Alpha Condé demande à la CPI d’abandonner le dossier sur les massacres du 28 septembre 2009

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Le président Alpha Condé ne cache pas sa volonté de laisser tomber la procédure judiciaire sur les massacres du 28 septembre 2009. Il l’a fait savoir lors de sa visite le samedi, 25 octobre, à l’ile de Kassa.

« Qu’est ce qui fatigue la Guinée ? », s’interroge Alpha Condé. A l’en croire, c’est parce que « nous sommes incultes et nous ne connaissons pas l’histoire », a-t-il laissé entendre.

« J’ai pris en compte la Guinée d’avant-hier, d’hier et celle d’aujourd’hui. C’est nous la Guinée. Ce qui a été positif hier, c’est nous, et ce qui a été négatif, c’est nous aussi. Il ne faut pas qu’on se dise que ce n’est pas nous », indique-t-il.

Parlant du camp Boiro et des événements douloureux de 2007, il estime que c’est la haine qui habite aujourd’hui les victimes. « Toi tu perds par exemple ton parent au Camp Boiro, soit en 1985 ou en 2007 et tu es haineux », dira-t-il. Avant de marteler que les Guinéens doivent « accepter de dire la vérité pour pouvoir pardonner ». Car, « si les gens meurent, c’est nous et s’ils souffrent aussi, c’est nous », estime le numéro un guinéen.

Evoquant le dossier très épineux des massacres du 28 septembre 2009, Alpha Condé pense que les Blancs (ou du moins la CPI) devraient laisser tomber. D’autant que la Guinée a connu beaucoup d’autres massacres similaires par le passé.

« J’ai demandé aux Blancs de laisser l’affaire du 28 septembre parce qu’il y a eu celles de 1985, de 2006 et de 2007 et ils n’ont pas fait l’objet de poursuite », soufflera-t-il entre deux respirations, en langue locale soussou.

Il reste à savoir si la Cour pénale internationale dont-il caresse le sens du poil, entendra cela de bonnes oreilles.  

Abdoul Malick Diallo pour kibanyiguinee.info

 

Manifestation nocturne à Hamdallaye contre l’obscurité : pas de circulation automobile à 20 H

 

Manifestation contre l'obscurité Des habitants du quartier Hadallaye ont pris la route Le Prince ce soir pour protester contre l’obscurité qui plonge leur habitations dans le noir ! Selon un journaliste de Guineematin.com, les jeunes manifestants ne brûlaient pas de pneus comme d’habitude ! « Ils sont juste sortie empêcher la circulation automobile sur la voix en exigeant le respect de leur tour de périodicité dans la fourniture d’électricité à Conakry », précise Abdoulaye Oumou, présent sur les lieux.

En plus des gendarmes qui assurent comme d’habitude le « gardiennage », la présence de deux pic-up de la CMIS (police) a été remarquée au siège du parti au pouvoir, le RPG, situé dans la zone.

A 20 heures 16 minutes, un véhicule de la gendarmerie a arpenté la route, sans doute que les agent souhaitent faire « libérer » !

Au moment où nous mettions en ligne cette dépêche, aucun dégât n’avait été porté à Guineematin.com

Des sommes astronomiques ont été débloquées avec l’argument de résoudre le problème d’électricité en Guinée, sans aucun impact dans la fourniture. Les plus hauts responsables de l’entreprise d’Etat chargée de gérer l’électricité (EDG) ont été accusés de détournement, sans qu’il y ait aucune enquête à propos.

Le député de l’opposition et leader de l’UFR, Sidya Touré, a expliqué le manque de résultat du régime actuel par la RPGisation à outrance de l’administration publique et les services étatiques : « Si la personne sait qu’elle a son poste à cause de son militantisme, elle rend moins que si elle sait avoir occupé sa place par mérite et qu’elle subirait la rigueur de la loi au moindre détournement de fonds publics », disait, à peu près, le patron de l’UFR, apprécié surtout de beaucoup de Conakrykas pour avoir résolu, en son temps le problème d’électricité, quand il occupait la Primature sous le magistère du général Lansana Conté, entre 1996 et 1999.

L’une des principales promesses électorales du candidat Alpha Condé était de régler « définitivement et en moins de six mois » le problème d’électricité en Guinée… Quatre ans après avoir bénéficier de la confiance de la majorité des électeurs guinéens (52,52 pour cent), l’électricité est de moins en moins fournie. Ce qui pousse les habitants à sortir souvent protester en caricaturant le chef de l’Etat et les responsables du secteur d’électricité.

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‘‘Malick Kébé et Ablaye MBaye ne sont pas de dangereux criminels’’, estime Ras Condel

Le directeur général de l’Agence guinéenne de spectacles (AGS), Malick Kébé et Cie sont incarcérés depuis le lendemain le drame de Rogbane ayant coûté la vie à 33 personnes, fait plusieurs blessés et causé d’importants dégâts matériels.

Ras Condel okLe pays est en émoi. Dans un communiqué radiodiffusé et signé du président de la République, 40 jours de deuil national sont décrétés. Ordre est donné de mettre aux arrêts les organisateurs, notamment le directeur général de l’instance de régulation des spectacles en Guinée, Malick Kébé et le directeur général de la structure organisatrice, Ablaye MBaye, entre autres. Le procureur de la République est instruit d’ouvrir une enquête sur le drame pour situer les responsabilités.

Trois mois après ces arrestations, des artistes regroupés au sein d’un collectif, dénoncent  la situation d’une justice guinéenne à double vitesse. En conférence de presse récemment, Ras Condel qui s’insurge contre la détention prolongée des siens, a demandé de les mettre en liberté en attendant leur procès, parce ‘‘qu’ils ne sont pas des dangereux criminels ’’, a-t-il estimé.

Le reggaeman Ras Condel a d’emblée déclaré ne pas s’opposer à ce qu’il y ait justice en Guinée. Mais que celle-ci soit appliquée de façon juste et impartiale. ‘‘Nous sommes bien d’accord que des gens soient inculpés, jugés et condamnés (s’il le faut). Mais nous ne pouvons pas comprendre qu’il y ait plein d’inculpés qui sont dehors et certains, gardés en détention’’, s’est indigné Ras Condel.

Poursuivis pour homicide involontaire sur 33 personnes, le directeur général de l’AGS, Malick Kébé, le MLP Boss, Ablaye MBaye, le directeur général de la sécurité civile, Nesta et le président du conseil de quartier de Taouyah, Lévy Saint Etienne, croupissent sans aucune forme de procès sous les verrous de la Maison centrale de Coronthie en attendant d’être convoqués devant les barreaux. Si leur culpabilité est établie, ils risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme, apprend-t-on de sources proches du dossier. Mais d’ici là, le conférencier plaide encore une fois, qu’ils soient libérés, et déclare sa corporation être garante de tout ce qui adviendrait.

‘‘Ce ne sont pas de dangereux criminels. Ils ne peuvent pas prendre la fuite. Nous les artistes, on peut se porter garants, si c’est ce qui inquiète la justice. Mais nous estimons qu’ils doivent rester en liberté comme les autres. Et quand on a besoin de les convoquer ou qu’ils doivent comparaître, ils seront là. Ce sont des responsables. Il n’y a donc pas de raison qu’ils soient emprisonnés trois mois sans que le procès ait lieu aussi rapidement’’, a fustigé le reggaeman.

Les familles éplorées, ainsi que l’ensemble du peuple de Guinée ont soif de justice. L’artiste en est conscient. Et c’est pourquoi il souhaite qu’on aille vite au verdict. ‘‘S’ils sont condamnés, ils purgent leurs peines. Mais s’ils ne sont pas condamnés, qu’on passe à autre chose. Car, ça n'a que trop duré’’, a coupé court Ras Condel.

A l’appel du label Meurs Libre Prod’ le lendemain de la fête de Ramadan, plusieurs milliers de jeunes se sont donné rendez-vous à la plage de Rogbane pour assister à un spectacle offert par les deux groupes de danse et de chant les plus adulés du moment en Guinée. Mais le concert a vite chaviré au drame où 33 personnes sont mortes étouffées, piétinées et écrasées dans une bousculade.

Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info

Selon l'ONU, prisons de Guinée : "Camp Boiro pas loin", "Koundara non plus"...

L'ONU dénonce les conditions de détention en Guinée.

 

Selon un nouveau rapport de l'ONU publié lundi sur la situation des droits de l'homme dans les lieux de détention en Guinée, les condamnés et les prévenus sont détenus dans des établissements pénitentiaires surpeuplés et insalubres qui ne répondent pas aux normes internationales des droits de l'homme.

Sur la base des visites effectuées par le Bureau du Haut-commissariat aux droits de l'homme en Guinée dans 30 centres de détention et 53 postes de police et de gendarmerie, le rapport révèle des violations des droits de l'homme commises à différents stades de la chaîne pénale, parmi lesquelles le non-respect des garanties procédurales lors de l'arrestation, de la garde-à-vue et dans la conduite du procès pénal.

Le rapport mentionne le "recours quasi-systématique à la détention provisoire" et l'absence d'audience régulière comme étant les principales causes de la surpopulation dans les prisons guinéennes. A la Maison centrale de Conakry, par exemple, sur un total de 1140 détenus en mai 2013, seulement 250 avaient été condamnés alors que 890 étaient en détention provisoire. La Maison centrale de Conakry a été construite à l'origine pour accueillir 300 prisonniers.

Le rapport reconnaît cependant les efforts déployés par le gouvernement guinéen pour réformer le secteur de la sécurité, en particulier par l'adoption d'une politique de sécurité nationale. Le gouvernement a également adopté des mesures visant à améliorer les conditions de détention, notamment la construction ou la rénovation de certaines prisons et l'amélioration de la qualité de la nourriture distribuée aux détenus. L'Etat guinéen travaille également à la rénovation des infrastructures de la Justice, de la Police et la Gendarmerie.

Xinhua

NB : le titre est de www.nouvellerepubliquedeguinee.net

Le nouveau ministre de la Sécurité à Guineematin.com : « Les perturbateurs vont récolter la colère de la loi… »

Nommé à la tête du ministère de la Sécurité et de la protection civile le mardi 21 octobre, Dr. Mahmoud Cissé prendra fonction le lundi prochain à la place d’Elhadj Madifing Diané. Ce samedi 25 octobre, le désormais patron de la sécurité et de la protection civile en Guinée a bien voulu recevoir une équipe de Guineematin.com à son domicile de Tombolia.

Nous vous proposons, ci-dessous, l’intégralité de notre entretien, en vidéo :

Dr. Mahmoud Cissé, ministre de la Sécurité s’inscrit dans la continuité de ses

Interview réalisée à Tombolia par Abdoulaye Oumou, F. Yacine Sylla et Nouhou Baldé

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