Je me proclame Womey

Womey !

Qu’on aime tant camp que village

Aujourd’hui diffracté, loin de son rivage

Roseau ployé, d’horreur accablé

Meurtri par tant de défilés

De défilés de fers souillés

De tant de fers déployés.

 

Ils s’acharnent et proclament la médisance

Outragent nos pères et mères, nos bisaïeuls,

Nos trisaïeuls, nos quinquisaïeuls, nos … AÏEUX !

Et même ceux à naître de NOUS !

 

Oh l’affront !

 

Dans ces ricanements d’armes et de gueules

Dans ces brouhahas de sabots de la bassesse

Je me proclame Womey ! Fier porteur des valeurs du Sud !

Bien qu’accablé le cœur, le corps sous les bottes

Womey, c’est tout de moi, de nous ...

 

Mais quel nous ?

 

Étrangers sur leurs propres terres

Hélés barbares

Sifflés forestiers

Dans une apathie de gèle

De gèle magmatique

Par ces temps qui courent

Sur le chemin large de l’histoire

Sur ce chemin de sillons saillants

Long, très long …

Mais au bout fleuri.

 

 

Edouard Kolié

pour www.nouvellerepubliquedeguinee.net

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