Procès renvoyé au 19 septembre prochain : Cheikh Yérim Seck va comparaitre sans sa «future épouse»

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Prévu pour hier, le procès opposant Cheikh Yérim Seck et Ndèye Aïssata Tall est renvoyé jusqu’à mercredi prochain pour la convocation des témoins. Poursuivi pour viol, le journaliste est retourné au fond de sa cellule où il méditera sur son sort.

Le moment tant attendu arriva. L’affaire numéro 60, inscrite sur le rôle du tribunal des flagrants délits de Dakar, est enfin appelée par le juge. Tous les regards se braquent vers le box des accusés pour immortaliser cet instant. Car, le prévenu a eu la chance de n’être pas installé dans le box tout comme les autres mis en cause. Il était en attente dans le couloir. A-t-il évité de se mettre en face de ses parents, amis, sympathisants, curieux  et…en face de Ndèye Aïssata Tall? Celle-là qu’il ambitionnait de prendre comme «troisième épouse».  Seul le journaliste peut répondre à cette question que se posait l’assistance.  Et, pour la première fois depuis son arrestation par les hommes de la gendarmerie de Ngor, suite à l’éclatement de l’affaire de viol dont il est poursuivi sur la fille du magistrat Boubou Diouf Tall, Cheikh Yérim Seck apparait en public. L’administrateur du site Dakaractu.com arpente les marches des escaliers du box des accusés pour rejoindre la barre du tribunal. Drapé d’un caftan bleu ciel qui, mouillé par sa sueur du fait de la forte chaleur qui a envahi la salle, avec des babouches beiges, une montre marron bien serrée autour du poignet de sa main gauche, Cheikh Yérim Seck n’a pas l’air d’être ébranlé par la charge qui pèse sur lui ainsi que le public venu rien que pour ce procès qui fait couler beaucoup d’encre et qui alimente les débats dans les chaumières. En fait, la salle 1 du tribunal des flagrants délits de Dakar, pleine comme un œuf, a été hier le lieu de convergence de nombreuses personnes. Devant la barre faisant face aux juges, le mis en cause distribue des sourires à tout va surtout à Me Aly Fall, un de ses avocats, avec qui il discute à voix basse. La mine sereine, Cheikh Yérim Seck ne laisse rien apparaitre. De temps en autre, il se retourne et jette des coups d’œil à l’assistance. Quelques minutes après, la victime, Ndèye Aïssata Tall, est appelée à la barre. Le pool d’avocats de la défense et ceux de la partie civile les rejoignent. Le fait est inédit. Le journaliste est tout près de son accusatrice. Seulement, Me Borso Pouye, conseil de la fille, s’est mise entre eux. Ils ne se regardent même pas. Ndèye Aïssata Tall a les yeux rivés sur les juges et les avocats. Le tract se lit sur son visage. Pourtant, à son entrée dans la salle avant le début des audiences, des murmures se faisaient entendre. « Waouh, elle est plus belle dans la photo ! Vous avez vu son teint, elle est plus claire. Elle est classe», commente quelqu’un dans le public. La plaignante, en bonne mine, a été accompagnée par son avocat Me Moustapha Diop et le sociologue Hadiya Tandian. Elle sera installée dans une des chaises jouxtant celles des conseils. Habillée à la parisienne, Ndèye Aïssata Tall est bien dans son pantalon jeans bleu avec une veste près-du-corps de couleur marron tabac et un haut saumon. Une fine manucure, le greffage dégagé en arrière. Sa mère, emmitouflée dans un grand boubou rose fuchsia, la tête enveloppée par grand foulard rouge avec des rayures vertes, est assise à côté d’elle. Sa grande sœur à qui elle a confié en premier sa mésaventure, Adja Diouma Ngala Tall, est aussi à côté. Elles lui remontent le moral avant qu’elle ne fasse face au tribunal.

A.FAYE

Le Pays au Quotidien

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