La Guinée entre mensonge, ténèbres, ripoux et bongas pourris

A quand le bout du tunnel ?

Pendant la campagne électorale, le candidat Alpha Condé a promis tout ou presque comme un sac de riz à 25 mille francs guinéens, la gratuité de la césarienne, l’équilibre dans la formation de l’équipe gouvernementale, la fin de l’impunité, et pi titi patata. Il ne restait plus que des promesses du genre des tapis pour les marchés, des télévisons pour les aveugles et des bagues pour les lépreux. Un après, c’est le désenchantement total ou presque. Beaucoup ont critiqué le non-respect des promesses électorales. C’est le cas de Lansana Kouyaté ou de Facinet Touré. Aujourd’hui, tentons de récapituler quelques contre-vérités de nos dirigeants. Lors de sa première interview sur RFI, le président Condé a promis le courant pour Conakry et les grandes villes dans les trois mois, qui suivaient. Trois mois après, l’obscurité est partout « visible ». C’est ainsi qu’il a demande aux Guinéens de patienter encore tout en promettant le courant d’ici la fin de l’année 2011. En fin 2011 encore, pas de courant. Le Président Condé profite du nouvel an pour promettre le courant en 2012 une nouvelle fois. Nous sommes en 2012 et nous courons toujours après ..le courant promis. Même la commune de Kaloum n’est pas épargnée par les délestages intempestifs. Lors d’une de ses tournées en Basse Guinée, le Chef de l’Etat promet encore de débarquer des hauts cadres dès son retour à Conakry. A son retour, aucun licenciement. Pendant la campagne électorale, le candidat a promis la rupture. Mais dès son élection, il s’est fait entourer par les barons les plus décriés de l’ère Conté. S’exprimant devant ses partisans, « le Président démocratiquement élu », promet un remaniement imminent. Une semaine après, aucun ministre n’est débarqué. Pis, ce sont des « cadres » (plantons, secrétaire..), le  menu fretin, qui sont dans le collimateur du Pouvoir. Comme on voit, au lieu de prendre les gros poissons, ce sont des cadres-bongas plus ou moins innocents qui sont écroués à tort ou à raison. Nous l’avons écrit, lorsque les nominations obéissent à la fibre ethnique ou ne sont que des récompenses politiques, eh bien, on ne peut pas avoir le courage de frapper. Alors, qu’on arrête de nous tympanisersermonner avec le « Président démocratiquement.. » 

 

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