Manifestation à Matam : le siège de l’UFR assiégé, des journalistes agressés

La manifestation de l’Opposition de ce lundi 20 avril 2015,  a été marquée dans la commune de Matam, par des affrontements entre manifestants et contre-manifestants, aux alentours du siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR), sous les yeux passifs des forces de l’ordre.

 Aux environs de 10 heures, des manifestants ont barricadé la route sur la corniche-sud en brûlantdes pneus sur la voie publique.

 
C’est ainsi que des contre-manifestants sont arrivés avec des pierres et des gourdins pour empêcher toute manifestation dans la zone. C’est là que  les échanges de jets de pierres ont commencé entre les deux camps.
 
Des policiers arrivés un peu plus tard, ont été accusés de soutenir les contre-manifestants. Les nouveaux venus ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes en direction du siège de l’UFR, où s’étaient réfugiés les manifestants.
 
C’est ainsi que deux pick-up de la gendarmerie sont arrivés sur les lieux. Les gendarmes ont cherché à calmer les contre-manifestants qui obéissaient aux ordres de leur coordinateur, Ibrahima Dianka Condé, qui a dit aux journalistes présent dont Guineematin.com avoir donné un million de francs guinéens (1 000 000 GNF) aux jeunes contre manifestants.
 
Agression des journalistes
 
La journaliste de Guineematin.com, voulant fixer tout pour un meilleur service aux lecteurs, a été encerclée par ces contre-manifestants qui ne voulaient pas se retrouver dans les images. S'en suivit une courte, mais très chaude période avant l’intervention des policiers qui ont exfiltré Fatoumata Yacine Sylla de-là…
 
Deux journalistes de Gangan Tv et deux autres de la radio Fotten Gollen Fm ont également été agressés par ces contre-manifestants qui nous accusaient tous d’être en ces lieux « pour les manifestants »…
 
Après quelques minutes de violence, le député uninominal de Matam, Deen Touré,  et membre du parti UFR, est arrivé au siège  où il a voulu assurer les forces de l’ordre que les manifestants ne sont pas violents. Il soutint que ce sont  les contre-manifestants qui font de la violence.
 
Peu après ces agressions contre les reporters, le leader de l’UFR,  Sidya Touré, est arrivé au siège de son Parti où il a trouvé des militants assiégés par les contre-manifestants. Il a déploré cette scène et s’est montré très énervé de la présence des forces de l’ordre devant le siège de son parti : « Le siège est sacré, les manifestations c’est dans la rue. Ce n’est pas normal qu’ils jettent du gaz lacrymogène dans la cour de notre siège. Mais il faut que j’appelle le ministre de la sécurité et nous porterons plainte contre cet acte », dit-il.
 
Selon Sidya Touré,  le gouvernement veut faire croire que lorsqu’il y a des manifestations, cela se fait seulement sur l’axe de Hamdalaye- Bambéto et Cosa, et non sur l’autoroute.
 
Dans l’après-midi, Sidya Touré s’est réjoui d’une certaine réussite de la journée. Comme ses pairs de l’Opposition républicaine, notamment Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, il convia ses militants à  une autre manifestation, le jeudi 23 avril 2015.
 
Du retour de Matam, Yacine Sylla pour Guineematin.com

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