Lettre ouverte à un ami de l'Arc-en-ciel_RPG (Opinion, Soumah Nabi "Babbie")
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le lundi 9 juillet 2012 22:57
- Publié le samedi 7 juillet 2012 11:48
- Écrit par Nabi "Babbie" Soumah

Cher ami, "l'intellectuel est un esprit désintéressé, une véritable mauvaise conscience du monde, il ne doit consentir à entrer dans l'arène politique que pour défendre des valeurs universelles telles l'humanité, la justice" selon le critique, philosophe et écrivain français Julien Benda (1867-1956).
En 1927, il fustigea la démission des intellectuels dans un pamphlet qui marqua les esprits en son temps : "La Trahison des clercs", (Les Cahiers rouges, éd. Grasset, 2003). Prenant l'affaire Dreyfus comme référence, il leur reprochait de ne s'engager désormais que dans des causes particulières comme la race, la classe ou la nation.
Il avait annoncé la fin tragique des intellectuels (qu'il nomme les clercs), dénoncé leurs liaisons dangereuses avec les politiciens et brocardé le sacrifice désastreux des valeurs universelles sur l'autel de l'intérêt étroit des nationalismes.
Par contre, c'est bien au nom "d'un principe abstrait, supérieur et directement opposé aux passions politiques" que Voltaire (1694-1778), le philosophe et écrivain français, s'engagea pour la réhabilitation de Jean Calas et obtint gain de cause. En 1763, pour faire rouvrir l'enquête, le philosophe rédigea l'ouvrage "Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas".
Voltaire devient ainsi le premier écrivain français à s'engager publiquement dans une affaire judiciaire ; suivront d'autres, tels Emile Zola (1840-1902), avec son célèbre "J'accuse" en 1898 pour défendre le capitaine Alfred Dreyfus (1859-1935) victime en 1894 d'une erreur judiciaire et qui lui a valu un procès et un exil à Londres.
Ce principe qui les habite est tout simplement le désir de voir triompher la justice ou la vérité, la charte des droits de l'Homme..
La tradition dreyfusienne n'était pas morte pour autant, puisque d'éminents "clercs", indépendamment des partis politiques, protesteront contre la torture en Algérie, et pour l'indépendance tels Jean-Paul Sartre (1905-1980, Raymond Aron (1905-1983), Jean-François Revel (1924-2006), etc.).
Aujourd'hui qu'en est-il de cette noble tradition ? Pas grand chose en réalité, car la catégorie des intellectuels a subi en France une sorte de "désacralisation" à cause de leur "démission".
Mais déplore Benda, ces grandes personnalités n'ont pas fait beaucoup d'émules, nombre d'entre-elles s'invitèrent dans la cour, à la table du "Sultan" comme ironisait Marc Lambron : un certain nombre d'entre-eux ont négligé cette fonction morale en bataillant pour des raisons partisanes aux antipodes, éloignées de l'intérêt général.
Nous avons connu les vrais visages de beaucoup d’Africains que nous considérions jusqu’à un certain moment comme des intellectuels. Des modèles pour notre jeunesse. Hélas. Combien de traîtres?
Le marasme économique, la crise morale et politique, ainsi que les exactions commises dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2010 ont occasionné la révélation au grand jour.
C'est le cas de certains avec qui j'avais partagé des valeurs, des principes et des combats, des luttes pour le renouveau, la Renaissance de la Guinée.
Mais pour diverses raisons irrationnelles et des préoccupations alimentaires très prononcées, je déplore la nouvelle trahison des « clercs » au sein de l'intelligentsia et de la classe dirigeante guinéennes.
I) Des valeurs et des luttes partagées
"Cher ami,
Nous n’avions pas voté de la même façon lors de l'élection présidentielle de 2010 et pourtant je te comprends très bien.
Nous partagions bien des choses : l’amour de la Guinée notre patrie-mère, notre point d'ancrage, avec pour cap, la démocratie.
Nous croyions au droit des autres de penser autrement que nous.
Nous avions la passion d’un Etat de droit qui protège les plus faibles contre les plus forts et leurs prétentions hégémoniques.
Nous combattions ensemble, sur les pavés de Paris en tout temps, contre les violations des droits de l’homme, l'avilissement de la personne humaine. Nous aimons tous les deux le progrès des sciences, des techniques, des mœurs. Sans tabou ni dogme.
Bien des choses nous séparent aujourd'hui: Je pouvais le comprendre jusqu’à ce qu'il soit parti dans une dérive qui le rapproche chaque jour d’avantage de XXX.
Mais tout aurait dû devenir pour vous intolérable quand c’est contraire à vos valeurs, mais aussi à vos intérêts.
Alors, vous n’avez pas protesté. Mais aujourd’hui? Comment pouvez-vous continuer à soutenir quelqu’un qui fait l’apologie de la Restauration.
Plus encore, comment pouvez-vous continuer à voter pour quelqu’un qui est prêt à "accorder"?
Comment pouvez-vous encore voter pour quelqu’un qui renie tous vos principes juste pour être élu, sans se rendre compte qu’il ne fait ainsi que renforcer un régime autoritaire et ethno, ce que vous n’êtes pas?
Comment pouvez-vous, en définitive, voter pour quelqu’un?
J’entends bien votre dernier argument : XXX. Cet argument, cher ami, ce dernier argument, me semble infondé : si Nicolas Sarkozy est battu, la droite libérale, votre droite, se reprendra; elle aura compris que reprendre les thèses de l’extrême droite ne sert que cette extrême droite et ne peut que la faire disparaître. Elle redeviendra la droite libérale, famille politique respectable et moderne, essentielle à la vie politique française. Et elle gagnera, un jour , de nouvelles élections.
A condition de ne pas avoir, avant, perdu son âme.
II) Le temps des reniements
"La plus insupportable trahison, c’est tout de même celle de ces prophètes qui, las de promettre l’avènement d’une Cité qui ne vient pas, las d’entendre surtout la plainte et la protestation des hommes, finissent un jour ou l’autre dans l’uniforme des fusilleurs" fustigeait le philosophe Bernard-Henri Lévy.
Hier, des intellectuels de grand renom - dont la responsabilité paraît d’autant plus grande que leur talent était incontestable et leur influence considérable de par le monde - se firent les apologistes ou les propagandistes zélés de la barbarie communiste en URSS, en Europe de l’Est, à Cuba, au Vietnam, au Cambodge.
Cher ami, aujourd'hui votre silence presque complaisant devient insupportable et tout se passe comme si le sang des Guinéens tombés sous la répression ne pouvait bousculer que la conscience des organisations des droits de l’homme et non la votre.
"Indignez-vous" ! est un essai de Stéphane Hessel (Edition Indigène, 2011) qui défend l'idée selon laquelle « l'indignation est le ferment, le motif de base de l'esprit de résistance ». Bon nombre de Guinéens ont perdu ce devoir d'indignation face à certains événements majeurs : c'est la trahison de mauvais guides et faux messies, qui n’ont eu de cesse d’entraîner dans l’erreur ceux qui leur faisaient aveuglément confiance.
Cher ami, je voudrais attirer votre attention sur différents points à mes yeux essentiels ci-après :
- la trop longue période de transition entamée par l'accord-cadre tripartite de Ouagadougou du 15 janvier 2010 qui devait être close 6 mois après l'organisation de la présidentielle de novembre 2010 ;
- la répression sanglante des manifestations pacifiques, due notamment au non respect et à la non garantie des libertés ind. et col. (art. 10 dt de manif et de cortège non un acte de subversion et d'atteinte à la sureté de l'Etat);
- la détention illégale des militants de l’Opposition et de citoyens civils et militaires présumés innocents dans les prisons dans des conditions inhumaines ;
- la captation des actifs et des biens de l'Etat, des deniers publics au profit du Pouvoir et de ses proches, sans appel d'offre, marché de gré à gré; (cf des exemples de relations incestueuses entre le pouvoir politique et l'affairisme); les détournements en cascades des derniers publics, la bradage des ressources minières guinéennes en catimini sans appel d’offres; Le changement tant attendu a décidemment du plomb dans l’aile, Alpha Condé ayant fait de la moralisation de la vie politique son cheval de bataille;
- le musellement de la presse privée;
- la cohésion sociale est un impératif de survie pour toute nation : now elle est altérée par des considérations identitaires, l'ethno, le népotisme par le biais du "spoils system" ou système des dépouilles à l'américaine : il repose sur le principe selon lequel un nouveau gouvernement doit pouvoir compter sur la loyauté partisane des fonctionnaires et donc remplacer ceux qui sont en place par des fidèles. Il est mis en place sous la présidence d'Andrew Jackson (1767-1845) qui, après son élection, remplace la quasi totalité de l’administration. Il considère en effet, que le peuple donne mandat au gagnant pour choisir les fonctionnaires dans ses rangs ;
- l'exclusion de la diaspora pour les prochaines législatives alors qu'elle avait voté pour la présidentielle de 2010; Elargir l’offre politique au profit de la diaspora qui est sous-représentée ou rejetée lors des consultations électorales : enrôlement de 2009 avec 53 083 personnes sur 4 224 272 (dans 17 pays choisis arbitrairement sauf le Canada) : soit 1, 26 % du corps électoral. Alors qu’elle est le premier opérateur économique et la 5ème région la plus peuplée. C’est un des paradoxes de la Guinée. On sait que la liste électorale est l’épine dorsale d’une élection;
Le droit de vote n'est-il pas un attribut de la citoyenneté ?
Cher ami, pourquoi un tel aveuglement et de l'inertie de votre part ?
Pourquoi ce manque de compassion, de clairvoyance et de discernement face à la souffrance de tes innocents compatriotes ?
Nier cette réalité me rappelle le procès intenté en 1949 par le transfuge soviétique Viktor Kravchenko (1905-1966), auteur de "J’ai choisi la liberté" publié en 1946 aux Etats-Unis, aux "Lettres françaises" qui, niant l’existence des camps soviétiques, avaient osé dire que ce livre n’était qu’un "faux" fabriqué par la C.I.A.
Un autre déni de réalité concerne l’indigne plaidoirie de Maître Joë Nordmann (1910-2005), un avocat et résistant français, qui soutenait qu’en Union soviétique, "il n’y a pas de prisons ou très peu de prisons. Les condamnations s’effectuent dans des camps de travail correspondant à nos prisons (...) La rééducation du coupable ne se fait pas dans une cellule : elle se fait par le travail, elle se fait par l’émulation. C’est un système, une pratique, fondés sur le crédit de l’homme".
Lorsqu’en 1956 au 20ème congrès du PC, les révélations du fameux rapport Khrouchtchev donnèrent au monde entier un aperçu des crimes de Staline, c’est Jean-Paul Sartre qui, dans le même esprit, déclara qu’à ses yeux, "la dénonciation publique et solennelle, l’exposition détaillée de tous les crimes d’un personnage sacré qui a représenté si longtemps le régime est une folie (...) Un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort. On peut toujours sortir d’une prison. Les révolutionnaires de 1793 n’ont probablement pas assez tué".
A l’époque un grand nombre d’intellectuels, dont Simone de Beauvoir (1908-1986) défendaient la thèse que "la fin poursuivie (l’avènement d’une société idéale et sans classes) justifie tous les moyens mis en œuvre pour y parvenir".
Cher ami, ces dénis de réalité constituent à mes yeux des crimes de pensée, des crimes de fait dont vous avez une grande part de responsabilité. Dans le même ordre d'idée et d'état d'esprit que Raymond Aron qui dénonça, dans son ouvrage le plus connu "L'Opium des intellectuels" (Paris, Calmann-Lévy, 1955), l'aveuglement et la bienveillance des intellectuels à l'égard des régimes communistes.
En Europe, et en Guinée où la première République de Ahmed Sékou Touré (-) a importé ce terrorisme idéologique et où on est passé des mots à la réalité quotidienne, il est permis de penser que ces doctrines troubles, parées de prophéties, ont été, au moins partiellement, co-responsables du sang versé.
Les adversaires d’Aron et soutiens du "Responsables suprême" guinéen avaient loué la révolution sans la moindre critique, avec toutes ses conséquences atroces, là où elle avait eu lieu. Ils avaient promis des choses extraordinaires, suscité de trop grands espoirs suivis de déceptions de plus en plus pathologiques à cause de l’attente excessivement longue mais vaine. Ils constituent un exemple du pouvoir homicide de la parole.
Cher ami, certains ont même promis de "parachever son œuvre, de la prendre là où il l'a laissée (sic)". Vaste p
III) Les remords posthumes
Cher ami, notre pire ennemi est notre conscience qui nous interpelle tout instant.
Rares sont bien sûr les intellectuels ou affidés de dictateurs, d'autocrates à reconnaître non seulement les erreurs passées, mais leurs responsabilités propres dans l’accomplissement des crimes qu’ils ont couverts de leurs silences et de leurs mensonges ; et bien peu semblent disposés à faire en public leur autocritique.
Ce n'est pas le cas du repentir de l'historien et journaliste engagé Jean Lacouture, qui s’accuse dans un de ses livres, "Survive le peuple cambodgien" (Ed. Seuil, 1978), "d’avoir contribué à l’instauration de l’un des pouvoirs les plus oppressifs que l’Histoire ait connu (...) Si j’ai écrit ce livre, ce n’est pas pour me faire pardonner mais pour appliquer un contre-poison à ce peuple empoisonné et lui faire prendre une tasse de lait après l’arsenic que j’ai contribué à lui administrer (...) Pour le Vietnam, je plaide coupable. Je m’accuse d’avoir pratiqué une information sélective en dissimulant le caractère stalinien du régime nord-vietnamien (...) Je subissais l’influence écrasante de Sartre qui voyait dans toute critique de fond de la Russie soviétique une arme offerte aux réactionnaires et aux Américains. Il ne fallait pas désespérer Billancourt".
L’ancien marxiste et écrivain péruvien Mario Varga Llosa, prix Nobel de littérature 2010, confesse à son tour aujourd’hui : "Nous avons contribué à promouvoir la violence comme seule arme de justice. Malheureux, on nous a cru et cela a abouti à des dictatures". Sans doute se sait-il un peu coupable des atrocités commises au Pérou par les terroristes et les guérilleros du "Sentier Lumineux".
Si quelques intellectuels, tels qu’Albert Camus (1913-1960), François Mauriac (1885-1970), Georges Bernanos (1888-1948) ou Raymond Aron, se sont montrés plus lucides et plus courageux que beaucoup d’autres, il fallut attendre la publication en 1973 de "L’Archipel du Goulag" d’Alexandre Soljenitsyne (1918-2008), pour que de nouveaux philosophes tels Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann s’attachent à démythifier l’Union soviétique.
Cher ami, vous commettrez une folie supplémentaire si vous vous obstinez, en ce début du 21ème siècle, à n’écouter que de faux prophètes, des mystificateurs qui n'ont comme souci que l'exercice du pouvoir à vie et ses prébendes.
Le professeur d'économie Pascal Perri ne disait-il pas que "le pouvoir est considéré comme la corbeille de la mariée".
IV) Pour une opération de désaffiliation ethnique de salubrité publique
Cher ami, j’estime que « l’intellectuel, l’élite ou l’homme public a un rôle déterminant, salvateur à jouer car il peut façonner l’esprit public ; il peut acquérir, de par son aura et sa crédibilité, une position de leader d’opinion très influent. Il est, au sens noble du terme, la mémoire, la conscience morale de son peuple ».
Il devrait songer à léguer son œuvre, son action à la postérité ; cette démarche consiste à la fois à nourrir la pensée et à rester fidèle à des convictions nobles, des principes intangibles, inaltérables en toutes circonstances. Son souci majeur, permanent devrait être la promotion et la défense de l’intérêt général, de l’unité nationale, l’exemplarité en somme.
Mais hélas ! l’élite, en Afrique in extenso et en Guinée en particulier, n’a pas toujours été à la hauteur de sa mission. Elle s’est mise, par opportunisme le plus souvent, au service d’une mauvaise cause ; elle a une lourde responsabilité sur la faillite de l’Etat, raison pour laquelle le continent africain demeure le cas social de la communauté internationale.
Par ailleurs, il est regrettable de constater que certains intellectuels ou hommes publics n’aient pas pu s’affranchir de la tutelle familiale, ethnique, régionale dans l’action publique et s’érigent même en défenseurs hargneux, sectaires du groupement humain dont ils sont issus.
D’autres n’ont pas pu résister à l’attrait, à l’avidité du pouvoir et des prébendes qu’il génère.
Leur rôle déterminant, dans la Guinée d’aujourd’hui meurtrie et inquiète pour son avenir, est de favoriser, participer activement à une opération de désaffiliation ethnique de salubrité publique.
Notre salut passera par la réhabilitation de l'école républicaine et de nos valeurs altérées par le dénuement, la misère ; car comme dirait l'autre "le besoin ébranle la vertu".Conclusion Dominique Lapierre dans son ouvrage "Un arc-en-ciel dans la nuit" (Ed. Robert Laffont, 2008) a reconstitué l'épopée de femmes et d'hommes anonymes ou célèbres, Blancs ou Noirs, Européens ou Africains, qui dans le sang et les larmes ont donné le jour à cette Afrique du Sud aujourd'hui devenue la " Nation arc-en-ciel ". Un exemple dont les hiérarques et partisans de l'Arc-en-ciel_RPG et leurs adversaires-compétiteurs devraient s'inspirer pour consolider la concorde, la cohésion sociale pour, enfin, le droit au bonheur du peuple guinéen qui doit opérer une rupture avec son passé, faire son aggiornamento, une clarification dans le jeu politique où nous passons d'un régime à un autre sans faire le bilan de ce qui nous est arrivé.
Cher ami, tu avais dit que je suis d'une naïveté confondante face aux réalités et aux enjeux ; mais sache que, comme disait Victor Hugo (1802-1885), "je préfère la conscience à la consigne" et je ne souhaite pas avaler des couleuvres jusqu'à l'indigestion comme certains.Cher ami, chacun peut gagner, un jour, une élection. A condition de ne pas avoir, avant, perdu son âme. Car le chemin sera très long pour se rattraper.
Que Dieu préserve la Guinée et vous donne la force pour accomplir le Ramadan!
Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH
juriste et anthropologue guinéen
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