Grogne des journalistes stagiaires à la RTG
- Détails
- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le jeudi 8 mars 2012 21:58
- Publié le lundi 27 février 2012 16:01
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Sale temps pour le ministre Dirius Dialé Doré !
Les journalistes stagiaires engagés à la fonction publique depuis 2010 dont les salaires restent encore impayés, ont organisé en début de semaine un sit-in devant le siège de leur ministère, empêchant ainsi le ministre Dirius Dialé Doré de quitter son bureau pendant un bon moment. De 9 heures à 14 heures, les confrères très excités ne faisaient que réclamer leur prise en charge effective. Il faut rappeler que c’est le ministre de l’Information du temps de la transition, Aboubacar Sylla, qui avait décidé d’engager tous les journalistes stagiaires évoluant dans les médias publics.
C’était au lendemain de l’accident tragique ayant causé la mort des deux confrères stagiaires Lamba Mansaré et Aboubacar Lansana Camara, alors qu’ils étaient partis accompagner le syndicaliste Ibrahima Fofana en mission à Fria. Ce qui fût fait à l’époque mais depuis lors, les nouveaux fonctionnaires au nombre de 339 ne sont toujours pas entrés en possession de leur premier salaire. Pourtant, selon le porte-parole des manifestants, Faya Martin Fancinadouno, leur situation a été effectivement prise en compte dans le budget 2010 alloué au département :
« Sur les arrêtés, il est dit clairement que le budget est imputable à l’exercice 2010. Donc nous, on s’est dit qu’administrativement notre argent existe ».
Il ajoute :
« C’est seulement en janvier dernier que nous avons repris les démarches auprès du département en vue de connaître l’évolution de notre situation. Nous sommes venus plusieurs fois rencontrer notre ministre de tutelle pour connaître la suite ».
Ce n'est pas tout :
"A notre grande surprise", poursuit-il, "nous avons appris que le ministre a demandé la reprise du test.
« Nous avons dit qu’il est hors de question de reprendre le test. Nous lui avons demandé de nous payer ».
Le ministre est finalement sorti de son bureau pour promettre la satisfaction des manifestants. Il faut dire que le porte-parole du gouvernement est au cœur d’une autre polémique. En fait, le bureau fédéral de son parti, le RDR, demande sa démission pure et simple et l’accuse de « dérives ethno-stratégiques, tribalistes et régionalistes » ou d’utilisation de faux logos pour engager le RDR dans des actions malsaines, apprend-on. Pis, l’actuel bureau fédéral va jusqu’à demander au sieur Doré de ne plus parler au nom du RDR. Le fond du problème est que Dirius Dialé Doré est exclu du RDR, un parti dirigé maintenant par Mahmoud Sylla. Cette décision a été prise au cours de l’assemblée générale extraordinaire tenue le 17 Juillet 2010. Le 13 février dernier, le RDR est monté au créneau pour adresser une lettre de rappel au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation afin qu’on mette fin « aux agissements » du ministre, qui réclame toujours la présidence du RDR. La réaction du MATD est vivement attendue pour lever toute équivoque.
