Perquisition musclée au domicile des Conté
- Détails
- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le jeudi 15 mars 2012 00:32
- Publié le mercredi 29 février 2012 12:19
- Écrit par Hawa Daff
Contrôle de routine ou règlements de compte ?
Un contingent mixte des forces de défense et de sécurité a perquisitionné dans la nuit de mardi à mercredi, le domicile de l’ancien président Lansana Conté à Dubréka,
ville située à 50 Km de Conakry. Selon nos sources, ils étaient à la recherche d’armes de guerre cachées dans la concession; les forces de l’ordre ont effectivement trouvé des armes de guerre au cours de leur perquisition. Ayant trouvé les armes sur les lieux, les militaires en mission de l’état-major de l’armée avaient voulu emmener avec eux le fils ainé du général Conté, le lieutenant-colonel Ousmane Conté qu’ils accusent de détention illégale d’armes de guerre. Mais, les populations riveraines se sont interposées pour s’opposer à son interpellation. Au terme de l'opération, "OC" a été interpellé ce mercredi au tribunal de première instance de Dubreka pour des explications. Au cours de son audition, l'accusé a reconnu la détention d’armes de guerre qui appartenaient à son père président.
« Ce sont des armes de guerre et des fusils de chasse frappés du nom du président Conté; elles sont gardées au village depuis son vivant. Après sa mort, ces armes n’ont pas été présentées ni rendues aux autorités ».
Et de raconter les faits :
« C’est sur instance de mes oncles que j’ai déplacé ces armes du village pour Dubreka, parce qu’elles commençaient à être frappées par le temps », avant d’ajouter que les militaires qui ont perquisitionné le domicile des Conté étaient dans leur plein droit.
« Les militaires qui étaient chargés d’exécuter cette mission étaient dans leur plein droit. Car, on m’a enseigné en tant que militaires que la détention d’armes de guerre doit être déclarée à l’effectif. Ce n’est pas normal de garder ces armes alors que mon père ne vit plus. ».
OC a confirmé que ce sont les populations riveraines qui se sont opposés à son arrestation.
« Les militaires qui ont perquisitionné notre domicile ont demandé à ce que je parte avec eux, mais c'est à la suite de l'opposition de la population que je ne suis pas allé avec eux ».
L'accusé a rappelé qu’il n’était pas interdit à son père de détenir des armes à son domicile en tant que général d’armée.
« Mon père en tant que général d’armée pouvait avoir des armes chez lui. Mais, à sa mort, on devrait normalement déclarer aux autorités la détention de ces armes de guerre ».
Au lendemain du décès de son père vers la fin du mois de décembre 2008, ‘’OC’’ avait été interpellé à l’époque par le CNDD dans le cadre d’une affaire de narcotrafic. Juste après son inculpation, il avait reconnu avoir "été impliqué dans le trafic de drogue" et avait demandé pardon au peuple pour les "dommages causés". Mais après plus de 16 mois de prison à la Maison Centrale , l’accusé avait recouvré sa liberté le 15 Juin 2010.
