Le CNT se prononce furtivement sur la Loi de finances (Amainata Kouyaté et SN Bokoum)

Le Conseil national de transition a tenu vendredi une plénière dans l'hémicycle du Palais du peuple. A l'ordre du jour, la présentation du rapport de synthèse des travaux de l'inter commission portant sur l'examen du projet de loi organique relative à la loi de finances. Au cours de ses travaux, l'inter commission avait au préalable reçu le conseiller spécial du Président Alpha Condé, les hauts cadres du ministère de l'Economie et des finances et ceux du Budget. C'était le 26 juin dernier. Après consultations, études et examens de ce projet, la commission a noté quelques innovations notamment:

 - la finalisation d'un plafond d'endettement de l'État auprès de la Banque centrale et conséquemment l'interdiction du principe des avances à l'État. Le rapport a fait aussi état d'une transparence de l'information budgétaire.

Après analyse du document proposé par le gouvernement, les membres de l'inter commission ont soumis à l'État quelques recommandations dont entre autres:

- la finalisation des travaux de révision du plan comptable de l'État

- la mise en cohérence des lois programme du plan quinquennal

- le renforcement de la déconcentration budgétaire

-l e respect du délai constitutionnel du dépôt de projet de loi

- la maitrise des dépenses sur financement extérieur

- le renforcement de la transparence dans la publication des documents budgétaires

- la préparation et le volet d'une loi anti corruption pour moraliser la gestion des deniers publics.

L'institution qui fait office de d’Assemblée nationale a en fin de session sollicité à la l'adoption de ce projet de loi sous réserves de la prise en compte des modifications apportées.

On ignore les suites données à l’interpellation du ministre de l’Economie à propos des 25 millions de dollars empruntés et remboursés à Palladiono, à la révélation par ce même ministre d’un emprunt de 150 00 de dollars (on ne lui avait pas posé la question), et surtout le début de toutes ces dérives : les 13 milliards de francs guinéens sous tirés à la Banque centrale par usage de faux de la signature de M. Kerfalla Yansané.

Last but not the least, le rappel par Sidya de l’usage scandaleux, contraire à toute orthodoxie d’une gestion saine de l‘argent public qui a consisté à combler un déficit budgétaire par les 150 millions tirés des fameux 700 millions. Pendant que l’Amérique, les pays européens et tous les pays civilisés fonctionnent « anormalement » avec de gros (trop gros maintenant) déficits budgétaires.

Voilà qu’un pays endetté jusqu’à l’os, courant après le point d’achèvement pour bénéficier des « largesses » ou de l’aumône due aux PPTE (pays pauvres très endettés) cherche à combler son déficit par de l’argent frais !

Que nos argentiers se dépêchent car la montre tourne, le moi de Ramadhan, mois des sadaqas (aumône) aussi..

Aminata Kouyaté et SN Bokoum

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