Selon Peter McKelvie, un ancien militant de la protection de l’enfance et collaborateur de Scotland Yard interrogé par la BCC Two, au moins 20 membres de l’establishment britannique ont été identifiés comme appartenant à ce réseau. Parmi eux, on retrouve des « politiciens âgés, des personnalités de l’armée et même des personnes liées à la famille royale », rapporte le DailyMail.
L’affaire intervient après deux ans de procédures intentées par Tom Watson, député travailliste, spécialiste des questions de la protection de l’enfance. En 2012, un premier scandale d’abus sexuel sur mineurs éclate, mettant en cause des personnalités du show business comme Jimmy Savile, présentateur vedette de la BBC. Peter McKelvie transmet alors au député Watson des informations qu’il détient de ses années de collaboration avec Scotland Yard, passées à traquer les milieux pédophiles.
Ces informations contiennent « des renseignements évidents sur l’existence d’un réseau étendu de pédophilie lié au Parlement et au 10 Downing Street (la résidence du premier ministre britannique – Ndlr) », annonce Tom Watson à la chambre des Communes, l’équivalent de l’Assemblée nationale, en octobre 2012. Sous la pression médiatique, le premier ministre David Cameron promet alors d’examiner « minutieusement » les allégations soulevées par Watson. Huit mois plus tard, le ministère de l’intérieur lance, avec l’Operation Fernbrige, une gigantesque fouille dans les archives de la police.
Plus de 750 000 fichiers traitant de pédo-criminalité et datant de 1979 à 1999 sont alors décortiqués par le Home office, le département du ministère chargé de la sécurité intérieure. Parmi ces documents, un rapport parlementaire de l’ancien député conservateur Geoffrey Dickens est réclamé par Tom Watson. Ce document, rédigé en 1984 et transmis la même année à Leon Brittan, ministre de l’intérieur de Margaret Thatcher, contiendrait les preuves de l’existence d’un réseau pédophile à Westminster, ainsi que huit noms de personnalités haut placées, selon la BBC.
Sans conséquence sur le plan judiciaire depuis, le rapport Dickens s’avère finalement être une véritable bombe à retardement. Le vendredi 5 juillet dernier, le gouvernement de David Cameron annonce publiquement que « 114 pièces et annexes » du rapport Dickens demeurent introuvables à ce jour. Ces dossiers ont été « probablement détruits selon la procédure normale en vigueur à l’époque », avance le Home office, ajoutant être dans « l’incapacité » de « confirmer » cette hypothèse puisqu’aucun « compte rendu officiel » des destructions de fichiers n’existait à cette période.
D'après le journal britannique The Independent, deux autres exemplaires du rapport ont existé : l’un a été détruit par la femme de Dickens après la mort du député, en 1995 ; l’autre, transmis au procureur général, demeure introuvable.. (A suivre)
nouvellerépubliquedeguinee.net : Désolé, pour en savoir plus croustillant, courrez vite vous abonner à Médiapart : 9 euros pour peeper les dessous d'un Empire, même réduit à un royaume, ça vaut le coup, voire plus, si affinités..
Elementaire mon cher Watson..
SN Bokoum

Commentaires
keep it up all the time.