Un Guinéen en séjour illégal en Belgique s'immole à l'Office des Étrangers

 

Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles : « Une personne d'origine guinéenne était dans les locaux de FEDASIL, il a demandé de pouvoir aller dans les toilettes, il est revenu, il s'était immolé complètement, il avait des flammes partout, il a été amené à l’hôpital dans un état très critique, ces jours sont toujours en danger... »

 

Quelques centaines de personnes étrangères en situation irrégulière sur le territoire belge manifestent depuis 14h30, jeudi, devant l'Office des étrangers à Bruxelles, pour obtenir des explications sur les circonstances qui ont mené un homme à s'immoler par le feu en matinée dans ses locaux. Les jours de cet individu sont en danger. Les manifestants veulent également connaître les circonstances du décès de l'homme retrouvé mort, jeudi matin également, au centre fermé de Merksplas.

Selon les premières informations obtenues par le CRER (Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation), le détenu de Merksplas s'est pendu. L'homme, enfermé depuis deux mois, avait arrêté de manger en début de semaine. En signe de protestation, ses codétenus ont décidé de jeûner.

Le Front des migrants manifestait jeudi déjà depuis 11h00 à la rue de la Loi, dans le cadre de sa mobilisation en cours depuis 4 mois pour donner une visibilité à la cause des "sans-papiers". A la suite de l'annonce de l'immolation, les manifestants de ce mouvement ont eux aussi décidé de se diriger vers l'Office des étrangers.


"On veut avoir des explications"
"Il y a des fouilles à l'entrée", remarque Samba, porte-parole d'une autre organisation présente, la Voix des sans-papiers. "On ne comprend pas comment il aurait pu entrer avec un briquet... On veut avoir des explications". Oscar Flores, porte-parole du CRER, relève, sur base des rapports de l'Office des étrangers, qu'il y a des suicides et des overdoses chaque année dans les centres fermés: "Cette politique d'immigration criminalise les gens et les pousse à commettre des actes de désespoir. Les centres fermés de Merksplas et de Bruges sont des anciennes prisons transformées. Ce sont des conditions de détention très dures."

7sur7.

 

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