Un groupe de bandits lourdement armés attaque un magasin à Cosa et prend le large !

Cosa serait-il devenu à la fois le symbole et la clé de voûte d’un édifice qui s’effondre sur nos vies et nos libertés ?

Dans l’ère du changement, le phénomène d’insécurité que vivent les citoyens devient de plus en plus inquiétant dans notre pays. Pour cause ? Dans la soirée du lundi 18 juin à Cosa le magasin du jeune commerçant Moustapha Alias ‘‘Mousto’’ a été attaqué par un groupe de bandits armés. La scène qui digne d’un film Hollywoodien de série B s’est déroulée tenez vous bien, à 22 heures 5 minutes, à l’heure des embouteillages. Selon plusieurs témoins, les bandits seraient venus dans un 4X4 Mercedes, couleur blanche qui a été aussi volée il y a quelques jours vers Nongo. Une fois sur le lieu, ils ont réussi à pénétrer dans le magasin et ont braqué leur arme sur le propriétaire, lui soutirant plusieurs téléphones portables et une moto de marque Apace qui était garée à la devanture du magasin et qui appartenait à un autre passant. Pour accomplir leur besogne, ils ont tirés une dizaine de coups de feu créant ainsi la panique dans tout le secteur. C’est ainsi qu’ils ont pu prendre le large en abandonnant leur voiture. Quelques minutes plus tard, les gendarmes à bord de deux Pick-up arrivent sur le lieu. Le médecin après la mort pourrait- on écrire.

C’est dans cette atmosphère de tohubohu où population et gendarmes tentent de donner des explications, qu’un autre gendarme dit-on, a démarré la voiture 4X4 pour prendre ainsi la poudre d’escampette. Les gendarmes à bord de deux Pick-up tentent de poursuivre leur « collègue » jusqu’à une dizaine de mètres dans le quartier, avant de le laisser partir. Ce genre d’ « opération Commando » remet en question l’identité des vrais auteurs ou maîtres d’œuvre et ou d’ouvrage de l’insécurité dans le pays.

Selon la victime, Moustapha Alias ‘‘Mousto’’ « Les biens disparus sont estimés à onze millions de francs guinéens, sans compter la somme d’argent emportée dont je ne connais pas le montant. Jusqu’à l’heure où nous sommes, aucune piste n’a été retrouvée. Dieu merci on n’a pas été tué par ces hors la loi. C’est vraiment déplorable, car aujourd’hui personne n’est à l’abri dans ce pays.».

L’on se rappelle que récemment le jeune chauffeur Ibrahima Diallo a été froidement abattu par un caporal-chef dans la ville carrefour de Mamou. Une ville située à 300km à l’Est de Conakry. Il y a quelques mois encore, un autre commerçant avait été attaqué au carrefour Bembeto à 7 heures du matin. Au paravent, le domicile du Directeur de la police nationale a été la cible d’une attaque qui ne dit pas son nom, même le syndicaliste Ahmadou Diallo n’a échappé que de justesse à la mort, suite à une attaque de son domicile quelques jours après son élection à la tête de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), la plus grande centrale syndicale du pays. Des attaques qui rappellent les années 1990 où des groupes de bandits comme Mathias Léno, Kalil le ‘‘Le général’’, Papa Sangaré, Denka Mansaré, Portos et autres « enfants-gangstas », semaient la terreur dans le pays.

La question que bon nombre de Guinéens se posent est celle de savoir où ces bandits tirent leurs armes ? Quels sont leurs complices et que font les autorités, notamment le ministère de la sécurité pour mettre fin à ces attaques dont sont victimes les pauvres citoyens ? Au lieu que le ministre Toto suspende le Directeur de la Sûreté Urbaine de Conakry ou le Commissaire Central de Ratoma et envoie d’autres citoyens en formation dans les mouroirs de la Russie, en les abandonnant à la merci du temps pour dire qu’il est en train de poser des actes dans le sens du changement. Le mieux serait d’assurer la sécurité des citoyens guinéens qui ne savent plus à quel saint se vouer. Mais la priorité du moment, c’est plutôt réprimer, pourchasser, arrêter, juger et condamner des manifestants pacifiques de l’Opposition pour attroupement illégal, coups et blessures volontaires, destruction d’édifices publics, outrage aux dépositaires de la loi, que d’assurer la sécurité des citoyens.

D’ailleurs tout récemment un rapport d’une ONG internationale a classé la Guinée parmi les pays les plus insécurisés au Monde. Dans ce tableau qui n’honore pas, notre pays occupe la 10ème place, derrière l’Irak, la Somalie etc.

Aujourd’hui les citoyens sont plus que hantés par le manque d’eau, d’électricité, de nourriture, de soins de santé, et l’insécurité. La ‘‘ Guinée is back’’ nous dit- on. Ni les manifestants, ni les autres innocentes victimes des bandits reconnus comme tels (quant à ceux qui sont en tenue..) ne sont pas des citoyens. On attendra la fin du quinquennat. A moins qu’un cowboy venu d’Angleterre ou d’Afrique du Sud ne vienne nous sauver en rejouant « Règlements de comptes à OK corral », juste derrière Sakoumachinya..

On pourra alors chanter Guinea is back !

Alpha Assia Baldé et SN Bokoum

 

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