Protection de l’eau : L’ONG « Planète Bleue » s’y met
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- Catégorie : Société
- Mis à jour le lundi 20 février 2012 12:29
- Publié le lundi 20 février 2012 12:23
- Écrit par El Hassane
Le mercredi 16 février dernier, l’ONG Planète Bleue a officiellement lancé ses activés. Cette cérémonie qui s’est tenue à la Maison de la Presse à Coléah
a connu une forte mobilisation des acteurs impliqués dans la protection de l’eau.
D’entrée de jeu, Mamadou Cellou Diallo, président de cette organisation non gouvernementale, a dit que le développement des secteurs économiques est fortement tributaire de la disponibilité en quantité et en qualité des ressources en eau. Cet atout, la Guinée le possède. D’où, d’ailleurs, sa qualification de château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Selon le conférencier, en Guinée, les ressources renouvelables en eau seraient de l’ordre de 226 milliards m3 réparties dans les 23 bassins fluviaux dont 14 sont partagés avec d’autres pays. Les prévisions d’utilisation seraient de l’ordre de 33 milliards m3 en 2025, soit 15% des ressources renouvelables. Cependant, M. Cellou Diallo souligne :
«Les flux d’eaux sortant de la Guinée, estimés à 102,2 milliards m3, représentent une fois et demie la totalité des ressources superficielles produites à l’intérieur des autres pays membres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal. Cette production est estimée à 73, 8 milliards m3. Ces productions représentent également 35% environ de ceux produits par les Etats de l’Autorité du Bassin du Niger. Cette abondance ne doit cependant pas masquer les réalités».
Avant d’indiquer que des menaces et risques pèsent sur les ressources en eau. Ces menaces seraient la réduction des quantités d’eau par suite du changement climatique, de la disparition du couvert végétal (déforestation, feux de brousse), de l’ensablement des lits des cours d’eau, de la modification des régimes hydrauliques par les aménagements et de l’accroissement de l’évaporation. Alors que sur le plan de la qualité, les eaux superficielles sont affectées par la pollution organique, chimique et l’eutrophisation. Le président de Planète Bleue dit qu’aucune donnée au niveau national sur la localisation, l’ampleur et l’intensité des menaces des eaux souterraines n’est disponible. L’ensablement des lits des cours provoque non seulement des crues et des inondations mais peut aussi générer des problèmes sanitaires liés à la stagnation de l’eau. Cette stagnation peut être source de plusieurs maladies, notamment le paludisme, la bilharziose, la typhoïde, le choléra, l’onchocercose, etc..
Selon le conférencier, des stratégies de réponses à tous ces problèmes ont été développées depuis une trentaine d’années à travers l’élaboration des plans généraux d’aménagement hydraulique au niveau des cours d’eau, du bassin, de la région naturelle et de l’Etat. Des instruments juridiques seraient même élaborés à cet effet. Les résultats de toutes ces actions « sont restés mitigés », car il y a eu un « faible dispositif de gouvernance et du système d’information par la suite de la faible allocation des ressources financières, d’une démotivation des ressources humaines, d’une absence d’un programme pluriannuel d’intervention ».
Planète Bleue, créée le 4 août 2011 et agréée le 8 novembre de la même année, s’est fixé un objectif qui est la promotion et la vulgarisation de la gestion des ressources en eau et la facilité à son accès par toutes les couches sociales dans un environnement sain favorisant l’intérêt de tous les usagers. Les principales activités de l’ONG seraient l’information, l’éducation et la sensibilisation de l’opinion publique sur la nécessité d’une gestion intégrée des ressources en eau et sur les menaces qui pèsent sur l’eau; la prévision et la gestion des catastrophes naturelles liées à l’eau ; la protection de l’environnement; la protection des cours d’eau ; la lutte contre la pollution des eaux de surface et souterraines; l’amélioration de la qualité des eaux de consommation; la promotion des textes et lois régissant le domaine de l’eau, etc.
Mamadou Cellou Diallo indique que son ONG entend débuter ses activités par l’initiation du projet d’information, de sensibilisation sur les menaces pesant sur l’eau, «PRISME/Promotion de la GIRE». Pour atteindre cet objectif, il a appelé à la collaboration de tous les usagers de l’eau au soutien moral, technique, financier du gouvernement, des partenaires de la Guinée et des personnes de bonne volonté. Mamadou Cellou Diallo a, pour terminer, a lancé un appel :
« Ensemble protégeons et gérons l’eau dans l’intérêt de tous.»
El Hassane
