Incendie au marché de Matoto : Le GOHA évalue les dégâts

Le mercredi 11 janvier le Groupe Organisé des Hommes d’Affaire (GOHA) a rendu visite aux commerçants victimes de l’incendie qui a ravagé plusieurs boutiques au marché de Matoto. A cette cérémonie qui a regroupé les victimes, le président de cette organisation, Mohamed Abdallah CHERIF était accompagné du directeur de la société d’assurance NSIA Guinée et de la directrice de la BSIC de Matoto.
Après avoir souhaité la bienvenue aux invités le président de la sous section GOHA de Matoto a rappelé les circonstances de l’incendie : « C’est dans la journée du jeudi 29 décembre 2011, aux environs de 13H30 que cet incendie sauvage, provoqué par un court-circuit, s’est déclenché dans le marché de Matoto centre. Cet incendie est survenu au moment où certains commerçants étaient à la prière et d’autres dans un lieu de décès pour l’enterrement d’un des leurs», a-t-il rappelé avant d’indiquer que c’est vers 17H que le feu a été maîtrisé grâce à l’intervention des commerçants restés sur place place et des sapeurs-pompiers.
Le GOHA rapporte qu’il n’y a pas eu de pertes en vie humaine mais les dégâts matériels sont importants. Selon cette organisation il y a eu 74 boutiques, 24 conteneurs et 89 tables calcinés. Le montant en matériel et en numéraire seraient de l’ordre de 4 milliards 684 millions 897 mille de francs guinéens, 1000 dollars US et 600 francs suisses. Ce sont au total, indique-t-on au niveau du GOHA, 210 familles victimes qui nourrissaient 1457 personnes. C’est pourquoi les victimes ont demandé une assistance morale, matérielle et financière auprès du gouvernement guinéen, aux instituions nationales et  internationales et aux personnes de bonne volonté.
Pour sa part, Mohamed Abdallah a réitéré son engagement à démarcher auprès des autorités et des commerçants pour aider les victimes. Il a ensuite demandé à tous les commerçants de déposer leur argent dans les banques pour éviter que cet argent ne soit volé par des bandits lors des différentes attaques nocturnes mais aussi pour leur éviter de voir leur argent calciné sous leurs yeux, comme cela a été le cas présent. Le président du GOHA a également invité ses confrères à assurer leurs marchandises : « Si vos marchandises étaient assurées il n’y aurait pas trop de problèmes. Vous n’auirez pas demandé de soutien car c’est la société d’assurance qui viendrait payer. Tout ce qu’on aurait fait c’est présenter les documents auprès de ces assureurs».
Grâce aux soutiens des uns et des autres, notamment de certains leaders politiques, la reconstruction des boutiques parties en flammes a déjà commencé.
El Hassane

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