Violente répression de la marche des femmes de l'Opposition
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le vendredi 20 avril 2012 12:19
- Publié le jeudi 19 avril 2012 17:00
- Écrit par Asmaou Barry

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La marche des femmes de l’Opposition réprimée par les forces de l’ordre a fait au moins 18 blessées dans les rangs des femmes qui étaient venues « exiger la recomposition » de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Elles étaient environs 200 personnes qui essayaient de se regrouper auprès du siège de la CENI situé au quartier de Cameroum avec des slogans comme« à bas la CENI !», « Loucény doit quitter », « non à la dictature » ou encore « vive la démocratie pour des élections justes et transparentes ». Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux, munis de matraques et à bord de plusieurs véhicules, les policiers ont intimé l’ordre aux femmes de l’opposition de dégager immédiatement les lieux. Peu après, ils ont commencé à matraquer les manifestantes, des coups de pieds, de einturons et ensuite du gaz lacrymogène. Plusieurs d’entre elles ont été légèrement blessées. Des journalistes présents sur les lieux ont vu 6 femmes les visages complètement couverts de sang. D’autres ont eu des hématomes sur les visages et des traces de coups sur les jambes et dans le dos. Une femme blessée sur un genou dit avoir été étranglée avant d’être piétinée par un « policier ivre ». « Qu’est-ce que nous avons fait pour mériter tout cela », s’interroge une manifestante qui a été vite rattrapée par 5 policiers qui l’ont terrassée, rouée de coups et jetée dans une camionnette de la police. Un responsable de la police interrogé sur les lieux par l’AFP a expliqué sous couvert de l’anonymat « nous n’allons pas tolérer l’anarchie dans ce pays, ces manifestantes ont été envoyées par leurs chefs (leaders de l’opposition) que nous voulons voir sur le terrain, ils vont voir », dit-il, ajoutant s’ »ils ne font pas attention, nous allons les liquider et rendre compte et d’ailleurs vous les journalistes dégagez d’ici ». A noter que le siège de la CENI a été barricadé par un cordon policier qui filtre la circulation et les passages de piétons. Asmaou Barry |
