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Catégorie : Actualités
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Mis à jour le vendredi 3 juillet 2015 20:43
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Publié le mercredi 1 juillet 2015 14:59
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Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Ni Espce ni Temps
Comme annoncé précédemment, les principaux leaders de l’opposition guinéenne ont tenu une plénière ce mercredi 1er juillet 2015 au QG de l’UFDG, à Hamdallaye CBG. Cellou Dalein Diallo (UFDG), Sidya Touré (UFR), Aboubacar Sylla (UFC), Faya François Bourouno (PEDN), Jean Marc Telliano (RDIG), Ibrahima Sory Diallo (BOC) Faya Milimono (BL), Mamadou Bah Baadiko (UFD), Georges Gandhi Tounkara (UGDD) et leurs collègues ont bouclé leur rencontre aux environs de onze heures 50′.
Selon le porte-parole de l’Opposition, Aboubacar Sylla, a de résumé la rencontre au reporter de Guineematin.com : cette plénière visait à faire le compte rendu des contacts formels au palais du Peuple et une harmonisation des positions entre les leaders de l’opposition républicaine.
A en croire le président de l’UFC et porte parole de l’Opposition, la Communauté internationale devrait également les recevoir dans la soirée de jeudi pour discuter des propositions faites par la mouvance présidentielle pour une sortie de crise.
Comme on sait, la Guinée fait face actuellement à une crise préélectorale qui oppose radicalement la Mouvance présidentielle à l’Opposition. Du 18 au 26 juin 2015, un dialogue qui était présidé par un comité interministériel sous la houlette du ministre de la Justice a échoué devant les antagonismes politiques des acteurs. Et depuis, ce sont des consultations informelles menées par les représentants de la Communauté internationale qui tentent de rapprocher les positions.
A cent jours de la date du premier tour de l’élection présidentielle, fixée au 11 octobre par la CENI, on a aujourd’hui l’impression que toute sortie de crise passera par une remise en cause du processus électoral en cours : la date de l’élection présidentielle, le fichier électoral en cours de conception, les élus locaux, la composition de la CENI, etc.
Ce matin on attendait ce qui s'est dit plus haut, c'est-à dire ce que j'écrivais plus bes :
Dès 1958-59, les Français ayant plié bagages, nous commencions à bénéficier de l’aide matérielle et intellectuelle des pays du Bloc soviétique. Tchèques, Polonais, Russes, etc. Et Vietnamiens, ceux qui avaient maille à partir avec les Américains, qui ne parlaient presque pas français, qui nous dannaient des cours de franàai.. Notre professeur de chimie, nous l’appelions Natrium. Il ne parlait presque pas français, donc les noms des molécules étaient tous à l’origine latins, eh bien on parlait souvent latin, tant pis pour ceux qui n’avaient pas fait "Classique". Un autre Polonais avait le sobriquet « Diminuit ». Non pas qu’il aimât raser les murs à minuit –il était séduisant et s’habillait dernière mode patrigot : pantalon tuyau de pipe, santiags, etc.
Donc « Diminuit était matheux devant l’Eternel depuis qu’il nous a expliqué ce que c’était qu'une courbe tendancielle de je ne sais plus quoi :
Ça diminuit, ça diminuit, mais jamais ça ne devient nil, expliquait-il au tableau noir.
Eh bien le Dialogue politique a diminié, diminié et est dvenu ..NUL
Oui, un dialogue sans espace, sans temps n’existe pas. Vous me direz qu’il y a des acteurs, des textes et que donc comme au théâtre, dès lors qu’il y a un comédien, un minimum de texte, il y a..
Non, même la définition minimaliste de Peter Brook ou du Kotèba manding manding suppose un espace minimal ou un minimum d’espace aménagé. Et un public, même un seul être humain qui regarde, alors « l’acte théâtral est amorcé » (Peter Brook)
Mais nos acteurs politiques depuis une petite dizaine, ne font que laisser glisser le terrain et le temps. Or il ne peut y avoir d’existence, d’étantité sans circonstances ou conditions de temps et de lieu. Comme toute conscience est conscience de quelque chose, traduit en langue sartrienne. Cellou, Sidya, Aboubacar Sylla, et en face, Chek Sako, Kiri Di et l’immense Damaro Camara existent bel et bien. Mais pour rien (Sartre, l’athée devant l’Eternel). Nous sommes nés pour rien,. Nous existons comme cette racine noueuse, ( La Nausée, Sartre) dont l’existence est absurde, presque stupide, on pourrait dire si elle était douée de conscience.
Telle est l’existence de nos dialoguistes : des farfadets, vous savez ces étranges feux qui surgissent dans les cimetières parfois. Ou ailleurs, dans nos consciences de lambdas guinéens.
Tiens, les voilà chez le « chef de file de. » (Alpha Condé.) Et guineematin est d’une précision d’androïde :
« Actuellement (11 heures 28′), c’est le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates, l’honorable Fodé Oussou Fofana, qui rejoint la salle de réunion de l’UFDG déjà occupée par les autres leaders et responsables de l’Opposition républicaine : Cellou Dalein Diallo (UFDG), Sidya Touré (UFR), Aboubacar Sylla (UFC), Faya François Bourouno (PEDN) ».
Eh quoi ? Rien, on attend qu’ils soient au complet, et qu’ils lancent après quatre heures ou quatre minutes de tchatche :
RAS, pour le moment, nous avons rendez-vous sur les arbres ce soir.
Comme les chauves-souris, mais attention, Ebola, c’est le confinement et vous y avez goûté deux ou trois fois..
Saïdou Nour Bokoum
www.nrgui.com avec www.guineematin.com
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