MES VARIATIONS AUTOUR DE LA PROCHAINE PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE !
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- Mis à jour le mardi 10 avril 2012 20:59
- Publié le mardi 10 avril 2012 20:59
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
(ELYSÉE STORY, SAISON 2012 ! De "l’Homme Providentiel", de "Lady Gaga" et de l’Abstention...)
Le portrait du Président de la République française, je l’ai tiré sept mois avant le premier tour de l’élection de 2007 en suggérant sans détour à qui il devrait ressembler et, surtout, à qui il ne le devrait pas !
Cinq années plus tard, il m’est agréable de ne pas trouver d’éléments à retoucher. Et ledit article, on peut le lire sinon le relire dans "Pourquoi, diable, ai-je voulu devenir journaliste ?" Menaibuc, Paris, 2007 (page 208 dans l’édition augmentée). Sa consultation aiderait non seulement à porter un jugement sur le bilan du "Président Sortant" mais offrirait aussi une grille d’analyse permettant d’examiner les profils des nouveaux candidats.
Quant à mon souhait de voir une femme occuper le palais de l’Elysée pour bien y détenir le pouvoir exécutif et non pas pour materner, pouponner, cajoler et apaiser son enfant et "son mari", je l’ai exprimé tout autant dans un article du même livre (page 217). Mais, de m’apercevoir que ce cas de figure semble encore caduc, à en croire les sondages, m’est, par contre, très désagréable. "Le troisième homme", peut-être le quatrième ou seulement le cinquième de la Présidentielle de 2012 ne saurait être une tout autre femme que la seule héritière de son père. Celle-là-même qui, avec son compagnon – l’appelle-t-elle "son mari", elle aussi ? –, tente de perpétuer, à son tour, sa rente politique : la haine folle furieuse de la différence et la phobie de l’immigration.
Très troublante, décidément, est devenue (ou redevenue ?) la France ! Sa Justice condamne un de ses anciens présidents, au crépuscule de sa vie, Jacques Chirac, non pas pour sa direction du pays mais pour celle antérieure de la ville de Paris en tant que maire – gestion plus sujette à caution, certes. Ses Structures politiques "adoubent" au même moment, par sa fille interposée, "la pensée et l’œuvre" d’un politicien d’Extrême Droite, traduit à plusieurs reprises devant les tribunaux et jamais empêché pour autant de rééditer ses délits contre les Droits de l’Homme, en particulier !
Ne sont rassurants que les propos de Marcel Gauchet entendus au 8h20 de France Inter un 22 octobre 2010 : "le sarkozysme ne laissera rien parce qu’il n’est rien". Réjouissantes, aussi, sont les paroles d’Edgar Morin du 27 janvier 2011, toujours au 8h20 de France Inter, déplorant "l’inculture des politiques". Constatant avec une grande amertume que "l’oligarchie [a remplacé] la démocratie", ce dernier a avoué que, s’il le pouvait, il voterait dans une Primaire de toute la Gauche en faveur d’"une synthèse de Joly pour son honnêteté, Royal pour son allant et sa démocratie participative, Duflot pour sa jeunesse et Aubry pour sa placidité mais pas pour DSK qui représente tout ce contre quoi il lutte – on lutte ! " –, s’est-il d’ailleurs repris.
On pourrait ne pas partager cette perception de la réalité politique française. L’on ne devrait pas se priver pour autant de penser aux qualités de celles et de ceux auxquels on accordera son suffrage en accédant à l’isoloir. À défaut de l’avoir fait, avant, pour le mieux-vivre plutôt collectif que catégoriel.
En ce qui me concerne, je me contenterai pour cette Présidentielle-ci, de réfléchir à voix haute. Par voie écrite, plus exactement et, sans doute, trahirai-je par moments une inclination. Cela donne, en tout cas, ces quelques variations autour de thèmes divers avec l’espoir – un peu naïf, je le sais à présent – de pouvoir éclairer les enjeux du présent et ceux du futur.
DE L’HOMME PROVIDENTIEL
Dans l’espace politique français, seul un homme "aurait vocation" à être providentiel. C’est, en tout cas, ce que s’échine à vouloir démontrer une rhétorique indigente distillée par certains soldats du pouvoir UMP et par son Général des troupes en personne :
"Et, si c’était "Ségo" (comprendre : et non "Sarko" !) qui avait été élue en 2007, vous imaginez" ? osent-ils interroger.
Nous sommes un certain nombre à pouvoir l’imaginer sans peine. L’image de la France, Ségolène Royal ne l’aurait pas immédiatement ni jamais, du reste, écornée. En apparaissant, par exemple, comme le monde entier a vu apparaître le Nouvel Homme d’État français lors de cette Conférence de Presse en marge du G8 à Heiligendamm, le 7 juin 2007. Elle n’aurait surtout pas prononcé le discours de Dakar au Sénégal, le 26 juillet 2007 et proféré que l’Homme noir n’est pas assez entré dans l’Histoire. Elle se serait, qui plus est, opposée, elle, au recours aux tests ADN pour autoriser certains regroupements familiaux des travailleurs étrangers légaux, disposition adoptée par l’Assemblée nationale à majorité UMP, le 23 octobre 2007. Ni, de toute évidence, elle n’aurait voulu en découdre avec ce marin breton au Guilvinec, le 6 novembre 2007. Pas plus qu’elle n’aurait fait acte d’allégeance à George W. Bush à Washington devant le Congrès américain, le 7 novembre 2007, en y déclarant son amour des Américains et de l’Amérique et en annonçant son vœu de réintégration des forces françaises dans celles de l’OTAN. Elle n’aurait sûrement pas débité le tristement célèbre "Casse-toi pauvre con" à l’adresse d’un visiteur, même très irrévérencieux, du Salon de l’Agriculture de Paris, le 23 février 2008. Femme d’État, elle n’aurait pas discouru non plus à Grenoble, le 30 juillet 2010, pour jeter en pâture les Roms aux autres citoyens et ordonner la destruction de leurs camps à travers toute la France....
La liste des sorties peu glorieuses du Président élu en 2007 est ouverte et pourrait s’allonger encore, bien évidemment, avec des plus récentes. Sans parler de ses frictions rugueuses avec maints dirigeants du Monde, à commencer par les Européens. En tout état de cause : une Femme d’État aurait peut-être bien mieux valu qu’un certain type d’"Homme Politique Providentiel" !
Elle est hors de course pour 2012, la Présidente de la Région Poitou Charente, battue qu’elle a été à l’issue de la Primaire socialiste d’octobre 2011. Alors même qu’elle est plus prête encore qu’en 2007 d’assumer les fonctions de Présidente de la République française. Mais à tous les échelons démocratiques, le suffrage des électeurs est – faut-il le dire ? – "royal", en cédant un peu à ce jeu de mots facile.
DE "MAMY" OU DE "LADY GAGA" !
Souveraines, de toute façon, deviennent les voix des électeurs même si elles peuvent parfois sembler impénétrables et le sont davantage, peut-être, à l’occasion d’une Primaire de Parti. Et, l’investissement personnel de Ségolène Royal dans la Campagne pour la victoire de la Gauche – qu’elle espère plus encore que n’importe quel responsable, militant ou sympathisant du Parti Socialiste – est digne d’admiration. N’en déplaise aux électeurs qui ne voteraient pour une femme que si elle en avait... C’est-à-dire des c... à suer la haine de l’immigré. Elle aurait bénéficié, même à un moindre niveau, du concours de ses camarades à commencer par l’ancien Premier Secrétaire du Parti, son ex-compagnon et actuel candidat à la Présidence, elle aurait été non pas la Première Dame de l’Elysée (terme abusif pour désigner l’épouse du Chef de l’État : une "Mamy" ou une "Lady Gaga", comme s’en amuse une experte sachant donc de qui et de quoi, elle parle !) mais la Première Femme à en occuper les lieux. Pour y exercer les fonctions conférées à l’hôte installé(e) par le seul suffrage universel.
S’agissant dudit "Sarko", comme dirait Alain Juppé, il aura usé de tout son mandat pour réussir plus ou moins – plutôt moins que plus – à entrer dans la peau d’un Président. Combien de fois, donc, n’a-t-il pas tenté de se "présidentialiser" pour, aussitôt parvenu – un tant soit peu ! –, se "dé-présidentialiser" pour ensuite essayer de se "re-présidentialiser" ! Des journalistes pointilleux en ont tenu la chronique de façon régulière. Cinq années durant, celui qui n’aura pas su revêtir les "Oripeaux de Son Excellence" se sera employé avec succès à faire abolir la plupart des acquis sociaux que ses prédécesseurs ont préféré épargner pour le mieux-vivre ensemble. Et voilà qu’il espère se faire réélire avec pour unique programme le passage par pertes et profits de son bilan et le pilonnage à l’artillerie lourde du candidat que les sondages prennent pour son tombeur à la prochaine échéance électorale !
Dans de telles circonstances, lui octroyer un quitus serait lui accorder un quinquennat de trop, le temps suffisant pour exacerber les inégalités, creuser les injustices et déclencher les conflits et en finir une fois pour toutes avec "l’Exception française" voire pour enclencher une certaine "Américanisation de la France". Car, il pourra se targuer d’avoir raison envers et contre tous et, ce faisant, n’avoir plus de comptes à rendre à personne. Étant donné qu’il n’aura plus, de surcroît, la hantise de vouloir se faire réélire. La probabilité de réviser la Constitution pour s’accorder en France un troisième mandat étant exclue. Encore que le savoir-faire de Vladimir Poutine en Russie et celui, heureusement démenti, de Abdoulaye Wade au Sénégal pourraient l’inspirer.
DE L’EXPÉRIENCE DU CANDIDAT
L’autre rhétorique non moins indigente que celle machiste déjà évoquée, c’est celle qui consiste à rappeler le manque d’expérience ministérielle du candidat socialiste, François Hollande, en l’occurrence. Et même du gabarit qu’il lui faudrait avoir pour mériter d’être président, dixit Bernadette Chirac, la "Première Dame" de l’Elysée du temps de "son Jacques", le grand dépositaire du patronyme dont on a dit plus haut qu’il a eu maille à partir avec la Justice.
Pourquoi ne devrait-on pas tout simplement naître à l’Elysée pour être carrément prédisposé à y occuper les fonctions afférentes à ses résidents ? En "poutinisant" ou en "wadisant" la vie politique française, "l’Irremplaçable Président Actuel" aurait bel et bien le temps de garder chaude la place pour sa fille. Il lui suffirait de trouver un Medvedev en 2012, en 2017, en 2022, en 2027 mais aussi en 2032 et la seule petite, née sous les ors de la République, charmante à n’en pas douter, aurait l’âge de solliciter et d’obtenir de jure et de facto le suffrage du peuple français. Ainsi serait instituée pour toujours, sinon sauvée, la Monarchie républicaine à moins que ce ne soit l’inverse : la République monarchique !
Il aurait beaucoup appris, "le Dernier Ancien Président", nous prie-t-il de le croire sur parole. Et il sera différent, une fois devenu "le Nouveau Président", nous promet-il. Phénoménale, la démonstration par l’absurde, eu égard à l’argumentaire de Bernadette Chirac ! Le problème serait en somme qu’on ne puisse pas devenir Président avant de l’avoir été.
Comment imaginer qu’en ces périodes incertaines, celui-là même qui a éprouvé tant de mal à devenir Président, celui-là même qui a montré à la face du monde ses failles, ses fêlures et dont la qualité première et peut-être la seule est la capacité à bouger, à s’activer, à réagir instantanément, à s’exprimer instinctivement et à vouloir faire légiférer à propos de tout, sous le coup de l’émotion, réelle ou feinte, à s’approprier par beau temps tous les lauriers brillants et tirer à lui toutes les couvertures chaudes par temps de grand froid, soit le meilleur d’entre tous les candidats ?...
Les Français liraient un peu plus souvent la presse étrangère, ils se tiendraient au courant, de temps en temps, de l’état de l’opinion internationale, ils s’apercevraient du peu de crédit de la politique française actuelle et des risques encourus à la reconduire en l’état. Et, bien au contraire, quand le suffrage universel français mettra en demeure les autres dirigeants du Monde à composer avec un vrai "Nouveau Venu à l’Elysée", beaucoup de cartes sinon toutes pourront être rebattues pour le plus grand profit des Français et celui de leurs partenaires.
DES ÉLÉMENTS DE COMMUNICATION, CES ÉLÉMENTS DITS DE LANGAGE
Dire les mêmes choses, des demi-vérités et même des contre-vérités, peu importe !
Dans les mêmes termes, les répéter, les asséner telles que les communicants les ont concoctées, ces paroles prêtes-à-diffuser pour "faire buzzer", dériver et éviter les débats sur l’essentiel, c’est désormais la tendance. C’est même la règle dans le Parti au pouvoir. Toutes habitudes qui n’auront pas peu contribué à démonétiser la parole politique.
Proférer l’outrance, exprès, et revenir pour affirmer : "les journalistes ont sur-interprété, sorti du contexte, déformé mes propos"...
Procéder toujours par reformulations personnelles des questions pour n’avoir pas à répondre aux questions des journalistes ou à celles de ses contradicteurs, mais aux siennes propres, c’est l’autre art qui aura bien fleuri durant le quinquennat défunt.
Promettre de façon sempiternelle, quand on ne peut plus faire autrement, face à un journaliste pugnace pour une fois et qui exerce son droit de poursuite : "je dirai trois choses pour répondre à votre question" et n’en dire aucune qui se rapporte au sujet ou en aligner plus de trois sur tout ce qui traîne dans l’actualité...
Être en grande délicatesse avec la langue française et en tirer une fierté pour "faire citoyen lambda" qui n’apprécierait pas tant que de faire la nique aux élites, "l’Actuel Locataire de l’Elysée", en premier, nous y a habitués. Et nombreux sont, du reste, les membres de ses gouvernements successifs qui ont éprouvé et éprouvent encore des difficultés avec la langue française. Et, si ne devraient plus mériter la nationalité du pays de Victor Hugo et de Marguerite Duras que ceux qui en avaient la parfaite maîtrise, devraient en être déchus d’innombrables responsables politiques multirécidivistes dans l’usage approximatif, voire fautif de ladite langue.
Puisse survenir bientôt la dépollution salutaire de nos oreilles et combien grand sera notre soulagement !
DE L’EXÉCUTIF TRANSPARENT, DES CONSEILLERS ET DES MINISTRES
La surchauffe de l’Actualité (française et internationale) a familiarisé les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs et les internautes en France et dans le Monde avec le "Président-Gecko". Qu’est-ce à dire ?
J’ai esquissé le portrait du gecko-prosateur en littérature. « L’écrivain qui, à force de transparence, est devenu translucide lui-même à l’instar d’un gecko ou d’une salamandre qui offrent à la vue générale ce qu’ils possèdent de plus précieux que "la prunelle des yeux" : leurs entrailles et leurs humeurs ».
Le "Gecko-Président" pourrait être ce Chef de l’Exécutif dont personne n’ignorerait plus rien de l’intimité, ni des amours, ni des désamours, ni des amitiés, ni des inimitiés (ce, dans ses rapports avec ses pairs même), ni des hobbies, ni des manies...
Ses multiples conseillers, élèves modèles, qu’ils soient recrutés pour les questions spéciales, pour la communication ou missi dominici dans des affaires qui auraient dû demeurer discrètes parce que délicates, se répandent désormais dans les médias, à leur tour. Leurs passages réguliers dans l’espace public ont fait obtenir à certains d’entre eux des portefeuilles ministériels par la suite. Et, leurs propos, leurs surenchères, leur excès de zèle, leurs mises en scènes spectaculaires des faits et gestes des fonctionnaires sous leur autorité en matière de sécurité et d’immigration, notamment, ont fini d’étaler, à la vue de tous, les cuisines pas toujours ragoûtantes dans lesquelles ont mijoté leurs recettes. Toutes celles qui ont permis à leur Maître d’accéder à la Magistrature Suprême et qu’ils remettraient sans états d’âme sur le plan de travail pourvu qu’elles soient estimées par eux garantir sa réélection.
DU DROIT DE VOTE, JUSTEMENT, ET DE L’ABSTENTION.
Voter pour qui l’on veut mais voter quand même devrait s’imposer à tous comme un Devoir impérieux ! Quelle grande déception, donc, de lire et/ou d’entendre des intellectuels pour lesquels on avait de l’admiration, quand on n’adhérait pas tout simplement à leurs thèses, justifier leur allergie à l’idée même d’un scrutin ! Au prétexte qu’aucun candidat ne ferait jamais leur affaire.
Il n’y aurait plus qu’à user des progrès de la génétique pour faire naître les femmes et les hommes politiques hors du corps humain et les formater in vitro dans des canons parfaits. Et nous aurions les Présidents que nous méritons dans tous les pays et nous vivrions (en sommes-nous seulement sûrs ?) dans le Meilleur des Mondes !...
Pour en revenir aux enjeux de la Présidentielle, le vote permet tout de même de choisir "le moins pire" d’entre "tous les mauvais candidats" ! Entre, d’un côté, des femmes et des hommes du pouvoir qui se sont fait les dents, tous les jours, sur les Noirs de France et des Antilles, les fumerolles des incendies des banlieues en 2005 encore dans l’air les y ayant aidés et qui ont emporté haut la main le fauteuil du Président en 2007. À présent, ils semblent partis pour se faire des "Islamistes" au cours de nombreux "petits matins blêmes" jusqu’aux 22 avril et 6 mai 2012. Et, d’un autre côté, au-delà même des Partis, des femmes et des hommes politiques adeptes du mieux-vivre ensemble sans l’angélisme dont les affublent leurs adversaires.
Ne vous retenez surtout pas de voter ! Votez nombreux, votez tous ! Car, si vous ne le faites pas, vous, qui souhaitez un Président-ès-qualités, vous ferez la part belle à ceux qui pour rien au monde n’ont voulu voter pour Ségolène Royal en 2007 et qui ne répugnent plus de voter pour Marine Le Pen en 2012.
L’enjeu de la Présidentielle prochaine, c’est de veiller à ne pas reconduire un système. C’est d’aller à contre-courant des agences de notation, ces faiseuses d’opinion qui n’ambitionnent plus désormais que de "faire élire" les Exécutifs de tous les pays. Bien aidées qu’elles sont par les triples E (E comme éditorialistes et économistes écumant plateaux de télévision et studios de radio), par les triples P, (P comme politiciens et politologues), par les triples T (T comme Troncs : femmes et hommes présentateurs et présentatrices de Journaux Télévisés) et par les triples S (S comme sondeurs) !
Il y aurait tant et tant d’autres variations à décliner, des mises en garde à faire sur fond et Fonds d’Investissements qataris, de Banques Islamiques Vertueuses aux yeux même d’une ex-Ministre des Finances, française, actuelle Directrice Générale du FMI, des Fonds Souverains Chinois et autres Biens Africains Prospères en Occident mais qui, dans l’esprit d’aucun financier, d’aucun économiste, ne passeraient jamais pour des Fonds Souverains, eux ! "L’argent n’a pas d’odeur", on le dit bien, le pétrole et l’uranium, non plus. Seuls les Arabes et les Africains de l’immigration, les non apparentés aux émirs, aux Bongo, aux NGuesso et autres Chefs consorts en auraient une.
De la Tectonique des Idéologies et de la Dérive des Partis, il y aurait à faire une déclinaison, aussi et de la tentative de Préemption des Valeurs de l’Adversaire. Autrement dit : de l’Escroquerie et de l’Arnaque en Politique. Entreprise qui consiste à puiser dans les valeurs de Gauche pour mieux s’ancrer dans la Droite et dans l’Extrême Droite ou à être de Gauche et ne pas pouvoir se distinguer de la Droite par soi-disant abandon de son complexe !...
De la fiscalité et des exilés fiscaux, un couplet serait à entonner et notamment sur le patriotisme. À ce sujet, quel bonheur de pouvoir citer ces propos ?
"M. le Président, vous avez surestimé mes gains mais, de toute façon, je paierai mes impôts quel que soit le prochain Président".
Propos d’un chanteur, d’un footballeur, d’un joueur ou d’une joueuse de tennis, d’un grand entrepreneur, d’un capitaine d’industrie ? Bien sûr que non ! Ce sont ceux d’un... écrivain !
Mais l’enjeu de tous les enjeux, c’est bel et bien de participer à l’élection en 2012 d’un Président pour tous les Français et pas d’un Parti ou d’une catégorie de Français ! Un Homme d’État (en attendant la Femme) qui saura inculquer le désir de "faire société" non pas seulement avec "ses semblables", comme a dit un philosophe dans la pensée de qui, "semblables" n’a pas subi, de toute évidence, les assauts sémantiques des préoccupations communautaristes des origines et des intérêts. Pour "faire société" avec tous les Français !
Électeurs français, le Grand Secret de l’Isoloir vous interpelle !
Cheick Oumar KANTÉ
Les Maliens aux armes puis aux urnes et encore aux... armes ?
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- Mis à jour le mardi 27 mars 2012 14:31
- Publié le mardi 27 mars 2012 14:31
- Écrit par Cheick Oumar Kanté
Halte à "la salsa du démon" politique africain !
Au Mali, le premier tour de la prochaine élection présidentielle devait avoir lieu le 29 avril 2012.
Le président en exercice, retraité de l’armée avant de se faire élire pour la première fois en 2002, Amadou Toumani Touré – ATT pour les Maliens –, n’allait pas présenter sa candidature, obéissant ainsi à une des dispositions de la Constitution à l’élaboration de laquelle il a contribué et qui limite à deux les mandats du chef de l’exécutif.
Le Nord du Mali est en proie à la rébellion des Touaregs et sous les coups de boutoir des Islamistes, enhardis qu’ils sont, tous ensemble, par le massacre du colonel Mouammar Kadhafi en Libye le 20 octobre 2011. Et, comme les uns et les autres ont eu visiblement accès à l’arsenal militaire de ce dernier, devenu (momentanément ?) un Self-service, l’on présume leur riche fourniture en armes de toutes sortes et de tous calibres.
Comment, donc, a pu germer dans le cerveau d’un lieutenant malien, d’un capitaine, d’un colonel ou d’un général sinon d’un "maréchal" à moins que ce ne soit dans celui d’un caporal, qu’un coup d’État opéré dans la capitale, Bamako, avec tout ce qu’il génère comme couvre-feu, suspension des institutions, pillages, saccages des biens autant privés que publics, violences sur les personnes... (tous actes de vandalisme perpétrés entre autres par des soldats), était la réponse adéquate aux très nombreux et graves problèmes du Mali, anciens et nouveaux, internes et frontaliers ?...
Exemplaire pour l’Afrique par son entrée en démocratie, remarquable en 1992, avec l’élection au suffrage universel d’Alpha Oumar Konaré après une courte transition pilotée par Amadou Toumani Touré, militaire en ce temps-là, la République du Mali va-t-elle apparaître en cette fin de trimestre 2012 comme un contre-exemple, un épouvantail, sur la marche du Continent, difficile et trébuchante, certes, vers la démocratie : une promesse comme l’affirme un philosophe, cette promesse que l’on pouvait croire, une fois pour toutes, tenue ?
Militaires maliens, ne saviez-vous pas que vous n’auriez plus jamais dû essayer de prendre le pouvoir et qu’il ne vous est plus loisible de mettre les Maliens au garde-à-vous ? Ne seriez-vous pas encore assez éclairés pour ne plus penser devoir recourir aux armes afin d’influencer un tant soit peu le cours des événements politiques ? Les armes ne font plus ni ne défont les présidents, ce sont les urnes et seulement elles ! Leur chemin, vos compatriotes le connaissent et le préfèrent désormais, après l’avoir emprunté à quatre reprises.
Il est quand même loin, le temps du Général André Kolingba en Centrafrique pour ne parler que de lui !... Présentant son équipe gouvernementale devant les caméras des télévisions du monde après son coup d’État en 1981 contre David Dacko, le successeur (installé par Valéry Giscard d’Estaing) de Jean-Bedel Bokassa, il a excusé en ces termes un gradé qui n’a pas su dire l’intitulé du portefeuille ministériel dont il allait être le responsable.
« Il ne se le rappelle plus. Je viens de le nommer, excusez-le ! Mais, il saura très rapidement le ministère qu’il devra gérer... »
Membres de la junte qui tentez d’usurper le pouvoir au Mali, moyennant des baïonnettes, vous ne donnez pas plus l’impression d’être au parfum des enjeux vitaux de votre pays, de la sous-région, de l’Afrique tout entière et, encore moins, du Monde dans sa globalité que ce soldat étourdi du gouvernement centrafricain de l’époque dont on a eu largement le temps, par la suite, de constater la tragique gestion du pays aux bords de l’Oubangui.
Rendez donc le pouvoir aux élus maliens, avant même de l’avoir entièrement accaparé ! Rendez-vous ! Rendez vos armes, il est encore temps ! Les démocrates et la démocratie statueront sur votre "incartade", (passagère, il faut l’espérer !) avec bienveillance voire avec indulgence. De sorte que les Maliens puissent dans un mois se rendre encore plus nombreux dans les isoloirs des bureaux de vote et que se referme la violente brèche que vous n’auriez jamais dû ouvrir dans la vie politique malienne apaisée. Ou alors, voudriez-vous, Militaires maliens, être à jamais tenus pour responsables et coupables de cet anachronisme politique : de ce pas en avant suivi de deux pas en arrière, de ce pas de côté, de ce "coupé-décalé" ?
Monstrueuse, démoniaque est "la salsa" à laquelle vous voulez convier les Maliens voire tous les Africains ! Allez, faites plutôt allégeance à la démocratie ! Regagnez vos rangs comme les militaires du Sénégal et gardez-les (vos rangs) !...
Et malgré (ou à cause de) mon invitation à la décence adressée au Président Abdoulaye Wade avant les élections sénégalaises, je ne puis m’empêcher de le féliciter pour son acceptation sans équivoque des résultats le donnant vaincu, à en croire la liesse des populations sénégalaises et les flux d’informations. Quant au nouveau président du Sénégal, Macky Sall, que lui souhaiter sinon "Bon Vent" ! En tout état de cause, quelques-uns de ses premiers mots augurent de son sens profond de la démocratie :
« (...) En ce moment si solennel, je pense aux martyrs de la démocratie (....) »
Quelles paroles prometteuses, les Africains et les démocrates du monde auraient aimé avoir entendues de la bouche de vainqueurs d’autres élections présidentielles non seulement aux frontières du Sénégal mais sur l’ensemble de l’Afrique ! Militaires maliens, rentrez dans le rang ! Électeurs maliens, aux urnes !
Cheick Oumar KANTÉ
De la décence, Monsieur le Président Abdoulaye WADE !
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- Mis à jour le mardi 7 février 2012 08:40
- Publié le mardi 7 février 2012 08:40
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
De la décence ! Un peu de décence ! Même un tout petit peu seulement, Maitre Abdoulaye WADE, comme les Sénégalais vous ont appelé avec déférence voire avec
Des excuses, vous avez dit des excuses ?
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- Mis à jour le jeudi 9 février 2012 01:33
- Publié le jeudi 9 février 2012 01:03
- Écrit par Cheick Oumar Kanté
Mais qui, donc, devrait présenter des excuses à qui ? Il faudrait le savoir !
À Dongora, coulera à nouveau la rivière
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- Mis à jour le mercredi 1 février 2012 19:18
- Publié le lundi 26 décembre 2011 01:00
- Écrit par Cheick Oumar Kanté

"Des lecteurs de tous pays, de tous âges, de toutes conditions, des deux sexes, suggèrent à leur auteur favori un Grand Rendez-vous : un "apérEau-livres" suivi d’un Pique-Nique littéraire.
Le lieu des retrouvailles ? Dongora !
