VIDÉO La CENI justifie son calendrier électoral portant organisation des élections présidentielles en octobre 2015, et les communales en 2016
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le dimanche 29 mars 2015 10:50
- Publié le samedi 28 mars 2015 21:32
- Écrit par Kabarrie
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Mme Djenabou Touré, Directrice adjointe département planification et ficher électoral : «L'UFDG, l'UFR, l'UPG, et le PEDN, le RPG Arc-en-ciel sont là, mais pour nous, il y a des préalables pour aller à des élections communales....» Bader Kaba, conseiller juridique de la CENI: «Pourquoi, il y a une spécification, un focalisation sur les élections communales ? Il y a des gens dont le métier, c’est de faire la politique, il n''y a pas de problème, mais la CENI est tenue par l'obligation de respecter la règle de Droit...»
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Mme Djenabou Touré, Directrice adjointe département planification et ficher électoral : «Pour nous, il y a des préalables pour aller à des élections communales, c'est pour cela que nous avons jugé nécessaire avec les consultations avec notre partenaire qui est le MATD, une commission mixte MATD/CENI a travaillé, a ressorti les incohérences, parce que l'ordre des élections communales commence par l'élection des conseils de quartiers, ensuite les conseils de districts, ensuite les conseils communaux, après intervient les conseils régionaux. Premier facteur la loi et le code électoral nous disent que pour aller aux élections des conseils de quartiers, on vote à main levée, c'est contraire à la constitution qui dit que le vote est secret...
La candidature est posée le jour J, et les électeurs s’alignent. Comment on peut savoir qui est électeur dans un quartier ? Donc, donc on était confronté à ce problème juridique. Dans le conseil de district, on dit que la liste est proportionnelle, et en même temps, on dit qu'on vote à main levée, confusion. Troisième aspect, la régionalisation n'est pas effective en Guinée, comme je vous ai expliqué au niveau des communales, on ne pouvait pas avoir le nombre de conseillers, donc, la commission a recommandé à la CENI de mettre en priorité l'organisation des élections communales d'abord. Ensuite, si l'assemblée nationale, qui est le législateur guinéen, prend des dispositions pour pallier à ces incohérences, dans nos textes de loi. Si la régionalisation devient effective, on va passer à ces élections. Donc, vous comprendrez que pour nous, il y a des préalables pour aller à des élections communales. On ne peut pas nous dire d'aller aux élections, on ne sait pas le nombre de conseillers que nous allons utiliser... »
C'est pour cela que nous avons jugé nécessaire, en consultation avec notre partenaire, qui est le MATD, extrapolation faite au ministère du plan, nous avons aujourd'hui une date estimée, le 30 septembre, nous allons finir avec les statistiques de la population, on va avoir les résultats...
Aujourd'hui, j'ai lancé des activités de mise en place des démembrements à Coyah, et l'opposition parlementaire est là, ils se sont organisés sous forme de coordination. Au niveau de la préfecture, il y a un représentant de l'UFDG, un représentant de l'UFR, un représentant de l'UPG, un représentant du PEDN. La mouvance aussi a donné ses cinq représentants, l'administration et la société civile aussi; ils sont là, ils contrôle la transparence...»
Bader Kaba, conseiller juridique de la CENI: «Je crois qu'il faut sortir de l'idée qui consiste à faire une lecture sélective des textes de loi dans notre pays , vous prenez ce qui vous arrange, non, ça ne marche pas comme ça. Pourquoi spécifiquement en République de Guinée ? Pourquoi, il y a une spécification, un focalisation sur les élections communales ? La constitution et le code électoral de notre pays font état de quatre types d'élections, vous avez des élections de présidents de districts, pour les zones rurales, les CRD par exemple, les présidents de districts doivent être élus, l'autre niveau d'élections, c'est le président du conseil de quartier ; les chefs de quartiers ; troisième niveau, c'est l’élection des conseils régionaux, enfin c'est l'élection municipale, ou communautaire, pourquoi voulez-vous faire une lecture sélective de la constitution ? Les guinéens n'ont pas le droit d'avoir des présidents de districts ? Nos concitoyens n'ont pas le droit d'avoir des présidents des conseils de quartiers ? Écoutez chers messieurs, la Guinée au moment où je vous parle est confrontée des difficultés...
Au moment où je vous parle, il y a 343 circonscriptions électorales en Guinée ; ça veut dire qu'il faut 343 magistrats, et ben monsieur, vous ne les avez pas. Il y a un déficit de près de 86 magistrats, vous allez les trouver où ? On va démobiliser les magistrats disponibles, ça veut dire qu'il n'y aura pas pendant ce temps des élections de magistrats disponibles pour l'ordre judiciaire, vous allez provoquer une paralysie de l'institution judiciaire...
GEMALTO nous coûté excessivement cher, dois-je vous rappeler que l’organisation des élections municipale sera cinq fois supérieure à l’élection présidentielle, au bas mot ça sera 250 milliards, je précise qu'avec 200 milliards, c'est l'équivalent de 10 écoles...
Il y a des gens dont le métier, c’est de faire la politique, il n''y a pas de problème, mais la CENI est tenue par l'obligation de respecter la règle de Droit...»

