou de la communication, et les associations de femmes pour insuffler une nouvelle dynamique quant au développement harmonieux de la Guinée.

Vous vous ouvrez assez de chantiers en parlant de la fédération des personnes issues de la culture, du sport, de la communication et même des associations de femmes comme les ‘‘sèrè’’. De quoi votre mouvement est-il fort concrètement pour réussir ce pari ?

C’est de notre sérieux, notre crédibilité et la crédibilité aussi des membres qui composent notre bureau. Je crois que ceux qui viendront le vendredi. – D’ailleurs, je profite pour inviter tous vos lecteurs.- Tous ceux qui viendront le vendredi 31 octobre à 9h 30’ à la Maison de la presse, auront la quintessence des objectifs que nous nous fixons. Parce qu’aujourd’hui, c’est une organisation non gouvernementale, je dois le préciser. Nous ne soutenons ni le pouvoir, ni un parti politiques. Par conséquent, nous sommes apolitiques. Mais, c’est un cri de cœur que nous devons exprimer aujourd’hui, pour que, même pas pour nous, que d’autres jeunes puissent prendre le relai afin que la Guinée puisse retrouver son unité et qu’elle soit relancée.

Parlant justement de votre position, dites-nous la démarcation exacte qu’on peut faire entre votre mouvement et un mouvement de soutien de candidature ou une formation politique en herbe ?

La démarcation est simple. Nous à la Génération pour l’unité et la relance de la Guinée, nous avons une démarche transcendantale, qui est au dessus des partis politiques tout simplement. Ensuite, nous sommes des acteurs de la Société civile, nous nous interdisons de faire des interférences dans les activités des partis. Et du coup, nous mettons les institutions républicaines de côté dans nos critiques. Nous n’allons pas faire des critiques stériles. Le président de la République est chef de l’Exécutif. Le président de l’Assemblée nationale est chef du Législatif. La Cour constitutionnelle, la Cour suprême et autres institutions sont au dessus de la mêlée. Mais la gouvernance, nous allons la critiquer sur le plan politique, social, et économique. Et je précise que tout ce que je suis en train citer là, nous y avons des spécialistes, et pas des moindres.

Nous cherchons des compétences, parce que nous nous rendons compte que la médiocrité a donné naissance à la médiocratie. Nous devons nous battre pour que les médiocres soient mis de côté, et que les bons cadres qui peuvent faire le bonheur de ce pays soient , quelles que soient leurs ethnies. Aujourd’hui, il y a des affectations arbitraires, parce que tout simplement on n’est pas avec le pouvoir.

Et souvent, le président de la République est coupé des réalités. Il est empêché par un groupe d’opportunistes et de situationnistes que nous allons dénoncer et faire en sorte que la Génération pour l’unité et la relance de la Guinée soit pour nous la lumière qui va projeter ses éclats en la caverne comme l’allégorie de la caverne de Platon pour que les prisonniers qui sont enchaînés dans l’obscurité puissent se déchaîner, et qu’ils puissent voir la vérité pour enfin amorcer le développement de la Guinée.

Avec toutes ces attributions que vous vous arrosez, est-ce que vous n’êtes pas en train de pêcher dans la rivière de la Société civile ?

Ben, absolument ! Parce que nous avons remarqué que la Société civile, depuis un certain temps, et même le syndicat, sont en déchéance totale. Ils ont perdu leurs crédibilités ; pour la simple raison que le Syndicat était infiltré par des politiciens qui occupent aujourd’hui des fonctions de ministres. Vous voyez, la plupart des ministres étaient membres actifs de l’organisation de la Société civile, mais aussi du syndicat. Voyez aujourd’hui, il n’y a pas de grève. La Société civile n’existe plus dans la pratique.

Donc, nous sommes en train de voir dans quelle mesure ceux qui sont positifs et ceux qui ne trainent pas surtout de casserole, puissent être avec nous pour donner une nouvelle image de la Société civile guinéenne. Et je crois que c’est cela que mérite la Guinée.

On s’achemine vers le baptême de feu de votre mouvement vous l’avez dit tantôt. Mais est-ce que vous avez aujourd’hui des documents juridiques vous permettant de mener vos différentes activités ?

Je vous les exhibe là. Et si vous voulez, vous pouvez partir avec une copie de l’arrêté qui nous permet de mener nos activités sur le terrain. Je suis un légaliste. J’ai été ministre de la République deux fois de suite. Donc, il est hors de question pour moi d’aller au-delà de ce qui est prescrit dans l’arrêté que le ministre Alhassane Condé a signé, et que je remercie d’ailleurs pour la diligence et le professionnalisme avec lesquels ce document a été signe. C’est vrai, il faut reconnaitre. Je le remercie lui et son directeur chargé des libertés publiques, M. Daouda Condé et tous les autres cadres du ministère de la Décentralisation. Mais, je dois vous dire que je suis un adepte de Montesquieu qui, dans son livre, dit que la liberté c’est de faire ce que les lois veulent.

On ne peut pas clôturer cette entrevue sans pour autant parler de la Culture, ce domaine où vous êtes profondément versé. Aujourd’hui, quel regard global portez-vous sur ce secteur ?

C’est un regard malheureux. Preuve : l’édifice que j’avais trouvé et que j’ai mis à la disposition de la culture nationale, derrière le pont du 8 novembre a pris feu. Le ministère de la Culture est aujourd’hui dans la cour du Musée, dans une salle d’expositions. Ce qui est une insulte. On ne peut pas accepter cela. Ce ministère n’a pas de subvention considérable pour développer les activités artistiques et para artistiques. Aujourd’hui, le Fonds d’aide aux actions culturelles ne bénéficie de rien. Il n’y a pas de fonds de soutien à la création artistique et culturelle devant être mis à la disposition des opérateurs culturels privés. Il n’y a pas de session de formation à l’intention des journalistes et animateurs culturels que vous êtes. Il n’y a pas de session de formation pour les managers et même pour les artistes, parce qu’on en a besoin.

Pour une meilleure structuration et une meilleure  professionnalisation du secteur de la culture, il est important que toutes ces associations, que toutes ces corporations-là se retrouvent autour d’un idéal pour permettre à chacune des structures de renforces ses capacités. Et, il faut qu’on considère la culture comme un secteur dynamique du développement. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui, l’économie créative. Parce que rien que les sites touristiques, les sites samoriens, les sites de Sosso Balla à Niagassola, de Soundiata Keita, et beaucoup d’autres comme Farényah, le port négrier de Kassa, sont des pôles d’attractions de touristes, et ensuite des sources de financement. Mais aujourd’hui, les efforts du gouvernement sont beaucoup plus consentis sur les mines. Or, vous savez que les retombées des mines, c’est pour 20 ans ou plus, pendant que le panier de la ménagère est fortement menacé. Il y a des familles qui peuvent faire une semaine sans mettre la marmite au feu. Et je crois qu’il faut inverser la tendance en faisant des propositions concrètes au gouvernement actuel, et à tous les gouvernements qui se succéderont désormais dans ce pays. Nous pensons être une cellule ou une structure de veille, mais aussi un groupe de pression.

Un mot pour clôturer ?

Merci pour votre déplacement et surtout votre professionnalisme. Je souhaite que votre organe VisionGuinee nous soutienne, parce que nous sommes en train de faire un effort pour unir les Guinéens, un effort pour que la Guinée puisse repartir sur de nouvelles bases. Et pour cela, nous tendons une main fraternelle à tous les membres des différents partis politiques du pays, à tous nos compatriotes de quels que bords qu’ils soient, à tous les Guinéens quelles que soient leurs appartenances ethniques, parce que notre premier combat c’est l’unité des Guinéens. Et le second, c’est la relance de la Guinée. Il n’y a pas de développement sans unité, non plus de développement sans relance. Donc, nous informons l’ensemble des Guinéens, notamment ceux qui vous liront à partir de l’extérieur, les patriotes qui vivent à l’étranger et qui peuvent leurs contributions à travers votre canal, que nous sommes ouverts à toutes les critiques et à tous les amendements. Et surtout faire des critiques objectives en proposant des pistes de solution. Parce qu’un des plus grands problèmes de la Guinée, c’est que tout le monde. Mais personne ne fait de propositions concrètes. Et nous, nous voulons inverser cette tendance à travers notre plateforme de critiques mais de proposition de pistes de solutions pour une Guinée harmonieuse et émergente.

Réalisée par Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info

Soral et Dieudonné Sur fond d’antisémitisme, lancent leur parti

En rupture avec la récente prise de position « pro-israélienne » du conseiller international de Marine Le Pen, Alain Soral a décidé de créer un parti politique avec Dieudonné. Mediapart s’est procuré les statuts de la future organisation qui doit s’appeler Réconciliation nationale. Les deux hommes préparent déjà une demande d’agrément auprès de la commission des comptes de campagne.

On devrait savoir assez vite lequel est la marionnette de l’autre, même si l’on s’en doute un peu. Le pamphlétaire antisémite Alain Soral et l’humoriste Dieudonné ont décidé de créer leur propre parti politique. Cette organisation doit s’appeler Réconciliation nationale, selon les statuts obtenus par Mediapart.

Déjà proches, les deux hommes ont leurs raisons. Dieudonné ne cache pas qu’il veut désormais répondre « aux larbins du Congrès juif mondial », « cette organisation mafieuse et sataniste », qui a « fait plier le conseil d’État » en faveur de l’interdiction de son spectacle. Alain Soral a, quant à lui, annoncé, dès le 6 septembre, son projet de « se dissocier totalement du Front national », et de « rouler pour lui-même, en tant que parti politique », à la suite des prises de position « pro-israéliennes » du conseiller international de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade, cet été. Ce qu’il a appelé « la trahison de Chauprade ».

Alain Soral et Dieudonné en mai 2009 lors du dépôt de leur liste aux européennes. © Reuters

Créée en 2007 pour servir le parti de Marine Le Pen – auquel Soral appartenait à l’époque –, l’association Égalité et Réconciliation (E&R) devrait être mise au service du futur parti politique. Selon les documents en notre possession, le parti Réconciliation nationale a été domicilié 3, rue du Fort de la Briche, à Saint-Denis (93), où sont déjà installées Égalité et réconciliation et la maison d’édition Kontre Kulture, mise en cause pour avoir publié, en 2013, plusieurs livres antisémites.

Alain Bonnet, dit Soral, et Dieudonné M’bala M’bala seront tous deux co-présidents du parti. Ils ont simultanément créé une Association de financement du parti Réconciliation nationale ayant « pour objet exclusif de recueillir des fonds » et pour bénéficier des aides publiques en cas d’élection, et préparent leur demande d’agrément auprès de la commission des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Mais le tandem ne souhaite pas communiquer sur sa future formation. « Nous avons nos propres médias, nous ne communiquons pas à l'extérieur, nous avons des consignes très strictes », a répondu Julien Limes, numéro deux d'E&R, questionné par Mediapart au sujet de la création du parti. 

Selon une source interne, les deux hommes envisagent avec gourmandise l'éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale, qui leur permettrait de concourir avant 2017 et de recevoir une part des financements dévolue aux partis en mesure de présenter des candidats dans 50 circonscriptions – à condition de dépasser 1 % des suffrages exprimés. En 2009, Dieudonné et Soral avaient déjà tenté une incursion en politique, en se présentant sur la liste d’Île-de-France du Parti antisioniste aux européennes. Dans l’une de ses nombreuses vidéos, Alain Soral a révélé depuis avoir obtenu « l’argent des Iraniens » pour « faire la liste antisioniste », qui n’avait pas eu d’élus.

L’association de financement de Réconciliation nationale projette déjà de confier sa communication à son propre réseau de prestataires – la société Culture pour tous, façade de la maison d’édition de Soral, les Productions de la plume, qui gèrent les spectacles de Dieudonné, et les sites partenaires d’E&R –, et de lui faire bénéficier des remboursements légaux. Depuis quelques mois, cette nébuleuse profite d’une vague d’adhésions à l’association de Soral qui compterait aujourd’hui 12 000 personnes inscrites. Le pamphlétaire, qui diffuse ses interventions par vidéos sur internet, a depuis juillet choisi de les rendre payantes, via Dailymotion, moyennant une part très avantageuse des rentrées publicitaires.

La création du parti coïncide avec ..

(suite à  Médiapart

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Minkael Barry : Le prochain génocide, c’est où ?

Des chercheurs d’une université australienne ont prédit et ce probablement depuis la fin de l’année 2010 qu’entre 2011 et 2015, il y aura un génocide dans un certain nombre de pays africains, dont la Guinée. Parait que ces Kangourous-là sont très sérieux, entre 1988 et 2003, ils avaient déjà prédit le génocide rwandais, la guerre civile de Yougoslavie et du Soudan, leurs prédictions se révèlent justes à 90, 9%.
Notre pays a eu la malchance historique depuis sa désastreuse indépendance en 1958 de n’accumuler que des leaders et hommes d’Etats égoïstes, corrompus et assassins. Personne par mieux n’a songé à bâtir un Etat moderne fondé sur la Loi, la justice et la fourniture aux guinéens, les services sociaux de base. Pour eux, l’Etat n’est pas une continuité : chaque président qui arrive détruit ce que son prédécesseur a laissé ou initié. Sékou Touré a balayé ce que les colons ont laissé : justice, système scolaire, bancaire, foncier. Et surtout il mène une guerre sans merci contre le Fouta et les foutaniens, développe une politique ethno-centrée autour des malinkés. Et férocement anti-peulh. Pour lui, le seul côté agréable chez ces peuls, c’est leurs femmes.
Arrive Lansana Conté que les putschistes d’avril 1984 avaient choisi pour sa nullité et qui s’est avéré plus malin qu’eux tous réunis. L’héritage squelettique de Sékou, il le liquide et fonde sa gouvernance sur le népotisme, la corruption et la brutalité en particulier contre les malinkés. E FATARA !


Avec le théâtral Dadis, foisonnent les injures et triomphe la brutalité avec l’abominable boucherie de 28 septembre 2009. Dès qu’il a été broyé par Toumba, émerge Konaté, un Général qui n’a fait que piller les misérables reliquats de ressources qui avaient échappés à ses prédécesseurs.


Enfin, atterrit Alpha. En premier lieu, il s’en prend aux peulhs. (En Guinée, c’est une tradition pour les gouvernants que de casser du peulh).
Pour Alpha et ses extrémistes, la Guinée est Mandingue : Mandé Tan en Haute Guinée, Mandé Fou en Basse Guinée, Mande Pou en Guinée Forestière et Mande Djallon en Moyenne Guinée.
Entre les Fous et les Poux, pas de place pour les peulhs, ces cafards, ces punaises qu’il faut exterminer, chasser, tuer.


Comme au Rwanda en 1994. Cette peur, les ressortissants du Fouta l’ont vécue jusque dans leurs entrailles. Surtout après septembre 2009, une boucherie orientée contre cette communauté, comme l’a reconnue plus tard un responsable du CNDD.


Les violences postélectorales de 2010 ont été réprimées dans une brutalité sans nom au Fouta, en particulier avec les viols à Mali, à Labé et à Bambéto par les agents des Forces de Défenses et de la Sécurité. Sur cet axe, que d’humiliations, de violences verbales. Des agents de la sécurité urinent dans les marmites des femmes qui sont entrain de faire la cuisine. Il n’y a jamais eu ni d’enquêtes ni de jugements. Surviennent les tueries de Galakpai et d’ailleurs, toujours en Guinée Forestière, perpétrées par des milices ethniques et autres escadrons de la mort de type Donzo ou Kamajor.
Tout cela amène à penser et à craindre que cette région et le Fouta sont dans le viseur du Grimpeur pour un éventuel génocide. A la veille de 2015, année électorale, la peur surgit. On assiste à la multiplication de curieuses sociétés de gardiennage et autres ONG pour recycler des bandits repentis, qui bénéficient de la bienveillance du pouvoir. Aux dépens du renforcement de la police et de la gendarmerie.


Le Gouvernement de mission de janvier 2014 du PM Fof-le-Saïd, 2ème version était le suivant : 34 ministres dont 18 malinkés, 4 soussous, 5 peulhs, 3 « forestiers » de souche. Des 6 ministres d’Etat 3 sont malinkés.


A l’échelon supérieur, la distribution des pouvoirs est encore plus discriminatoire : Le PRG est malinké, le président de l’Assemblée Nationale est de la Guinée Forestière et le Premier ministre est de la Basse Guinée. Pour le Fouta, rideau et zéro. S’ils ne sont pas contents, ils peuvent toujours courir ou aller en Somalie. D’ailleurs ses habitants, peulhs pour la plupart ne sont que des cafards, des tortues. C’est la Haute Guinée qui se taille la part du lion dans les investissements publics.


Tous les pouvoirs sont presque exclusivement confiés aux malinkés aussi bien au niveau central que dans les villes, sous-préfectures, villages, universités, lycées, collèges et écoles primaires publics. Si tu es Malinké, tu es le bienvenu. Sinon, dégage ! Aux administrateurs Généraux en Moyenne Guinée, il est confié la mission de détruire le tissu social en brisant la civilisation et la culture peulh au bénéfice des « Mande Djallon » et des ROUNDE, les anciens esclaves que les Malinkés ont vendu aux peuls avant l’arrivée des blancs.


En Guinée Forestière, le boulot des sous-préfets, c’est de faciliter l’accès à la terre des Malinkés et de leurs progénitures culturelles aux dépens des Forestiers de souche.
L’ethnocratie du Grimpeur est comme la Révolution de son maître et seigneur Sékou Touré, globale, multiforme et transcroissante. Quasiment tout à eux, presque rien aux autres.
Exemple, à la réunion du FMI et du groupe de la Banque Mondiale tenue à Washington en avril 2014, la délégation guinéenne était composée exclusivement de Malinkés : Madikaba Camara (ministre conseiller à la présidence), Mohamed Diarré (ministre des Finances), Sékou Traoré (ministre du Plan), Ansoumane Condé (ministre délégué au budget), Lounceny Nabé (Gouverneur de la Banque Centrale), Moustapha Naité (ministre de la jeunesse), etc.


Cette politique qui consiste à placer partout les malinkés est contre productive pour l’unité nationale. Les fils de ce pays qui ne sont pas Malinkés ont l’impression d’être colonisés et transformés en esclaves au service des seigneurs Malinkés. Cette politique fragilise cette communauté dont les populations croupissent dans une innommable pauvreté et ne sont pas responsables des conneries des multiples « Kaba Mansour » qui grenouillent en leur nom, dans les eaux pestilentielles de l’Alphagouvernance.
La société civile et les médias ne doivent pas se taire. Tout silence là-dessus serait coupable et complice.

Source : Le Lynx Numéro 1164 du 4 Août 2014 / Une synthèse réalisée par Minkael Barry

Peter Piot A Propos d'Ebola: “Il ne s’agit plus d’une simple épidémie, mais d’une catastrophe humanitaire”

Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Il vient de donner une interview alarmiste à The Guardian : en voici les grandes lignes.

 

Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976  Crédit REUTERS/J.P. Moczulski

Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976 Crédit REUTERS/J.P. Moczulski

Le virus Ebola n’en finit plus de semer la panique. Depuis sa réapparition il y a quelques mois, la fièvre hémorragique fait des ravages : le virus a en effet  fait 3 439 morts sur 7 492 cas diagnostiqués, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Liberia est le pays le plus touché, avec 2 069 morts, la Guinée en compte 739 et la Sierra Leone 623. Huit cas mortels ont par ailleurs été recensés au Nigeria. Il s’agit de loin de la plus grave épidémie d’Ebola en près de 40 ans d’histoire de la maladie.

Le virus Ebola a été découvert pour la première fois en 1976 dans le nord de la République démocratique du Congo, alors appelé Zaïre : le premier cas a été identifié par le médecin belge Peter Piot, de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers. A l’époque, il avait immédiatement mis en garde contre les risques épidémiques de cette maladie, qui allait finalement toucher 318 personnes et en tuer 280. Aujourd’hui, Peter Piot est beaucoup plus alarmiste : dans un entretien à The Guardian, il assure qu’ “il ne s’agit plus d’une simple épidémie, mais d’une catastrophe humanitaire”

“Depuis le mois de juin, il est devenu clair pour moi qu’il y avait quelque chose de fondamentalement différent dans cette épidémie par rapport à celle de 1976. C’est à ce moment-là que Médecins Sans Frontières a sonné l’alarme. J’ai donc commencé à avoir vraiment peur” affirme-t-il au quotidien britannique. Si normalement, il convient de placer en quarantaine les individus infectés, force est de constater que cette mesure n’a pas suffi à empêcher le virus de se propager. Pour cet ancien directeur d’Onusida (de 1995 à 2008) et aujourd’hui directeur de l’Ecole d’hygiène et médecine tropicale de Londres, cela s’explique parce que “depuis le début, il existe un certain nombre de facteurs défavorables”. “Certains des pays concernés sortent à peine de terribles guerres civiles, beaucoup de leurs médecins avaient fui et leurs systèmes de soins de santé se sont effondrés. Au Liberia, par exemple, il n’y avait que 51 médecins en 2010, et beaucoup d’entre eux sont morts avec l’arrivée d’Ebola” assure Peter Piot à The Guardian.

Selon lui, le fait que cette épidémie soit réapparue dans la région frontalière (très densément peuplée) entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria a forcément contribué à la catastrophe. “Dans cette région, les populations sont extrêmement nomades, il était donc beaucoup plus difficile de retrouver ceux qui avaient été en contact avec les personnes infectées. Les morts dans cette région sont traditionnellement enterrés dans les villes et les villages où ils sont nés, de nombreux cadavres hautement contagieux ont été déplacés entre les frontières. Le résultat a été que l’épidémie s’est rapidement propagée dans des lieux différents” explique le médecin au Guardian.

Si, lors de sa découverte, le virus se concentrait essentiellement dans des petits villages, pour la première fois, il a atteint de grandes métropoles telles que Monrovia ou Freetown. Ce qui inquiète particulièrement Peter Piot : “dans les grandes villes – et notamment celles où il y a d’immenses bidonvilles – il est pratiquement impossible de retrouver ceux qui ont été ou pu être en contact avec des personnes malades”. Le médecin est d’ailleurs très préoccupé par la situation au Nigeria : “Si la fièvre hémorragique venait à se répandre dans des mégalopoles aussi grandes que Lagos ou Port Harcourt, ce serait une catastrophe inimaginable”.

Interrogé par The Guardian afin de savoir si nous avions totalement perdu le contrôle de l’épidémie, la réponse de Peter Piot est sans appel : “J’ai toujours été un éternel optimiste mais je pense que désormais nous n’avons pas d’autres choix que de tout tenter, je dis bien tout. (…) Cela apparaît évident pour tout le monde qu’il ne s’agit plus seulement d’une épidémie mais bien d’une catastrophe humanitaire. Nous n’avons pas seulement besoin de personnel de santé mais aussi d’une excellente logistique, de camions, de jeeps et de denrées alimentaires. Une telle épidémie peut déstabiliser des régions entières. (…) Je n’avais jamais imaginé qu’une situation aussi calamiteuse puisse arriver un jour”.

A l’heure actuelle, l’essentiel des cas recensés se trouvent en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone ; des personnes infectées ont aussi été signalées au Nigeria, au Sénégal de même qu’aux Etats-Unis, où un homme en provenance du Liberia a été diagnostiqué mardi et se trouve à présent dans un état critique. De plus, une infirmière française contaminée lors d’une mission de Médecins sans Frontières au Liberia a été rapatriée et soignée avec succès à l’hôpital Bégin de Saint-Mandé, près de Paris. En Grande-Bretagne, un patient britannique contaminé lors d’une mission humanitaire en Sierra Leone a été soigné après avoir été hospitalisé dix jours dans un hôpital de Londres. Dès lors, des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus de la fièvre Ebola atteindre la France d’ici vingt jours, à 50% pour la Grande-Bretagne. Un risque pandémique que n’élude pas Peter Piot.

“Il y aura certainement des malades atteints d’Ebola en provenance d’Afrique qui se rendront en Europe ou aux Etats-Unis dans l’espoir de recevoir un traitement. Et il se pourrait même que certaines personnes infectées décèdent. Toutefois une épidémie en Europe ou en Amérique du Nord serait rapidement mise sous contrôle” certifie-t-il. En revanche, ce médecin se dit “plus préoccupé par les nombreuses personnes venant d’Inde et travaillant dans le commerce ou l’industrie en Afrique de l’Ouest. Il suffirait qu’un seul d’entre eux soit infecté et se rende en Inde au cours de la période d’incubation du virus puis, une fois qu’il tombe malade, se rende dans un hôpital public” pour que la situation devienne totalement hors de contrôle.

Peter Piot parle même de scénario “apocalyptique” car Ebola change en permanence son patrimoine génétique. Plus il y a de personnes qui contractent le virus, plus il est probable que celui-ci mute et accélère ainsi sa propagation. Un véritable cercle vicieux… C’est pourquoi il préconise la multiplication des essais de médicaments expérimentaux. “Mais, nuance-t-il, nous ne devrions certainement pas compter que sur ces nouveaux traitements. En effet, pour la plupart des malades, ils arriveront trop tard. Ils ne serviront essentiellement qu’en cas de nouvelle épidémie”. En attendant, il estime, comme le disait Louis Pasteur en son temps, que “ce sont les microbes qui auront le dernier mot”.

in Atlantico

Pour le RPG Arc-en-ciel, Faya Millimono est un ‘’agité politique’’

Le RPG Arc-en-ciel, tient à exprimer ses vifs remerciements à Monsieur le Président de la République, le Pr Alpha Condé, qui, en véritable ‘’Team Leader et Chef de file’’, vient de nous faire gagner, une première victoire dans notre farouche lutte contre la propagation du virus à fièvre hémorragique d’Ebola

Lansana Komara

Lansana Komara

Au terme d’un long périple, résultat d’une offensive diplomatique tous azimuts réussie, et, de par ses grandes qualités d’homme d’Etat averti, il est parvenu à mondialiser le combat contre ce virus maudit.

Ainsi, à l’instar de tous les peuples de La Mano River Union pour lesquels il vient de se révéler comme un vrai sauveur, nous, RPG Arc-en-ciel, lui exprimons toute notre profonde gratitude pour l’œuvre bien accomplie. Sans faille, espérons que le peuple de Guinée qu’il aime tant, saura à son tour, le lui reconnaitre au moment opportun. Pour ces raisons, lui réitérons notre indéfectible soutien et (notre) attachement. Puisse Dieu lui accorder plus de force et d’énergie pour continuer à nous combler. Amen !

Aussi, notre Parti comme tous les acteurs majeurs de notre nation, saisit la présente, pour signifier aux responsables de certaines organisations de grande envergure internationale, les sincères reconnaissances du vaillant peuple de Guinée. Pour leur marque de solidarité envers la Guinée et tous les autres pays durement touchés par les effets dévastateurs de cette épidémie, nous leur remercions. Il s’agit de :

- Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire General de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour l’adoption d’une résolution proclamant : la propagation du virus Ebola comme une menace contre la paix et la quiétude mondiale ;

- A Madame Christine Lagarde et Docteur Jim Yong Kim respectivement, Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) et Président du Groupe de la Banque Mondiale pour leurs précieuses prédispositions et (leur) ferme engagement à accompagner nos économies par des soutiens massifs et appuis financiers notables ;

- Messieurs Donald Kaberuka et Ahmad Mohamed Ali respectivement, Président  Directeur General de la Banque Africaine de Développement (BAD) et Président de la Banque Islamique de Développement (BID) pour leur remarquable assistance financière.

Actuellement, pour notre parti, la seule priorité qui vaut : c’est  la lutte contre Ebola. C’est-à-dire, contribuer à sauver le peuple confronté à ce péril majeur. C’est aussi le lieu, de saluer la grande marque de sympathie et de solidarité que nous a (ont) témoignée, les peuples : des USA, de la France, du Royaume du Maroc, du Mali et tous les autres pays qui ont compris que l’essentiel n’est pas d’isoler un pays touché, mais plutôt, contribuer à isoler le virus, en freinant sa propagation.

Aussi, nous ne nous lasserons jamais de louer les efforts inlassables (sic) que fournissent par leurs experts et (leur) personnel local, les organisations que sont : Médecins Sans Frontière (MSF), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Guinée, CDC Atlanta…

Egalement, c’est un vibrant hommage que nous tenons à rendre, à tout le brave personnel médical et soignant positionné comme de vrais soldats sur la ligne de front. Nos prières et bénédictions, les accompagnent dans l’accomplissement de leurs nobles tâches.

La Direction nationale du RPG Arc-en-ciel, tient à (r) assurer tous les investisseurs désireux de venir en Guinée, de toutes les dispositions idoines prises en vue de minimiser le risque de contamination. Alors, céder à la panique ou à la psychose ne serait qu’infondé et non justifié.

Aux populations guinéennes, elle réitère son appel lancé, relatif aux soutiens à apporter aux agents soignants, surtout, ceux de la Croix Rouge qui assurent les premiers secours en cas d’urgence. Nous leur recommandons vivement, une étroite coopération avec les équipes d’hygiénistes qui pulvérisent les endroits ayant enregistré des cas ou pas d’Ebola. Aidons-les, car notre survie collective en dépend !

Aujourd’hui, nul ne saurait parler de lutte contre Ebola, sans avoir une pensée pieuse pour nos compatriotes lâchement assassinés à Womey. A cet effet, notre Parti présente ses condoléances les plus attristées et émues, à leurs famille et proches collaborateurs. Cet acte de la pire des bestialités a suffisamment été condamné par les Guinéens dans leur ensemble. En ce qui nous concerne, nous restons persuadés que les auteurs, à ce jour, ont certainement réalisé la gratuité de leurs actes. De toute façon, le dernier mot revient aux autorités judiciaires en charge des dossiers. Pour la répression des coupables, nous caressons le ferme espoir qu’elle sera à la hauteur des forfaitures. Plus jamais de tels crimes crapuleux et abominables chez nous !

En tout état de cause, pendant que partout en Guinée et ailleurs, tout le monde réclame justice avec vigueur, nous assistons ici à Conakry, ces derniers temps, à des dérives verbaux (verbales) contenu(e)s dans des discours politiques et (des) propos d’autant irresponsables, tendancieux que provocateurs. Des personnes malveillantes, après avoir tenté de souiller l’image et la personnalité de certaines autorités gouvernementales et responsables de notre Parti, viennent de pousser l’ignominie, à accuser l’Etat guinéen d’avoir commis des crimes contre l’humanité. Ainsi, si des dispositions pratiques ne sont pas envisagées immédiatement à l’encontre de ces éternels pourfendeurs de notre République, et, si on continue à (les) leur laisser  prospérer dans leurs basses besognes qui consistent à se donner à cœur-joie, à des accusations et récriminations d’une telle gravité, c’est l’Etat guinéen au biais de ses préposés, qui sera en perpétuel danger ou souillé à jamais.

De toute évidence, dans cet égarement total, les déviances ont atteint hier, leur paroxysme. Cela,  avec la sortie médiatique d’un des leurs, en la lugubre personne, du sieur Faya Milimino du BL (de 10h à 11h dans une émission radio à Conakry). Cet agité politique, dans une défiance totale, a accusé encore sans retenue, de façon non fondée et sans équivoque, notre Etat, de s’être rendu coupable de crimes contre l’humanité à Womey. Dieu ! Où se trouvent nos procureurs, seuls véritables gardiens de nos lois pénales, pour qu’un pareil individu, bafoue nos institutions et jette sur elles, de tels opprobres et insanités ? Pour le au RPG Arc-en-ciel, il sied de lui rappeler, que de tous les temps, notre parti s’est battu pour l’instauration d’un Etat de droit en Guinée. Et lui disons clairement, que de tels comportements, n’entrent dans aucune des catégories des libertés recouvrées et consacrées dans nos textes législatifs et réglementaires en Guinée. Pensons, que ses pervers agissements relèvent du dédain constant et de la violation systématique du code de bonne conduite des partis politiques auquel, nous sommes tous astreints en Guinée.

Par ailleurs, notons que si dans un passé récent, tout le monde saluait l’engagement collectif de tous les acteurs politiques que nous sommes, dans la lutte contre Ebola, en témoigne l’appréciation faite par le Chef de l’Etat, à un des leaders de notre Opposition, en la personne d’El hadj Cellou Dalein Diallo, à présent, nous constatons avec  regret, à la prolifération de spéculations, faisant état, d’un possible report du calendrier électoral.

Chers concitoyens, qu’avons-nous à demander de suffrage à exprimer, à une population meurtrie dans sa chair(e) et son âme et confrontée au pire péril de son existence ? Nous politiques, quels messages pourrons-nous livrer à des électeurs, soumis impitoyablement aux effets dévastateurs de ce virus maudit d’Ebola ? Que pourrons-nous les (leur) promettre, pendant que nous-mêmes protagonistes, enregistrons des fois, la perte d’un des nôtres, sans être à mesure, ni de (lui) l’apporter les soins affectifs nécessaires, encore moins, les (leur) offrir le rituel requis en cas de décès?

Pour nous, RPG Arc-en-ciel, la politique, c’est d’abord pour les vivants et le respect de l’humanoïde (sic) dans toutes ses dimensions. C’est pourquoi, nous proclamons haut et fort, qu’il n’y a pas de consentement éclairé et de démocratie vraie, pour un électeur ou citoyen qui ne sais (sait) pas, s’il faut pleurer un des plus proches fauché(s) par le virus Ebola ou bien, aller écouter, applaudir ou voter. Au RPG Arc-en-ciel, notre seul souci de l’heure et du moment : c’est comment gagner  cette horrible et sale guerre que nous a déclarése le Virus Ebola.

Enfin, nous ne saurions clore ces lignes, sans exprimer notre profonde compassion aux victimes du naufrage de Contah. A cet effet, nous prions de tous nos cœurs, pour l’âme des défunts et formulons les vœux ardents de voir retrouvés dans les plus brefs délais, toutes les portées disparus du triste accident de mer.

 ENSEMBLE, LUTTONS CONTRE EBOLA !

Conakry, le 14 octobre 2014

Monsieur Lansana KOMARA

Secrétaire Administratif du RPG Arc-en-ciel,

Membre BPN

NB : relecture par www.nouvrellerepubliquedeguinee.net, qui illustre un propos féroce du patron du RPG et de la Mouvance : NULLITE DE LA COMMUNICATION. Un Parti politique même de "cabine téléphonique" assure un service public de formation. La honte qu'inqpire ce texte - et ce n'est pas une première - rejaillit sur quiconque est allé à l'Ecole où l'on enseigne la langue officielle indiquée par notre constitution. Wa Salam, SN Bokoum

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