Guinée 4 août 2014, Odyssée de l’impasse : « meeting géant »
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le lundi 28 juillet 2014 17:44
- Publié le vendredi 25 juillet 2014 22:32
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Ils évitent la rue : infréquentable, à cause de « Meusieu’ le Gouverneur ». Depuis le grand Manitou blanc, tout le monde a peur du gouverneur. Le Blanc est parti, Resco est venu, après des dizaines d’autres avec des noms différents. On fait de mauvaises rencontres sur l’autoroute « infinie de l’histoire » : des poulets, des bérets rouges des bérets verts, des gendarmes, des chasseurs maninkas et même bamanas : de faux donsos appelés Donzos. Ils ont des pouvoirs illimités : donner la mort en entrant dans les.. entrées couchers au fond des faubourgs où des humains s’arrachent la vie avec les rats, les gnari-wadas (chats de gouttières) les chauves-souris à cause des mangues..Donner la vie à de faux empoisonnés..
Un meeting c’est plus prudent.
Surtout si on prend la précaution d’écrire au premier magistrat civilisé importé, qui nous est donné d’avoir depuis des décennies : Cheik Sakho, garde des sceaux. Histoire de changer d’avis d’ici le 4 août, sans perdre la face, s’ils obtiennent du ministre une réponse « intelligente », contenant « une proposition qu’on pourrait explorer ». Sans illusion, puisque le porte-parole des « Révoltés du Bounty » dit que c’est Tièba (Fama, frère trucidé de Babemba, vous connaissez ?) qui ne veut pas entendre parler de leurs revendications, c’est donc un vizir de quel Kalife déjà ?
En vrai, on s’apprêterait à aller écumer les stations FM pour expliquer le pourquoi du non, du oui et du oui mais.
Au fait le thème du meeting ?
Ils ne le savent même pas, tout comme ils ne savent plus quoi faire de ce fichu accord, après avoir réalisé la futilité de leur présence dans cette assemblée de 64 garçons.
Donc, ce meeting ?
Je viens de le dire : ce qu’on dirait aux stations radios, comme dirait Sara, le faux fou, foufafou, mariole de Kankan qui osait « répéter », après le crieur public pédégé, appelant au rituel du mercredi consacré aux délires de Fama (un vrai celui-là, quand il pend, c’est jusqu’à ce que mort s’en suive). Pas besoin de faux grigrimans pour soigner de faux empoisonnés.
Venez tous à la réunion de demain pour dire ce qu’on avait dit les fois dernières !
Cela risque de durer jusqu’en 2020, après la réélection d’A lélé tcho.
Ensuite ?
On prend les mêmes et on recommence.
L’important n’est pas Sékou, ni Lansana Conté, ni Dadis, ni Konaté, ni Alpha, l’important c’est « Le Guinéen ».
Il ne change pas et il n’a pas envie de changer.
Pourtant ils ne sont pas nombreux. On nous dit qu’ils sont quelque 12 millions.
Faux !
Ils ne sont que « 12 salopards ».
D’aucuns les gonfle à 200 voleurs derrière un Ali Baba (AOT guineeactu).
Quand le film, un chef-d’œuvre du genre est sorti à Paris, un petit camarade, Plato dit Kaba Tô, parti plus tôt au bled, (pas à Conakry, où se pratiquait toujours le cannibalisme), fébrile comme un cinéphile vieillissant à Conakry, il me dit en jetant son baluchon à peine sorti du taxi qui l’amenait de l’aéroport « Petit, où passe « Les 12 gnamogo déns ». Il est maintenant, semble-t-il, revenu de tout, sauf à être Soti Kèmo d’un quartier huppé d’Ebolaland, dépité même des délices de nos finances où il avait « commandé », son petit camarade Phiraouna qui d’un franc glissant, essaie de faire bonne figure dans les Mines. C’est pour cela qu’il a encore une bonne bouille. En Guinée, il y au sommet du mont Simandou, un minéral qui se bouffe, trésor et patrimoine de l’Humanité. Des œufs pondus par des grenouilles, comme celles du Nimba. Nous avons trouvé des traductions plus salaces pour ce film, sobriquets que mériteraient ces 200 prédateurs qui nous gouvernent. Les Famas passent, ils restent.
Je m’en tiens à ces 12.. A cause du moins saint.
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
www.nouvellerepubliquedeguinee.net
PS : non relu, pour cause de Ramadhan..
