Alpha réclame Guirassy et se fait « coller » par une « petite gueule » d’Espace Fm

 

Alpha Condé, Odia Fanta Camara, Lamine Guirassy

Alpha Condé   Odia Fanta Camara      Lamine Guirassy

A la faveur de la conférence de presse de ce matin, mardi 17 mars 2015, le président Alpha Condé n’a pas caché sa volonté d’influencer les médias dans la lutte contre Ebola. Sans ambages, le chef de l’Etat a demandé aux journalistes de s’engager à s’investir dix fois plus que d’habitude dans la sensibilisation des populations sur Ebola.

 

Mais, voyant et revoyant les mêmes visages « soumis » des responsables et journaleux des médias d’Etat et autres chasseurs de postes, Alpha Condé a fait fi de tout protocole pour appeler nommément la « Grande Gueule » de Conakry ! « Lamine viens t’engager », a dit le président Alpha Condé, cherchant des yeux Lamine Guirassy, sans savoir que le boss du groupe Hadafo Médias et animateur principal de l’émission « les Grandes Gueules » n’était pas dans la salle.

Odia Fanta Camara, une journaliste-reporter à Espace Fm avait longtemps sollicité la parole pour interpeller le chef de l’Etat sur une des questions quand même parmi les lus brûlante de l’actualité. S’engouffrant dans la brèche « ouverte » à la « recherche » de Lamine Guirassy, l’Espacienne se pointe et dit aussi fort que le président l’entende : « enfin, j’ai la parole », introduit Odia. Condé, l’air surpris comprend la « plainte » de la journaliste… « Enfin ? Vous aviez demandé la parole ? », demande alors Alpha Condé. Et, la « petite gueule » n’hésite pas : « j’ai tout fait là-bas… », précise la journaliste pour informer le président qu’on ne permet pas réellement aux journalistes qui veulent s’exprimer de lui poser des questions, alors que lui-même donne l’air de vouloir entendre « des questions sérieuses » lors de ses conférences de presse…

Etant donné que la rencontre d’aujourd’hui était consacrée à la riposte à Ebola, la journaliste d’Espace, Odia Fanta Camara, a dû bien affiner sa question pour qu’elle ne soit pas considérée « hors sujet », mais de sorte qu’elle réponde (au moins une) aux attentes de nous qui y étions absents !

Mais, avant de poser sa question, la journaliste a rappelé au chef de l’Etat- qui voulait un engagement d’Espace Fm de consacrer plus de temps d’antenne à Ebola- qu’elle n’est pas la bonne personne pour une telle promesse. « Parce que je ne suis qu’une petite gueule », précise-t-elle. « Mais, j’ai une préoccupation monsieur le président », enchaîne la journaliste. « Il y a l’opposition qui menace de se retirer de l’Assemblée nationale et de descendre dans les rue. Ne pensez vous pas que vous pourriez jouer aux médiateurs entre l’opposition et la CENI ? », demande-t-elle, rappelant que les manifestations de l’opposition pourraient bien perturber la lutte contre Ebola, notamment quand le gouvernement, sensé lutter contre Ebola, se concentrera à la lutte contre les manifestations de rue…

La question était à la fois intéressante et tellement surprenante que le président Condé, accusé d’être le véritable manipulateur de la CENI, n’avait aucun argument devant la « petite gueule ». Evidemment « coincé », le chef de l’Etat se rabattra sur un communiqué final qui serait sorti d’une réunion de l’ensemble des forces vives, vendredi (donc l’opposition encore embarquée dans cet engagement…). Il demandera alors à Docteur Sakoba Kéita (et non à quelconque ministre de Com ou de propagande) si ce communiqué n’a pas bénéficié de large diffusion. « La presse était là-bas, non ? », demandera ensuite Alpha Condé qui, comme il l’espérait, reçoit un retentissant « Oui » du coordinateur national de lutte contre Ebola. Et, le tour est joué ! Alpha saute et demande si maintenant tout le monde a pris des engagements… Celle qui a eu si mal à poser sa question peut-elle insister pour avoir une vraie réponse quand le chef de l’Etat lui-même se fraie si difficilement un échappatoire ?

Même sans réponse satisfaisante, Odia Fanta Camara peut dormir avant la certitude d’avoir posé une des questions que les Guinéens des banlieues et des villes se posent réellement aujourd’hui…

Guineematin.com vous propose ci-dessous, en audio, la demande d’engagement de Lamine Guirassy par le président de la République et la question politico-Ebola de la journaliste d’Esapace, Odia Fanta Camara :

 Nouhou Baldé

guineematin.com

https://soundcloud.com/guineematin/odia-fanta-camara-la-petite-gueule-despace-fm-qui-a-fait-la-surprise-a-sekoutoureya

Vdéo début conférece de presse d'Alpha Condé à la presse

Comme on l’a annoncé précédemment, le président Alpha Condé a animé une conférence de presse ce mardi 17 mars 2015 au palais présidentiel, Sékoutouréyah. « Nous sommes à une étape extrêmement délicate de la gestion de cette épidémie », a introduit Alpha Condé, parlant d’Ebola, après avoir remercie « toute la presse d’avoir massivement répondu ».

« Il est plus facile de passer de cent à dix que de passer de dix à zéro », a rappelé le chef de l’Etat, citant un « spécialiste des Nations Unies »…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la tranche introductive de nos vidéos de cette conférence de presse du président Alpha Condé :

 

COMMUNIQUE Bakary Fofana, président de la CENI donne six jours aux partis politiques, pour fournir les listes de leurs représentants dans les différents démembrements de la CENI ( CECI, CEPI, et CESPI)

« Le président de la CENI invite les partis politiques de la mouvance, de l'opposition, les organisations de la société civile, et l'Administration du Territoire ; les noms de leurs représentants dans les prochaine démembrements la CENI (CECI, CEPI, et CESPI) au plus tard le 19 mars 2015... »



LIEN DU COMMUNIQUE: DE B http://guineeinformation.fr/images/00/00/communique031_2015.pdfAKARY FOFANA

 

(AUDIO) Dr Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG dévoile les premières mesures que prendra l’opposition dès la semaine prochaines et menace

(

Il n'y aura jamais d'élections présidentielles sans élections communales, et si jusqu'au mois d'octobre monsieur Alpha Condé n'accepte pas qu'on organise les élections communales, on n’organisera pas les élections présidentielles, et dans ce cas là, la Guinée va rentrer dans une autre transition...

Nous allons nous retrouver, cette opposition va se retrouver, nous allons commencer immédiatement les différentes manifestations, et quand je dis manifestations, ce n'est pas pour un jour, des manifestations jusqu'à ce que monsieur Alpha Condé comprenne que nous n'accepterons pas l'inacceptable. Nous allons la semaine prochaine, immédiatement commencer à mettre en application :

1-Nous allons suspendre notre participation à l'assemblée nationale, si ce n'est pas réglé, il n'y aura de session parlementaire aussi, parce qu'il est hors de question qu'on soit en dehors, et qu'ils fassent ce qu'ils veulent.

2-Nous allons aussi installer nos maires et nos chefs de quartier, comme ça quand tu es de l'opposition, tu va voir le chef de quartier de l'opposition, et quand tu es de la mouvance, tu va voir le chef de quartier de la mouvance, s'ils veulent ça, nous allons faire, si c'est la pagaille nous allons faire... »

Ordre des élections : l’UFDG interpelle la communauté internationale

 

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG et président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates à l'Assemblée nationaleL’annonce d’une date des élections présidentielles en octobre prochain continue d’occuper l’ordre de jour dans les rencontres de l’opposition. Le vice-président de l’UFDG, Dr. Oussou Fofana, a exprimé la volonté de l’opposition républicaine de nommer des maires si les élections communales et communautaires ne sont pas organisées.

« Nous allons sortir jusqu’à ce que la communauté internationale intervienne. Nous allons nous retrouver et suspendre nos participations à l’Assemblée nationale. Comme ça, ils vont faire ce qu’ils veulent quand on sera dehors. Ensuite, nous allons mettre en place nos maires comme Alpha Condé pense qu’on peut diriger avec deux mairies, comme ça ceux qui sont de l’opposition vont aller vers les maires de l’opposition et vice versa », a déclaré Dr. Oussou Fofana, ce samedi 14 mars 2015, lors de l’assemblée hebdomadaire de l’UFDG à son siège social.

Selon Dr. Oussou Fofana, le problème de la Guinée, ce n’est pas la CENI, mais c’est le président Alpha Condé.  Pour lui, Alpha n’ose pas les élections. Avant de rappeler que « pendant les élections  en 2010, il savait qu’il avait eu 18%  et il sait aussi comment il a réussit  à être président. Aux législatives, son objectif était d’avoir plus de députés pour pouvoir changer les articles de la constitution comme il veut, mais il a été battu à Conakry dans la capitale, le centre de tout », a expliqué le vice président de l’UFDG.

Poursuivant, Dr. Oussou Fofana a expliqué que si le président Condé refuse d’organiser les élections communales et communautaires avant la présidentielle c’est parce qu’il sait que s’il perd les communales il aurait perdu carrément la présidentielle. Et, ajoute qu’en ce moment il n’aura pas d’élection en Guinée et le pays va rentrer dans une autre phase.

En suite, le vice président de l’UFDG, a déploré l’atitude du ministre porte parole du Gouvernement de démentir la tenue des communales et communautaires avant la présidentielle.

« En juillet, il était prévu d’organiser les élections communales et communautaires avant fin 2014. La CENI  a travaillé  sur cet aspect. Ils ont dépensé plus de 2 millions de dollars américains. Donc, en deux mois, il ne reste plus rien pour organiser les élections communales et communautaires. Ce qui fait la honte, c’est le mensonge au plus haut sommet de l’Etat. Lorsque j’ai vu Albert Damantang, porte parole du gouvernement, un jeune qui a de l’avenir, dire à la télé,  que ces accords n’ont jamais été signés. Aujourd’hui, je voudrai demander à la communauté internationale si ces accords avaient bien été signés », s’est lamenté Dr. Oussou Fofana.

S’expriment sur la légalité du président au détriment des délégations spéciales, prônée par la Commission électorale indépendante CENI,  le vice président de l’UFDG, Fodé Oussou Fafana, estime que « Bakary Fofana  ne sait même pas ce que c’est que la CENI ! Sinon, la CENI ne peut décider de la ténue des élections  en parlant de l’élection d’un président légale avec des délégations illégales ».

Enfin Dr. Oussou Fofana, qui a présidé l’assemblée générale de l’UFDG, a demandé ouvertement à ceux qui veulent intervenir, c’est le moment d’aller dire la vérité à Alpha Condé parce que selon lui, ils n’accepteront pas le dialogue dans l’injustice.

Fatoumata Keïta, de retour du siège de l’UFDG, pour Guineematin.com