Touba : la Case historique de Karamokoba incendiée
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- Catégorie : On ne vit pas que de pain
- Mis à jour le vendredi 24 février 2012 01:16
- Publié le jeudi 23 février 2012 23:22
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
La ville sainte de Touba a été réveillée dans la nuit du vendredi, 17 à samedi, 18 février, par l’incendie de la Case historique de Karamako Salimou Diaby dit Karamokoba à Boulounda, dans la préfecture Gaoual.
Cet incendie, encore inexpliqué, ou volontaire ou accidentel, ne peut pas être balayé d’un revers de la main comme un fait divers, crapuleux.
A Kounsi, un district de la sous préfecture de Malanta un incendie a causé la mort de deux enfants samedi, 18 février. Ils étaient partis en brousse à la recherche de bois mort, où ils avaient cueilli des fruits d’Acajou; après avoir consommé ces fruits, ils ont alors cherché à brûler les noix pour calmer leur faim, c’est le feu allumé pour griller les noix de cajou, mal maîtrisé, qui leur a échappé pour se propager à travers la brousse en les encerclant pour enfin les consumer.
Touba de Guinée comme Touba du Sénégal, comme Dinguiraye, Timbo, sont des villes saintes fondées dans l’unique dessein de leur fondateur de les consacrer à l’adoration de Leur Ami, Le Tout Miséricordieux. Des villes qui devraient être à l’abri des sollicitations des Pouvoirs institutionnels ou liés à la fortune.
Il y a un propos de l’hagiographie qui dit :
Les véritables saints s’abstiennent de hanter les salles d’attente du Pouvoir, et les meilleurs chefs sont ceux qui rendent visite aux saints.
Hélas, c’est tout le contraire qu’on a observé et qu’on observe encore aujourd’hui en Guinée. On a même vu des Ouléma (Docteurs ès Islam) tendre les mais pour recueillir les bénédictions du Chef vénéré, lancer come des prophètes, qu’il était déjà assuré de son fauteuil dans le Firdaous, puisque probablement sa dernière, élue..sur un podium parmi d’autres ados(rées) en bikini, aurait pris la place de Khadidja Kubra, en devenant mère des musulmans.
Eskeï !
Propos quasi-blasphématoires qui provoquent les tremblements de terre, des incendies de lieux saint comme la case de Karamoko Salimou Diaby. Les archives, même contenant des informations profanes de la bibliothèque du Pr Tamsir Djibril Niane qui s’envolent dans le néant emportées par des flammes, participent de cette accumulation de signes, qui au moins nous préviennent et nous mettent en garde :
« Que de signes Nous vous envoyons qui passent.. ».
Qui nous annoncent la fin ou le début d’une gloriole qui s’en ira sans..gloire !
El Hajj Saïdou Nour Bokoum
(inspiré par une information de MK/YT/ST, source : AEG
