Alpha Saliou Wann : Alpha Condé : l’échec…

WannEn mars 2015, le président Alpha Condé disait qu’il va gagner à la présidentielle dès le premier tour sans tricher. Mission impossible. Il sait qu’il est minoritaire et c’est pourquoi, il passe par tous les moyens, particulièrement par la violence pour imposer un système de fraudes aux élections.

A la mort du général Lansana Conté en 2008, Alpha Condé pensait que la voie était désormais libre pour lui parce qu’il n’avait plus, selon lui d’adversaire de taille pour l’affronter. Pour lui, les Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyate ne représentaient rien  sur le plan électoral, persuadé qu’il était que ces derniers sont associés à l’ère Conté.

Les résultats du premier tour furent un choc terrible pour lui. Il en garda une haine profonde contre ces anciens PM, mais aussi contre les Guinéens coupables à ses yeux de l’avoir ridiculisé.

C’est un président en manque de légitimité qui avait entamé son mandat. Mais il bénéficiait encore du mythe de "l’opposant historique" et du dirigeant aux mains propres.

Dès les premiers mois de son pouvoir, ce mythe volera en éclats. Les violences terribles sur des militants venus accueillir leur leader et celles qui ont suivi sur des manifestants pacifiques, les affaires dont celle des 25 millions de dollars de Palladino ont fini par écorner gravement son image dans l’opinion.

Cette image négative lui colle à la peau depuis bientôt cinq ans. Et contrairement à ce que pensent ses communicants, une élection présidentielle ne se joue jamais dans la dernière ligne droite.

Cette campagne dans le pays profond ne va pas changer son image, ni le jugement déjà fait sur son incapacité à résoudre les préoccupations des populations.

Les électeurs prennent leur décision bien avant l’entrée en campagne qui est finalement une sorte de théâtre, la fête au village où on observe les spectacles offerts par les différents candidats.

Plusieurs facteurs ont contribué à façonner dans l’imaginaire populaire qu'Alpha Condé n’est plus l’Homme de la situation, car en dépit de la violence de sa campagne en 2010 axée sur des thèmes ethniques, beaucoup de Guinéens pensaient, y compris dans le camp de ses adversaires, qu’il allait changer la Guinée.

Hélas! C’est un homme blessé qui va chercher à se venger et en le faisant, il a gaspillé tout son capital initial de confiance.

Son réveil tardif qui est assimilé à des calculs politiques pour se maintenir au pouvoir ne changera pas la lame de fond de son échec programmé, même s’il s’impose par la force, cela ne serait qu’une victoire à la Pyrrhus, donc non durable.

Au fil des ans, avec la crise et le besoin des nouvelles générations de voir leurs conditions de vie s’améliorer, les Guinéens pensent que l’autorité et la compétence sont des qualités essentielles pour un président. Il a perdu la première et n’a pas la seconde. Ses aveux sur son incapacité de régler les vrais problèmes des populations parce qu’il ne connaît pas les cadres guinéens, malgré qu’il revendique 50 ans de vie politique a fini de convaincre même ceux qui en doutaient, qu’il ne pourra rien changer en bien dans notre pays. On se demande d’ailleurs avec qui il faisait de la politique s’il dit ne pas connaitre les cadres guinéens.

Peut-on prendre au sérieux un homme politique qui s’est présenté par trois fois à l’élection présidentielle, qui dit que son échec est dû au fait qu’il ne connaît pas les cadres de son  pays ? Ou bien il comptait gouverner le pays avec ceux qui disent selon lui RPCé ? Il a contribué à renforcer son image de président incompétent.

Un président incompétent ne peut se maintenir au pouvoir sans exercer la violence sur les populations. Malheureusement, nous ne sommes plus dans les années 1960 où l’impunité était garantie aux dictateurs. La seule alternative de se maintenir au pouvoir, même en étant autoritaire, c’est de réussir sur le plan économique. En contrepartie de la privation d’une partie de leurs libertés, les populations se contentent de la prospérité économique. C’est le cas des Chinois ou des Rwandais. Certes, ce sont des dirigeants autoritaires, mais ils sont efficaces sur le plan économique. Malheureusement, ce n’est pas le cas d'Alpha Condé. D’ailleurs, l’autoritarisme des uns n’est pas synonyme de tueries de leurs populations. Sur ce point aussi, Alpha Condé fait tuer de pauvres manifestants et il nous impose sa propagande sans création de richesse.

Depuis qu’il est au pouvoir, il n’est pas parvenu à créer de la richesse pour les Guinéens, malgré une conjoncture favorable et la bonne volonté du couple FMI/BM avec notamment le PPTE.

Il n’a pas réussi à faire décoller la croissance économique qui était de 2,3% en 2013 (avant Ebola), ce qui ne couvre pas le taux de croissance de la population qui est de 3%, donc le pays s’appauvrit davantage. Nous avons les taux de croissance les plus médiocres de la sous-région. Or, pour inverser la courbe de la pauvreté, il faut une croissance minimum de 7% par an sur une longue période.

Sans croissance, pas de création de richesse et donc pas de création d’emplois.

A cause de sa politique minière désastreuse, clientéliste, ce secteur moteur de notre croissance est sinistré, avec des destructions d’emplois massives suite aux fermetures d’usines et de sociétés, au gel des investissements etc.

Pire scénario pour nous, le ralentissement chinois a conduit à la chute brutale des prix des minerais dont le fer, fini donc son rêve du Simandou.

Qu’est-ce que les Guinéens retiennent de son mandat ? Une seule chose : la perte de leur pouvoir d’achat, leur pauvreté croissante. Ils tirent le diable par la queue sur l’ensemble du pays et ils n’ont aucun espoir que cela change.

Alpha Condé ne fait plus rêver même ses partisans. Et plus il promet, plus il aggrave son cas.

Ce qu’il n’a pas fait pour eux en cinq, rien ne prouve qu’il le pourra pour les cinq prochaines années, même s’il leur répète inlassablement qu’il réglera tous leurs problèmes durant son second mandat. Il pense que les populations de Mali sont si idiotes de le croire sur parole lorsqu’il leur dit que dans cinq ans leur préfecture, qui est est l’une des plus pauvres de la Guinée, sera plus développée que le Sénégal. Partout en Guinée, on l’écoute en riant sous cape.

En 2011, son slogan, chanté à toutes les occasions, était de faire de la Guinée un pays émergent en 2015. Avant le Nigéria, le Maroc ou le Ghana. Où est cette émergence? Où est l’autosuffisance alimentaire, où sont les routes, les hôpitaux, les universités, les PME créatrices d’emplois? Au lieu de cela, ses partisans nous parlent de quelques hôtels en chantier, pas plus de cinq, en comparaison, en 2014, on dénombrait 744 hôtels au Sénégal, un pays qui a une longue tradition de tourisme. Le Cap-vert quant à lui comptait 222 hôtels en 2013, ses recettes tirées du tourisme sont passées de 40 millions de dollars en 2000 à près de 350 millions de dollars en 2012, soit plus que le total de nos recettes minières.

En face, on n'a aucune politique touristique, notre Laye Junior Condé national se débattait pour débloquer son petit budget de fonctionnement de l’Office National du Tourisme,  comme on le voit qui n’est qu’une coquille vide.

Ces hôtels resteront vides, faute d’une vraie industrie touristique et surtout, à cause du manque d’attractivité du pays.

Finalement, il sera difficile à Alpha Condé de se débarrasser de l’image du président qui ne tient pas ses promesses, celui qui n’a pas les compétences techniques nécessaires pour gouverner, que les Guinéens ont de lui.

Fermant les yeux sur son impopularité, il pense que le temps d’une élection, il peut se permettre l’achat des consciences en distribuant à tour de bras des milliards de francs glissants.

Vous vous rendez compte, 250 millions pour les artistes venus l’accueillir à Kankan, 1,5 milliards à Faranah, Kouroussa et en ce moment dans chaque sous-préfecture visitée du Foutah, 100 millions pour les jeunes et les femmes, sans compter ce qui est distribué dans les coulisses.

Il fait preuve d’oubli incroyable de ce que lui-même disait à ses partisans durant les périodes électorales sous Conté, «s’ils vous donnent de l’argent, prenez et bouffez, c’est votre argent, mais votez pour votre candidat». C’est ce qui va lui arriver lui aussi cette année; nous avons tous vu lors des législatives de 2013 l’exemple de Kaloum qui est un cas d’école édifiant du comportement des électeurs guinéens qui font espérer le pouvoir, prennent l’argent, mais pour après le sanctionner dans les urnes.

S’il avait fait une tournée nationale de prise de contact avec les populations au début de son mandat, il en aurait tiré certainement les bénéfices politiques, mais aujourd’hui, même ses partisans ont compris qu’il ne vient vers eux que lors des élections, après c’est pour prendre du bon temps dans les palaces à travers le monde loin de leurs préoccupations.

Avec son hélicoptère, il survole leurs problèmes; durant son mandat toutes les routes se sont fortement dégradées faute d’entretien, alors que c’est le minimum qu’il puisse faire. Il a lancé des chantiers interminables, comme celui de l’autoroute km 36- Coyah, par comparaison ADO a réalisé des grands projets d’infrastructures sans commune mesure avec ses petits chantiers. Un petit tronçon de 14 km n’est pas encore fini depuis plus de deux ans, ADO a  fait l’autoroute 3*3 voies d’Abidjan-Yamoussokro de plus de 240 km en moins de deux ans, le 3eme pont  est déjà inauguré, les échangeurs etc. Il a vu aussi les grands travaux de Macky Sall à Diamniado, les autoroutes, les grandes universités en construction.

C’est Kaleta qui sauve l’honneur, mais là aussi pour des raisons électoralistes, il a précipité de 9 mois au moins la fin normale des travaux du barrage qui risque d’avoir les mêmes problèmes que Garafiri lancé aussi plutôt que prévu. Le gouvernement guinéen avait intenté un procès contre la société Salini Strabag qu’il avait perdu.

Pour justifier son échec inacceptable dans ses projets de centrales thermiques où des centaines de millions de dollars sont partis en fumée sans aucune explication, il nous vante les barrages  qui sont selon lui une garantie de pérennité tout en gardant sous silence la déforestation accélérée de cette région et le rythme saisonnier de fourniture de l’électricité.

En face, toujours pour citer l’exemple ivoirien, nos voisins avec 3 barrages en activité et la construction d’un autre de 275 MW à Soubre, dans le total du mix énergétique, l’hydraulique ne représentera que 35%, le reste revenant au thermique.

Dès après la saison des pluies, Kaleta ne pourra pas produire plus de 40 MW, si on le suit donc, il nous faudra attendre encore 5 ans avant un éventuel lancement de Souapiti, Amaria ou Koukoutamba. Il faut déjà pouvoir rembourser Kaleta.

Alpha Condé ne peut dans ces conditions gagner le coeur des Guinéens qui subissent les affres d’une précarité sans précédent. Ebola avec ses conséquences humaines, sociales et économiques, est une autre malédiction qui s’abat sur eux. Les pays qui ont connu Ebola par le passé et récemment le Sénégal, le Nigéria ou le Mali, nous ont prouvé que cette épidémie était maîtrisable. Mais diriger un parti comme le RPG dépourvu de cadres comme il le reconnaît, ne vous donne aucune compétence particulière pour diriger un État déliquescent comme la Guinée. Il a fallu lui retirer la direction des opérations, nous mettre sous tutelle pour pouvoir vaincre Ebola qui est devenu malgré tout un business pouvoir le pouvoir.

Aujourd’hui, il n’a aucun levier à sa disposition pour changer la triste donne.

Plus d’investissements miniers avec la chute des cours des minerais, il ne lui reste plus que les aides de l’après Ebola.

Malheureusement pour nous, sa gestion calamiteuse de l’épidémie à laissé des traces et la communauté internationale a d’autres soucis avec la crise au Moyen-Orient et son cortège de réfugiés, le ralentissement chinois qui menace l’économie mondiale.

Une fois que le vaccin est trouvé et que l’épidémie est déjà sous contrôle, il ne faut plus rêver des milliards pour la reconstruction de nos économies. Or, Alpha Condé a justement misé sur cette aide internationale pour promettre monts et merveilles au monde rural guinéen. Les fonds tardent à venir, même le budget 2015 est basé sur ces prévisions de financements extérieurs pour couvrir son énorme déficit.

Avec toute sa propagande, il n’a ni construit, ni rénové des hôpitaux, pas plus que des universités. D’ailleurs, la seule fois qu’il a mis les pieds dans une université, c’est lorsque que son rival Lansana Kouyate a été invité par l’université Kofi Annan pour y tenir une conférence (il fera pression pour l’annuler), il se décidera à rencontrer les étudiants à l’université général Lansana Conté de Sonfonia pour parler de politique.

L’éducation nationale qui est la base du développement est complètement abandonnée à elle même, il se contente de dénoncer ses cadres qui construisent des écoles qui sont des fabriques de la médiocrité. Depuis qu’il est au pouvoir, le niveau des élèves ne fait que baisser, les taux de réussite aux examens dans le secondaire varie entre 25 et 35% depuis 5 ans sans que des mesures efficaces ne soient prises pour améliorer la qualité des enseignements. Il n’a aucune vision, aucun projet pour les jeunes de notre pays sauf des slogans démagogiques; ealors qu'en 2010, il jurait de fournir grâce à ses partenaires, un ordinateur pour chaque étudiant, aujourd’hui, c’est une tablette à crédit pour chaque étudiant qui fait office de programme pour l’enseignement supérieur.

Nous commençons aussi à voir les conséquences du changement climatique et nous voyons bien que cette administration n’est pas préparée à y faire face, pire des permis de construire ont été délivrés à des intérêts privés souvent obscurs dans des zones qui sont une menace pour l’environnement. Faute de politique d’urbanisation, les constructions anarchiques continuent avec l’arrivée des nouveaux riches du pouvoir.

 

Dans tous les secteurs, la malgouvernance est une menace pour notre pays.

Au moment où Alpha Condé est en train de nous distraire, le reste de l’Afrique avance vers l’émergence économique.

Depuis 15 ans elle fait une croissance moyenne de 5% qui a créé une classe moyenne de près de 400 millions de consommateurs qui suscitent les convoitises des multinationales du monde entier. L’Afrique sera le relais de croissance mondiale dans les années à venir avec une population estimée à plus de 2 milliards d’habitants en 2050.

Un nouveau leadership se dessine, plus dynamique, ouvert sur le monde, cette nouvelle Afrique qui gagne, on la voit à Dakar, Abidjan, Accra, Lagos, Luanda, Rabat, Nairobi, Kigali, mais pas à Conakry.

Comme c’était le cas dans les années 1960, Alpha Condé à son tour va tout faire pour que ce nouveau train de l’émergence africaine nous laisse au bord du quai.

Voilà tout l’enjeu de cette élection présidentielle.

Les hommes du passé, avec les méthodes du passé, veulent coûte que coûte nous maintenir dans la pauvreté, tout en vivant eux dans l’opulence. Une élite médiocre qui ne peut produire que de la médiocrité.

Heureusement, cette fois ci même ceux qui disent RPCé en ont marre et ils l’ont fait savoir à Kankan et Siguiri notamment, qui eût cru que le chef du RPG puisse être chahuté et même empêché de tenir un discours dans ses propres bastions ?

Ce sont des signaux forts qui ne trompent pas. Il peut toujours tenter son coup de force, il risque d’en subir les conséquences. Ce qui trompe beaucoup de gens, c’est de se dire qu’en face, il n’y a pas d’alternative crédible, alors que pour nos populations appauvris, il s’agira plutôt d’un référendum pour ou contre Alpha Condé. La misère ambiante ne milite pas en faveur de Alpha Condé.

Par Alpha Saliou Wann

Relu par www.nrgui.com

source : www.vidionguinee.info

Famany Coné : ALPHA CONDE, CET HOMME EST DANGEREUX !

 

 

Tous les pions que pose le Pr. Alpha CONDE  sur l’échiquier politique national, sont ceux d’un maitre doué et éclairé. Depuis son arrivée au palais Sèkhoutouréya, il n’a cessé de prouver à ses militants, sympathisants, admirateurs et surtout à ses adversaires politiques, qu’il n’est pas de la dernière cuvée des hommes politiques africains.

Ses récentes tournées à l’intérieur du pays profond pour aller écouter, voir et sentir le quotidien de ces braves populations rurales à été une démarche salvatrice pour le Président de la République. Au contact de ces laborieuses couches paysannes et rurales, le Pr. Alpha CONDE a pu jauger l’impact de sa première mandature sur la vie de son peuple. L’espoir que ces populations placent en lui se mesure par le degré de joie, d’enthousiasme et d’engagement qu’elles manifestent en l’accueillant. Loin des turbulences politiciennes de certains secteurs de la capitale, le chef de l’Etat a compris ce qu’il représente pour ces millions de femmes, hommes, jeunes et vieux.

Cet homme est vraiment dangereux.. !

 

Cette volonté de changement impulsé par lui a fini de s’emparer du peuple en entier qui adhère entièrement à son projet de société. Partout où il est passé un seul sourire sur tous les visages, un seul message sur toutes les lèvres : le coup KO. C’est à cause de tout cela que le Pr. Alpha CONDE mesurant l’ampleur  de la tâche qui est la sienne, place le peuple au dessus de tout.

Alpha Condé est dangereux !

Dans son silence digne des grands hommes de notre monde, il agit en posant des actes utiles à tous. C’est justement cette démarche sage de celui qui a été élu par tous les guinéens, celui qui est au dessus de la mêlée politique qui a permis de mettre en exergue les réalités économiques, sociales et politiques de notre pays.

Cet homme est dangereux car tous les actes qu’il a posés et qu’il est en train de poser donnent de l’insomnie à notre opposition qui n’en finit pas avec ses petites querelles hégémoniques.

Des verrous ont sauté, des anathèmes démentis et des gros mensonges mis à la lumière de la vérité.

  • La Guinée forestière ne votera pas pour le Pr. Alpha CONDE pour des motifs évasifs mal définis. Celui qui n’a pas de programme ne peut que se rabattre sur la fibre ethnique pour essayer d’engluer l’esprit des petites gens. Une telle attitude ne tient que pour quelques instants et s’effondre comme un château de cartes.

Le démenti cinglant a été apporté par les braves populations de la Guinée forestière lors du passage du chef de l’Etat.

C’est dire alors  que cet homme est dangereux pour les vendeurs d’illusions,

Alpha Condé est dangereux pour les distillateurs de messages à relent ethnique,

Alpha Condé est dangereux pour les leaders de partis politiques dont les militants sont parsemés dans des petits cafés de la capitale, sont KO debout.

Alpha Condé est dangereux pour ces hommes qui ne pourront plus mentir car, les populations ont vu la vérité et compris leur dessein.

  • Alpha Condé est dangereux car le Fouta a prouvé à la face du monde que cette région n’est ni une chasse gardée ni encore un fief de qui que ce soit.Toutes les préfectures visitées par le Pr. Alpha CONDE ont exprimé au chef de l’Etat leur totale adhésion à son programme de société, et leur entière reconnaissance pour les actes de développement posés.

Alpha Condé est dangereux pour ces nains politiques, car la grande cité de Karamoko Alpha mô Labé a témoigné au Pr. Alpha CONDE toute sa gratitude,

Alpha Condé est dangereux car le fouta a manifesté son regret et sa grande amertume pour les incompréhensions antérieures.

Le Pr. Alpha CONDE est un grand homme,cet homme dangereux  qui minimise les élucubrations de petits politiciens et sait prouver qu’il est bien le Président de la République de Guinée et non d’une communauté comme l’ont fait toujours croire ses détracteurs.

Alpha Condé est cet homme dangereux car,les jeunes, les hommes et les femmes de Labé se sont libérés enfin de l’emprise du mensonge. A travers leurs chants des messages poignants ont été adressés à l’attention du pouvoir pour exprimer leur immense regret  au chef de l’Etat pour ne pas l’avoir compris très tôt, et dire aux opposants notamment au chef de file de l’opposition leur ras le bol pour ses mensonges et son machiavélisme.

Alpha Condé est ce homme dangereux longtemps diabolisé par les hommes de l’UFDG, le Président de la République par cette visite a permis à tous de le voir physiquement, de le sentir, de le toucher et de l’écouter. Cette pérégrination à travers les contreforts du fouta a conduit le Pr. Alpha CONDE jusqu’à Dalein.

La route qui mène de Labé à Dalein est dans un état de défectuosité indescriptible. Dire que Cellou Dalein a été successivement Ministre des TP, Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle, qui aspire à la magistrature suprême du pays et voir l’état de son village natal ne rassure personne.

Il est enfin dangereux car, le masque est tombé désormais le mensonge ne passera plus.

Alpha CONDE est un véritable dangereux aujourd’hui pour ses opposants qui ont la peur dans le ventre. A ce rythme, accepteront-ils de participer aux élections voyant leur prochaine défaite ?

Attendons de voir…

Famany Condé Professeur à Kindia

Tel de www.actuconakry.com (+224) 622 56 56 67

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

source :www.actuconakry.com

Julien DRAMOU : je souhaite au professeur Alpha CONDE, une heureuse victoire

ANALYSE POLITIQUE ET SOUTIEN D’UN CITOYEN GUINEEN A ALPHA CONDE

 

Julien DRAMOU  Responsable de communication du mouvement ALPHA II  Membre de la COJELG (Coalition des Jeunes Leaders de Guinée)Il y a de cela un an que dans une démarche raisonnée et loin de toute passion, j’ai lors de mes communications, affirmé le bilan positif du Président Alpha Condé. C’était alors très courageux et apparemment hâtif de tirer une telle conclusion sur un régime en pleine course dans un contexte épidémique très néfaste et un climat politique hautement hostile. Oui, peut-ont croire, c’était hâtif !

Cependant, pour un observateur averti, tout était déjà ébauché. Tout se mettait en place comme par magie, idée après idée, action après action, résultat après résultat dans un parfait concert, le tout sous la clairvoyance de celui dont l’histoire reconnaitra le mérite d’avoir donné envie à la fière population Guinéenne de vivre désormais sur ce sol bénit de Guinée.

Vous comprendrez pourquoi !

Mouvement Alpha IIEn effet, quand en 2010 je rentrais en Guinée après une période d’expatriation, j’étais un peu sceptique comme la majorité des jeunes Guinéens d’alors sur un lendemain meilleur. C’était à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles. Et de cette période à maintenant, deux expressions ont retenu mon attention. Ce sont : « la rupture » et « le changement », slogans phares des deux protagonistes du 2e tour des élections présidentielles de 2010.

La rupture : j’ai essayé de trouver toutes les définitions possibles à cette expression. J’ai donc mentionné quelques définitions pour qu’ensemble, nous puissions les analyser. Les voici :

  • Rupture= Fait, pour quelque chose, de se rompre, sous l’effet d’un effort excessif ou trop prolongé ou d’un choc : Rupture d’une digue.
  • Rupture= Fait, pour un état, une action, d’être interrompu brusquement : La rupture des négociations entre deux États.
  • Rupture= Action de considérer comme nul un engagement, un acte public ou particulier : Rupture de fiançailles. Rupture des relations diplomatiques.
  • Rupture= Cessation soudaine et marquée de l’accord, de l’harmonie qui existait entre des éléments.
  • Rupture= Fait, pour des personnes, de cesser d’entretenir des relations : Une scène de rupture.
  • Rupture= État à partir duquel un solide se sépare en parties disjointes.

Toutes ces définitions  aboutissent à une connotation de destruction, de violence, de brutalité, de bruit, de cessation sans lendemain, de force, de douleur, d’arrogance, etc. C’est par conséquent, une expression négative.  De surcroit, Quand celui qui a bâti est celui-là même qui doit rompre, on assiste à une double négativité. Par là il avoue qu’il a été mauvais pendant toutes ces années et qu’il n’est pas fier de son bilan,  j’en passe…..

A votre avis, qu’est-ce qui peut être caché dans ce slogan ? Qu’est-ce que ses porteurs comptent apporter en Guinée. Quel est leur plan de sortie de crise ? Quelles sont les solutions concrètes proposées. Je n’en voie pas au-delà des nombreuses marches et manifestations qui n’ont fait que trop endeuillé la population guinéenne et épuisé notre élan de développement amorcé en 2010. Ces évènements malheureux n’expliquent-ils pas à suffisance la négativité du slogan « rupture ». Allez y comprendre, en utilisant votre libre arbitre. Pour ma part, le dé est déjà joué à partir d’ici, à partir de cette réflexion.

Le Changement : quant à l’expression changement, en voici quelques définitions.

  • Changement= Action, fait de changer, de modifier quelque chose, passage d’un état à un autre : Changement de propriétaire, de ministère.
  • Changement= Fait d’être modifié, changé ; modification, transformation : Des changements sont intervenus dans son attitude.
  • Changement= Modification profonde, tout ce qui rompt les habitudes, bouleverse l’ordre établi : Aimer le changement.
  • Changement= Correspondance en train, en métro.

Ici, le changement s’inscrit dans l’optique d’un processus. Il a une connotation de modestie, de perfectionnement du bon et de correction du mauvais, de construction et de développement. C’est une expression positive.  Quand il est prôné par un élément neutre, il affirme sa volonté de participation à la construction de l’édifice public en l’améliorant ou en lui donnant une nouvelle dimension.

C’est ainsi qu’en 2010, la sagesse divine et le peuple de Guinée ont choisi le changement.

Et, le changement, fidèle à lui-même s’est concrétisé en un temps record. En Seulement 5 ans :

  • la vieille administration est en train de faire place à une administration moderne et rajeunie ;
  • l’armée incontrôlée a cédé le pas à une armée républicaine, réformée, avec à sa tête un commandant en chef plus que jamais déterminé à lui faire jouer pleinement son rôle au sein de forces internationales en Afrique et dans le monde ;
  • la diplomatie Guinéenne refait surface avec l’affectation de nouveaux diplomates, la réhabilitation de nos représentations diplomatiques, le payement de nos contributions et arriérés de contributions auprès des instances sous régionales et internationales ;
  • La stabilité monétaire cesse d’être un vain slogan pour se traduire en réalité palpable soulageant ainsi les opérateurs économiques (import/Export) et par ricochet, le panier de la ménagère. Sans oublier la performance des indicateurs macroéconomiques qui avait pris un élan élégant à l’allure d’un cheval lancé dans la bataille. Mais hélas, les efforts de lutte contre Ebola ont ralenti la cadence ;
  • Le système éducatif guinéen se renforce de jour en jour à travers le recrutement de nouveaux enseignants et chercheurs, l’organisation d’examens de fin de cycles sous le signe de zéro tolérance, la construction de nouvelles infrastructures scolaires, les projets de réhabilitation des universités et de construction de centres universitaires modernes… ;
  • La jeunesse guinéenne renoue avec l’espoir et la noble ambition d’un avenir radieux à travers de nombreux projets tels les filets sociaux productifs, un étudiant une tablette, …. ;
  • Le rêve d’un état de droit se réalise par la création d’un ministère des droits de l’homme et l’ouverture du vaste chantier de la réforme de la justice (concrétisation du statut particulier des magistrats, mise en place du conseil supérieur de la magistrature, mise en place la cour constitutionnelle, etc) ;
  • Le secteur agricole tend vers la réalité de l’autosuffisance alimentaire à travers une politique agricole adéquate, permettant aux paysans de passer de l’agriculture extensive à l’agriculture intensive moderne ;
  • L’éclairage public dans toutes les villes du pays est devenu le partage des Guinéens et Guinéennes en lieu et place des longues nuits obscures et insécurisées. Le passage de l’électricité thermique à l’hydroélectricité (Kaléta déjà fini et Souapeti en projet) nous mène droit vers l’électricité industrielle, gage d’un développement de type croissance tiré par l’industrialisation.
  • Le secteur privé est plus que jamais redynamisé, tourné vers le professionnalisme, les partenariats internationaux, le partenariat public-privé ; etc.

Ne pouvant pas être plus royaliste que le roi, et loin d’être complet dans la liste des réalisations, je laisse le soin aux spécialistes des secteurs cités plus haut et ceux non mentionnés, de fournir au peuple de Guinée, les données statistiques exactes avec les détails nécessaires qui illustrent au mieux, les progrès réalisés tous les jours de ce premier mandat du changement du Professeur Alpha CONDE.

Il est donc question aujourd’hui de choisir entre la continuité du changement pour un développement linéaire  et  la rupture pour une destination incertaine !

Allons-nous choisir de continuer avec la construction méthodique et agencée de notre édifice national sur une base solide que le changement est entrain de poser ou allons-nous choisir de faire un saut en arrière d’au moins  10 ans avec les corollaires de corruption, de saignée financière, de travaux fictifs, de surfacturation, d’inertie totale en termes de développement, d’obscurité et de manque d’eau. Car ce deuxième choix correspondrait exactement à l’expression des autres « Garbage in, garbage out (GIGO)» et nous paierons ainsi les frais au prix de nombreuses années d’efforts encore. A vos réflexions !

La nouvelle expression dans le contexte actuel est « l’alternance 2015 ».

L’alternance n’est pas un vain mot. Elle doit être une nécessité.

L’alternance ne saurait se limiter à une simple propagande. Elle doit être la résultante d’une démarche réfléchie et la solution à des maux de société avérés.

A la classe intellectuelle Guinéenne, nous nous apprêtons à entrer dans l’une des phases les plus décisives de l’histoire de notre nation : La période de campagne électorale pour l’élection du Guinéen ou de la Guinéenne qui va présider à la destinée de notre chère patrie pour les cinq prochaines années. Rendons nous donc à l’évidence. Car notre analyse, notre jugement, notre interprétation des faits, notre honnêteté intellectuelle vont peser dans la balance quant à  l’orientation que prendra ce choix du peuple de Guinée.

L’histoire et le peuple de Guinée nous tiendront pour Responsables du cauchemar Guinéen si par notre passivité ou par notre négligence, le train du changement se retrouvait hors de sa trajectoire. Le mauvais ne peut engendrer le bon et le bon ne peut engendrer le mauvais. Ce qui a été mauvais dans les années 2000 ne pourra être bon en 2015 et ce qui a été bon entre 2010 et 2015 ne pourra qu’être meilleur après 2015. Gardons donc les rangs serrés derrière la réalité du changement et non derrière les rêves de la rupture sans lendemain ou de l’alternance à coquille vide. Prenons de la hauteur par rapport aux considérations subjectives, aux clivages ethno-stratégiques et à notre propre ego en ayant à l’esprit seul le « salut de notre patrie » pour un lendemain rayonnant.

A la date d’aujourd’hui, il y a 8 candidats en lice. Parmi ces candidats il y a 5 anciens ministres dont 3 anciens Premiers Ministres. Je ne voudrais pas jeter l’opprobre sur qui que ce soit, mais ayez la présence d’esprit de réfléchir sur le parcours de ces anciens ministres dans l’ensemble : les circonstances qui ont prévalu à leur entrer dans le gouvernement, le volume de pressions qu’ils ont subi, le bilan de leur gestion, leur train de vie aussi luxueux qu’un prince héritier et les circonstances de leur départ du gouvernement. Vous vous rendrez aisément compte qu’il n’y a aucune mesure avec  le parcours de l’Homme, Alpha CONDE, dont le parcours est atypique. En politicien aguerri, en patriote né, Alpha CONDE s’est abstenu de tout acte, l’impliquant de près ou de loin à une gestion à laquelle il s’est opposé. Il a opté pour le chemin de la patience et non de la violence, le chemin de la résignation et non de l’opportunisme, le chemin de la lutte d’idées et non des dénonciations fantaisistes. Et aujourd’hui, l’histoire lui donne raison. Il a tendu la main à tous les Guinéens, assoiffés de sécurité et de justice, de croissance économique et de développement durable,  de paix et d’unité nationale. Cette main est encore tendue par l’acte de candidature à la présidentielle du 11 Octobre 2015.

Acceptons contre vents et marrées de suivre le charmant exemple de Docteur Kassory FOFANA, qui dans un grand esprit a accepté de soutenir la vérité et le progrès. Avec toute sa popularité et dans tout ce qu’il incarne dans ce pays, il a mis au-dessus de tout, l’-int-érêt-na-tio-nal.

Un autre exemple éloquent de soutien est celui de la Coalition des Jeunes Leaders de Guinée (COJELEG) qui réunit en son sein des Jeunes leaders d’opinions, reconnus sur le plan national, qui décident d’accompagner le processus de changement pour ne pas causer du tort à l’adage qui dit « on ne change pas l’équipe qui gagne ». Je pourrai citer d’autres exemples au risque d’être long, donc je m’en tiens à ceux-ci.

Tout en exhortant donc le peuple de Guinée en général et la jeunesse Guinéenne en particulier à réfléchir encore et encore sur les progrès entre 2010 et 2015, avant de mettre un bulletin dans l’urne le 11 octobre prochain, je souhaite au professeur Alpha CONDE, à tous ses alliés et aux militants/sympathisants une excellente campagne présidentielle et une heureuse victoire dans la soirée du 11 Octobre 2015, en un seul tour.

Que Dieu soutienne le changement !

Que Dieu bénisse la Guinée.

Julien DRAMOU

Responsable de communication du mouvement ALPHA II

Membre de la COJELG (Coalition des Jeunes Leaders de Guinée).

source : www.guineematin.com

Mandian Sidibé : révélations troublantes sur le dossier du 28 septembre et le retour avorté de Dadis (Enquête)

 

 

 

 

 

 

 

Dadis Camara

Depuis bientôt deux mois, le retour annoncé de Moussa Dadis au bercail alimente la chronique. Et, chacun y va de ses conjectures, sans percer l’abcès. Pourquoi Dadis est-il réellement empêché de rentrer en Guinée, qui en sont les instigateurs ? Suivez ce récit....

Suivez ce récit, récolté en plusieurs mois d’investigations menées auprès de sources fiables, crédibles et très proches concomitamment des deux gouvernements de transition, du pool des juges en charge du dossier du 28 septembre, de Dadis lui-même, de Toumba, du régime actuel, de l’Opposition Républicaine et de certains opérateurs économiques de notre pays.
J’utilise le français facile pour une meilleure et large compréhension. Nous détenons des supports écrits, audios et visuels que nous utiliserons en temps opportun, lorsque nous nous sentirons attaqués ou menacés. Tout ce que nous dirons dans ce texte, c’est selon nos sources.

« Pour la petite histoire, lorsqu’il s’est agi de la manifestation des opposants le 28 septembre 2009, Dadis ne voulait pas en entendre parler au départ. Certains des proches de Dadis, précisément des ministres très influents au moment des faits – dont nous taisons volontairement les noms, du moins pour un départ - ont été contactés par l’opposant d’alors Jean Marie Doré, sans succès, à l’effet de les convaincre à dissuader le Chef de la junte par rapport à la répression énergique programmée de la manifestation.
C’est ainsi que Jean Marie Doré s’est finalement décidé de rencontrer nuitamment le bouillant capitaine. Après moult tractations, alors que Dadis évoquait le fait que la date du 28 septembre soit un repère inviolable de l’histoire de notre pays, tout en proposant le 29 septembre, Jean Marie est parvenu tout de même à convaincre son illustre hôte de laisser les opposants manifester à la date de leur convenance sans risques de répression des forces de l’ordre.

Après le départ de l’opposant Jean Marie Doré du Camp Alpha Yaya où l’entretien a eu lieu, Dadis avait instruit ses hommes de laisser les opposants dérouler leur manifestation le 28 septembre et au stade du même nom.
Cette décision prise très tard dans la nuit n’avait pas fait l’unanimité dans l’entourage immédiat de Dadis. C’est ainsi que certains de ses fidèles serviteurs – dont nous dévoilerons les noms au fil de cette chronique – lui ont fait savoir leur opposition à sa décision, au motif que c’est un piège qui lui est tendu par l’opposition pour le chasser du pouvoir le 28 septembre même.

On est allé jusqu’à lui dire que la médiation de Jean Marie est utilisée pour jouer sur sa sensibilité, puisque ce dernier étant un « vieux sage » de la région forestière dont est issu Dadis.

En dessous, l’armée et le gouvernement étaient divisés entre trois clans : le premier était constitué de ceux qui tenaient à mâter les manifestants ; le deuxième, ceux qui luttaient dans l’ombre pour éliminer physiquement les leaders des partis politiques présents à la manifestation, et le troisième était formé de ceux qui trouvaient sage et logique de laisser les opposants manifester librement, tout en encadrant la manifestation pour éviter tout débordement.

Mais ce dernier groupe était très minoritaire au point que les deux premiers ont eu à l’ascendant.
Il est important de préciser que c’est un ancien homme d’Etat étranger et un richissime homme d’affaires de réputation mondiale qui parrainaient le deuxième groupe dont la mission consistait à éliminer les opposants présents, à l’effet de permettre à d’autres opposants ayant momentanément quitté le pays (par stratégie ?) d’affronter Dadis sur un champ de bataille quasiment conquis.

C’est d’ailleurs les mêmes, ancien homme d’Etat et richissime homme d’affaires qui planifieront, quelques mois plus tard, l’agression de Dadis par son Aide de Camp d’alors, le célébrissime Toumba Diakité.
C’est ainsi qu’ils ont réquisitionné un petit bateau en provenance de Dakar et qui avait accosté derrière le Camp Makambo qui fut le théâtre de la bataille rangée entre Dadis et Toumba.

Dès après leur forfaiture, Toumba et neuf de ses guerriers prendront le large, à bord du petit navire supra-indiqué, à destination de Dakar, où ils vivent, depuis 2009, au quartier Ouakam, dans un immeuble somptueux.

Moi, j’ai personnellement rencontré, à deux reprises, Toumba Diakité au marché Sandaga, précisément dans un bureau de l’Administration de la Fabrique Artisanale de Guinée à Dakar, chez un ami commun à nous deux.

Ça c’était une parenthèse que je referme aussitôt, volontairement, afin de la rouvrir très bientôt, avec d’autres révélations sur la vie de Toumba à Dakar et ses liens avec le régime de Conakry.
Pour revenir aux douloureux événements du 28 septembre 2009, force est de reconnaître que jamais et plus grand jamais, Dadis n’avait donné le moindre ordre de réprimer la manifestation.

Ce sont certains de ses proches civils, plus influents que ceux qui arboraient la tenue, qui ont instruit le Général Mamadouba Toto Camara, alors troisième homme fort de la junte de mâter les manifestants. Ainsi dit, ainsi fait. Ce qui justifie l’inculpation du Général Toto avec mandat de dépôt à l’appui.

Très rusés, les civils qui ont poussé Toto à réprimer la manifestation dans le sang, se cachent actuellement derrière leur statut de civil ne pouvant donner aucun ordre aux hommes en uniforme, mais aussi et surtout, ils interprètent en leur faveur la Loi qui dit que nul n’est censé exécuter un ordre qui viole la Loi, sous peine d’endosser l’entière responsabilité. Pauvre de Toto !

Pourquoi Dadis est-il empêché de rentrer en Guinée ?
Qui en sont les instigateurs ?

Là-dessus, il faut dire certains opposants au moment des faits et actuellement aux affaires à différents niveaux de l’administration, risquent gros s’ils laissaient Dadis retourner au bercail, pour livrer sa version. Et, jamais les mêmes dirigeants ne laisseront Dadis aux mains de la CPI où ils risquent de se retrouver eux-mêmes pour leur présumée complicité dans le massacre du 28 septembre.
Mieux, la popularité de Dadis au sein de l’armée et de la population civile risque fort d’ébranler le régime actuel, tant en validant qu’en invalidant la candidature à l’Election présidentielle de l’ex-Chef de la junte.

Pire, certains opérateurs économiques, devenus les bras financiers d’Alpha Condé, dont ils bénéficient de la protection, risquent également de se retrouver en prison, toujours dans l’affaire du 28 septembre, pour la simple et obscure raison que ce sont leurs engins gros-porteurs qui ont servi de charniers pour convoyer les centaines de corps disparus.

Certains de ces cadavres ont été inhumés dans des fosses communes jamais retrouvées et d’autres jetés en brousse loin des villes et autres habitations.
Ajoutés à ce lot de personnages controversés des diplomates accrédités en Guinée et manipulés par le pouvoir de Conakry pour instrumentaliser la fameuse Communauté Internationale, au regard de la suprématie dont jouissent leurs pays respectifs au sein de cette même Communauté, qui dicterait sa Loi à certains Chefs d’Etat de pays voisins de la Guinée, pour refuser le transit de Dadis sur leur territoire, arguant que son retour pourrait entraîner une instabilité en Guinée et dans la sous-région ».

Nous y reviendrons.
Mandian SIDIBE, Journaliste d’investigation

source : www.conakryactu.com

Elhadj Mamadou Sylla Alliance avec Alpha Condé, rébellion de 2000, Dadis, Cellou, accords politiques, Lansana Conté, patronat, etc.

Elhadj Mamadou Sylla 

Après plusieurs mois de suspens, le président de l’Union pour la démocratie de la Guinée (UDG), Elhadj Mamadou Sylla a pris sa décision de soutenir Alpha Condé à la présidentielle du 11 octobre. Reconduit à la tête du parti, « Sylla patronat » compte continuer à jouer son rôle dans l’échiquier politique du pays. Au cours d’une interview qu’il nous a accordée, il dit tout.

Aminata.com: pourquoi vous avez décidé de soutenir la réélection du président Alpha Condé?

Elhadj Mamadou Sylla: vous savez, c’est historique. Tout Guinéen sait que je suis un homme de parole et reconnaissant. Le Pr. Alpha Condé m’appelle petit frère, je l’appelle grand frère même quand il est devenu président. Notre relation a commencé après la mort du président Lansana Conté. En 2009, je pense qu’il devait organiser un anniversaire à Kenyen rails, c’est en ce moment qu’il m’a invité pour participer à cet évènement. C’était au temps de la junte militaire en 2009. Ce jour là il m’a invité au podium, il a soulevé ma main puis il a dit que je suis son frère, il a dit que nous sommes deux, lui et moi qui n’avons pas géré, nous ne sommes pas comptables en Guinée. Cela veut dire que c’est avant le premier tour, notre relation a continué dans les forces vives. C’est moi qui finançais les forces vives. Cette relation a continué jusqu’aux deux tours de la présidentielle. Après le premier tour il est venu me voir pour me dire que si c’était moi qui passais au deuxième tour, il allait me soutenir mais comme c’est lui qui a passé, il m’a invité à le soutenir. Quand il a été élu, le contact a continué. Trois ans après quand il y a eu les législatives, j’ai dit que je vais présenter ma liste, il [Alpha Condé] a dit non, toi et moi sommes ensemble. Il a refusé l’alliance à tout le monde sauf moi. On signé le protocole d’alliance, je devais donner dix noms pour la députation sur la liste du RPG arc-en-ciel. Après les résultats, on a eu trois députés. Vous avez vu, quand quelqu’un te fait ça, toi aussi à un moment donné tu peux toujours l’aider.

aminata : Mais après les législatives, vous vouliez être 1er vice-président de l’assemblée nationale. Finalement vous n’avez pas eu le poste?


M. S. : Vous savez dans la maison, vous pouvez vous discuter en tant que famille. C’est comme le père et son fils, le mari et sa femme. Cela ne veut pas dire qu’il y a de la méchanceté, vous pouvez aller jusqu’à divorcer. Vous savez que je suis un homme libre. J’aime ma liberté. On est aussi un parti libre, c’est pourquoi on dit ce qu’on pense. Chaque moment où il faut donner le point de vue sur la situation politique, on donne notre avis. De fois, les gens disent que je veux aller à l’opposition mais ce n’est pas ça.

aminata A un moment donné on pensait que vous vouliez rejoindre l’opposition. Pourquoi vous n’avez pas rejoint l’opposition?


M.S. Je vous ai dit, le président m’a toujours sollicité de rester avec lui. Aux législatives, il m’a choisi seul pour être son allié alors qu’il a refusé aux autres, c’est une véritable confiance. L’UDG est un parti social-démocrate, j’ai laissé les membres dire ce qu’ils pensent. C’est ça aussi la démocratie dans notre parti. Je peux proposer quelque chose et la majorité peut dire non monsieur le président.

aminata Qu’est-ce vous personnellement vous vouliez car ces derniers temps Cellou Dalein Diallo a multiplié les contacts avec vous pour tenter d’avoir votre soutien. Pourquoi il n’a pas réussi à vous convaincre?

M.S. Je suis très d’accord avec Cellou aussi. On est ami, c’est vrai. Vous avez vu pendant sa convention il m’a invité, lors de mon congrès il est aussi venu. Chacun de nous est monté dans la tribune pour parler de la qualité de l’autre. Ce qui a gêné un peu surtout ces derniers temps qui m’a mis dans une position où je dois me décider avec qui aller.

J’ai finalement décidé d’aller avec le Professeur car il y a déjà une confiance. On est parti ensemble lors des élections législatives. Aujourd’hui à l’Assemblée nationale on a trois députés c’est vrai mais on est parti ensemble sur la liste du RPG arc-en-ciel. Aujourd’hui rompre cette alliance c’est comme si je romps tout. C’est gênant.

aminata Mais même si vous quittiez l’alliance avec le RPG arc-en-ciel, vous allez toujours rester avec vos trois députés

M.S. On ne sera pas avec le groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel. C’est un peu gênant. Vous parlez de Cellou. Il est monté à la tribune, je ne sais pas si vous étiez pas dans la salle du congrès. Il a parlé de ma qualité d’homme de parole, ... Lui-même reconnait ça en moi. Si je dis que j’enlève mes députés pour virer avec un autre, vous savez c’est un peu difficile. Je suis un homme de parole. Les gens ne vont pas comprendre cela. Ils vont dire que j’ai trahi, je suis ingrat. Il y a tout cela qui a pesé. Les gens vont dire que le président a tout fait, ils sont partis ensemble, pendant que son mandat n’est pas fini je pars avec un autre. Les gens vont dire encore que demain je vais quitter Cellou pour une autre personne. Vous savez chez nous ici, les politiciens ne sont pas stables, tout le temps ils tournent. A mon niveau, j’ai les moyens de ma vision. Le problème matériel ne va pas me détourner de ma vision car j’ai les moyens.

aminata : Vous aviez quand même multiplié des critiques à l’égard du bilan de monsieur Alpha Condé en affirmant par exemple qu’il était négatif.

M.S. J’ai toujours dit que tu ne peux pas être sur un arbre et couper sa racine. Je suis dans la mouvance présidentielle, je ne peux pas dire que tout ce qui est fait n’est pas bon.

aminata Que pensez-vous de la signature des derniers accords entre la mouvance présidentielle et l’opposition?

M.S. C’est une bonne chose, ces accords étaient longtemps attendus, peut-être que c’est venu tardivement mais c’est mieux que rien. Tout ce qui peut faire la quiétude, la paix dans le pays je vais soutenir. C’est dans la paix qu’on peut développer. Sans la paix personne ne peut penser au développement. On pense d’abord à la paix à la survie avant de penser à l’économie et aux affaires, le bien être. J’ai toujours dit que je n’ai pas intérêt qu’il y ait de problèmes car j’ai investi beaucoup en Guinée. En cas de problème je ne souhaite pas, celui qui n’a rien peut prendre sa valise ou son sac à dos mais celui qui a construit des immeubles c’est difficile. On a vu dans d’autres pays des gens qui étaient très riches tombés d’un coup, le lendemain ils n’ont rien à cause de la guerre.

aminata Quel regard portez-vous sur les différents retours manqués de Moussa Dadis Camara?

M.S. Vous savez que je suis le premier à dire que Dadis devait rentrer. J’ai été le premier à le dire. J’avais dit qu’à l’époque il n’était pas inculpé, il avait été juste entendu en tant que témoin. J’avais dit que s’il voulait venir se présenter à la justice il devait rentrer. Je ne connais pas le secret du pouvoir car avec le pouvoir même si c’est son fils, il peut ne pas avoir les mêmes visions. Je dis que quand un Guinéen veut venir chez lui c’est son droit. Vous savez que dans un pays, le chef est plus fort, il est aussi de la mêlé. Mais avec toutes les forces du président, je ne parle de notre pays, en général, il ne peut jamais dire à un citoyen de sortir de son pays. Il a tout le pouvoir sauf ça. Quand un citoyen est hors la loi, on le juge puis on le condamne et finalement on le met en prison si il est coupable.

aminata Vous réclamez son retour?

M. S. Pas de réclamation. Je dis que c’est son droit. J’ai dit que je ne connais le secret du pouvoir. Je ne sais pas. Je dis en tant que citoyen qu’il doit venir se présenter à la justice. Quand tu dis que tu veux juger quelqu’un c’est quand il est devant toi. Mais si l’intéresser n’est pas devant toi comme tu peux le juger, si on doit l’envoyer en prison comment on peut le faire? S’il n’est pas là, on peut payer de vol spécial pour l’envoyer au pays pour le juger. Mais s’il dit qu’il veut venir, en ce moment il n’y a pas de dépense à faire. S’il est coupable tu le mets en prison. S’il n’est pas coupable, il va aussi se défendre. C’est un exemple que je donne. Je crois que c’est aussi simple que ça. Je répète encore je ne connais pas le secret du pouvoir.

aminata Vous aviez promis de faire de révélation sur la rébellion de 2000. Monsieur le président, qu’est-ce qui s’est passée pendant cette période?

M. S. Je me rappelle j’avais dit que le moment venu tout Guinéen saura ce qui s’est passé réellement dans l’affaire de rébellion. C’est vrai que j’étais le fournisseur principal à l’époque pour le matériel qui a aidé l’armée guinéenne à vaincre cette rébellion. Je suis témoin de beaucoup de choses.

aminata Vous connaissez les véritables auteurs?

M. S. Le moment viendra où tout le monde saura. Vous savez que l’histoire est têtue. Les gens qui sont témoins diront ce qui s’est passé pour chaque période.

aminata Des mauvaises langues accusent le président actuel Alpha Condé d’avoir financé la rébellion de 2000.

M. S. Je ne peux pas vous dire quelque chose sur ça.

aminata Le patronat que vous dirigez a été confronté à des contestations en son sein. Comment vous avez géré cette crise?

M. S. J’ai été victime de ma bonne foie dans l’histoire de patronat avec ce qui s’est passé. D’abord j’avais de problème avec l’Etat à travers le ministre de l’emploi. Vous savez c’est la tripartie, le ministère de l’emploi, le syndicat et le patronat. Quand le ministre a voulu invité d’autres personnes par rapport à nous, je lui ai rappelé que ça ne se fait pas. Ces personnes ne sont pas connues mondialement surtout au Bureau international de travail (BIT). Je ne voulais qu’on arrive là-bas pour coincer l’Etat. Si un ministère est coincé c’est tout le pays. Je lui ai expliqué par écrit, par téléphone pour lui dire ce qui doit se passer. Je ne voulais pas qu’il y ait de sanction de la communauté internationale. Je n’ai pas été entendu. Le ministre est parti, il a fait le contrait de l’esprit de tripartite. Quand on est parti, j’ai porté plainte contre lui. Le dossier a été traité. On lui a demandé de se défendre malgré toutes les réponses qu’il a données, le BIT a dit que ce n’est pas normal ce qu’il a fait. On m’a donné raison. Là aussi j’ai eu la grande surprise, c’est l’homme que j’ai coopté pour gérer pendant le moment comme je suis occupé à autres choses. Je lui ai nommé intérimaire. A ma grande surprise, celui qui me poignardait dans le dos. Par intérim, c’est chaque fois que je ne suis pas là, il peut gérer à ma place en m’informant partout. Dès que je rentre dans le pays normalement il doit s’effacer. Les gens sont complexés, ça ne veut pas dire que tu es du gouvernement qu’on ne peut pas porter plainte contre toi. Tout le monde est justiciable dans un pays. On a vu des présidents destitués dans le monde. Il voulait faire de choses, il pensait que ça allait marcher. Le patronat que je dirige marche bien. Même hier j’étais au patronat. J’ai mis une commission au nom de tout le bureau exécutif qui est en train de préparer le congrès. On m’a dit hier qu’il y a eu plus de quinzaine de fédérations élue sur 24. Dès que toutes les fédérations seront élues, nous ferons le congrès.

aminata Que vous inspire de guéguerre qui règne après le congrès au PUP dont vous étiez membre?

M. S. C’est très malheureux ce qui se passe là-bas. Hier en venant, sur le pont 8 novembre, j’ai vu des femmes avec des pancartes qui proféraient des injures, ça criait. Il semblerait que c’est le groupe de Cheick Amadou Camara. Je pense que ce n’est pas bon pour un parti politique. Je n’ai pas appris ça dans un parti où ce genre de chose passe. Malheureusement, nous tous on était dans cette formation politique. Je regrette beaucoup ce qui se passe là-bas. Même ce matin, je parlais avec un ancien président du PUP, je lui ai dit de trouver la solution.

aminata Êtes-vous disponible pour mener une médiation entre les protagonistes?

M. S. Si on sollicite ma médiation je suis prêt. Les Guinéens me connaissent pour dire la vérité. Tout le monde me connait pour ça. Je pense que ce n’est pas bien. Il faut que les deux groupes se retrouvent pour discuter.

aminata L’un des protagonistes c’est Fodé Bangoura, vous aviez eu de souci avec lui pendant le règne du président Conté, il vous avait mis en prison en 2006. Êtes-vous en contact avec lui?

M. S. Oui je parle bien avec lui. Il est venu à mon congrès. J’ai été à son congrès. Il n’y a aucun problème entre nous. On se fréquente, on se parle.

aminata Qu’est-ce que vous retenez du Président Lansana Conté?

M. S. C’est un homme bien. Je retiens de lui d’un homme de parole. J’ai retenu deux choses chez lui. Il était un homme de parole, quand il dit quelque chose il le fait. Le second, c’est un monsieur, il est patient. Si je n’étais pas patient, beaucoup de choses se seraient passés, aujourd’hui je ne serai pas là. La patience j’ai pris ça chez lui. Il m’a dit un jour Sylla: « il ne faut pas jamais gaspiller tes balles. Il a dit quand tu vois ton venir pour t’attaquer. Tu as un fusil. Il faut le charger pour l’attendre. N’attends même pas un mètre, il faut venir jusqu’à le toucher. Quand tu tire tu vas l’atteindre. Mais Quand tu tire de loin tu risque de le rater. Si tu le rate il sera un panthère blessé, il pourrait te tuer ». C’est les deux choses que j’ai retenues de lui.

Entretien réalisé par Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

NB de nrgui.com : la transcription est entièrement faite par www.aminatata.com

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