La guerre "Est-Ouest" aurait-elle repris avec la lutte contre Ebola? Après l'hôpital russe et des cargos de médicaments attendus, la Chine offre 5 millions USD à la Guinée

La Chine offre à la Guinée une nouvelle aide, d'une valeur de 35 milliards de francs guinéens (5 millions USD), pour l'aider à mettre fin à l'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola.


Un documment à ce sujet a été signé mercredi à Conakry par l'ambassadeur de Chine en Guinée, Bian Jianqiang, et le ministre guinéen de la Coopération internationale, Moustapha Koutoubou Sanoh.

Cette somme est destinée à l'achat de 20 ambulances, de 100 motos, des lits, des équipements de protection. De plus, le Chine enverra le personnel médical pour former les agents de santé guinéens sur la prévention et le contrôle épidémiologique du virus Ebola.

"Cette énième assistance de la Chine vient soutenir et renforcer les efforts du gouvernement guinéen dans son combat quotidien pour éradiquer ce fléau qui est devenu une préoccupation majeur à l'échelle international", a indiqué M. Sanoh à cette occasion, déclarant que le peuple de Guinée n'oubliera pas "ceux qui sont restés à ses côtés pendant cette dure période".

Il a fait remarquer qu'au moment où 90% des entreprises ferment leurs portes à cause de la fièvre Ebola, aucune entreprise chinoise n'a quitté le sol guinéen, ce qui constitue, selon lui, un signal fort de la qualité de l'assistance et de la solidarité du peuple chinois envers le peuple guinéen.

Depuis avril dernier, le gouvernement chinois a fourni des aides financières, des matériels médicaux et un don alimentaire à la Guinée, pour soutenir ses efforts contre Ebola.
Xinhua

Dedans" Guerre mondiaux" contre Ebola, nos artistes s perdent dans une guerre pricrocholine

Le clash entre Takana Zion et Elie Kamano connait un nouvel épisode ce jeudi. La hache de guerre enterrée entre les deux reggamen a resurgi en peu de temps. Après une rencontre avec Alpha Condé, à laquelle a pris part le premier, le second est remonté et décidé à en découdre. Elie se dit ‘’trahi par ses frères’’ du collectif pour la revendication des droits des artistes.

Takana Zion chanteEntre Takana et Elie, c’est une longue histoire de haine et de rivalité. Tous deux reggaemen, ils se clashent mutuellement par chansons interposées à chaque occasion. Mis à l’écart dans une délégation qui devait rencontrer le weekend dernier le président de la république, Elie Kamano s’estime ‘’trahi ‘’ par ses pairs et s’est invité dans la célèbre émission les Grandes Gueules diffusée sur radio Espace de 9h à 10h30.  Spécialement pour ce jeudi, l’émission a été conduite jusqu’à midi.

‘’C’est très décevant que certains frères du collectif aillent parler dans les radios sans fondement’’, a déclaré Takana Zion, au bout du fil. ‘’J’ai commencé à militer pour la libération de Malick Kebé et Ablaye Mbaye avant beaucoup d’artistes’’, introduit le reggaeman. ‘’J’ai demandé à Elie de faire en sorte que tous les artistes se reconnaissent dans leurs revendications. Ils m’ont appelé à la fin de l’émission sur radio Espace. Je leur ai dit que je ne pouvais pas adhérer à leur mouvement si leur objectif était juste pour libérer Malick Kébé et Ablaye Mbaye. Si je devais entrer, c’est pour revendiquer des salles de spectacles à Conakry et à l’intérieur du pays’’, avance Takana Zion, calme et serein.

Après son adhésion, il était question de mettre en place un bureau chargé de diriger le collectif d’artistes. ‘’Elie a décidé d’être président. Mais moi en tant qu’artiste international, je ne peux pas me faire coiffer par un artiste local. J’ai sorti 4 albums reggae à international avec le titre du meilleur reggaeman africain 2012.  Je ne peux pas me faire coiffer par Elie. C’est impossible’’, a estimé Takana.

‘’J’ai été reçu par le professeur Alpha Condé plus d’une fois. C’est ridicule que des artistes disent que ce n’est pas normal que j’aille rencontrer le président’’, recadre le reggaeman.

Une première invitation du premier ministre a été refusée  par les artistes, à en croire Takana Zion.  ‘’Il n’était pas sage de continuer à refuser les invitations des autorités alors que nous sommes dans une démarche de libérer Malick et Ablaye et revendiquer les droits des artistes’’, tempère Takana Zion qui estime que c’est grâce à son discours tenu chez le gouverneur que les artistes ont été reçus par le président de la république.

 Et Elie Kamano de répliquer aussitôt à l’antenne. ‘’Quand il rentre dans une question de palmarès et de CV artistique, je suis le seul artiste guinéen qui a fait une tournée dans 18 pays africains. Aucun ne l’a fait’’, revendique le Djely mankan. ‘’Etre meilleur reggaeman, nominé par un site, c’est un truc bien monté que tout le monde peut faire. Il faut que sache Takana que hiérarchiquement parlant, je suis son grand frère. S’il veut se rapprocher du président de la république, qu’il arrête de dire qu’Elie Kamano a un tempérament chaud’’, a clarifié Elie qui semble de plus en plus isolé dans sa lutte.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

NB : le titre est de www.nouvellerepubliquedeguinee.net

Ebola : Alpha Condé menace de mettre aux arrêts Dr Sakoba Keita

Rien ne semble aller actuellement entre Alpha Condé et le Coordinateur national de la lutte contre Ebola, Dr Sakoba Keita. Selon nos confrères de la radio Espace fm dans leurs émissions les Grandes Gueules, Alpha Condé auarait lors de sa dernière visite au siège de la Coordination de la lutte contre Ebola, menacé de mettre aux arrêts Dr. Sakoba Keita. Au cours de cette visite, révèlent nos confrères, des discussions houleuses ont opposé le président de la République et le médecin. Alpha Condé a demandé que l’organigramme de cette structure de riposte à Ebola soit changé. Pire ! L’opposant historique a désginé un étranger, un Congolais pour gérer cette structure en mettant à  l’eau « tous les efforts » fournis par Dr Sakoba et son équipe. Présentement, aux dires de nos confrères, le président Alpha Condé n’a plus confiance aux Guinéens..  Il menace d'arrêter Dr. Sakoba pour incompétence et malversation dans la gestion de cette épidémie...

Minkael Barry
Le vérificateur

(VIDEO) Sékou KOUROUMA, Ministre de la Fonction Publique, enfin donnennt quelques chiifres des audits promis depuis l'investiture..

 

«On a trouvé dans le nouveau fichier biométrique 254 fonctionnaires qui émargent dans les banques, et dans toutes les sociétés de la place, et nous sommes venus au gèle et à la consignation des salaires des 11089 fonctionnaires qui n'ont pas été enrôlés dans le processus...»

 

 

La Suisse teste deux vaccins contre Ebola

 

Une infirmière tient une dose du vaccin expérimental "cAd3-EBOZ" à l'hôpital de Lausanne, le 4 novembre.

La course pour le vaccin contre Ebola se joue principalement en Suisse. Sur 500 volontaires nécessaires aux tests cliniques des deux produits expérimentaux sélectionnés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la moitié sera recrutée par les hôpitaux de Genève et Lausanne. Lundi, un appel a été lancé par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Lire aussi : L’un des deux vaccins attendus contre Ebola ne sera pas disponible avant 2016

Les essais cliniques de phase I du candidat vaccin « VSV-EBOV », développé par l’Office de la santé du Canada, devraient commencer à la fin de cette semaine, pour éprouver la sécurité et la capacité du produit à déclencher une réponse immunitaire chez 120 volontaires en bonne santé. A quelques kilomètres de là, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne s’est lancé vendredi dernier dans les tests de l’autre produit, le « cAd3-EBOZ », conçu par l’entreprise britannique GlaxoSmithKline.

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200 personnes vaccinées

Durant deux mois, plus de 200 personnes âgées de 18 à 65 ans seront vaccinées en Suisse. Le défraiement est maigre (environ 800 francs suisses, soit 663 euros), mais l’appel semble porter ses fruits : « Nous n’avons jamais eu autant de volontaires aussi vite », constate le professeur Blaise Genton, médecin-chef au service des maladies infectieuses du CHUV.

Pour Marie, 22 ans, étudiante en médecine venue se présenter la semaine dernière, c’est « une manière d’apporter de l’aide à distance ». Mais beaucoup de candidats sont refusés à Lausanne, notamment par manque de disponibilité. L’expérience demande un suivi régulier pendant six mois. Les volontaires proviennent généralement des organisations déployées dans la région de l’épidémie et des facultés de médecine. Selon le corps médical lausannois, ils ne risquent pas plus que des effets secondaires (rougeurs ou maux de tête).

Des essais cliniques du « VSV » se déroulent parallèlement à Hambourg, au Gabon et au Kenya. Quant au vaccin de GSK, il est également testé à Oxford, au Mali et aux Etats-Unis depuis septembre. « Le temps a été compressé au maximum », estime Marie-Paule Kieny, sous-directeur général à l’OMS, chargée des thérapies et vaccins Ebola. Les tests d’efficacité devraient démarrer sur le terrain fin décembre au Liberia, en janvier en Sierra Leone, et à plus large échelle d’ici avril 2015.

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Proximité avec le siège de l’OMS

L’importante implication de la Suisse dans la recherche sur le vaccin tant attendu s’explique, d’une part, par la proximité des hôpitaux universitaires avec le siège de l’OMS à Genève et, d’autre part, par la performance reconnue des deux équipes : « Nous envisagions d’abord effectuer les deux tests cliniques à Genève, mais il s’est avéré que ce serait plus rapide et plus efficace de répartir l’effort sur deux sites », explique Marie-Paule Kieny.

Les hôpitaux suisses ont failli cependant ne pas être mis à contribution à la hauteur de leur capacité pour des raisons politiques. Le CHUV a répondu à l’appel « Ebola » lancé par la Commission européenne à travers son programme de recherche Horizon 2020. Or, la Suisse a été éjectée de ce programme juste après la votation contre l’immigration de masse, en février dernier, et la remise en cause des accords bilatéraux avec l’UE que cette décision a entraînée.

Pour éviter de pénaliser ses chercheurs, la Confédération a décidé de leur verser elle-même la subvention, à la place de l’Union européenne..