Luanda expulse 205 Guinéens et Conakry refuse l'atterrissage de l'avion
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le mardi 17 avril 2012 01:22
- Publié le mardi 17 avril 2012 01:13
- Écrit par Mouctar Diallo
Parti de l'aéroport de Luanda à 9h ce vendredi, le vol numéro RZ09812 de la compagnie portugaise ''SATA'' aurait dû atterrir à 13h 30 à l'aéroport international de Conakry. Mais, devant le refus des autorités guinéennes, l'équipage a été obligé de poser l'appareil à Praia où il est actuellement en stand by… Joint au téléphone, l'ambassadeur de Guinée en Angola a estimé que Luanda devrait agir désormais en symbiose avec les autorités guinéennes pour faciliter de telles opérations.
''Les services angolais de migration étrangère nous ont pris de vitesse, comme ils le font souvent. Ils nous ont montrés seulement le numéro de vol et les caractéristiques de la compagnie. Ils sont partis donc à Conakry sans une demande d'autorisation de survol du territoire, ni une autorisation d'atterrissage. La procédure normale pour les vols de ce genre n'a pas été respectée…'', a expliqué Elhadj Bangaly Dabo, avant de dire sa conviction que les autorités des deux pays (la Guinée et l'Angola) trouveront rapidement une solution idoine à cette « situation'.. » Selon nos sources, les autorités angolaises- qui durcissent chaque jour davantage les conditions de séjour légal des étrangers sur leur sol- veulent ''vider'' les immigrés de tous leurs centres de détentions. Et, Dieu sait que les Guinéens y étaient nombreux... Egalement, le renforcement des frontières terrestres et maritimes (notamment avec les deux Congo voisins) et le refoulement instantané des immigrants illégaux ou jugés comme tels sont parmi les nouvelles mesures explorées actuellement par les services angolais de migration étrangère. Selon la presse locale, 156 000 immigrants illégaux ont été rapatriés d'Angola en 2011, dont 94 pour cent viendraient de la RDC. Un responsable de la police des frontières avait dit ne pas pouvoir évaluer le coût d'une telle opération, mais qu'il aurait appris que certains clandestins dépensaient jusqu'à cinq mille dollars de son pays d'Afrique de l'Ouest jusqu'à Luanda.
source : l'Obs de Guinée
