Quand un médiateur est récusé par une des parties en conflit cela donne :

Communiqué de Presse du Bureau de Presse de la Présidence : report   du mini sommet de la CEDAO à Conakry
 
  Conakry 20 avril 2012

 
  « Le mini sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de   l'Ouest (CEDEAO) sur la crise Bissau-guinéenne qui devait se tenir à Conakry   le lundi 23 avril 2012 a été reporté à une date ultérieure.
 
  En concertation avec la Présidence de la Commission de la CEDEAO, le mini   sommet de l’Organisation sur la crise Bissau-guinéenne initialement prévu à   Conakry le lundi 23 avril 2012 a été reporté à une date ultérieure.
 
  Des consultations sont en cours afin de trouver des solutions à cette crise   qui seront présentées lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO prévu le 26   avril à Abidjan.
 
  Le sommet extraordinaire de la CEDEAO doit discuter de l'évolution de la   situation dans deux de ses Etats membres, la Guinée-Bissau et le Mali, où des   soldats ont pris le pouvoir ces dernières semaines.
 
  En Guinée-Bissau, où le Président Alpha Condé est médiateur de la crise, des   pourparlers sont entrepris entre les soldats qui ont pris le pouvoir, la   classe politique et la société civile afin de trouver une issue consensuelle   à la crise.
 
  La rencontre du 23 avril devait regrouper à Conakry une importante délégation   de la CEDEAO dont le Président de la Commission, Kadré désiré Ouédraogo ; 32   personnes de la Guinée Bissau comprenant 10 personnes du commandement   militaire, 15 personnes des partis politiques et 7 autres de la société   civile. Devaient également prendre part à cette rencontre, 4 chefs d’Etat   (Bénin, Gambie, Sierra Léone et Togo) et leurs délégations ainsi que 3   ministres des Affaires étrangères (Côte d’Ivoire, Sénégal et Nigéria)
  La junte militaire a annoncé mercredi à Bissau qu'il lui faudrait deux ans   pour rétablir l'ordre démocratique.
 
  Le Professeur Alpha Condé, qui mesure la profondeur de la crise dans ce pays   frère, tout en étant en conformité avec les décisions de la CEDEAO et de   l’Union africaine, a exprimé sa volonté de laisser le premier rôle au   dialogue. »

 Bureau de presse de la   Présidence

 

 

Des expulsions de Guinéens suspectes ? (Par Gandhi Haroun)

Selon l'agence de presse chinoise Xinhua, 198 sans-papiers guinéens ont été expulsés par l'Angola et sont arrivés le 14 Avril à Conakry à bord d'un Airbus angolais.

Les autorités guinéennes ont affirmé avoir pris des dispositions en urgence pour accueillir ces ressortissants expulsés, le ministère guinéen des Affaires étrangères se déclarant surpris par cette expulsion.

De sources concordantes poursuit l'agence de presse, beaucoup d'autres ressortissants guinéens sont également en passe d'être expulsés des États-Unis, de la Suisse et de l'Allemagne.

De la même façon selon Afriscoop, 10 jeunes immigrés clandestins guinéens de 18 à 25 ans ont été expulsés d'Espagne et accueillis à l'aéroport de Conakry le 13 Avril. Nos compatriotes affirment avoir été interpellés puis détenus, avant d'être renvoyés au pays.

De même, il y a une dizaine de jours, un groupe de Guinéens avait également été renvoyé des Pays Bas vers la Guinée.

Question : de qui se moque le Ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger (Edouard Niankoye Lama) et de manière générale, le régime d'Alpha Condé, d'oser affirmer découvrir ces expulsions, alors que la Guinée n'est ni une passoire (il faut généralement un visa pour y entrer), et qu'une autorisation d'atterrir est nécessaire ?

Depuis pas mal de temps, on se rend compte qu'il s'agit d'une opération concertée (dont je tairai les motivations pour le moment, faute de preuves irréfutables) du régime guinéen, puisque de nombreux pays expulsent des Guinéens, cependant que certains autres États sont en passe de le faire. Aussi étrange que cela paraisse, après renseignements pris, puisque cela dure depuis quelques mois déjà, seuls les Guinéens sont ciblés, même si certains pays expulsent ponctuellement d'autres nationalités pour donner le change.

On se rappelle qu'au début du mois d'Avril, d'autres Guinéens avaient été expulsés de Mauritanie.

A qui faire croire que toutes ces expulsions ne sont que pure coïncidence ?

Doit-on tomber aussi bas, et faire la chasse à tous les Guinéens hors du pays, y compris et surtout à des membres de ce régime ou à des militaires, bizarrement réfugiés politiques en Europe, ou sans papiers ?

C'est la question que je soumets à l'ensemble des Guinéens qui s'intéressent à la question.

Gandhi, citoyen guinéen

« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).

 

 

L’Elysée capitale de l’Azawad ou le deal France-MNLA

Un véritable complot se trame  entre la France et le MNLA contre le Gouvernement du Mali.

En effet, d’une part,  mécontent du soi-disant laxisme d’ATT face aux enlèvements de ses ressortissants par  l’Aqmi, et d’autre part, voyant l’intention du gouvernement du Mali d’écarter les Sociétés françaises dans l’attribution du marché d’exploitation de son futur pétrole au nord,  la France a délibérément cherché à faire un deal avec la rébellion  touareg en vue de déstabiliser le régime d’ATT  et d’inciter les Targui à réclamer  sinon l’Independence, au moins l’autonomie de leur zone (Azawad). Le deal convient que la France s’engage à soutenir financièrement, diplomatiquement et stratégiquement les séparatistes jusqu’au bout (c’est-à-dire jusqu’à l’atteinte de leur objectif). En contrepartie, les séparatistes devront s’engager à éradiquer l’Aqmi du nord du Mali et aussi à confier aux sociétés françaises l’exploitation du pétrole du nord.

Le scénario tracé est le suivant :

Les rebelles devront se soulever et attaquer les camps militaires du grand Nord (Aguelock et Kidal) en vue de libérer le septentrion malien. La France pourra alors les ravitailler en armements, carburants et autres, via l’aéroport de Tessalit. Ils devront continuer la progression vers l’Est, en annexant GAO et Tombouctou. Une fois Tombouctou tombé, l’objectif serait en partie atteint. La France de son côté garantira la légitimité et la protection des rebelles, en empêchant la CEDEAO d’intervenir militairement. Pour ce faire, elle devra anticiper, en convoquant une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU (ce qui masquera son soutien aux séparatistes), pour demander un arrêt des hostilités aux belligérants et  afin que soit privilégié le dialogue. Dans le plan, il est prévu que le MNLA proclame la fin des opérations militaires dans les heures qui suivront la déclaration de l’ONU. Alors, la CEDEAO qui ne peut agir sans l’aide et l’aval de l’ONU, sera contrainte de renoncer aux interventions militaires contre les rebelles. Aussi  par leur déclaration anticipée de cesser le feu, les rebelles parviendront à obtenir la confiance de la communauté internationale. Ainsi, ils réclameront leur autonomie territoriale afin de finaliser le deal conclu. Dans le deal, il a été recommandé au porte-parole de MNLA, Moussa Ag ATTAHER (logé, escorté et protégé par la France), que pour qu’on ne soupçonne pas la France de jouer un double jeu, il ne devra citer la France qu’en dernier ressort dans son appel envers la Communauté internationale. C’est pourquoi, il citera chaque fois, les Nations Unis, les USA et ensuite la France. Voyez cette recette facile ! Qui aurait cru qu’une telle attitude, qu’un tel complot proviendrait de la France ? C’est regrettable, c’est pitoyable et c’est indigne de la part d’une soi-disant Puissance ! Ces moyens ignobles et indécents déshonorent la France. C’est une violation grave du traité colonial qui lie le Mali à la France. Est-ce que les citoyens maliens ont besoin de répondre d’une une erreur de laxisme de leur premier dirigeant ? Dans tous les cas, c’est un signal fort à l’endroit de tous les autres pays colonisés par la France, pour qu’ils sachent que la France n’a pas d’amis mais des intérêts et qu’elle est prête à vendre son honneur pour sauvegarder ses intérêts.

Nous pensions que la France pouvait avoir de moyens plus légaux pour contraindre  un gouvernement laxiste, au lieu de déclencher une guerre de division territoriale et de conflit ethnique. Elle sera comptable de tout ce qui adviendra. Elle devra savoir qu’elle est passible de poursuite pénale, de crime de guerre, en ayant provoqué l’invasion du territoire malien par les rebelles venant de Libye avec des armements lourds.

L’objectif de la présente pétition est de faire éclater au grand jour le complot tramé par la France et le MNLA contre le gouvernement du Mali.

Il est urgent que le Gouvernement du Mali saisisse la Cour Pénale Internationale, pour demander réparation à la France pour complot contre son intégrité territoriale et aussi à l’OTAN pour sa  responsabilité dans la crise en aval de la guerre de Libye. Nous avons dénoncé ce crime, il reste aux autorités institutionnelles de notre Etat de poursuivre le combat en saisissant qui de droit.

Maliens, maliennes !

Demeurons unis, n’offensons pas les ressortissants français vivant chez nous, car ils ne sont pas comptables des erreurs de leur pays. Mais haïssons la France et sabotons toutes ses coopérations. Haïssons Nicolas Sarkozy et son gouvernement fantoche. Levons-nous pour réclamer le droit de réparation. Demandons l’aide des USA, de la Chine et de la  Russie. Tout sauf la France et tout contre la France et ses alliés.

Envoyez ce message à tous les Maliens et à tous les Africains pour qu’ils sachent le dessous et le non-dit de la guerre au Mali

Ce message est écrit  ce jour, Mercredi 21 Mars 2012 par la Coalition Malienne pour l’Unité Territoriale (CMUT)

Suivez le déroulement des choses et vous donnerez raison à ceux qui l’ont écrit.

D’autres révélations plus intrigantes sont en cours.

« L’union sacrée pour la libération du Nord est la thérapie qui, avec l’ensemble de toutes les forces vives, sans distinction d’âge, de race et d’appartenance politique, permettra de relever le défi qui se pose à toute la nation malienne ». 

CMUT

 

 

 

 

 

 

Ahmed ben Bella est mort ce mercredi 11 avril

Il a achevé sa longue et riche vie dans son domicile familial d’Alger

Parcours terrestre d’Ahmed Ben Bella

Ahmed Ben Bella (arabe : احمد بن بلة), né le 25 décembre 1916 à Maghnia en Algérie et mort le 11 avril 2012 à Alger[2], est un homme d'État algérien.

C'est un des neuf « chefs historiques » du CRUA, futur FLN, parti indépendantiste algérien, il est arrêté pendant la Guerre d'Algérie, mais prend part à l'indépendance du pays à la tête du FLN et devient le premier président de la République algérienne démocratique et populaire le 15 septembre 1963, poste qu'il cumule avec celui de Premier ministre. Le 19 juin 1965, il est destitué par un coup d'État militaire mené par son vice-premier ministre, le colonel Houari Boumédiène.

Fils de petits paysans marocains émigrés[3],[4], Ben Bella est né à Maghnia[4] dans l'Oranie, en Algérie, sa date de naissance n'est pas précise entre 1914 et 1916, mais l'historiographie du personnage retient 1916[4]. Il fait ses études secondaires à Tlemcen[4].

Il joue la saison 1939-1940 à l'Olympique de Marseille comme milieu de terrain[5].

Seconde Guerre mondiale[modifier]

Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat dans l'armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM)[4].

En 1944, il participe à la bataille du mont Cassin au sein du Corps expéditionnaire français commandé par le général Juin, puis aux campagnes de France et d'Allemagne au sein de la 1re armée du général de Lattre. Promu adjudant, il est cité quatre fois dont deux fois à l'ordre de l'Armée et décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle en avril 1944 en Italie[6],[7].

Premiers engagements[modifier]

Marqué par les massacres du 8 mai 1945, il adhère au PPAMTLD, de Messali Hadj. Il est ensuite élu conseiller municipal de sa ville en 1947[4]. Membre de l'O.S. dirigée par Hocine Aït Ahmed avec Rabah Bitat, il participe au casse de la poste d'Oran de 1949 afin de financer le parti[8].

En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison. Il s'évade en 1952 et se réfugie au Caire auprès d'Hocine Aït Ahmed et de Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de libération nationale (FLN)[9].

Guerre d'Algérie[modifier]

Délégation des principaux dirigeants du FLN (de gauche à droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) après leur arrestation suite au détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte).

Un des neuf chefs historiques du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), il est arrêté une deuxième fois lorsqu'est détourné l’avion qui le conduisait du Maroc à Tunis en compagnie de Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf.

Algérie indépendante

Libéré en 1962 après son emprisonnement au Fort Liédot sur l'île d'Aix (France, département de la Charente-Maritime, tout proche du Fort Boyard), il participe au congrès de Tripoli où un différend l'oppose au GPRA. Après les accords d'Évian, il critique en effet la légitimité du gouvernement provisoire et se heurte à Mohamed Boudiaf et Belkacem qu'il élimine rapidement[réf. nécessaire]. Il rentre à Alger et, le 27 septembre 1962, est désigné président du Conseil. Il installe alors un pouvoir sans partage.

Ben Bella a pour objectif de construire un socialisme typiquement algérien (liens avec Cuba et la France à la fois) tout en épurant le parti, l'armée et l'administration lorsqu'il devient secrétaire général du bureau politique du FLN en avril 1963. Son dauphin désigné est alors le colonel Boumédiène. Après l'adoption d'une constitution, il se fait élire en septembre 1963 président d'une République très présidentielle et autoritaire, il réussit, dans la violence, à réduire les insurrections kabyles et les diverses oppositions politiques. Soutenu par l'Égypte et par Cuba, il s'engage dans la guerre des sables contre le Maroc. Il se rapproche des puissances communistes, Chine et U.R.S.S..

Partisan du panarabisme et admirateur du colonel Nasser, il entreprend une politique d'arabisation de l'enseignement et fait appel à des instituteurs égyptiens.

Renversement et exil

Il est renversé par le coup d'État de Boumédiène le 19 juin 1965, emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980. Durant cette période, il épouse Zohra Semalli, le couple adopte par la suite trois enfants[4].

Gracié par le président Chadli Bendjedid, il s'exile en Suisse à partir de l'année 1981[4]. Il crée alors le Mouvement pour la démocratie en Algérie et se rapproche d'un autre « chef historique » exilé de la révolution algérienne, Hocine Aït Ahmed.

Il revient en Algérie le 27 septembre 1990. A cette époque, il soutient fermement le régime de Saddam Hussein et prone une alliance arabe contre l'agression américaine en Irak. « Les Algériens iront combattre, car là-bas ce sont les intérêts de tous les Arabes qui sont menacés et nous assistons à la naissance d'une croisade, une autre croisade lancée contre les peuples arabes »[10].

Il assiste à la prestation de serment du président Abdelaziz Bouteflika en 2009 et il prône la réconciliation avec les islamistes en Algérie[9].

International

Après son retour à Alger en 1990, il se retire de la vie politique et se consacre à des dossiers internationaux tels que la Palestine et l'Irak, et rejoint les altermondialistes pour lutter contre "la mondialisation capitaliste"[9].

En 2007, il est nommé président du groupe des Sages de l'Union africaine[4]. Par la suite, il devient membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Hospitalisation[

Le 4 janvier 2012, il est transféré d'urgence dans un hopital parisien[11]. Le 11 avril de la même année, il meurt à Alger.

Divers

Reconnaissances

Footballeur

Ahmed Ben Bella qui pratiquait le football dans sa ville natale de Maghnia a joué pour l'Olympique de Marseille lors de la saison 1939-1940 et aussi pour l'équipe de France militaire au poste de milieu de terrain alors qu'il était sous-officier de l'armée française engagée dans la Seconde Guerre mondiale[13].

DISPARITION DE BEN BELLA : deuil national ou deuil de la nation

La nation n’a pas fini d’être l’otage des clans. Un deuil de huit jours vient d’être décrété à la suite de la mort d’Ahmed Ben Bella. Pourquoi ? Il est le premier président de la République algérienne nous expliquent les gorges profondes du pouvoir. Ferhat Abbas qui fut le premier président de la République de l’Algérie combattante n’eut pas droit aux mêmes égards et Ben Youcef Ben Khedda qui était le président légal de l’Algérie indépendante s’est éteint dans l’indifférence des officiels.

Les fonctions des responsables ne sauraient donc être invoquées pour justifier le privilège des honneurs posthumes. Reste l’action des intéressés. Celle de Ben Bella ne fut ni la plus flamboyante ni la plus constante ni la plus utile pour le pays. La lecture de son PV d’audition devant la police française en 1950, les revirements qui l’ont fait passer du maoïsme à l’islamisme et la violence qu’il imprima à la vie politique au lendemain de la guerre ont été suffisamment commentés pour ne pas appeler de plus amples développements. S'impose alors l’appartenance régionale qui lie l’ancien président avec le chef de l’Etat actuel. Tout le monde en parle et personne ne l’assume. Pour faire diversion, les conseillers en communication du clan d’Oujda, anticipant les dénonciations de la tribalisation de la mémoire, expliquent depuis quelques semaines que Bouteflika, culpabilisant son implication dans le coup d’Etat qui a renversé Ben Bella en 1965, veut soulager sa conscience en hypertrophiant les cérémonies de l’enterrement de sa victime. Si telle était vraiment la raison, le mieux eut été de confier son pécher. Une fois de plus les anciens moudjahidine vont ruminer leur dépit entre eux et les concierges du palais, essayant d’étouffer le débat jouent de l’hypocrisie en déplaçant le problème : un musulman ne polémique pas à l’occasion de la disparition d’un autre musulman. Comme si le problème était là. Demeure l’essentiel. La vie nationale continue de s’exprimer dans la rue : Ben Bella, dont les abus ont piégé le destin algérien dès l’indépendance, aurait-il eu droit à un tel traitement si le chef de l’Etat en poste aujourd’hui n’était pas de sa région ? Interdite, la question n’en est pas moins lancinante.

Ali Graïchi

 

 

Accord cadre CNRDRE-CEDEAO au Mali : les militaires amnistiés seront là, Dioncounda Traoré Président par intérim

Accord cadre CNRDRE-CEDEAO au Mali : les militaires amnistiés seront là, Dioncounda Traoré Président par intérim
MALI - BAMAKO LE 7 AVRIL 2012 © koaci.com - Le CNRDRE et la CEDEAO à travers son médiateur dans la crise malienne vienne de trouver un « accord cadre de mise en œuvre d’un engagement solennel du 1er avril 2012 ». L’accord prévoit la mise en place d’un président intérimaire, en application de l’article 36 de la constitution du 25 février 1992. Le document précise également le choix d’un Premier ministre consensuel qui aura les pleins pouvoirs, avec comme mission de conduire la transition, défendre l’intégrité du territoire et d’organiser des élections libres et transparentes. Le mandat des députés sera prorogé et les membres du CNRDRE et leurs associés bénéficieront d’une loi d’amnistie générale.
La junte militaire qui a renversé le pouvoir du Président Amadou Toumani Touré le 22 mars dernier, ayant fait l’objet de sanctions (gèle des avoirs, interdiction de voyager dans la sous région) de la part de la CEDEAO, s’était solennellement engagé le 1er avril, à rétablir l’ordre constitutionnel et les institutions de la République. La médiation sous la houlette de président burkinabé Blaise Compaoré s’est alors investie à travers la personne du ministre burkinabé des affaires étrangères, Djibril Bassolé, jusqu’à la signature, ce vendredi du présent accord.
Le Capitaine Amadou Haya Sanogo, président du CNRDRE a déclaré qu’il a posé cet acte pour « le bonheur des Maliens et pour l’intérêt supérieur du Mali ». A cet effet il avait demandé aux chefs d’Etat de la CEDEAO d’accorder des opportunités de discussions. Celles-ci viennent d’aboutir par cet accord cadre qu’il a lu en présence du ministre Burkinabé des affaires étrangères Djibril Bassolé, le ministre de l’intégration africaine de la Côte d’Ivoire Adama Bictogo, le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères du Nigéria Dr Mohammad NURUDEEN, et les membres de la junte à Kati.
Le retour à la normalité constitutionnelle passant par le respect des dispositions de la constitution du 25 février 1992, l’accord cadre qui a été lu par le Capitaine Sanogo, s’est fondé essentiellement sur l’article 36 de cette constitution qui organise le régime de l’intérim de la présidence de la République en cas d’empêchement ou de vacance de pouvoir. Dans ces cas les fonctions du président de la République sont exercées par le président de l’Assemblée nationale, après constat fait par la cour constitutionnelle saisie par le Président de l’assemblée nationale et le Premier ministre. Il est procédé à l’élection d’un nouveau Président pour un mandat de cinq ans, dans un délai de 21 jours au moins et 40 jours au plus, après constatation officielle de la vacance ou de l’empêchement. Le CNRDRE et la CEDEAO ont donc convenu de la mise œuvre de l’article 36 de la constitution. Le processus de mise en œuvre de cette disposition constitutionnelle sera déclenché par le CNRDRE, conformément à son engagement du 1er avril 2012. Le président de l’Assemblée nationale [Dioncounda Traoré NDLR] sera investi par la cour constitutionnelle, selon les formes requises pour assurer l’intérim du Président de la République [Amadou Toumani Touré], avec comme mission d’organiser les élections présidentielles. Mais compte tenu des circonstances exceptionnelles que vit le pays du fait de la rébellion armée au nord qui ont gravement affecté le fonctionnement régulier des  institutions de la République et dans l’impossibilité d’organiser les élections dans un délai de 40 jours, une transition politique devant conduire des élections libres, démocratiques et transparentes sur le territoire national, sera organisée. Les organes de cette transition seront: un Premier ministre chef de gouvernement, un gouvernement d’union nationale de transition.
Le Premier ministre de transition chef de gouvernement disposant de pleins pouvoirs, ayant pour mission de conduire la transition, de gérer la crise dans le nord du Mali et d’organiser des élections libres transparentes et démocratiques, conformément à une feuille de route, sera désigné. Le gouvernement d’union nationale de transition composé de personnalités consensuelles, chargé de mettre en œuvre la feuille de route de sortie de crise, sera mis en place. Les parties signataires et les organes définiront une feuille de route pour la transition, les délais et les chronogrammes de la transition, les tâches opérationnelles à accomplir par les différents organes de la transition, les modalités d’organisation des élections… la révision du fichier électoral, le rôle et la place des membres du CNRDRE dans le processus de transition seront définis.
L’accord cadre est assorti de mesures législatives d’accompagnement : une loi d’amnistie générale au profit des membres du CNRDRE et de leurs associés, une loi d’indemnisation des victimes de la guerre et du mouvement insurrectionnel du 22 mars 2012, une loi portant prorogation du mandat des députés jusqu’à la fin de la transition, une loi portant orientation et programmation militaire pour les besoins d’organisation et d’équipement de l’armée et une loi portant création des comités militaires de suivi de la reforme des forces de défense et de sécurité.
L’accord sera mis en œuvre par le CNRDRE sous l’égide du médiateur de la CEDEAO avec l’appui de la communauté internationale. Dès la signature de l’accord le président en exercice de la CEDEAO prendra des dispositions nécessaires pour la levée des sanctions décidées contre le Mali lors du sommet du 29 mars 2012. Il mettra à la disposition du Mali un fonds d’assistance humanitaire qui sollicitera auprès des partenaires et financiers du Mali et de la communauté internationale, une assistance appropriée.
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