Confession d’un serial forumeur, gouailleur, masqué
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- Catégorie : LIbérez votre génie
- Mis à jour le mardi 2 octobre 2012 12:59
- Publié le mardi 19 juin 2012 23:41
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum

Haleine frénétique poussée au soupir, je rejoins à nouveau le forum, fort imbu de ma gouaille corrosive, le couteau bien tiré entre les dents.
Clic ! Je démarre au quart de tour pour lire Gandhi de travers. Entre amalgames, méprises et préjugés, je suis incapable d’aller au bout du premier paragraphe. Et voilà que je m’apprête, tapis dans l’ombre, à décocher de nouveau mes « flèches empoisonnées ».Le Web a tué la distance et l’impossibilité pour cloner le genre humain.
Le forum, c’est moins, pour moi, de faire avancer le schmilblick en élevant le débat, qu’une pétaudière où je déverse à satiété toute ma bile noire et ma férocité.
Un oui ou un non suffisent pour levain de discorde qui donnera certainement libre cours à une nième battue.
Otage du virtuel, prisonnier de ma bestialité, Jacques Mesrine de la toile, ma vie (ma second life) est devenue un thriller époustouflant d’insanités, de crimes et de châtiments.
Mon extraversion morbide a ravalé l’altérité. Mon clavier, ma souris, mes armes ; ma poire d’angoisse constamment braquée contre l’autre. L'autre jour, mon poker menteur à bout de souffle et d’idées, a failli faire mouche.
Je n’ose plus me regarder dans le miroir et avancer. Retourner la tête pour faire mon mea-culpa ? Non! Trop de goujaterie , trop de torts, assez de sang-virtuel- sur ma conscience.
Le réel et la fiction ne sont plus qu’une même et seule facette monolithique.Ma vie ne tient plus qu’au mirage d’un écran d'ordinateur. J’ai cessé d’être humain. Sais-je au moins que j’aurai des comptes à rendre ? Me rappelle-je de l’Eternel omnipotent ?
Il arrive pourtant dans mes moments de solitude, que ma culpabilité que j’ai exprès mise en veilleuse m’autoflagelle. De mes nuits cauchemardesques,que je souffre des affres de Craying baby mon punchingball et des afflictions de tant d'autres de mes souffre-douleurs. Ouille! Plaindre tant de victimes innocentes, c’est une purge éphémère que je ne voudrais pas m’infliger.
Quoique demain, je m’évertuerai, à l’aube ou à la faveur de la discrétion du crépuscule, de brûler en dehors du camp ma cacographie androphobe, pour propitiation de mes crimes et péchés, avant que ma propre terre ne me vomisse.
Mais comme cette surenchère d’invectives que j’ai hissée en mât de cocagne m’est irrésistible!... A peine que le masque retombe, je le rattrape au vol.
Tant que, de ma planque, je jouirai des ténèbres lumineuses de la toile, pour commettre, à coups de pseudos et d'anonymat, mon forfait, je me délecterais de mes reflexes assassins, me prenant pour héros, Zorro et Batman.
Vie de gouailleur masqué, vie de culpabilité…
Oury Baldé
Haleine frénétique poussée au soupir, je rejoins à nouveau le forum, fort imbu de ma gouaille corrosive, le couteau bien tiré entre les dents.
Clic ! Je démarre au quart de tour pour lire Gandhi de travers. Entre amalgames, méprises et préjugés, je suis incapable d’aller au bout du premier paragraphe. Et voilà que je m’apprête, tapis dans l’ombre, à décocher de nouveau mes « flèches empoisonnées ».Le Web a tué la distance et l’impossibilité pour cloner le genre humain.
Le forum, c’est moins, pour moi, de faire avancer le schmilblick en élevant le débat, qu’une pétaudière où je déverse à satiété toute ma bile noire et ma férocité.
Un oui ou un non suffisent pour levain de discorde qui donnera certainement libre cours à une nième battue.
Otage du virtuel, prisonnier de ma bestialité, Jacques Mesrine de la toile, ma vie (ma second life) est devenue un thriller époustouflant d’insanités, de crimes et de châtiments.
Mon extraversion morbide a ravalé l’altérité. Mon clavier, ma souris, mes armes ; ma poire d’angoisse constamment braquée contre l’autre. L'autre jour, mon poker menteur à bout de souffle et d’idées, a failli faire mouche.
Je n’ose plus me regarder dans le miroir et avancer. Retourner la tête pour faire mon mea-culpa ? Non! Trop de goujaterie , trop de torts, assez de sang-virtuel- sur ma conscience. Le réel et la fiction ne sont plus qu’une même et seule facette monolithique.Ma vie ne tient plus qu’au mirage d’un écran d'ordinateur. J’ai cessé d’être humain. Sais-je au moins que j’aurai des comptes à rendre ? Me rappelle-je de l’Eternel omnipotent ?
Il arrive pourtant dans mes moments de solitude, que ma culpabilité que j’ai exprès mise en veilleuse m’autoflagelle. De mes nuits cauchemardesques,que je souffre des affres de Craying baby mon punchingball et des afflictions de tant d'autres de mes souffre-douleurs. Ouille! Plaindre tant de victimes innocentes, c’est une purge éphémère que je ne voudrais pas m’infliger.
Quoique demain, je m’évertuerai, à l’aube ou à la faveur de la discrétion du crépuscule, de brûler en dehors du camp ma cacographie androphobe, pour propitiation de mes crimes et péchés, avant que ma propre terre ne me vomisse.
Mais comme cette surenchère d’invectives que j’ai hissée en mât de cocagne m’est irrésistible!... A peine que le masque retombe, je le rattrape au vol.
Tant que, de ma planque, je jouirai des ténèbres lumineuses de la toile, pour commettre, à coups de pseudos et d'anonymat, mon forfait, je me délecterais de mes reflexes assassins, me prenant pour héros, Zorro et Batman.
Vie de gouailleur masqué, vie de culpabilité…
Oury Baldé
