Conclave de la plateforme pour la fin de l'impunité
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le mardi 10 avril 2012 00:27
- Publié le mardi 10 avril 2012 00:22
- Écrit par Asmaou Barry
Le 5 avril, à la Maison de la Presse, la Plate-forme des acteurs pour la justice et la lutte contre l’impunité étaient à la maison de la presse pour faire le point sur la situation des droits de l’homme en Guinée. Cette plateforme est composée de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH), la Coordination des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (CODDH), de l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCP), etc.
M. Abdoul Gadiry Diallo de l’OGDH a rappelé que cette plateforme est née suite aux violations des droits de l’homme qu’à connues la Guinée depuis l’Indépendance et que de nombreuses associations ont été créées pour défendre les intérêts des victimes de ces violations. Et d’ajouter que la plateforme est créée pour permettre aux différentes associations des victimes et les organisations de défense des droits de l’homme de se réunir en synergie pour lutter contre l’impunité. Mais que chaque association des victimes est libre d’engager des poursuites et que les organisations de défense des droits de l’homme sont prêtes à les accompagner.
M. Frédéric Foromo Loua, avocat à la Cour et président de l’ONG les Mêmes Droits pour tous (MDT), a rappelé les récentes violations des droits de l’homme dans le pays. Selon lui, ce sont les officiers de police judiciaire qui seraient les premiers dans la violation des droits des citoyens. Même Ce sont les gendarmes et les policiers qui commettent de plus en plus de graves violations des droits de l’homme dans les escadrons et CMIS de la capitale.
Dans leur déclaration, les associations réunies au sein de la plateforme salue la volonté du gouvernement du Président Alpha Condé d’œuvrer au renforcement de l’Etat de droit et à l’exercice d’une justice indépendante. Elles de réjouissent de l’inculpation du Colonel Moussa Tiegboro Camara dans les événements du 28 septembre 2009. Tout de même, la plateforme dénonce avec regret qu’aucune procédure n’est engagée à la suite des violences commises sous les différents régimes qui se sont succédés depuis l’Indépendance et de ne mettre l’accent que sur celles survenues pendant et après la période électorale en 2010. Elle demande au gouvernement de poursuivre ses efforts en faveur de la vérité, de la justice et de la réconciliation tout en consultant les populations et tous les acteurs concernés, en instaurant une Commission Vérité, Justice et Réconciliation. Elle demande aussi au gouvernement de réitérer son engagement en faveur de la justice et d’un Etat de droit, en marquant publiquement son soutien à l’action des organisations de la société civile engagées dans cet objectif.
Pour clore la conférence, le chargé des programmes de la plateforme a présenté le site de de son administration. WWW.justice-guinée.org
Asmaou Barry
