Un quadragénaire viole trois fillettes à Kountiyah
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- Catégorie : Société
- Mis à jour le mercredi 29 février 2012 13:11
- Publié le mercredi 29 février 2012 12:44
- Écrit par Mouctar Diallo
Faits divers
« D’abord, il appelle les filles dans sa chambre pour leur donner 1 000 à 2 000 francs, du biscuit et des bonbons. Ensuite, il les fait regarder des films
érotiques. Puis, il leur demande de se déshabiller avant de passer à l’acte et on sait la suite.. »
Sans commentaire. Il semble qu’une fois sa sale besogne terminée, l’auteur intime aux filles de ne rien dire aux parents. A en croire ce Professeur agrégé de Médecine légale et Expertises Médicales à l’Hôpital Ignace Deen, l’état de santé des trois petites victimes est actuellement « très fragile », ajoutant :
« Elles ne sont pas à leur première expérience malheureuse. Parce qu’elles ont été déflorées anciennement par la même personne. Nous avons en effet observé des infections récentes ».
Parlant des cas de viol qu’il reçoit dans son service, notre expert indique fait des révélations :
«..Ce phénomène (est) récurrent est en nette progression.. Les agressions sexuelles en général, y compris le viol, représentent 20 pour cent des activités de mon service. Malheureusement, cette activité de prise en charge augmente d’année en année ».
Et il confie que la particularité en Guinée, est que ces violences portent beaucoup plus sur les gamines de moins de 10 ans. Pour diminuer cette progression des violences sexuelles, le Pr Hassane Bah pense qu’il faut mener des enquêtes approfondies pour mieux cerner ce phénomène de société, qui est dû en grande partie à la déliquescence des mœurs observée au sein de notre société. Ce diplômé en criminologie observe que s’il est nécessaire que l’Etat mène une politique de prévention criminelle dans ce domaine précis, il estime que c’est un phénomène qui interpelle la responsabilité collective, notamment la famille, la justice...Avant de rappeler :
« Dans notre code pénal, le viol est considéré comme un crime ».
