Womey officiellement démilitarisée : ‘’le combat continue…’’, réagit Faya Millimono

La grève de la faim entamée en début de semaine a fini par payer. Politiciens, activistes des droits de l’homme et autres citoyens se sont privés de manger durant 72 heures pour marquer leur solidarité envers les populations de Womey, refugiées en brousse depuis près de deux mois. Dos au mur, les autorités ont cédé à la pression et ordonné le retrait des militaires à Womey, localité située à 50Km de Nzérékoré.

Womey archives‘’Les militaires se retirent de Womey, les populations regagnent leurs domicile dévastés…’’, annoncé le député Holomo Koni Kourouma, l’un des manifestants. ‘’Le combat continue pour les victimes des tueries et des violations de droit de l’homme’’, a  écrit l’élu du peuple sur son compte Facebook.

Selon lui, ‘’des villageois présents à Womey confirment même que l’armée s’est retirée’’ de la localité.  Le député de l’UGDD soutient que ‘’le combat continue pour la justice équitable afin que les auteurs des crimes commis à Womey soient poursuivis et jugés et que les auteurs des pillages et violations des droits humains intervenus suite à l’arrivée de l’armée répondent de leurs actes’’, remerciant tous ceux qui ont soutenu les grévistes.

Une information confirmée par le porte-parole du comité de crise, Faya Millimono contacté par nos soins. ‘’Le combat continue. Lorsque nous rencontrerons des obstacles, nous ferons en sorte qu’une action appropriée soit engagée car nous avons à faire à un pouvoir qui n’agit pas dans la légalité’’, a-t-il déclaré au bout du fil. ‘’Nous voulons à présent la manifestation de la vérité. Que justice soit faite pour les huit personnes tuées le 16 septembre’’, a-t-il exprimé.

Le président du Bloc Libéral ajoute que le comité de crise attend de l’Etat, la mise en place d’une commission d’enquêtes indépendante pour que toute la lumière soit faite sur le drame de Womey. Ce n’est pas tout. Il affirme que la militarisation de cette localité a donné lieu à ‘’un pillage systématique du village’’. ‘’Les coupables doivent payer pour leur forfaiture’’, a souhaité Faya Millimono.

Il indique en outre que ‘’des personnes sont mortes en brousse à cause de la militarisation de Womey’’. L’Etat, dit-il, doit payer pour cela, arguant que les populations  de retour de la brousse ont besoin d’une assistance humanitaire.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir