Est-il vrai que c’est Sydia qui a obtenu la recomposition de 128 communes ?

De source généralement sûre, contrairement à une partie de la déclaration faite par Sydia Touré, l’obtention  d’un accord autour des délégations spéciales, est loin d’être un succès de sa rencontre avec le chef de l’Etat, ce lundi 17 août 2015.

« Je vous dis que pour les 128 communes, le chef de l’Etat a accepté  cette proposition de l’opposition. Les deux autres points,  des propositions ont été faites, mais qui ne sont pas exactement ce que nous souhaitons. Je pense que nous irons les exposer au niveau de l’opposition », a notamment dit le leader de l’UFR au quartier général de son parti à Coleyah, quelques minutes après sa rencontre avec le chef de l’Etat.

Mais, l’accord autour de la recomposition de 128 communes, dont parlait Sidya Touré,  serait plutôt le résultat de moult négociations tripartites qui ont réuni  l’opposition, la mouvance et la communauté internationale, en dehors du quatrième cadre de dialogue présidé par le Ministre de la Justice, Me Cheik Sacko.

Dans cet autre dialogue plutôt secret, Aliou Condé de l’UFDG  et Mohamed Tall de l’UFR auraient  représenté  l’opposition.

 Lansana Komara, ancien secrétaire permanent du Rpg arc-en-ciel et  Saramady Touré, ont occupé le banc de la mouvance présidentielle. Iboun Chambass, représentant spécial de l’ONU, y a joué un rôle d’arbitre.

La dernière des rencontres qui ont abouti à l’obtention de cet accord, se  serait tenue aujourd’hui même, le matin, avant la rencontre entre le Professeur Alpha Condé et Sidya Touré, président de l’UFR.

Selon nos informations, le RPG arc-en-ciel avait campé sur sa position qui est de ne recomposer que les 28 délégations spéciales. Les émissaires de l’opposition à savoir Mohamed Tall et Aliou Condé, auraient ainsi exigé que toutes les 342 communes soient recomposées, puisque tous étaient désormais d’accord sur l’impossibilité d’organiser des communales avant la présidentielle d’octobre 2015.

De 28 communes, la mouvance présidentielle a accepté la recomposition de 90 communes. L’opposition a demandé alors qu’en plus des  communes où il y a des délégations spéciales, que toutes les communes  rurales qui ont plus de dix mille (10.000) personnes soient recomposées. En fin de compte, l’accord de recomposer 128 communes a été secrètement obtenu.

Dans son compte rendu, Sydia Touré a promis de réunir ses collègues de l’opposition, demain mardi, pour rendre compte de son entretien avec le chef de l’Etat et exposer les propositions du camp adverse concernant les deux autres points de discorde: le fichier électoral et la question de la CENI.

Thierno Amadou Camara, pour Guinéematin.com

QUELQUES LECONS POLITIQUES DE L'AFFAIRE « OUSMANE GAOUAL - TANE »

Le député Ousmane Gaoul a été placé sous mandat de dépôt le 10 août et incarcéré comme un vulgaire malfrat à la maison centrale de Conakry. Le conflit l'opposant au PDG de TANE au pire des cas se serait soldé par une simple amende dans le cadre d'une justice impartiale et équitable. La gestion de cette affaire par différents acteurs institutionnels et politiques montre un mépris total des fondements de l’État de droit et de la primauté de l'autorité de la loi.

La justice est la grande perdante

En aucune façon l’immunité parlementaire qui est consacrée par les lois de la République n'a été respectée. Pour faire bonne figure, le procureur qualifie de « flagrant délit » une chaude dispute entre deux citoyens pour tout simplement passer outre à posteriori la disposition constitutionnelle de l'immunité parlementaire dont bénéficie l'un des protagonistes de la dispute. Ainsi, l'instrumentalisation de la justice est manifeste pour régler les comptes à un adversaire du pouvoir politique en place. Sous cet angle, le plaignant se voit entraîner dans une logique politicienne qui n'est pas de son ressort. La célérité avec laquelle, les forces de l'ordre sont intervenues dans le scénario, en tirant nuitamment aux alentours du domicile du député et par la suite en perquisitionnant les lieux le lendemain (certainement pour rechercher l'arme du flagrant délit), démontre l'existence d'une justice aux ordres et à double vitesse. La suspension des financements de l'Union Européenne du volet « réformes de la justice »  est ainsi justifiée.

L'assemblée nationale dévaluée 

 

Ravalée à une caisse d'enregistrement par la non participation des députés de l'opposition aux débats parlementaires depuis le mois de mars 2015, elle est dévaluée par le silence du bureau de cette institution devant la violation du droit des parlementaires. Kory Koundiano en abdiquant devant ses responsabilités a scié la branche sur laquelle ses députés sont perchés. Cette couardise a permis au procureur Sidiki Keita d'empiéter sur l'indispensable séparation des pouvoirs et a créé aussi une  jurisprudence qui pourrait être utilisée contre n'importe lequel des députés, y compris ceux de la mouvance présidentielle. Alpha CONDE a réussi par cet acte, à dompter davantage son parlement et à y imposer son ordre. Après Ousmane Gaoual, ce sera au tour de quel autre député récalcitrant aux yeux du Pouvoir d’être jeté en prison, Saikou Yaya Barry  de l'UFR ? Jean Marc- Telliano du RDIG ? Ou pourquoi pas Ousmane KABA ? Ou Kory Koundiano ? Ces deux derniers étant du RPG-Arc-en-ciel.

La classe politique guinéenne en question

Les débats pour ou contre Ousmane Gaoul reflètent une réalité déconcertante dans le paysage politique guinéen. Certains justifient leur indifférence parce qu'ils estiment que l'attitude du député UFDG de Gaoul est répréhensible. Certes, mais ils oublient que l'acte de juger est du domaine exclusif de la justice (la vraie) et que la présomption d'innocence est un droit inaliénable. Il est évident que la mentalité des « tribunaux populaires du PDG-RDA » a encore beaucoup d'émules, toutefois l’État de droit proclamé dans notre constitution est notre référent unique. Il n'appartient pas à la classe politique de trancher le différend « Ousmane Gaoul - Tané », par conséquent l'action politique ne doit chercher qu'à conforter l'application stricte des règles de droit de manière impartiale, équitable et libre. Se battre pour le respect des droits des autres, c'est se battre pour le respect de ses propres droits. En Guinée, peu de responsables politiques en font le principe directeur de leur engagement public. C'est le règne de la jungle où tous les coups sont permis. C'est la raison principale du désastre de notre pays. Cette vérité est aussi bien valable pour ceux qui sont dans l'Opposition que pour ceux qui sont dans la Mouvance présidentielle.

A la maison centrale, Ousmane Gaoul a dû apercevoir Baba Alimou, Thierno Sadou ou le Général Nouhou Thiam qui croupissent en prison depuis plus de quatre années. L'histoire d'une pétition en faveur de ces détenus, lui est certainement revenue à l'esprit. Quoiqu'il ait pu faire , dans les circonstances actuelles, il mérite d'être soutenu pour le respect strict de ses droits de parlementaire et de justiciable.

Au moment de terminer ces lignes, la nouvelle de sa condamnation à 18 mois d'emprisonnement avec sursis est tombée. Cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête, ne doit pas l'empêcher de faire son travail de parlementaire critique et courageux. Il lui appartient de montrer qu'il saura surmonter cette nouvelle épreuve avec panache.

BAH Oury

Ancien Ministre de la Réconciliation Nationale

1er Vice-président de l'UFDG

L'Opposition annonce la reprise des manifestation le 17 août

Après l’accalmie du Ramadan, l’opposition guinéenne réveille la psychose des troubles politiques en Guinée. Les principaux dirigeants de l’opposition au professeur Alpha Condé annoncent une conférence de presse le mercredi 12 et le début des manifestations le lundi 17 août 2015.

Cette décision a été annoncée tout à l’heure au QG de l’UFDG où les opposants se sont réunis pendant plus de deux heures, ce vendredi 07 août 2015.

Le gouvernement a publié un communiqué le 04 août pour réitérer son engagement au dialogue politique. Mais, l’opposition a sévèrement critiqué ce document et dénoncé une mauvaise foi et une volonté de manipulation de l’opinion de la part du gouvernement.

Par ailleurs, l’opposition guinéenne a condamné la tournure qu’a prise le banal malentendu qui a récemment opposé le député de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, à l’importateur Diouldé Diallo, alias Tané. Ils ont réitéré leur soutien au député uninominal de Gaoual et condamné la manipulation de la justice par le régime Alpha Condé.

Parmi les opposants, il y avait entre autres, Elhadj Cellou Dalein Diallo Diallo, Docteur Faya Milimono, Elhadj Alpha Ibrahima Sila Bah, Faya François Bourouno, Mamadou Bah Baadiko, Fatou Bangoura, Mohamed Tall, Fodé Oussou Fofana, Aliou Bah…

Abdoulaye Oumou Sow était au QG de l’UFDG pour Guineematin.com

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Il faudra tout de même savoir au moins que 

 

 

 

 

 

 

 

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Dakar : KPC débloque cent millions comme première tranche du budget de la mobilisation pour la visite d’Alpha Condé

Les femmes guinéennes du Sénégal militantes et sympathisantes du parti présidentiel -RPG –  étaient réunies, ce vendredi 31 juillet 2015, à la Salle de réunion de la Chancellerie de la Représentation diplomatique de notre pays près la République sœur du Sénégal, sise en plein cœur du quartier « Point E » de Dakar. Objectif : prendre les dispositions qui s’imposent pour un  « accueil triomphal doublé d’un séjour mémorable du Président Alpha Condé à Dakar, du 6 au 8 août 2015 », nous apprend notre correspondant à Dakar.

« Au terme de la rencontre des femmes, le responsable des envoyés du Président Directeur Général du Groupe GUICOPRESS, pour les besoins des préparatifs de la réception du Pr Alpha Condé à Dakar, en l’occurrence le plus jeune député de la deuxième législature de notre pays, Honorable Cheick Ahmed Tidiane Traoré a, au nom de son patron, remis aux trésorier de la Section RPG du Sénégal, Monsieur Frandjira Condé, la bagatelle de sept millions de francs CFA, soit environ cent millions de nos francs glissants, au titre de la première tranche  du budget alloué rien qu’à la mobilisation. L’établissement et la mise à disposition du budget afférent aux autres volets  – hébergement, communication, restauration et autres –, fera l’objet d’une importante réunion qui se tiendra demain, samedi 1er août 2015, dans la soirée, à la Chancellerie, sous la présidence des autorités consulaires », nous a confié une participante à la réunion ayant requis l’anonymat.

Et notre source d’ajouter : « Avant la réunion qui sera présidée le samedi soir par les autorités consulaires à la Chancellerie, il est prévu une  première rencontre, dans la matinée, au siège de la Fédération du RPG sis au quartier Mermoz, à l’immeuble abritant l’ambassade de l’Egypte, histoire de procéder à la répartition de la cagnotte débloquée par KPC au titre de la première tranche des frais de mobilisation ».

Faut-il préciser que le Professeur-Président qui séjourne, depuis hier, jeudi 30 juillet 2015, à Malabo en Guinée-Equatoriale, est activement attendu dans la capitale sénégalaise à Dakar, pour une visite officielle, qui s’étendra du 6 au 8 août prochain. Ce sera, bien entendu, après l’étape de Niamey au Niger.

Mandian SIDIBE, depuis Dakar, pour Guineematin.com

KPC