Affaire de la tentative d'attaque du domicile du chef de l'Etat : les avocats de la partie civile réagissent.

Suite à la décision de la cour suprême cassant la décision de la chambre d'accusation sur l'affaire des présumés auteurs de l'attentat qui visait le chef de l'Etat, les avocats des accusés multiplient les réactions face à l'arrêt de la plus haute juridiction du pays. Cette affaire qui agitent les milieux et qui ne finit pas de nous fournir des rebondissements à cause de ces coups de théâtre qui n’en sont pas vraiment. Dès lors qu’on sait que tout est parti du sommet, la cour suprême n’étant pas le sommet de la justice dans cette interminable transition.

La partie civile qui s'est pourvues en cassation avait énuméré un certains 7 d’éléments portant au attestant une violation de loi de la part de la chambre d'accusation. Selon nos informations, la Cour suprême a retenu trois motifs sur lesquels la chambre d'accusation devra se prononcer, entre autres :


- Délit d'ethnocentrisme et de régionalisme,
- Certains détenus ont été poursuivis sur la base d'infractions purement militaires,
- le cas douteux de certains témoignages,
Face à cette décision Me Mohamed Traoré, un des avocats des accusés, a estimé qu'il revenait plutôt à la Cour suprême de se baser sur la question de savoir si la chambre d'accusation a rendu son arrêt conformément à la loi :

« Il ne s'agit pas de juger les faits mais plutôt le droit en pareil circonstance ».

Se montrant très méfiant Me Mohamed Traoré n'a pas totalement rejeté l’influence de l’Exécutif dans la décision de la Cour suprême.


Très confiant, l’avocat Mohamed Traoré espère tout de même que ses clients innocents retrouveront leur liberté quelle que soit le niveau où l’on engagera ce dossierErapmos

Naufrage de Kassa Alpha Condé déplore !

Huit personnes ont péri au large du port de pêche de Boulbinet le week-end dernier, avec le chavirement de la la barque de fortune en partance pour les îles Kassa. 28 survivants sur une cinquantaine de passagers selon une source hospitalière. Les victimes mortes se nomment : Mme Mariame Condé, Hadja Fatoumata Fakollet, M’Mah Camara, Youssouf Bangoura, Mamaïssata Soumah, Ramatoulaye Mansaré, Hadja Damayè Lucas.

La barque transportait essentiellement des marchandises, du poisson venus des îles de Loos. Pour certains, la surcharge serait la cause de ce naufrage, les services de sécurité affirment le contraire. Selon ces derniers, les passagers négligeraient le port des gilets de sauvetage. Des rescapés de la noyade soutiennent qu’une panne de moteur serait la principale cause de la catastrophe. Des recherches se sont poursuivies la nuit pour retrouver ces disparus.

Mamaïssata Conté, rescapée tout en larmes, a été transportée aux urgences de l’hôpital Ignace Deen:

« Après notre embarcation, certains ont dit de diminuer le nombre de passagers. Mais les gens ne faisaient qu’embarquer des passagers. Après quelques minutes, nous avons vu la barque se remplir d’eau avant de se renverser. Moi, c’est Dieu qui m’a sauvée. Je me suis agrippée sur un bois qui flottait sur l’eau. Nous n’avions pas de gilets… »

Mamaïssata Conté ajoute que la barque était pleine à craquer.

« Notre pirogue était remplie de l’arrière jusqu’au bout avec des bagages… », souligne-t-elle les larmes au coin des lèvres.

Un policier :

« Il y aurait 20 survivants traumatisés dont deux dans un état critique. Quand j’ai contacté M. Awada, le Directeur général de l’hôpital, il m’a dit de prendre les mesures nécessaires pour m’en occuper ».

Une autre rescapée, Fatoumata Diarra, dans son lit de malade, a ajouté : « Quelques temps après notre départ du port de Boulbinet, le moteur de la barque s’est éteint, mais on l’a rallumé. Quelques temps après, il s’est arrêté encore. Une vague a heurté la barque. Elle a pris de l’eau. On a sauté dans l’eau. Je ne sais pas nager, mais j’ai attrapé la barque. Je me suis mise à crier. Des gens sont venus pour nous secourir. C’est là que j’ai vu un jeune que je connaissais. J’ai crié son nom et je lui ai dit que je suis fatiguée. Il est venu me prendre et me faire remonter. Beaucoup de gens sont encore dans l’eau », dit-elle en sanglotant.

Le président Alpha Condé, a effectué un déplacement le jour même du naufrage sur le port de Boulbeach et à l’hôpital Ignace Deen, sous une forte escorte militaire, en compagnie de son Premier Ministre. Le visage crispé, devant quelques pêcheurs et responsables de la navigation maritime au Port de pêche de Boulbinet, le Président s’est interrogé :

« Comment pouvez-vous embarquer des gens dans une petite barque comme ça ? » et qui ose répondre à la question du locataire de Sékoutéréah ? Même si le ministre délégué à la défense nationale, Kabélé Camara et le ministre de la pêche, Moussa Condé, étaient à ses côté.

ASB pour nrgui.com (Nouvelle République de Guinée)

Contrefaçon des médicaments : un danger pour les consommateurs !

Depuis quelques années, le phénomène de contrefaçon des médicaments est devenu récurent dans le secteur de la santé. La situation préoccupe plus d’un Guinéen. De l’avis de bien d’observateurs, ce phénomène est un problème de santé publique. « Le problème de la contrebande des médicaments est une menace sérieuse pour la santé publique. Le phénomène n’est pas guinéen seulement, dans la sous région ouest africaine depuis quelques années, on s’est vu menacé sérieusement par l’introduction frauduleuse des médicaments qui ne répondent pas aux normes. Ces porteurs terrestres, aériens et maritimes modifient parfois les doses ou bien les molécules indiquées ne sont pas vraies ou encore c’est les noms qu’on falsifie carrément ; par exemple au lieu de dire Zintel, ils disent Zintell », dit Dr Mohamed Kerfalla Camara, membre de ONPG (Ordre national des pharmaciens de Guinée). Il est difficile pour le consommateur de reconnaître un produit contrefait, pourtant les risques sont nombreux nous a expliqué un spécialiste.

« Il y a d’abord les risques d’ordre sanitaire, les intoxications aigues et chroniques. Les risques d’échecs thérapeutiques, ce pourquoi vous avez pris le médicament n’est pas traité, il peut y avoir une intoxication quand le dosage n’est pas normal ou quand le médicament indiqué n’est pas celui qui est dedans. Il y a aussi des conséquences économiques, les patients vont dépenser de l’argent pour rien. Nous recevons régulièrement des patients dans l’exercice de notre métier d’officine qui viennent avec des emballages des médicaments qu’ils disent qu’ils avoir achetés au marché, mais quand leur malade les absorbe, la situation s’est s’aggrave. Très souvent quand ils vont à l’hôpital, les médecins leur recommandent de venir à la pharmacie. C’est en ce moment qu’ils viennent ici en colère prendre le bon médicament. Cela nous arrive souvent mais pas des médicaments issus des pharmacies d’officines mais ceux des marchés de la rue », poursuit Dr. Camara.

Depuis dix ans, l’ordre national des pharmaciens de Guinée a intégré dans sa stratégie de communication et de sensibilisation, un volet d’identification et de reconnaissance des médicaments contrefaits. C’est très difficile pour un citoyen lambda de faire la différence entre un vrai médicament et un faux.

« J’avoue que nous somme confrontés à ce problème qui nous pénalise, car malheureusement nous les pharmaciens privés nous achetons au prix fort les médicaments à des sociétés grossistes agrées. Nous somme à l’abri de ce phénomène mais ceux qui sont sur le marché noir ne peuvent dire qu’ils ne touchent pas à ces médicaments contrefaits et d’ailleurs ce sont des médicaments issus de la contrebande », conclut Dr. Mohamed Kerfalla Camara.

Dr. Léno Youssouf, pharmacien à Dixinn, ajoute : « Nous nous approvisionnons à partir des fournisseurs privés de la place. On voit des médicaments contrefaits sur le marché, mais nous n’en prenons pas. Parce qu’en tant que professionnel, une simple observation suffit pour dire que ce sont des médicaments contrefaits. La question de cherté des prix à la pharmacie et alors qu’ils sont à prix abordable au marché, est un faux débat. Le médicament coûte moins cher en Guinée comparativement à d’autres pays. La santé n’a pas de prix ».

Mme. Diallo Mariam, cliente, rencontrée chez un étalagiste de médicament à Madina, affirme que parfois elle rencontre des produits contrefaits ou périmés. « J’ai rencontré une fois un produit périmé, je suis revenue chez le vendeur, il a changé. Quand on nous prescrit une ordonnance, le plus souvent on ne trouve pas tous les produits à la pharmacie de l’hôpital. Des fois aussi, c’est cher. On vient à Madina parce que ce qu’on trouve les mêmes produits qu’à la pharmacie ».

M Souleymane Sow, vendeur de médicament à Madina, affirme que « depuis dix ans je suis dans ce petit commerce où je gagne ma vie. Je prends avec les semi grossistes, mais je n’ai jamais eu de problème avec mes clients concernant le phénomène de contrefaçon. Donc je suppose que mes produits sont de qualité » dit-il dit. Et pas un seul mot de plus. Certains vendeurs n’ont pas voulu répondre aux questions car disent-ils, c’est une activité illicite qu’ils effectuent.

Selon Dr. Moussa Konaté, directeur national de la pharmacie centrale de Guinée, le système de contrôle de qualité est de tel sorte que dès que les médicaments viennent, on les met en quarantaine pour contrôler leur qualité :

« S’il y a doute, soit on les détruit ou on les retourne chez le fournisseur. Depuis l’année dernière, nous n’avons pas rencontré une livraison dans laquelle nous avons constaté des médicaments qui n’étaient pas dans les normes. Le responsable du service assurance qualité peut en témoigner ».

Du côté du service assurance qualité, Dr. Abdoulaye Tangaly Diallo précise que le système d’assurance qualité n’est pas seulement le médicament en soi, mais c’est toute une procédure qui est mise en place depuis la sélection même du fournisseur, sa crédibilité jusqu’au niveau de l’utilisateur :

« C’est un processus et s’il est respecté, il est exclu qu’on mette des médicaments contrefaits sur le marché. Donc fort de toutes ces dispositions et de ces préalables cela va de soi que nous sommes certains que la qualité y est. Pour le moment même si on en trouve, c’est géré à l’interne au niveau du service et le feedback, c’est entre le laboratoire et le fournisseur. Cela n’arrive pas au niveau des utilisateurs ».

La pharmacie centrale se bat pour lutter contre le marché parallèle. Car 80% des médicaments sur le marchés noir sont contrefaits estime Dr. Konaté. On ne saurait dire l’origine, on n’en sait rien en Guinée. La lutte contre le marché parallèle des médicaments passe nécessairement par la revalorisation de la Pharmacie centrale déclare, Dr. Konaté qui ajoute que son département doit être revalorisé pour faciliter la lutte contre la contrebande. Depuis 2011 la pharmacie centrale n’a pas de subvention. Elle aurait perdu son capital. Dr. Konaté dit avoir hérité une dette de 25 milliards de francs guinéens.

Selon lui, l’Etat a créé une entreprise qui fait une gestion autonome et distribue des médicaments de qualité à des coûts abordables à la population, mais l’Etat ne met pas les moyens à la disposition de l’entreprise. D’où le manque de médicament dans les structures sanitaires :

« Il faut appliquer les textes de lois. Malheureusement nous on ne le fait pas, alors que d’autres viennent s’inspirer de nos textes et ça marche pour eux », conclut-il.

Pour Dr. Leno, l’Etat doit prendre ses responsabilités pour bannir les « pharmacies par terre. Nous nous avons joué notre rôle, qui était de diminuer les prix et la marge qui nous revient. Cela constitue une difficulté majeure. Les pharmaciens ont étudié la pharmacie pour servir les populations, mais nous avons beaux sensibiliser, ils ne vont pas comprendre. Il faut que la population comprenne que les médicaments sont dans les mains des professionnels que sont les pharmaciens. Parce que là au moins il y’a une garantie et surtout que nous nous respectons les normes de conservation ».

Dr. Camara de l’Ordre national des pharmaciens rappelle que la grande loi sur la pharmacie guinéenne est celle qui accorde le monopole aux pharmacies :

« Elle dit que nul ne doit toucher aux médicaments s’il n’est détenteur d’un diplôme de formation et cela sous-entend celui qu’il a fait des années d’études pharmaceutiques », rappelle-t-il. Pour lui, cette loi est menacée parce que les pharmaciens n’ont pas l’exclusivité de la commercialisation, de la production, de la détention et de la délivrance de médicaments.

Asmaou

La Cour suprême casse la décision de non lieu des prévenus de l’ « attentat » du 19 juillet

AOB, Nouhou Thiam, pour ne citer que les plus célèbres prisonniers de cette mascarade juridique renvoyés à "Kankan-Kouroussa-Siguiri". Dès l’appel interjeté par la partie civile, c’est-à-dire Alpha Condé, les portes entrouvertes de la prison s’étaient refermées. Et la Cour de cassation, entendez la Cour suprême en son rôle peu glorieux de marchand de casse aux ordres de « Mafanco n’a surpris personne. D’ailleurs, elle a fait montre d’un excès de zèle en renvoyant l’affaire au tribunal de Kankan, sans doute pour que l’œil vigilant du Soti Kémo du terroir accorde sa bénédiction et que l’enfant du Manding parachève le travail inachevé du Blanc : la pacification de la Guinée.

Wa Salam

Russal : Le père de la nation et la corne de l’abondance

Alpha Condé a beaucoup d’argent. Après avoir offert 50 tonnes de riz aux travailleurs (et habitants) ? de Fria, des tonnes de bonga, 15000 litres de mazout, et promis quelques 400 tonnes de riz par mois, Saïd Fofana est allé annoncer la bonne nouvelle, négociée à Paris ( ?). Russal accepte de rouvrir l’usine, qui avait annoncé une quasi faillite avant de la fermer. Cinq mois de grève. Accord signé avec les ci-devant soviétiques redevenus russes seulement. Mais toujours amis de la première heure de la première république jetée en pâture aux dictatures par De Gaulle. Donc le gouvernement verse les 5 mois d’arriérés de salaire aux travailleurs. Quant à ce qui renflouera les comptes des patrons de Russal, on ne dit pas où le gouvernement sortira ces millions en dollars. Mais ces derniers ont signé, certainement pas pour les beaux yeux d’Alpha.

Ils ont dû entrevoir dans le guichet unique à claire-voie, une corne d’abondance machinée par ses grigrimans. Les donsos frappent les fils d’Adam, les grigrimans frappent l’or. Des alchimistes comme le père de L’Enfant noir (Camara Laye).

En tout cas le secrétaire général du syndicat a paraphé le document des trois parties. Et la première usine d’alumine d’Afrique reprendra sa respiration pour faire revivre Fria.

Boffa est venu remercier le magicien qui a fait bitumer toutes les ruelles de Kola Bouny, (orthographe ?), la route qui relie cette bourgade à Boffa, promet le réaménagement du centre marial. Siguiri n’est pas oublié, car « considérant qu’à l’impossible Alpha est tenu » (cinglant démenti d’un certain Sidimé), il a fait ou fera électrifier Kountia et un autre lieu-dit dans Siguiri. Les experts de l’ONU peuvent toujours courir sur le papier, avec leur fade « usage excessif de la force » de la soldatesque RPG le 27 septembre dernier. Alpha s’en tape, de la paperasse « o-nul-sienne » ! D’ailleurs, grâce à la SAG société minière qui pille l’or de Siguiri après avoir couvert Dinguiraye d’une chape de saloperies, 9 villages seront « électrifiés » (on craint qu’i y ait des électrocutions) pour une enveloppe de 28 milliards, je crois, la diction de nos journalistes ne permet pas de certitude qui parlent de milliaras.. Avec eux, les « finales » E, sont coquettement devenues des A. Comment s’appelle cette journalistA, speakerinA qu’on ne voit plus ? C’est son brevet d’invention..

Enfin 15 nouveaux bus sont arrivés qui complètent le parc à 50. Les élèves et les enseignants ne viendront plus en retard à l’Université de Sonfonia.

On ne nous a pas parlé de la demi-douzaine de latrines de l’université de Labé, creusées en brousse, à des lieues de ce bidonville hâtivement baptisé Université où quelque 1500 ou 15000 étudiants, (les zéros n’ont pas d’importance en Guinée, contrairement au délires du regretté Sassine) (1). Depuis des millénaires, les villageois, qu’ils soient dioulas ou bouviers, vont toujours se soulager en brousse.. Il y a Kankan, mais là-bas, pas de souci, le Soti Kémo depuis Dadis, à qui Ousmane Kaba avait déjà offert les clés de la ville, pour cause de bitumage, veille au grain.. de sable. Un danger étroitement surveillé par l’Arc-en-ciel. Quand il tousse, c’est toute la casse de Mafanco qui..

Ici Yomou, à vous les stu-idiots !

Wa Salam,

Saïdou Nour Bokoum

Note (1) : les Zhéros ne sont pas n’importe qui. C’est à peu près le tire d’un fameux petit texte de (W. Sassine).