• Depuis mardi, des centaines de milliers de Burkinabés manifestent contre une révision constitutionnelle permettant au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de continuer à siéger à la tête de l'Etat. Ce jeudi, des manifestants ont partiellement saccagé l'Assemblée nationale et les députés ont renoncé à voter le texte controversé.
• Selon l'opposition, l'armée aurait pris le parti du peuple contre le Président. Seule une unité d'élite militaire protège encore la présidence de quelques centaines de protestataires. Mais la police a tiré à plusieurs reprises sur la foule.
• Le régime avait déjà été ébranlé en 2011 par une grave crise, provoquée par une vague de mutineries et de grandes manifestations populaires.
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18h39. C'est officiel : le président Blaise Compaoré annonce la dissolution du gouvernement et décrète l’état de siège, selon RFI.
18h35. Les tractactions politiques sont en cours. Selon l'envoyé spécial de RFI, Frédéric Garat, tous les leaders sont présents au siège de l'opposition. Des diplomates, dont l'ambassadeur français, ont également discuté avec les responsables politiques de l'opposition.
18h20. Anna Sylvestre-Treiner, envoyée spéciale de France 24, raconte : «Ce soir, la tension est un peu retombée dans les rues de Ouagadougou […] Du côté du palais présidentiel, c’est une autre histoire, les affrontements entre opposants et forces de l’ordre se poursuivraient à l’heure actuelle».
18h14. Blaise Compaoré s'apprêterait à dissoudre le gouvernement et à annoncer des négociations, selon plusieurs sources dont France24. Il aurait pris la parole à la radio pour faire ces annonces, et décreter l'état d'urgence.
18h10.Selon le site Burkina24, des manifestants se trouvent devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris.
18 heures. Le général en retraite Kouamé Lougué, à qui des dizaines de milliers de manifestants ont demandé jeudi à Ouagadougou de prendre le pouvoir, est toujours en discussion avec le chef de l'état-major Nabéré Honoré Traoré, ainsi que les plus hauts gradés du pays, selon un journaliste de l’AFP. La rencontre a commencé autour de 17 heures (16 heures sur place). Kouamé Lougué a lui-même été chef d’état-major des armées et ministre de la Défense jusqu’en 2003, date à laquelle il avait été limogé.
Devant le Parlement en flammes, jeudi à Ouagadougou. (Photo Issouf Sanogo. AFP)
17h48. L'émissaire de l'ONU, Mohamed Ibn Chambas, arrivera vendredi au Burkina Faso. Il participera à une
mission de paix conjointe à l’Union africaine et à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
17h46. D'après l'hebdomadaire Jeune Afrique, les responsables de l’opposition sont réunis au siège du chef de file de l’opposition à Ouagadougou.
17h26. Selon l'agence de presse Reuters, le nombre de personnes décédées dans les affrontements est de trois. Selon l'AFP, il n'y en aurait qu'une.
17h18. L’ONU annonce l’envoi d’un émissaire au Burkina Faso. Ban Ki-Moon «suit avec grande inquiétude la détérioration de la situation au Burkina Faso», a précisé son porte-parole Stéphane Dujarric.
17h14. Un général en retraite, soutenu par des manifestants, rencontre l’état-major des armées. L'opposition le perçoit comme le possible successeur de Blaire Compaoré.
17h02. Le nombre de contestataires ayant trouvé la mort dans les affrontements n'est pour le moment pas très clair, certaines sources parlant de trois à cinq morts. Plusieurs personnes ont été blessées.
17 heures. Les contestataires ont pris l'Hôtel de l'Indépendance, où se trouvaient des députés, selon une ONG locale. Une partie du mobilier a été jeté dans la piscine.
16h55. Une responsable presse de l'ONG Oxfman a diffusé une photo de manifestants ayant pris le bâtiment de la télévision publique, plus tôt dans la journée.
16h50. Le président Compaoré serait introuvable, et un homme aurait été tué par balles près de la résidence du frère du Président, François Compaoré, une personnalité influente du régime, selon France 24. Son domicile a été saccagé.
16h47. Selon un éditeur du Financial Times, les médias privés burkinabés diffusent les images de milliers de manifestants dans la capitale.
16h25. Le Parti socialiste français exprime sa «très vive inquiétude»devant les événements au Burkina Faso. «Sur dix présidents africains arrivant en fin de mandat sans pouvoir se représenter, sept d’entre-eux ont indiqué vouloir se représenter en modifiant leur constitution», souligne dans un communiqué Jean-Marc Germain, secrétaire national du PS à l’international.
16h08. «L’armée est soudée avec le peuple», a affirmé Bénéwendé Sankara, une figure de l’opposition, ajoutant que «l’opposition demande la démission pure et simple du président Blaise Compaoré pour permettre de retrouver du calme, de la cohésion sociale et de la paix.»
16 heures. Plusieurs émetteurs radios, dont celui de RFI, ont été coupés.
Jeudi, devant le Parlement de Ouagadougou, la police (dont un manifestant a pris le bouclier) s’est illustrée par sa passivité. (Photo Issouf Sanogo. AFP)
Le cordon de sécurité mis en place par la police devant le Parlement n'aura pas servi à grand chose. (Photo Issouf Sanogo. AFP)
14h30. Tous les vols au départ et à l'arrivée de l'aéroport de Ouagadougou sont annulés.
14 heures. La Maison Blanche fait part de sa «vive inquiétude» quant à la situation au Burkina-Faso. «Nous appelons toutes les parties, dont les forces de sécurité, à mettre fin à la violence et à retourner à un processus pacifique qui permettra de doter le Burkina-Faso d’un avenir fondé sur des bases démocratiques durement acquises», écrit Bernadette Meehan, porte-parole adjointe du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, dans un communiqué.
Des contestataires devant le Parlement partiellement saccagé, jeudi à Ouagadougou. (Photo Issouf Sanogo. AFP)

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