Communication : Dirius Dialé Doré à l’épreuve des réformes

Pour un profane, ses actes semblent invisibles. Mais pour un habitué, les réformes engagées au ministère de la communication sont là, palpables et têtues. Le décor a nettement changé, la méthode de gestion aussi. Plus de dix- huit mois après sa nomination, les proches de Dirius Dialé Doré ne tarissent pas d’éloges pour défendre le bilan de leur chef de département marqué, selon eux, par une kyrielle de réformes "ambitieuses" et souvent "novatrices".

 

« S’il y a un acte posé dont je suis fier, c’est bien la mutation institutionnelle. La section des archives des médias a été érigée en division nationale. Ce qui était inexistant autrefois. Une innovation donc. Tout ce qui est diffusé à la RTG est collecté et archivé quelque part. Si vous avez besoin, par exemple, d’un reportage audio ou télévisé, il suffit seulement de se rendre près de cette division nationale », a confié un cadre du département. Après ce premier signe fort d’un ministère tourné vers le modernisme, un proche du ministre apporte des détails.

 

« Grâce à la coopération Suisse, nous comptons lancer une radio mixte d’ici la fin de l’année. Cette radio fournira des nouvelles équilibrées et sera un outil d’apprentissage pour les jeunes journalistes », a confié un proche du dossier. Selon un autre collaborateur, le ministre de la communication inscrit dans son plan d’action la réduction du prix des journaux.

 

« Il veut acquérir une imprimerie nationale pour l’ensemble de la presse écrite publique et privée. Ceci pour diminuer les tarifs d’impression. A défaut, il va nouer un partenariat avec les imprimeries de la place dans le cadre d’une subvention ».

 

Dans la même lancée, l'on retiendra également, la volonté du porte-parole du gouvernement de désenclaver l’intérieur dans le domaine de l’accès à l’information en réduisant le fossé existant entre les zones urbaines et le milieu rural à travers la mise sur pied d’un réseau de distribution des journaux. Et ce n’est pas tout. Dirius Dialé Doré envisage, par exemple, d’installer un pylône de 140 mètres de hauteur sur le Mont Kakoulima pour permettre à n’importe quel village de la Basse Guinée de capter les images de la RTG.

 

« Les travaux sont avancés et pourront prendre fin d’ici 2012 », indique un proche du dossier. Mais tout n’est pas rose. Au nombre des défis à relever, figure entre autres la mise en place d’une direction nationale de l’information et d’une administration qui va mobiliser des fonds auprès des partenaires au lieu de se contenter du budget national. Quand on sait que les travailleurs engloutissent à eux seuls entre neuf à dix milliards de francs. Tous les journalistes sont cantonnés à Conakry avec une ou deux caméras. Pour améliorer la condition de vie des employés, l’on mijote sur la création d’une mutuelle.

source : l'Obs de Guinée

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