Après l'échec du Dialoue, Cellou annone la reprise des manifestations dès la fin du Ramadhan

L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi 4 juillet 2015, présidée par Elhadj Cellou Dalein Diallo a été ouverte sur les condoléances suite aux décès de deux responsables de la base, notamment à N’zérékoré et Boffa, avant le principal thème inscrit à l’ordre du jour, le compte rendu du dialogue politique qui a échoué hier au Palais du Peuple, à Conakry. Selon le chef de file de l’Opposition, le Pouvoir ne veut pas du tout de l’organisation des élections communales avant les présidentielles, même si toutes les conditions sont réunies.

Parlant des concessions faites par l’opposition, Cellou Dalein Diallo a dit que l’opposition avait accepté la recomposition des délégations spéciales pour participer à la gestion provisoire des communes jusqu’à l’organisations des élections, ajoutant que la communauté internationale soutenait aussi cette idée, facteur de paix et qui ne coûte pas en argent et en temps.

Selon l’opposant, la recomposition de ces délégations spéciales devait avoir comme base le rapport de force qui est déjà connu dans toutes les communes urbaines et rurales avec les dernières élections législatives. Mais sans donner de détails sur les arguments du Pouvoir, l’opposant a laissé entendre que cette position n’a pas été acceptée.

Revenant sur l’échec de l’accord politique d’hier, vendredi 3 juillet 2015, le président de l’UFDG, rapporte qu’ils ont été appelés d’urgence au Palais du Peuple pour la signature de l’accord. « On nous montre un accord écrit qui mentionne des points dont certains n’ont jamais été discutés. On dit que c’est l’accord qu’il faut signer rapidement puisque Ibn Chambas doit voyager à 18 heures »…

Finalement, l’opposant qualifiera lui-même sa communication d’aujourd’hui de « message de motivation et de fermeté » pour mobiliser ses militants et sympathisants. L’air déterminé, Cellou Dalein Diallo annonce que les manifestations reprendront « dès la fin du mois de Ramadan ».

Le discours du président de l’UFDG sera clôturé en taquinant ses cousins à plaisanterie, en faisant notamment remarquer que les « Yétté Diallo » ont du mal à supporter le Ramadan…

Fatoumata Diouldé Diallo et Fatoumata Keita étaient au siège de l’UFDG pour Guineematin.com

Epiologue d'un feuilleton ? L’Union africaine doit s’emparer de la question guinéenne (Le Monde)

Après s’être sortie de cinquante années de dictature il y a seulement cinq ans, la Guinée fait face à de multiples défis pour consolider sa démocratie. Mais aujourd’hui, elle est en danger. Comme nous l’avons vu au Mali voisin, lorsque la démocratie s’effondre, Al- Qaïda, l’Etat islamique et les trafiquants de drogues et d’êtres humains s’engouffrent dans la brèche.

La communauté internationale doit agir dès maintenant pour préserver la démocratie en Guinée, à l’aune des élections présidentielles d’octobre.

Même si des inquiétudes ont été formulées concernant la probité des élections de 2010, la première élection démocratique de la Guinée, Alpha Condé est néanmoins entré en fonction avec des promesses de réformes et de progrès.

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Cependant, les chefs de l’opposition ont affirmé que le gouvernement avait échoué à tenir ses promesses de mettre en place des institutions démocratiques. Le manque de dialogue et les circonstances inquiétantes des élections à venir sont à la source d’une certaine instabilité. En avril, des manifestants protestant contre le report des élections par le gouvernement Condé ont été tués par balle par les forces de l’ordre. Les tensions politiques ont été exacerbées par l’épidémie d’Ebola, qui a tuéen 2014 plus de 2 300 Guinéens.

Alors que les élections présidentielles ont été fixées le 11 octobre, aucune date n’a été annoncée en ce qui concerne les élections législatives de 2016. Les dernières élections législatives ont confirmé la dangereuse répartition du vote au regard de critères ethniques, les Peuls s’étant rassemblés derrière le principal parti d’opposition, et les Malinkés derrière le gouvernement. Les actes de Condé exacerbent cette division.

Malgré les protestations de l’opposition, Alpha Condé a nommé des administrateurs locaux à la place des fonctionnaires localement élus. Ces fonctionnaires nommés joueront désormais un rôle clé dans la supervision des élections de cet automne. De plus, le président Condé a nommé un officier militaire pour diriger la commission de surveillance de l’élection, et a refusé une implication internationale dans le processus électoral.

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A cause d’une mauvaise gouvernance, le peuple guinéen vit dans une grave pauvreté. Au regard de presque tous les indicateurs internationaux, la Guinée échoue lamentablement. L’indice de développement humain des Nations unies classe la Guinée au 179e rang sur 187 pays, derrière le Zimbabwe de Robert Mugabe, et même le Mali déchiré par la guerre : 40 % des habitants vivent avec l’équivalent de 1,25 dollar par jour.

Au milieu de cette pauvreté, le rôle que joue la Guinée dans le trafic de drogue en provenance d’Amérique latine vers l’Europe ne cesse d’augmenter, laissant craindre que d’autres criminels, notamment des terroristes s’implantent sur son territoire. Il faut agir !

La Guinée possède de nombreuses ressources minières, dont des gisements de bauxite, de minerai de fer et d’or, qui pourraient faire de ce pays l’un des plus riches d’Afrique. Les mauvaises décisions du gouvernement poussent les investisseurs à se désintéresser du pays. Les grandes compagnies minières telles que Vale, BHP Billiton, et Newmont sont parties. Et celles qui restent sont en procès contre le gouvernement afin de reprendre possession de leurs propriétés confisquées.

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Afin de mettre fin à ce cercle vicieux, les dirigeants guinéens, du président aux fonctionnaires locaux, doivent amorcer un dialogue constructif pour résoudre les crises que traverse le pays, notamment en assurant un cadre solide pour les élections, en créant un climat favorable à l’investissement, et en préservant un Etat de droit. La communauté internationale, à commencer par l’Union africaine, doit amorcer un dialogue avec le pouvoir en Guinée pour inverser la tendance, à l’occasion de l’élection présidentielle d’octobre.

Si la population ne reconnaît pas le résultat des élections, le pays pourrait facilement tomber dans un chaos qui serait catastrophique pour ses habitants et dangereux pour la région. La démocratie n’est pas seulement le fait de voter : l’importance de la question de l’Etat de droit en Guinée ne doit pas être sous-estimée.

Le respect du droit de propriété, l’instauration d’un climat d’investissement stable et juridiquement encadré, et la reconnaissance et l’exécution des décisions des juridictions locales et internationales seraient des étapes constructives. L’organisation respectée qu’est l’International Crisis Group a énoncé un certain nombre de recommandations qui pourraient servir de base à un dialogue entre l’Union africaine et la Guinée.

Un pays stratégique dans une région instable

Le plus important pour le président Condé est de relancer le dialogue avec l’opposition qui concernerait tous les aspects controversés des élections, et d’accepter l’aide internationale dans ce domaine. La clé sera de développer et de promulguer des règles électorales, et de faire du Tribunal constitutionnel une institution nationale indépendante œuvrant à la défense des droits fondamentaux.

Réformer la Commission nationale électorale indépendante (CENI) est nécessaire, pour que les forces en présence puissent se faire confiance. Une méthode de résolution des conflits électoraux doit également être mise en place. Ces étapes peuvent aider à redonner confiance à la récente démocratie Guinéenne, et ce tout spécialement dans le contexte des élections présidentielles à venir. Une date pour les élections parlementaires de 2016 doit également être fixée.

La Guinée est un pays stratégique dans une région aussi historiquement instable que peut être l’Afrique. La combinaison de la pauvreté, la corruption, la violence d’Etat et l’interférence dans les élections est dangereuse d’autant plus que ces éléments s’inscrivent dans une région concernée par l’influence grandissante de l’extrémisme islamique. L’Union africaine et la communauté internationale au sens large seraient sages d’agir dès maintenant pour soutenir cette démocratie naissante.

Nancy Soderberg est ancienne ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies et ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale auprès du président des Etats-Unis Bill Clinton.

Le Monde

Damantang Albert Camara, porte-parole du gouvernement présente son bilan des manifestations de ce mardi, et reconduit le dispositif de maintien d'o

 

«Dix (10) blessés (dont 7 admis aujourd'hui) sont toujours en soins à l’hôpital Donka. Un décès d’une fillette suite à une chute a été enregistré. Le dispositif de maintien d'ordre est renouvelé pour demain (Police)... »



 Ce mardi 14 Avril 2015, malgré de nouveaux appels à manifester, les activités ont repris normalement sur la majeure partie de la capitale.

Il est cependant à déplorer de nouveaux actes de vandalisme isolés, perpétrés dans les communes de Matoto, Ratoma et Matam. La Police, dans son rôle régalien de maintien d'ordre et de sécurisation des biens et des personnes, a interpellé 15 personnes qui ont immédiatement été déférés dans les différents tribunaux pour comparution.

A noter que, de source hospitalière, dix (10) blessés (dont 7 admis aujourd'hui) sont toujours en soins à l’hôpital Donka. Un décès d’une fillette suite à une chute a été enregistré.
Le dispositif de maintien d'ordre est renouvelé pour demain (Police)
Ratoma:
7H - Affrontement matinal sur la bretelle Hamdallaye, Bambéto, Cosa, Enco5 et Sonfonia.
7H - Les forces de l’ordre sont massivement déployées sur les grands axes et les points stratégiques de la zone.
9H - Des centaines de jeunes affrontent les forces de l’ordre à coups de pierres et de pneus brûlés sur l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa.
12H - Des actes de vandalisme ont été enregistré, kiosques et petits tabliers sont saccagés.
15H - Sur l'axe Lambanyi Taouyah Dixinn, la circulation est fluide.
15H - Les forces de l'ordre sont déployés devant des cinq mairies de Conakry.
16H - Barricades toute la journée à Yattaya Fossideh. Intervention de la Police dans un premier temps pour dégager les barricades. Cependant entre la T7 et la T8, il y a des blocs de pierre partout qui rendent la route toujours impraticable.
Matoto:
Circulation dense et situation plutôt calme. Les populations vaquent normalement à leurs occupations.

Matam :
15H30 – Les activités ont repris normalement

Kaloum :
15H30 - L’administration fonctionne comme d’habitude, la circulation est dense et les marchés sont ouverts au public.

Dixinn :
15H30 - Aucun mouvement particulier, le grand marché de Madina est ouvert en partie et les citoyens vaquent à leurs affaires.

Le Premier Ministre a convoqué une réunion, ce mardi 14 avril à 15 heures avec un collège de dix ministres afin de recueillir leurs avis et suggestions sur la situation sociale, sécuritaire et sanitaire consécutive aux événements de ces dernières 48 heures.

Il a donné des consignes ferme de maintien de l’ordre dans le strict respect de la Loi et a souhaité que toute la lumière soit faite sur les tirs enregistrés lors des affrontements et les circonstances qui ont occasionné des blessés.

Il a également mis en place un comité restreint chargé de lui faire des propositions concrètes permettant la reprise rapide du dialogue avec les partis de l’opposition.

En attendant ces propositions, le Premier ministre demande solennellement aux responsables des partis politique d’accepter de venir à la table de discussion afin que le débat puisse se tenir dans la sérénité. Le gouvernement reste ouvert à toute suggestion respectueuse des lois et prenant en compte toutes les contraintes qui permettra d’aboutir à un consensus autour des échéances électorales

Le Porte-parole du Gouvernement
M. Damantang Albert CAMARA, Porte-parole du Gouvernement, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail

Reçu de Kbarrie

www.guineeinformation.fr

Guinée: L'opposition suspend ses manifestations

 

Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition guinéenne : «Nous avons décidé de suspendre les manifestations pour les reprendre lundi, afin de permettre à nos militants et à la population de souffler... »



Conakry - Le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana a appelé mardi au dialogue pour parvenir à un "consensus autour des échéances électorales", après deux jours d'affrontements entre forces de l'ordre et partisans de l'opposition, qui a annoncé suspendre ses manifestations jusqu'à lundi.

"Nous avons décidé de suspendre les manifestations pour les reprendre lundi, afin de permettre à nos militants et à la population de souffler", a déclaré à l'AFP par téléphone le chef de file de l'opposition, l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo. 

"Concernant le dialogue avec le gouvernment, il faut que la Céni (Commission électorale nationale indépendante) annule son chronogramme électoral et mette fin à ses activités sur le terrain", a précisé M. Diallo, peu après la publication d'un communiqué gouvernemental. 

Selon ce communiqué, lors d'une réunion dans l'après-midi avec dix ministres, en l'absence,du président Alpha Condé, à Washington pour des réunions financières internationales, le chef du gouvernement a "mis en place un comité restreint chargé de lui faire des propositions concrètes permettant la reprise rapide du dialogue avec les partis de l'opposition". 

"En attendant ces propositions, le Premier ministre demande solennellement aux responsables des partis politiques d'accepter de venir à la table des discussions afin que le débat puisse se tenir dans la sérénité", selon le texte. 

"Le gouvernement reste ouvert à toute suggestion respectueuse des lois et prenant en compte toutes les contraintes qui permettra d'aboutir à un consensus autour des échéances électorales", souligne-t-il. 

M. Fofana a en outre "donné des consignes fermes de maintien de l'ordre dans le strict respect de la loi et a souhaité que toute la lumière soit faite sur les tirs enregistrés lors des affrontements et les circonstances qui ont occasionné des blessés", selon le communiqué. 

L'opposition avait appelé à manifester lundi dans toutes les communes de Conakry contre l'insécurité, après l'agression de son porte-parole le 4 avril, et jeudi contre l'inversion du calendrier électoral par la Céni, qui a encore repoussé, à mars 2016, soit après la présidentielle fixée à octobre 2015, les élections locales. 

Faute de scrutin local depuis 2005, les exécutifs communaux sont désignés par le pouvoir, ce qui risque, selon l'opposition, de favoriser des fraudes massives en faveur de M. Condé à la présidentielle. 

Le pouvoir rejette ces accusations et a affirmé inviter officiellement des observateurs internationaux à garantir l'intégrité du scrutin. 

M. Condé, un ancien opposant qui a connu la prison, est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française, indépendante depuis 1958, dirigée jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires, une période jalonnée de coups d'Etat et de répressions sanglantes. 

AFP

Reçu de Kbarrie : www.guineeinformation.fr

La Police dément avoir utilisé des armes à feu contre les manifestants

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a pris connaissance d’un communiqué de l’AFP, relayé par certains médias et notamment la chaîne télévisée France 24, faisant état de tirs de la Police. Le communiqué cite des sources médicales non identifiées.

police_13Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile dément formellement cette information et rappelle que les différents foyers de violence ont été gérés sans utiliser d’armes à feu conformément aux règles admises en la matière. Et comme à l’accoutumée, le Chef d’Etat-major de l’armée a publié une consigne ferme aux militaires pour qu’ils restent dans leur casernes respectives.

Dans l’attente de preuves ou d’éléments tangibles et vérifiables, le ministère en charge de la Sécurité demande aux médias de vérifier avec précision les informations entourant les événements se déroulant sur le terrain.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile rappelle que, malgré les dispositions légales en vigueur, les manifestations de ce jour n’ont fait l’objet d’aucune déclaration qui aurait permis aux services de sécurité de prendre des dispositions de préservation de l’ordre public.

Dès lors, les individus se livrant actuellement à des actes de vandalisme ne peuvent en aucun cas être assimilés à des militants pacifiques exerçant une liberté consacrée par la Loi.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile informe les paisibles citoyens que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité de leurs personnes et de leurs biens et ce dans le strict respect de la Loi.

Le service de Communication du Ministère de la Sécurité