Avec les femmes ça finit toujours comme ça ?

A la société Goron- Guinée un licenciement tourne autour de ça. En effet, le 20 octobre, Melle Halimatou Diallo, ex responsable administrative et financière de la société Goron-Guinée, une filiale de la structure Goron- France spécialisée dans la sécurité et le gardiennage, se dit victime de licenciement abusif parce qu’elle refuse les avances de son responsable hiérarchique. Mselle Halimatou Diallo accuse M. Jean- Michel Imbert, cogérant de la société d’abus d’autorité. Sur les faits, elle explique qu’elle avait ouvert en mars 2012 une agence de sécurité et de gardiennage appelée Sogepress-Tolou (Société générale de prestation- Tolou). Sa structure avait planté ses racines lorsqu’elle a rencontré M. Imbert grâce à par un Guinéen évoluant dans le secteur. M. Imbert lui a demandé d’abandonner Sogepress- Tolou pour se joindre à eux et les aider à ouvrir une société plus grande appelée Goron qui a des filiales en France et dans beaucoup de pays africains. Le patron a fini par convaincre Halimatou Diallo qui a abandonné sa structure, et mené toutes les démarches administratives qui ont permis l’ouverture de Goron Guinée. Dès que la société a commencé à générer des revenus, M. Michel aurait fait venir de la Belgique, un certain Maurice Verleyen qu’il a nommé directeur des opérations. Mais les relations sont devenues très tendues entre Halimatou et Maurice Verleyen. Ce dernier retourne en Belgique et finit par déposer sa démission.

 

Selon Halimatou, c’est ce temps qu’a choisi M. Michel pour faire venir une fille qu’il a employée en qualité d’agent commerciale. Halimatou Diallo a dit non au bicéphalisme que Michel veut imposer. Elle l’accuse d’avoir créé ce double emploi dans le but de l’exclure de la société.

 

« Il me faisait des avances sur mon physique. Je lui ai carrément dit que je ne suis pas une pute. C’est ainsi qu’ils ont envoyé une autre fille qu’ils ont employée et ils m’ont mise dehors ».

 

Halimatou a porté plainte pour « licenciement abusif ». Son avocat demande réparation.

Nous avons essayé en vain de joindre par téléphone M Michel Imbert en séjour en France. Pour sa version des faits. L’appel tombe toujours sur le répondeur. Nous avons aussi envoyé un e-mail qui est resté sans suite. Mademoiselle Halimatou Diallo mène à présent des démarches auprès de la Conag-Dcf (Coalition nationale de Guinée pour les droits et citoyennetés des femmes). Pour leur faire part de sa mésaventure. « Je mène toutes ces démarches pour faire en sorte qu’aucune fille ne subisse pareilles déconvenues dans notre pays » dit Melle Halimatou.

ASB

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