Déclaration du gouverneur de Conakry, Soriba Sorel Camara, en réponse à la prévision de l'opposition guinéenne d'organiser une marche, ce lundi 13 avril 2015

 

« Aucun des cinq maires ici réunis autour de moi, n'a reçu la moindre demande d'autorisation, ceci est une défiance de l'autorité de l’État. Chacun doit se mettre en conformité avec la loi, autant nous ignorerons la loi, autant elle se montrera dans toute sa rigueur... »

 

Première poignée de mains Obama/Castro

 

 

Les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro se retrouvent samedi 11 avril en marge du Sommet des Amériques au Panama pour une rencontre historique qui marquera une étape décisive dans le rapprochement entre les deux pays.

Selon la Maison Blanche, les deux dirigeants doivent avoir une « conversation en marge des réunions des 35 chefs d'Etat ».Il s'agira du premier échange entre présidents des deux pays depuis 1956, soit cinq ans avant la rupture des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba.

Hormis pour de brèves rencontres informelles, aucun véritable tête-à-tête américano-cubain au niveau présidentiel n'a eu lieu depuis la révolution cubaine de 1959. Barack Obama et Raul Castro s'étaient pourtant déjà serré la main, le 10 décembre 2013, lors des obsèques de Nelson Mandela en Afrique du Sud.

Poignée de main en coulisses

Après un premier échange lors duquel « il n'y pas eu de conversation substantielle », selon un haut responsable américaine, MM. Obama et Castro doivent se rencontrer plus formellement samedi, a précisé Ben Rhodes, conseiller présidentiel adjoint pour les questions de sécurité.

Au menu de leurs discussions figurera certainement la reprise de leurs relations diplomatiques, qui tardent à se concrétiser malgré trois séries de discussions de haut niveau à La Havane et Washington. Le principal obstacle à la réouverture d'ambassades réside pour l'instant dans la présence de Cuba sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme, qui coupe Cuba d'une partie de l'aide internationale.

La Maison Blanche a indiqué que M. Obama n'était « pas encore au stade » de prendre une décision sur ce point, mais n'a pas toutefois pas écarté  « une annonce » au Panama. Tour à tour, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et le pape François ont appelé La Havane et Washington à « surmonter les différences » et « divisions historiques » sur la voie d'un bon voisinage dans la région.

Lire le décryptage : Entre les Etats-Unis et Cuba, les secrets d’un dégel

Le temps des « ingérences » américaines est « révolu »

Le Sommet, officiellement consacré à la « prospérité dans l'égalité », devrait se terminer sans déclaration finale, les Etats-Unis refusant d'y voir mentionné un soutien au Venezuela dans sa dispute avec Washington. Depuis plusieurs semaines, M. Obama est la cible de nombreuses critiques de pays latino-américains outrés par sa récente décision de signer un décret qualifiant le Venezuela, principal partenaire économique de Cuba, de « menace » pour la sécurité intérieure des Etats-Unis.

Dans un souci d'apaisement, la Maison Blanche a expliqué qu'elle cherchait à établir « un dialogue direct » avec le Venezuela et M. Obama a voulu souligner vendredi l'avènement d'une nouvelle ère dans les relations au sein de l'hémisphère occidental, assurant que les temps des  « ingérences américaines » sur le continent « était révolu ».

Lire aussi : Les 6 clés diplomatiques du Sommet des Amériques

 

Les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro se retrouvent samedi 11 avril en marge du Sommet des Amériques au Panama pour une rencontre historique qui marquera une étape décisive dans le rapprochement entre les deux pays.

Selon la Maison Blanche, les deux dirigeants doivent avoir une « conversation en marge des réunions des 35 chefs d'Etat ».Il s'agira du premier échange entre présidents des deux pays depuis 1956, soit cinq ans avant la rupture des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba.

Hormis pour de brèves rencontres informelles, aucun véritable tête-à-tête américano-cubain au niveau présidentiel n'a eu lieu depuis la révolution cubaine de 1959. Barack Obama et Raul Castro s'étaient pourtant déjà serré la main, le 10 décembre 2013, lors des obsèques de Nelson Mandela en Afrique du Sud.

Poignée de main en coulisses

Après un premier échange lors duquel « il n'y pas eu de conversation substantielle », selon un haut responsable américaine, MM. Obama et Castro doivent se rencontrer plus formellement samedi, a précisé Ben Rhodes, conseiller présidentiel adjoint pour les questions de sécurité.

Au menu de leurs discussions figurera certainement la reprise de leurs relations diplomatiques, qui tardent à se concrétiser malgré trois séries de discussions de haut niveau à La Havane et Washington. Le principal obstacle à la réouverture d'ambassades réside pour l'instant dans la présence de Cuba sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme, qui coupe Cuba d'une partie de l'aide internationale.

La Maison Blanche a indiqué que M. Obama n'était « pas encore au stade » de prendre une décision sur ce point, mais n'a pas toutefois pas écarté  « une annonce » au Panama. Tour à tour, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et le pape François ont appelé La Havane et Washington à « surmonter les différences » et « divisions historiques » sur la voie d'un bon voisinage dans la région.

Lire le décryptage : Entre les Etats-Unis et Cuba, les secrets d’un dégel

Le temps des « ingérences » américaines est « révolu »

Le Sommet, officiellement consacré à la « prospérité dans l'égalité », devrait se terminer sans déclaration finale, les Etats-Unis refusant d'y voir mentionné un soutien au Venezuela dans sa dispute avec Washington. Depuis plusieurs semaines, M. Obama est la cible de nombreuses critiques de pays latino-américains outrés par sa récente décision de signer un décret qualifiant le Venezuela, principal partenaire économique de Cuba, de « menace » pour la sécurité intérieure des Etats-Unis.

Dans un souci d'apaisement, la Maison Blanche a expliqué qu'elle cherchait à établir « un dialogue direct » avec le Venezuela et M. Obama a voulu souligner vendredi l'avènement d'une nouvelle ère dans les relations au sein de l'hémisphère occidental, assurant que les temps des  « ingérences américaines » sur le continent « était révolu ».

Lire aussi : Les 6 clés diplomatiques du Sommet des Amériques


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/11/premier-echange-entre-obama-et-castro-a-l-ouverture-du-sommet-des-ameriques_4614143_3222.html#65auW26j2LvWALct.99

HUM... Le 6 avril 2011 sur le plateau d'iTélé autour d'Audrey Pulvar : Tiburce Koffi, Antoine Glaser et Toussaint Alain. Toujours appeler un chat... un chat !

Marc Allouu

Après cette video regarder le TIBURCE KOFFI d'aujourd'hui des rigolo
 

Jowel Collinet Jowel

Mon doyen Toussaint Alain .tu milites pour une cause noble. La prochaine fois qu'on t'invite dans de tel émission laisse un mot sur ton mur pour nous informer.tout prêt n'est pas loin .ya rien en face tous des blabla...
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Herve WK

Et les chats dans cette crises sont nombreux. La politique du ventre a toujours ete le credo de ses speudos "intellectuels et ou politiciens". La verite Rougie les yeux mais ne les cassent pas encore.....‪#‎Pauvretype‬
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Doua Taki Parfait

Le chien change jamais sa manière de s’assoir!
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Claudine Gauze

merci infini...Tous ....., je pouvais compter sur toi.
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Yacemond Konan

Cette indécence psychologique de la part de tirburce koffi est dangereux pour nous autres ivoiriens qui ne savons pas qu'il est vraiment...c'est pitoyable de sa part
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Anny Niezie

Gagagagaga tirbuce koffi
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Freemy Land

Tibuse Koffi fait parti des soit disant intelectuel Africain qui sont un mal pour l Afrique.
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Ehivet Gbagbo

Tiburce koffi yako ta mère devrais t'a vortter intellectuel, tu le dis tu est un idiot.
J’aimeSignaleril y a 22 minutes

Ehivet Gbagbo

Honte a toi tu croyais quoi que mossi dramann allais de construire un château ? pitier pauvre con.

Pour relancer le tourisme, le Sénégal mise sur la suppression des visas

 

Une plage de Saly, au Sénégal, en 2009.
Une plage de Saly, au Sénégal, en 2009. Crédits : GEORGES GOBET / AFP

« Pour la relance du tourisme, le visa payant pour l’entrée au Sénégal sera supprimé à compter du 1er mai 2015 », a annoncé le président sénégalais. Depuis sa mise en vigueur le 1er juillet 2013, le visa – appelé d’abord de réciprocité car exigé aux seuls ressortissants de pays réclamant aux Sénégalais un visa – puis biométrique, était accusé d’être un frein au tourisme au pays de la Téranga (l’hospitalité, en wolof).

Le secteur touristique souffre depuis quelques années et les chiffres sont éloquents. De 491 552 en 2008, le nombre de visiteurs débarquant à Dakar est passé à 444 432 en 2012 au moment où Youssou N’Dour, alors ministre du tourisme, annonçait un objectif d’un million par an.

Lors de sa mise en vigueur, « il y avait 1 500 réservations par jour » pour l’obtention du visa, déclarait Amadou Diallo, consul général du Sénégal à Paris. Les autorités sénégalaises n’ont pas manqué de communiquer sur les bons chiffres lors de la mise en place de ce visa payant.

La verte et culturelle Casamance

Dans un hôtel chic du 16e arrondissement de Paris, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre sénégalais de l’intérieur, annonçait en novembre 2013 : « 85 736 visas ont été délivrés en quatre mois. » Mais depuis, les communications sur les « bons chiffres » sont devenues rares.

Selon le consul du Sénégal à Paris, il y a eu « 19 738 visas délivrés » en 2014 dans la capitale française où « près des deux tiers des visas d’entrée au Sénégal sont délivrés ». La baisse s’est poursuivie au premier trimestre de 2015 avec 3 577 visas attribués de janvier à avril 2015.

Le Sénégal est l’un des pionniers africains en matière de tourisme, où il s’est développé à partir des années 1970 grâce à la verte et culturelle Casamance puis au niveau de la station balnéaire de Saly, au sud de Dakar. En 2013, le pays avait choisi d’exonérer de visas les touristes voyageant avec les tours-operators, une mesure qui a été reconduite en 2014 puis en 2015.

Au consulat du Sénégal de Paris, en juillet 2013.
Au consulat du Sénégal de Paris, en juillet 2013. Crédits :

« Ils représentent 70 % des touristes voyageant en circuit », estime Blandine Leguichaoua, gérante d’Origin’Africa, une agence internationale organisatrice de séjours au Sénégal. « Le visa est un faux problème mais une vraie contrainte pour les touristes, formule-t-elle. Plus l’accès à la destination est facile plus les touristes sont nombreux. »

Saluant la future suppression du visa d’entrée au Sénégal comme « une décision importante », Saoudatou Ndongo, responsable de la promotion touristique à l’ambassade du Sénégal à Paris, estime qu’il « est faux de dire que le visa est un manque à gagner pour le tourisme, car la mesure concernait très souvent les binationaux, qui n’étaient pas à jour avec leurs papiers sénégalais. »

Il y a effectivement une forte présence de Français d’origine sénégalaise dans les files d’attente au consulat du Sénégal à Paris, comme à l’aéroport de Dakar, deux centres principaux d’obtention du visa sur les treize dans le monde.

« On signe des deux mains »

La fin du partenariat entre le Sénégal et la Snedai, la société de l’homme d’affaires ivoirien Adama Bictogo chargée de l’impression des visas, devrait faire des heureux. « Cette mesure a servi à enrichir indûment des amis à travers la société Snedai, dont le chiffre d’affaires est estimé à 32 milliards de F CFA, accuse Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais, la principale formation de l’opposition. Les chiffres du ministère de l’intérieur révèlent que l’Etat ne gagnait que 1,5 milliard par trimestre. »

L’accord stipulait que le Sénégal et la Snedai se partageaient à parts égales le coût de chaque visa (52,5 euros). « Le PDS signe des deux mains la suppression du visa, poursuit Babacar Gaye. Même si elle va engendrer une perte d’une centaine d’emplois. » Quid des investissements effectués aux quatre consulats du Sénégal en France (Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux) ?

La suppression du visa relancera-t-il pour autant le tourisme ? Rien n’est moins sûr. « Le pays devrait maintenant axer sa communication sur le tourisme de découverte et proposer autre chose que du balnéaire, avec plus de visibilité sur le marché français [43 % des touristes viennent de France] », conseille Blandine Leguichaoua.


Obama obtient un accord cadre avec l'Iran

L'Histoire a été invoquée à trois reprises dans le bref discours prononcé par Barack Obama, jeudi 2  avril, dans la roseraie de la Maison Blanche, à Washington, quelques minutes après l'annonce, à Lausanne, d'un accord-cadre entre les grandes puissances et la République islamique d'Iran. Pour donner, tout d'abord, sa mesure au résultat des discussions sur le programme nucléaire controversé de Téhéran. Pour rappeler, ensuite, l'ampleur du programme de sanctions internationales mis en œuvre par Washington qui a contraint l'Iran à négocier. Pour souligner, enfin, l'importance du dispositif d'inspections qui va constituer la ligne de vie de cet accord, restant à finaliser d'ici à la fin du mois de juin. " Cet accord n'est pas basé sur la confiance, mais sur des vérifications sans précédent, a précisé M. Obama, si l'Iran triche, le monde le saura. "

Le président des Etats-Unis s'est gardé de toute forme de triomphalisme, car la partie en cours dépend encore d'un certain nombre de " si " avant de parvenir à son terme. D'une part, la " totale application " par Téhéran du texte de jeudi. D'autre part, il dépend aussi de son acceptation par les ultraconservateurs iraniens, comme par les républicains du Congrès américain, prompts, jeudi, à dénoncer une répétition des accords de Munich. Mais un obstacle de taille a été levé pour que M. Obama en appelle à nouveau à l'Histoire, cette fois-ci pour être parvenu à une entente sans précédent depuis 1979 avec l'un des plus irréductibles ennemis des Etats-Unis.

Autant M. Obama est bousculé aujourd'hui au Proche-Orient et dans l'est de l'Europe par des résurgences qu'il n'avait pas anticipées (le djihadisme et le nationalisme russe), autant il s'en tient avec l'Iran à une ligne de conduite dont il n'a pas dévié depuis son arrivée à la Maison Blanche. Celle-ci repose sur la conviction que la diplomatie produit de meilleurs résultats que " l'endiguement " voire, pire, que l'intervention militaire pavlovienne, moquée dans un discours prononcé le 28  mai  2014 à West Point.

Constance dans la diplomatie

Cette conviction, il l'avait énoncée pour la première fois le 23  juillet  2007, avant même sa première élection, lors du quatrième débat organisé avec les autres candidats démocrates à l'investiture, dans la perspective de la présidentielle de 2008. " L'idée selon laquelle refuser de dialoguer avec certains pays équivaut à les punir est ridicule ", avait-il assuré. Jeudi, il a d'ailleurs repris l'exemple sur lequel il s'était appuyé alors, celui du président John F.  Kennedy, qui avait osé négocier avec un ennemi, l'Union soviétique, " qui n'avait pas seulement menacé de nous détruire, mais qui en avait aussi les moyens ".

Le dialogue avec les " Etats voyous ", régulièrement qualifié de " naïf " par ses détracteurs, n'a pas partout porté ses fruits, mais il est désormais prometteur avec l'Iran, après Cuba. Deux cas d'importances inégales. Les négociations avec le régime de Raul Castro pourront peut-être permettre de terminer une guerre froide tropicale devenue presque anachronique. L'accord recherché avec l'Iran concerne, en revanche, une région stratégique en proie à de profonds désordres. Au-delà de la très complexe relation bilatérale américano-iranienne, il pourrait éviter l'escalade que constituerait une intervention militaire contre les installations nucléaires iraniennes, l'une des deux seules alternatives aux négociations, avec l'endiguement, selon le président.

Cette constance dans la diplomatie, M.  Obama en a fait la preuve dès son arrivée à la Maison Blanche. Tout d'abord sans grand succès. Sa politique de la main tendue, inaugurée par un message " à l'attention du peuple iranien " diffusé en mars  2009 à l'occasion de Norouz, le Nouvel An persan, a été presque immédiatement parasitée par les -manifestations, en juin, contre la réélection controversée de son -homologue Mahmoud Ahmadinejad. Pris à contre-pied par la répression sanglante du " Mouvement  vert ", Barack Obama doit alors remiser son offre de -dialogue.

Un an plus tard, il se lance dans une tout autre stratégie visant à isoler l'Iran de ses alliés russes et chinois pour faciliter l'adoption de sanctions internationales de plus en plus contraignantes. Il parvient à son objectif avec le vote aux Nations unies de la résolution 1929, le 9  juin  2010, renforcée par d'autres textes, ainsi que par des mesures américaines et européennes. L'unité des grandes puissances rassemblées au sein du P5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) devient alors centrale, quelles que soient les interférences provoquées par d'autres sujets de contentieux, notamment avec la Russie. Elle vise à éviter toute médiation jugée intempestive, comme celle tentée un instant par le Brésil et la Turquie, en mai  2010.

Cette politique de pression constante, visant successivement le secteur du pétrole, puis celui des banques, finit par produire des effets, notamment après le remplacement de Mahmoud Ahmadinejad par Hassan Rohani, en juin  2013 (avec lequel Barack  Obama a un échange téléphonique historique trois mois plus tard). En novembre de la même année, au terme de négociations déjà compliquées, un plan d'action est enfin adopté avec pour date butoir le 30  juin  2015. Pour contenir la pression d'un Congrès particulièrement hostile à ces négociations,

Rassurer ses alliés arabes

M. Obama fixe un ultimatum intermédiaire, la date du 31  mars, pour parvenir à un accord politique général discuté dans le détail au cours des trois mois suivants. Il s'en affranchit mardi dès qu'il comprend, avec son secrétaire d'Etat John Kerry, constamment aux avant-postes, qu'un compromis devient possible.

Comme l'a prouvé son intervention presque instantanée de jeudi, destinée à convaincre les sceptiques, l'épilogue provisoire de Lausanne ne lève pas toutes les hypothèques qui pèsent, côté américain, sur le calendrier à venir. En congé jusqu'à la mi-avril, le Congrès, que dominent désormais entièrement les républicains, devrait en effet tenter de contrarier un résultat jugé trop favorable à l'Iran. Les murs du Capitole résonnent encore des standing ovations suscitées par le discours prononcé, le 3  mars, par le premier ministre sortant d'Israël, Benyamin Nétanyahou, adversaire irréductible de la politique suivie par M. Obama.

Pour bloquer cet accord, les républicains ont cependant besoin de voix démocrates qui sont loin de leur être acquises depuis qu'un accord-cadre a été atteint dont M. Obama a souligné combien il s'inscrivait dans la durée. " Ce qui est en jeu dépasse la politique " -politicienne, a assuré M. Obama, prêt à un débat " solide " avec son opposition, et qui a insisté sur le fait que les sanctions pesant sur l'Iran seraient levées en fonction de l'application de l'accord et que celles liées au soutien apporté par l'Iran au terrorisme ou à son programme balistique seraient maintenues.

Il n'en a pas moins agité une menace : " Si le Congrès tue cet accord sans offrir une alternative raisonnable - dont il a tenté de démontrer l'inexistence - , ce seront les Etats-Unis qui porteront le blâme de cet échec. L'unité internationale disparaîtra et le risque de guerre grandira. " M.  Obama s'est également employé, jeudi, à tenter de rassurer ses alliés dans la région, bien entendu M. Nétanyahou, sans le moindre résultat, mais aussi les pays arabes voisins de la République islamique. Ces derniers, les membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Oman) ont été invités à Camp David pour un sommet destiné à mettre l'accent sur la solidité de leurs liens avec Washington et dissiper leur crainte d'un retournement d'alliance des Etats-Unis au profit de l'Iran, qui dépasserait le dossier nucléaire.

Dans l'épreuve qui va se jouer maintenant à Washington, M.  Obama sait qu'il peut s'appuyer, pour l'instant, sur l'opinion publique américaine. Selon plusieurs enquêtes concordantes, une nette majorité d'Américains soutient en effet la voie diplomatique choisie par leur président.

Gilles Paris

© Le Monde