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Catégorie : Actualités
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Mis à jour le dimanche 1 janvier 2012 13:13
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Publié le lundi 26 décembre 2011 01:00
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Écrit par I. Sory Sylla

Pour Lansana Kouyaté, leader du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN), membre de la Coalition, le bilan de l'An I du pouvoir d'Alpha Condé reste « globalement négatif. Je le dis en pensant à ce que je considère comme les fondamentaux d'un État, c'est-à-dire, l'État de droit, la justice, la réconciliation nationale, a précisé l'opposant, ces symboles-là ne sont pas posés.
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Ce n’est pas un procès d’intention mais c’est la réalité que nous vivons autour de nous. Ce n’est même pas la peine de trop discuter sur ce bilan. Un bilan est composé de l’actif et du passif, mais la balance ici tranche totalement du côté du passif. Il faut que le gouvernement se ressaisisse, et il est encore temps de bien faire. Je vais vous donner un exemple, quand on interdit à une moto du PEDN de circuler dans une sous préfecture de Beyla, je ne comprend pas. Qu’est-ce que la moto a fait pour lui interdire de circuler. A Kankan, on a coupé l’eau et l’électricité dans tout le quartier où je résidais. Comment un maire peut mobiliser une Police nationale, une Gendarmerie nationale ? Il n’a pas autorité! Il faut que l’Etat lui même respecte les lois avant que les citoyens le fassent. Pourquoi attendre les campagnes pour mener des activités, ce n’est pas normal. J’irai, ou du moins nous irons partout où nous devons aller sur les 245 857 km2. Les Guinéens font face aux difficultés quotidiennes, la femme qui va au marché a la peur au ventre en ne sachant quoi acheter comme les enfants qui vont à l’école. Tu verras des dizaines, voire même des centaines d’élèves ou étudiants qui s’arrêtent derrière les fenêtres pour suivre les cours. Et cela demande un travail de fond. Le problème de nos pays se résume parfois à l’inadéquation entre la croissance démographique et les projets qui doivent accueillir ces populations qui viennent. Donka et Ignace Den sont les deux grands centres hospitaliers universitaires du pays depuis la période coloniale, en ce moment Conakry n’avait pas plus de 400.000 habitants, mais aujourd’hui nous sommes entre 3 et 4 millions. Et ils restent toujours les deux grands centres. Ce sont entres autres les difficultés du Guinéen. Pourquoi mettre un ministère du tourisme quand vous n’avez pas l’eau, l’électricité, les soins médicaux…. Et quand même un touriste vient chez nous, s’il tombe malade sa préoccupation sera comment se soigner. Et s’il n’est pas assuré sur le volet évacuation alors sa vie sera en danger. A mon avis ce sont des secteurs qui peuvent apporter plus mais qui ne le feront que quand on aura mis les conditions de base. A cela s’ajoutent toutes les autres questions ; ce gouvernement me semble pléthorique et les conseillers sont nombreux. Or quand ils sont nombreux ils tirent dans tous les sens et le Président peut ne pas se retrouver dans les conseils qu’on lui donne. Nous amorçons le dialogue et je crois que c’est une bonne chose pour dire toutes les vérités au gouvernement et à qui de droit. Et pour voir s’il est possible sur une base constructive et authentique comment corriger ces lacunes. Ce n’est pas une question de lutter pour la place, c’est une question pour créer le bonheur qu’il faut pour le peuple de Guinée. La richesse peut être individuelle mais le bonheur est toujours collectif. Si vous êtes riche et vous avez tout à domicile alors que vous ne voulez pas voir la misère de l’extérieur, vous restez enfermé chez vous. Mais en un mois vous devenez prisonnier. Le bonheur est commun et on ne peut bâtir ce bonheur commun que dans la confiance, en oubliant tout ce qu’il y a comme mesquineries politiques et ses tactiques tacticiennes qui nous amènent à nous engluer chaque jour dans les contradictions. ».
I. Sory Sylla
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Source AEG
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