A la suite du Pouvoir, le CNT désactive l’article 162.
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- Mis à jour le vendredi 3 août 2012 01:02
- Publié le vendredi 3 août 2012 01:02
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Entre les deux tours ou avant la dernière présidentielle, à la lecture d’une énumération des dysfonctionnements de la CENI par certains partis d’opposition dont la disqualification n’était pas encore à l’ordre du jour, j’avais émis l’idée de la suspension de l’article 162 par une ordonnance du président de la transition, car cet article donne un pouvoir exorbitant au président de la CENI. A l’époque, cette ordonnance (1) aurait réduit substantiellement le gap entre les positions des uns et des autres. Une fois élu, voilà qu’un de ses acteurs brandit cette idée comme une panacée. Ansi les pouvoirs que donne cet article, pulvérisés en une poudre perlimpinpin sur les 2/3 des membres de la CENI vient à contretemps, je dirais même que ce « remède » serait contreindiqué. Parce qu’à l’époque, je pensais que cela aurait servi à soigner un corps dont un seul membre était atteint de gangrène.
Aujourd’hui c’est tout le corps qui est pourri, frappé de métastases, il est en phase terminale. Cette CENI avarié a une place : la décharge publique.
Pas étonnant que c’est un projet de loi que l’institution a encore simplement enregistré dans son grand cahier d’exercices scolaires qui sera annoté par le Pouvoir comme il se doit. Sidya Touré a bien raison de déclarer, « que le problème n’est pas là ».
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
Note (1) On peut lire ici (dans « Recherche »), l’article qui en parlait « Ordonnance spéciale du Président de la Transition »
www.nrgui.com (Nouvelle République de Guinée)
Les blocs ADP/Collectif menacent de faire une nouvelle marche si..
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- Mis à jour le jeudi 2 août 2012 18:38
- Publié le jeudi 2 août 2012 18:34
- Écrit par Erapmos
Les blocs politiques de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès et le Collectif des Partis pour la finalisation de la transition étaient ce jeudi devant la Presse pour rendre publique une déclaration conjointe qui fait suite au retour d'une mission de l'Organisation Internationale de la Francophonie en Guinée depuis Mercredi.
Dans cette déclaration, les deux blocs se disent surpris du retour de l'organisation francophonie dont elle estimait que la mission était terminée après la publication du rapport sur le Waymark. Par la voie de son porte parole Aboubacar Sylla de l'Union des Forces de Changement, les deux blocs ont renouvelé leur position qui exigent la résiliation du contrat de l'opérateur Waymark si contrat il y avait..
Fidèles à leur revendication, les deux forces de l'Opposition ont renouvelé leur exigence de la recomposition de la Ceni .
Dans cette déclaration, l’ADP et le Collectif accusent le Pouvoir d'être à la base du blocage actuel du processus électoral à cause du refus de la recomposition de l’institution en charge de l’organisation des élections. Le porte parole de l'ADP et le Collectif plus loin, estime que la CENI actuelle n'a plus de sens en ces termes :
« La CEN actuelle est illégale et illégitime car n'obéissant pas aux textes fondateurs de sa création et manquant de consensus ».
Auc ours de ce point de presse, les deux blocs ont menacé d’organiser une nouvelle marche de protestation si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Il été aussi question du tour d'horizon de la gestion des dossiers brûlants comme le cas de l'usine de Friguia menacée de fermeture selon les mots du porte parole. Ils ont invité le peuple de Guinée à la mobilisation pour le respect des valeurs démocratiques.
Si depuis quelques semaines l'Opposition représentée par ces deux blocs était moins active, par cette déclaration, elle semble annoncer les nouvelles couleurs de l'environnement politiques de la Guinée dans les prochains jours.
Erapmos
Conakry : le déluge et les bidonvilles (ERAPMOS et SN Bokoum)
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- Mis à jour le samedi 28 juillet 2012 16:05
- Publié le samedi 28 juillet 2012 16:01
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Des maisons remplies d'eau, c'est la triste réalité de bon nombre de quartiers de Conakry, suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale guinéenne dans la nuit du vendredi.
En effet c'est dans les environs de 23 heures qu'une pluie diluvienne a commencé à arroser la capitale guinéenne. Pendant toute la nuit, de fortes averses ont perturbé le sommeil des citoyens du quartier de Dabondy 2 dans la commune de Matoto qui étaient sur pied depuis 2 heures afin de vider les maisons gorgées d'eau.
Des boutiques et concessions ont fait les frais de cette "colère des Cieux" qui s'est abattue sur Conakry, ce qui est devenu le lot annuel des habitants de Kaloum. Les républiques passent, les pluies rasent tout sur leur passage, les grosses cylindrées des nantis en rajoutent en éclaboussant insolemment les pauvres "indigènes". Pendant ce temps, les chefs de famille, comme au temps du déluge, attendent en vain le Prophète Noé qui les amènerait là-haut au Mont Kakoulima ou Nimba. En Attendant la fin de l’Indépendance ou de la Transition. C’est du pareil au même.

Manifesemnt, cet état de fait est dû à l’absence de caniveaux, les seuls qui existent étaient prévus pour 200000 habitants depuis l’époque coloniale, aujourd’hui vite obstrués par les immondices déversés par plus d'un millions de pauvres diables entassés dans des entrées-couchers. Résultat, les eaux de ruissellement n’arrivent pas à descendre jusqu’à la mer. Et plus d'une cinquantaine de "concessions" sont situées dans les bas fonds, non loin du pont où l’eau fait mare. Sekou Camara victime nous explique :
« Depuis deux heures du matin, les citoyens de ce quartier n'ont pu dormir, les maisons étaient remplies d'eau et il fallait les vider. Notre problème est connu, c'est ce pont qui est bouché par les ordures posées par certains citoyens ».
Quelques responsables du conseil de quartier qu'on a interrogés nous ont répondu qu'ils ont saisi depuis longtemps les autorités de la mairie et du gouvernorat sur le danger mais que jusque là il n’y a une réaction.
Pour cette inondation de la nuit du vendredi, aucune perte en vie humaine mais des dégats matériels considérables ont été enregistrés. A quoi servent donc les autorités des communes et celles du gouvernorat sur la question de l’insalubrité ? A racketter les petits commerçants, chicotant parfois les marchands ambulants qui encombrent les trottoirs, empêchant Humer, Porsch Cayenne, Touarègue (Volkswagen) et autres luxueux mastodontes de circuler normalement en déversant le précieux liquide où se noient nos rares devises.

Erapmos
Ibrahima Kahn, le Consul de Guinée à Lomé, est logé à la prison centrale, dit un de ses frères.
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- Mis à jour le mercredi 1 août 2012 17:29
- Publié le mercredi 1 août 2012 16:40
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum

Depuis donc le 14 juin, convoqué par la présidence, dont le chef était d’ailleurs en « pérégrination » (Ansoumane Doré), Ibrahima Kahn est en prison. Ses parents ne l’ont jamais revu depuis qu’on l’a embarqué à l’aéroport de Gbessia. A son retour, après l’avoir entendu, le Président n’ignore donc pas son sort. On sait, et ce n’est qu’un rappel que je fais, c’est sur la foi d’un rapport fait par une dame de l’ambassade (ou du consulat), aidée d’un Togolais ( ?) qu’il fut convoqué. Projet de coup d’Etat, voilà ce qui a filtré de ce rapport.
La famille, donc Dinguiraye s’apprête à entreprendre une démarche auprès du chef de l’Etat, et au besoin à engager les conseils d’un avocat. Dinguiraye dont le ministre de la culture nous disait que le gouvernement entendait d’une bonne oreille sa requête pour l’aider à organiser une ziara internationale. Le gouvernement ou à tout le moins le ministre aurait proposé que la mosquée bâtie par El Hajj Omar Tall et ses compagnons soit classée comme patrimoine de l’humanité. Auparavant, Alpha faisant le tour des villes saintes et les saints de Guinée, était allé en chercher jusqu’à Louga et son Calife, ignorant superbement Dinguiraye et le fait que tous les Califes Tall du Sénégal, (il y en a deux), du Mali (il y en a trois) admettent que c’est Dinguiraye la ville-calife d’El Hajj Omar, ville sainte où il a construit la première et seule mosquée cathédrale. Et d’ailleurs il faut rappeler que le Calife général de la Tidjania au Sénégal est un Sy, toujours de la descendance d’El Hajj Maouddho Malick Sy. Bref la mosquée de Dinguiraye devrait être la plus « importante » pour l’ensemble de la Tidjania au dessous du Sahara.
Il n’est pas inutile de rappeler ces réalités spirituelles en ce mois de Ramadhan. Sékou Touré avait voulu casser cette immense case pour la remplacer par une mosquée moderne. Dinguiraye a dit niet. Cette mosquée de Sékou Touré est toujours à Dinguiraye, en proie à la moisissure. En désespoir de cause, et faute d’avoir pu rencontrer le Calife des Tall à Dakar, El Hajj Saïdou Nour Tall, le responsable suprême se rabattit à Touba où il aurait pu rencontrer le Calife des mourides. Lansana Conté avait honoré le Calife des Tall de Dakar au tournant des années 90, en lui prêtant son hélicoptère pour se rendre à Dinguiraye pour les funérailles du Calife, El Hajj Alpha Amadou Tall. Avant de rentrer au Sénégal, Thienrno Mountaga avait tenu à aller le remercier, déplacement exceptionnel : les califes au Sénégal, qu’ils soient mourides ou tidjanes ne vont pas voir les Chefs. C’est l’inverse qui est courant. Bref, moins d’une semaine après, Lansana Conté échappait à toute son armée révoltée. Thierno Mountaga lui avait dit qu’il le « voyait à l’étroit dans un endroit obscur, une situation difficile.. ».
Conté fut un miraculé des deux et trois février 1996
Ceci pour dire à Alpha d’avoir une oreille attentive à la requête des sages de Dinguiraye. Car de ma Kaaba imaginaire, j’ai cru voir qu’Ibrahima Kahn est victime d’un traquenard et que l’injustice en plein Ramadhan est vengée avant « al lalatl qadr ». Si Le Miséricordieux intervient directement pour réparer une injustice, Il ne fait pas dans le détail. C’est en ce la que la règle de droit à l’instar du Décret (qadr) est générale et impersonnelle: les juristes disent qu’elle n’est pas « intuiti personnae ».
Le Très Haut pourrait considérer que la Centrale de Coronthie s’étend aux frontières de ce pays qui a tant souffert, et qu’il est temps de libérer ses prisonniers. Tous ses prisonniers qui se comptent par millions.
Alpha, à bon entendeur Salam,
El Hajj Saïdou Nour
PS : à l’instar des suppliciés de « l’attentat » du 19 juillet, Ibrahima Kahn mérite d’être défendu, ne serait-ce parce que dans son cas aussi, on a piétiné des règles fondamentales du droit, avec ceux qu’elles sont censées protéger. Deux semaines de détention provisoire et illégale, sans assistance juridique, gardé au secret. Même les grands criminels de guerre ont eu droit à plus d’égards.
www.nrgui.com (Nouvelle République de Guinée)
Climat d’insécurité généralisée : attaque à main armée à la gare voiture de Bambéto
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- Mis à jour le vendredi 27 juillet 2012 14:56
- Publié le vendredi 27 juillet 2012 14:56
- Écrit par Erapmos

Les citoyens de Bambéto ont été témoins ce matin d'une attaque à main armée qui s'est déroulée à la gare voiture de Bambeto. C'est aux environs de 9 heures qu'un groupe de malfrats lourdement armés et dont les visages étaient protégés, se sont introduits à l'intérieur de la gare routière. C'est le bureau des cambistes qui a été la cible de cette attaque qui s'est déroulée au moment où la plupart des boutiques sont ouvertes et les voyageurs présents sur les lieux.
Ce groupe de bandits s'est introduit dans le bureau des cambistes sans se faire remarquer avant de tenir en respect les cambistes qui étaient présents avant de vider les caisses où étaient placées de fortes sommes dont la valeur s'élève en plusieurs millions de francs guinéens. Ces malfrats ont aussi emportés de fortes sommes en monnaies étrangères.
Les citoyens présents sur les lieux ont assisté impuissants à cette scène qui ressemble à une séquence de western, l'opération était si impressionnante, d’une audace ! Selon quelques témoins trouvés sur les lieux, l’opération s'est déroulée tellement vite qu'on ne pouvait l'imaginer. Elhadj Mamadou Diallo, cambiste raconte :
« C’est avec surprise que nous avons compris qu'on faisait face à des bandits qui nous ont demandé de leur remettre tout l'argent qu'ont avait sur nous .On peut estimer a près d'une centaine de millions de nos francs l'argent emporté; nous sommes vraiment en insécurité ».
Fait curieux, un poste de gendarmerie est placé à moins de 50 mètres des lieux et ce groupe de malfrat à pu s'en tirer aisément. Cette nouvelle attaque vient confirmer la recrudescence du banditisme qui n'hésite pas à opérer dans des lieux bondés de monde et à n'importe quelle heure. Ces derniers temps, les marchés sont devenus la cible privilégiée des malfrats, car il y a juste quelques mois, c'est une boutique située dans le quartier de Cosa qui aurait fait les frais du climat d'insécurité qui règne ces derniers temps à Conakry et l'intérieur du pays.
Face à la multiplication des attaques, les autorités devraient s'investir d'avantage afin de lutter contre ces bandits qui continuent à régner en maîtres dans la cité. Dans tous les cas, les citoyens continuent à subir presque quotidiennement ces cas de vols et de viols, surtout en cette période hivernale où pluies assourdissantes tonnerre semblent être complices des criminels.
Erapmos
