Ligue 2 Nimba de football: l’AS Batè-Nafadji enfonce l’ASM Sangarédi après son succès 3-1 !

 

L’ASMS (Association sportive des mineurs de Sangaredi) est plus que jamais candidat à la relégation en division nationale 1. L’équipe de la cité bauxitique en déplacement a été dominée ce samedi 12 juillet 2015 au stade annexe du 28 septembre par l’AS Batè-Nafadji (1-3). En match de la 20è journée. Comme nous l’avons dit, cette défaite condamnerait presque l’ASMS de gagner ses deux prochains et derniers matches de la compétition. Pour l’AS Batè, ce match n’a été qu’une simple formalité et une confirmation de son état de forme actuelle.
Sauf erreur, voici les quatre premiers du classement général provisoire :
1-ASFAG 42 points
2-Flamme Olympique 35 points
3-FC Feindou 32 points
4-Alu Star de Fria 30 points
Et les quatre derniers sont :
8-AS Batè 24 points
9-Espoirs Labé 20 points
10-FC Lelou 18 points
11-ASMS 16 points
12-Milo FC. Au bas du tableau, peut-être à part l’AS Batè, toutes les autres équipes sont concernées par la descente. Une fin à suivre !
N’Famara Baga Bangoura

Alpha en route pour mettre Obama dans sa poche !

 

 
Condé en route pour New York : le sommet de la dernière chance ?
 

Ebola est toujours là, dans les trois pays de l’ouest africain. Le virus faiblit mais résiste encore. Pour relancer l’économie, une enveloppe d’environ 4 milliards USD est requise pour les trois pays – Sierra Leone, Liberia et Guinée Conakry – afin de venir enfin à bout de virus.

C’est justement dans ce cadre que le président guinéen s’est envolé hier soir mardi pour New York. Hier en début de soirée, dans la pénombre des fameux échangeurs de l’autoroute des bérets rouges, la Police, etc. La circulation était quasiment bloquée. La rencontre des USA constitue le 3è round des présidents africains et autres partenaires. Ce sommet a été évoqué récemment à Conakry au cours d’un conseil des ministres. Il pourrait être celui de la dernière chance. Nous y reviendrons.

Reçu de Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Relevé de points ou PV en présence des représentants de l’ONU, du président du comité de dialogue Cheick Sacko de l’OIF et de la CEDEAO

NB : l’Opposition, en ce moment même en conclave chez CDD, n’est pas signataire de ce document oral.

Synthèse d’après aminata.com

Conakry, le 03 Juillet 2015

Au 15e jour de l’ouverture du cadre de dialogue (18 juin – 03 juillet 2015), un Accord d’étape a été signé ce vendredi soir, 19h15, en l’absence de l’Opposition.

Dans son mot introductif, le président de séance, le Ministre d’Etat en charge de la justice, Me Cheick Sako, a insisté sur l’importance de la signature de cet Accord d’étape, tenant compte du retour, ce soir même (ndlr vendredi), du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Ibn Chambas, et du chef de la délégation de l’OIF, Mohamed Salia Sokona, pour demain matin (samedi 04 juillet).

Pour Me Cheick Sako, bien qu’il reste encore deux points à purger, faute de consensus, il est important de parapher les consensus déjà obtenus. Selon le co-président du cadre de dialogue politique, dès lundi 06 juillet, les points d’accord seront soumis au Gouvernement pour un début d’application.

Au diplomate onusien d’enchainer, rassurant les Guinéens que la communauté internationale reste engagée à accompagner la Guinée pour des élections apaisées. Dans ce sens, des efforts sont en cours et se poursuivront pour renforcer les capacités de la CENI. A M. Ibn Chambas de rappeler que le présent Accord d’étape est le fruit des consultations des deux parties, de la société civile et d’autres partenaires de la Guinée.

Ainsi, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies a promis que dans son compte rendu de mardi, 07 juillet, au Conseil de sécurité des Nations unies, il défendra que la communauté internationale doit continuer à accompagner la Guinée dans son processus électoral.

Prenant la parole en premier, le président de l’UFR, Sidya Touré, a déclaré que la crise en cours est un problème que la classe politique guinéenne, elle-même, s’est créée, appelant la communauté internationale à demeurer à leur côté.

Pour Sidya Touré, les problèmes fondamentaux sont liés à la CENI, particulièrement, affirme-t-il, les élections à la base. Comme il n’y a pas eu consensus autour de ce point notamment, le leader de l’UFR a déclaré ne pas apposer sa signature sur le document.

En soutien aux propos du président de l’UFR, le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, a rappelé que l’opposition a renoncé à son exigence d’organisation des communales avant la présidentielle sous réserve de la recomposition de toutes les communes urbaines et rurales de Guinée, et non des 28 délégations spéciales seulement. Par ailleurs, Cellou D. Diallo a souligné que les points de désaccord sont plus nombreux que les points d’accord.

Au chef de la délégation de la mouvance présidentielle, Saramady Touré, de tenter de rappeler que le consensus trouvé jusque-là pourrait améliorer le processus électoral en cours. Comme la majorité, M. Touré a exhorté l’opposition à signer ce document sous réserve que le débat se poursuive sur les points non purgés dans les meilleurs délais.

Le président de séance a insisté sur la poursuite du dialogue les jours à venir, et le début d’application de consensus trouvé.

Avant la signature du document, les représentants de la communauté internationale s’entretiendront d’abord entre eux, ensuite avec la médiation gouvernementale, avant de revenir dans la salle, au moment où Cellou D. Diallo, Sidya Touré, Aliou Condé et Mamadou Baadiko Bah s’étaient déjà retirés.

C’est alors que ledit Accord d’étape sera signé par les diplomates représentant la communauté internationale (le représentant du Secrétaire général de l’ONU, les Ambassadeurs de France, le délégué de l’UE, la représentante de la CEDEAO et le représentant de l’OIF), le chef de la délégation de la majorité, deux représentants de la société civile, ainsi que les deux co-présidents du cadre de dialogue politiques (Ministres d’Etat à la justice et Secrétaire général de la présidence).

 Un communiqué conjoint des Nations unies et de l’OIF a sanctionné la rencontre.

Cheick Tidiane Diallo

Source: La Cellule de Communication du Gouvernement pour Aminata.com

ousmane bah

 
 
 

Bah Ousmane, ancien ministre des Travaux publics, président de l'UPRLe président de l’UPR et ministre conseiller à la présidence de la République, Elhadj Bah Ousmane, est actuellement à Dakar, au Sénégal. Selon « Boubacar UPR », un responsable de son parti à Dakar, joint au téléphone cette nuit, le leader de l’UPR animera un meeting aujourd’hui, mercredi 8 juillet 2015, à partir de 12 heures au siège de la fédération, à la Médina.

Si beaucoup de curieux veulent aller échanger avec Bah Ousmane sur la situation guinéenne, notamment la vie politique dont-il est l’un des acteurs depuis plusieurs années, c’est surtout une de ses rencontres d’hier soir, mardi, qui intéresserait le plus ses camarades politiciens.

A en croire certaines sources, le patron de l’UPR, aurait été vu hier chez un ressortissant guinéen bien connu : Elhadj Aamadou Oury Diallo, dit Diallo Sadakadji ! Et, Bah Ousmane ne serait pas seul au quartier chic des Almadies… C’est pourquoi, cette visite du ministre conseiller à la présidence de la République fait grincer des dents. Surtout que l’homme politique se serait fait accompagner des sages de Pita et de Labé, la ville de Diallo Sadakadji et de son adversaire, Cellou Dalein Diallo…

A quelques mois de la présidentielle du 11 octobre, les potentiels candidats affûtent les armes. Et, cela passe d’abord par le « recrutement » des grands électeurs…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

RDC : 55 ans après, le discours de Patrice Émery Lumumba pour l’indépendance 30 juin 2015 à 16h53 — Mis à jour le 30 juin 2015 à 17h54

 

 

Patrice Émery Lumumba, le 8 septembre 1960, à Léopoldville. © Archives JA

Il y a 55 ans jour pour jour, Patrice Émery Lumumba s'exprimait à l'occasion de l'indépendance congolaise. À Léopoldville, le Premier ministre évoquait, devant un roi des Belges médusé, la lutte pour l'émancipation. Retrouvez son discours en intégralité.

« Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux, Je vous salue au nom du gouvernement congolais. À vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez.

À vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.


RDC : le discours de Patrice Émery Lumumba, le 30 juin 1960

Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal. Nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.

C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force.

Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.

Archives JA

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres.

Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres.

Qui oubliera qu’à un noir on disait ‘Tu’, non certes comme à un ami, mais parce que le ‘Vous’ honorable était réservé aux seuls blancs !

Nous avons connu nos terres spoliées au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort.

Nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.

Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.

Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs ; qu’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits ‘européens’ ; qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation !

Archives JA

Ensemble mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir lorsqu’il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière.

Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.

Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et qu’elle ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit.

Ainsi, le Congo nouveau que mon gouvernement va créer sera un pays riche, libre et prospère. Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.

Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.

L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.

Notre gouvernement fort -national- populaire, sera le salut de ce pays.

J’invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants de se mettre résolument au travail, en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique. Hommage aux combattants de la liberté nationale ! Vive l’indépendance et l’unité africaine ! Vive le Congo indépendant et souverain ! »

Jeune Afrique